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Bientôt le Têt et ses gourmandises English translation pending
by Asia7 · 2019-01-25 · 36 replies
Au Vietnam il n'est pas rare qu'une légende se rattache à un événement de la vie courante, à une situation géographique, un événement historique ou tout simplement à un met. Le gâteau de riz gluant Banh Chung en vietnamien, est l'une des friandises traditionnelles des vietnamiens lors de la fête du Têt. On le sert souvent avec du porc au caramel.

La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.

Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.

Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
Itinéraire de 3 semaines en Chine au mois d'août English translation pending
by DeanM · 2018-07-17 · 3 replies
Bonjour,

Je pars dans 2 semaines en Chine, avec un AR Paris - Beijing.

Je commence à peine à regarder mon parcours. Dans les grandes lignes, je pense à quelque chose comme : - quelques jours à beijing + la muraille et peut être des villages des environs s'il y a des choses intéressantes - descente vers Zhangjiaje, Fenhuang, guilin, vélo, village, bateau - peut être Shanghai, Hangzhou et environ, mais pas sure...

Est ce que ca vous paraît faisable / pas trop stupide ? Niveau météo, on est à peu près bon ?

Je pense squeezer Xi an, parce que j'ai l'impression que cela fait faire pas mal de trajet "uniquement" pour l'armée en terre cuite, qui ne m'attire pas outre mesure. Qu'en pensez vous ?

J'ai très envie d'aller à l'ouest aussi, autour de Dunhuang, ce qui pour le coup fait faire pas mal de détour... faisable qd même en supprimant Shanghai / Hangzhou ?

Enfin, je n'ai pas l'impression que Shanghai soit très intéressante. Un avis ?

Cela fait bcp de questions mais... c'est qu'il est grand ce pays...!

Merci bcp !
Premier séjour 8 jours en Chine English translation pending
by Pigopol · 2017-02-07 · 21 replies
Bonjour,

je m'adresse à vous car je pense réaliser cette année mon premier voyage en Chine (probablement seul). Je vais partir lors de la dernière semaine du mois d'aout (j'envisage 8 jours pleins), pour des raisons personnelles.

Et là se pose la première question : où aller ? Pour cette période de temps, j'hésite entre Pékin et Shanghai.

Pour Pékin, j'imagine rester sur place, avec des excursions pour les tombeaux des Ming et la grande muraille, et pourquoi pas une visite au dehors. Je pensais à Chengde. Niveau timing, est-ce bon ? Y a t-il des "meilleures" choses dans les environs de Pékin ?

J'ai pensé à Shanghai car j'aimerai bien voir à la fois le côté moderne, traditionnel et naturel de la Chine. Ainsi, voir un village d'eau et aller marcher au Montagnes jaunes. Seulement, est-ce que je ne vais pas m'ennuyer en 8 jours ? Y a t-il des destinations à ajouter ?

Je tiens à dire qu'étant un peu court financièrement, je n'envisage pas de vols internes.

Voilà l'état de mes réflexions. Quel serait votre avis, vos conseils ? Y a t-il des paramètres que je n'ai pas pris en compte à cette période ?

Merci beaucoup, dans l'attente de vous lire :)
Amzil. Le forgeron. English translation pending
by Leflâneur · 2017-01-18 · 9 replies
La veille, Rantanplan avait perdu une chaussure et une autre commençait à cliqueter sur les cailloux du chemin. Il était temps de le rechausser à neuf. Arrivés à Tounfite en début d’après-midi nous nous mîmes en quête d’un spécialiste en la matière.

Dans ces montagnes le forgeron est forgeron, comme il se doit, toujours noir ou métis car le travail du fer est dangereux. Les génies hantent le feu et le charbon de bois qui est, à cause de sa couleur, de mauvais augure. Il est bien sûr maréchal ferrant et répare si besoin les socs d’araire et les bêches, affûte couteaux et faucilles, bouche les trous des théières, des marmites, forge des serpettes ou autres outils métalliques du quotidien, et comme il fabrique ou remet en état sur demande tout ce que ses mains et sa forge permettent de réaliser il est accessoirement soudeur de cadres de vélo ou mobylettes épuisés par l’âge et l’état des pistes. A Tounfite, celui chez qui nous fûmes dirigés fut même notre hôtelier et fournisseur de kif. Nous aurions pu tomber plus mal ! Bien que ...

Dans la chaleur étouffante de l’atelier ouvert sur le fond d’une ruelle sordide régnaient, intimement mélangés, des relents de sueur, des odeurs de fer rouge et de charbon calciné. Face à la porte d’où il espérait peut-être l’arrivée d’un hypothétique courant d’air, l’homme s’activait à couper des tiges de métal d’un beau diamètre et d’une cinquantaine de centimètres de long que je supposai destinés par la suite à devenir tagoust, le pieu d’entrave des mulets. Son pied gauche activait le soufflet sur les braises, le droit, protégé par un sabot à épaisse semelle en bois maintenait sur l’enclume la barre chauffée à blanc. Un outil tranchant dans une main et une massette dans l’autre faisaient jaillir en tous sens des escarbilles de métal dont il n’avait cure. Mais les stigmates d’anciennes brûlures sur ses bras nus, la multitude de petits trous sur le «marcel» collé au corps par une sueur d’homme de dur labeur, et les impacts dans les verres jaunes du masque de skieur qui protégeait ses yeux, témoignaient des risques de l’opération.

Après avoir marqué sa surprise à la vue de deux roumis et d’un mulet sur son pas de porte, il avait posé ses outils, remonté son masque sur le haut d’un crâne nu et luisant, et tenté vainement d’essuyer les gouttelettes de sueur qui couvraient son visage acajou en tirant sur son maillot de corps trempé. Il avait cherché quelque chose autour de lui, pour finalement aviser sur une cordelette une petite serviette qui semblait ne pas avoir connu de lessive depuis le dernier ramadan. Il s’essuya, prestement et dans l’ordre, la figure, les mains, les bras et les aisselles, puis il se leva.

On lui devinait déjà devant son enclume une robuste stature… elle fut confirmée une fois dépliée. L’homme devait mesurer pas loin de deux mètres, avait des bras de lutteur mongol et d’énormes mains calleuses aux doigts tordus, pareil aux racines d’un genévrier centenaire. Il écrasa nos deux mains droites d’une ferme (euphémisme !) poignée de main, et après s’être intéressé à notre demande par l’inspection des sabots de Rantanplan, nous fit comprendre que nous devions attendre qu’il termine sa besogne et livre la commande au client. Attendre ? Combien ? Pas longtemps… Mais quand je l’entendis commander au gamin qui nous avait guidés, une ration d’orge pour Rantanplan, une théière et des verres au café du coin, mon espoir d’être à Assaka le soir comme prévu, fondit comme sucre dans le thé brûlant. Il était inutile d’espérer repartir au milieu de l’après-midi comme nous l’avions espéré. Il n’y avait plus qu’à décharger le mulet et patienter.

Pendant qu’il débarrassait un coin de la forge pour nous installer durant l’attente, j’avais avisé sur le coté du coussin où s’asseyait notre amzil une petite pochette en cuir d’où dépassait un long et fin tube en bois clair d’un centimètre de diamètre muni à une extrémité d’un minuscule fourneau en terre cuite dont je connais la destinée : Aider l’utilisateur à tromper l’ennui qui sur ces terres rôde souvent à ses basques. Je me payai le culot de sortir le mien en lui faisant comprendre que notre réserve était épuisée, et que si … Inch Allah …

Deuxième regard circonspect du géant noir qui me sembla durer une éternité durant laquelle je commençai à douter de la pertinence de mon culot. Et s’il était hostile à la consommation que je suggérais et n’était qu’un simple fumeur de tabac noir fumé aussi parfois dans ces petites pipes ? Non. Il ne nous envoya pas ressemeler notre compagnon chez les Grecs et, la surprise passée, c’est bien une odeur de kif qui supplantait celles flottant déjà dans l’atelier.

…/…

L’homme à la poigne de fer posa enfin définitivement ses outils. Il avait terminé la coupe de ses barres, forgé la boucle de dix tagoust, et façonné leurs pointes. Il enveloppa les pieux avec l’épais papier d’emballage d’un pain de sucre et empaqueta le tout dans un sac en nylon noir… de ceux dont les lambeaux ornent par milliers et douteusement les buissons le long des routes et les abords de toutes les places de souks marocains; mais la livraison ne devait tarder (?) car il sortit prestement en nous faisant signe de l’attendre. Il réapparut peu de temps après, mais ce fut avec une deuxième théière et un petit paquet caractéristique qui me fit penser que nous n’étions pas sortis de l’aub... de la forge. Une planche à découper et un couteau certainement forgé par ses soins firent leur apparition. Il m’invita à servir le thé pendant qu’il se mettait à l’ouvrage.

…/…

Il était six heures du soir. Dans ces émanations si particulières de fleurs de chanvre consumées, la théière livrait ses dernières gouttes encore tièdes. Des petites graines grises et brunes crépitaient dans les braises. Le reste du paquet d’herbe et quatre belles boulettes furent dissimulées dans un pot sur l’étagère derrière lui, une resta à portée de main près de la pochette en cuir et trois autres trouvèrent refuge dans ma sacoche ventrale. De quoi tenir longtemps car nous ne fumons pas pendant la marche et nous autorisons seulement les sibsis du bivouac du soir sous les étoiles …

En fourrageant dans un vieux plat en bois au fond de l’atelier le forgeron réveilla Jacky. Contrarié par un après-midi d’inactivité, il s’était écroulé sur une couverture élimée dans un coin au milieu de la ferraille. Amzil y trouva finalement les fers adaptés à la pointure de notre Rantanplan. - Koulchi m’ziène ! Awid asserdoun * ...

… /…

L’opération fut conduite habilement mais notre forgeron, ne pouvant concevoir que l’on reparte en fin d’après-midi pour dormir dans la nature à l’extérieur du village, avait insisté pour que nous passions la nuit chez lui. Après deux refus, et de peur que le troisième soit pris pour une grave offense, nous avions dû accepter. Arrivés à la maison il avait, malgré l’expression de notre réticence, exigé de sa femme et ses deux filles qu’elles se mettent aux gamelles pour lancer la longue confection d’un couscous... alors qu’un tagine était déjà sur les braises.

Le long et traditionnel apéritif - noix, amandes, pain à tremper généreusement dans l’huile d’olive, le tout accompagné de sa cascade de thé - et… le tagine familial nous avaient déjà largement rassasiés, mais nous fûmes contraints de veiller jusque tard dans la nuit pour déguster le monumental siksou préparé en notre honneur. Nous n’égalâmes bien sûr pas l’appétit de l’ogre noir qui nous poussait sans cesse à la consommation pendant qu’il engloutissait à lui seul un quart de l’énorme plat de semoule et une bonne part des deux kilos de jeune bouc qu’il avait acheté sur le chemin de la maison.

Avachi sur le tapis dans l’attente du thé digestif, l’estomac saturé et un peu honteux, je ressentais une fois de plus l’effet contre-productif de cette hospitalité berbère qui commande qu’un hôte ait toujours le sentiment de n’avoir jamais été aussi bien reçu. Pour nous à ce moment là c’était l’incommode sensation d’avoir été trop gâtés.

* Pourrait être traduit par : Tout va bien. Voyons le mulet …
Marrakech avec un enfant de 5 ans English translation pending
by Yatra · 2016-11-24 · 17 replies
Bonjour,

Je suis un grand voyageur qui a bourlingué un peu partout. Mais pour la première fois, j'aimerais emmener ma fille de 5 ans au-delà des frontières de l'Europe pour lui faire découvrir des paysages et une culture différente.

Mon choix s'est porté pour un week-end de 4 jours à Marrakech et dans les environs.

Bien que je connaisse bien le Maroc, j'ai du mal à imaginer ce que ça peut donner avec mon bout'd'chou.

Sur le papier, ça peut être top pour un enfant : palais des 1001 nuits, dromadaires, palmeraie, villages en terre cuite, souks colorés, place Jemaa El Fna...

Mais un jeune enfant est-il en mesure de supporter le bruit, la pollution, les deux roues dans la médina, les sollicitations... Avez-vous des retours d'expérience ?

Sa mère ne veut pas que j'y aille à cause de la menace terroriste (alors qu'on a bien plus de problèmes en France). Moi, ce qui me pose aussi question, c'est le côté sanitaire, notamment l'hépatite A. Y-a-t-il nécessité de la vacciner ?

Merci pour vos réponses !
Mariage dans la montagne berbère English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-04 · 7 replies
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur. --

Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !

Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.

Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.

Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.

La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.

On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!

Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.

Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.

C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !

Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.

La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.

Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.

Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.

Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.

Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.

Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...

Le surlendemain soir. De retour au gîte.

Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Mon itinéraire en Chine English translation pending
by Noëmie1109 · 2016-01-10 · 11 replies
Salut à tous, Alors grand départ pour moi la semaine prochaine, autant vous dire que j'ai hâte +++ Je vous donnes mon itinéraire, n'hésitez pas à laisser vos commentaires. En sachant que ne pas aller à Jiuzhaigou est un choix de notre part :/. Et si vous avez les prix aussi car les prix notés sont ceux que j'ai trouvé sur internet donc pas forcement à jour

-21 : arrivée à 16:25 à Pékin °The Sanlitun Inn -22 : Pékin Tombeaux des Ming (20Y) °The Sanlitun Inn -23 : Pékin

°Train de nuit vers Xi’an

-24 : Xi’an -Armée en terre cuite (45Y Steven 90Y moi) -Marché de nuit du quartier Musulman °Xi’an Guoha Hotel Apartment -25 : Xi’an -Grande pagode de l’Oie sauvage (31Y) °Xi’an Guoha Hotel Apartment -26 : Xi’An -Remparts (20Y Steven 40Y moi)

°Train de nuit vers Chengdu

-27 : Chengdu -Centre de recherche panda Géant (58Y) °Hanting Hotel Chengdu Huayang Branch -28 : Chendu -Palais Taoïste de Qing Yang (5Y) °Hanting Hotel Chengdu Huayang Branch

-29 : Départ pour Emeishan °Mount Emei Hongxiu Hotel -30 : Emeishan -Temple Wannian (180Y moi et 90Y Steven) °Mount Emei Hongxiu Hotel -31 : Emeishan °Mount Emei Hongxiu Hotel

-1 : Départ pour Leshan °Le Cheng Hotel -2 : Leshan -Bouddha Géant de Leshan (50Y en bateau) °Le Cheng Hotel

-3 : Départ pour Chongqing °Hanting Hotel Chongqing Chengjiaping Branch

-4 : Départ pour Dazu -Grottes de Dazu (80Y) °Kaka Theme Apartment

-5 : Départ pour Chongqing °Letu Hostel

-6 : Chongqing -Parc d’Eling -Bourg antique de Giqikou °Letu Hostel -7 : Chongqing -Rue commerciale de Hongyadong °Letu Hostel -8 : Chongqing

°Train de nuit vers Zhengzhou

-9 : Zhengzhou -Temple Shaolin (130Y) °Love Home Apartment -10 : Zhengzhou -Mont Song Shan

°Train de nuit vers Pékin

-11 : Pékin °The Sanlitun Inn -12 : Pékin °The Sanlitun Inn -13 : Pékin -Muraille de Chine (64Y avec bus) °The Sanlitun Inn -14 : Pékin Palais d’été (40-50Y) °The Sanlitun Inn -15 : Pékin -Cité interdite (80Y avec audioguide) °The Sanlitun Inn -16 : Pékin

°Départ à 01:00 vers Paris :’(
Itinéraire de 3 semaines en Chine (novembre) English translation pending
by Lecurieux · 2015-09-29 · 12 replies
Bonjour,

Je souhaiterai avoir vos avis sur un itinéraire de 3 semaines en Chine qui arrive très bientôt... (Mois de Novembre)

Le voici :

Pékin (3 jours) Pingyao (3jours) Xian (1 jour) Shangai (3 jours) Yunnan (5 jours) Yangshuo (2 jours) HK (3 jours).

De votre point de vue,

Le voyage est trop épique ou est-il réalisable?

Merci pour vos retours :)
2 semaines en Chine à partir de Hong Kong English translation pending
by Annma000 · 2015-07-15 · 5 replies
Bonjour,

Je suis en train d'aider mon père (qui n'a jamais vraiment voyagé) à préparer son voyage en chine. Il part en début septembre et arrive à Hong Kong. Il a 2 semaines devant lui.

Je cherche des endroits assez confortable, mais pas trop dispendieux (hotel, activité) idéalement avec déplacement en avion ou bus (pas trop compliqué à organiser).

Il est ouvert quant aux activités.

J'avais pensé

Hongkong Yangshuo Beijing Xian

Mais j'avais besoin de votre aide pour la logistique....

Merci!
Quoi rapporter de Cuba English translation pending
by Pierroro · 2015-04-04 · 2 replies
En effet quoi rapporter de Cuba comme souvenir durable? Nous sejournerons principalement a LaHavane, Vinales, Cienfuegos et Trinidad. J'aimerais bien rapporter une peinture ou une piece de poterie. Connaissez-vous un peintre, un potier, une boutique artisanale?

Et qu'en est-il du certificat pour pouvoir franchir les douanes cubaines a notre retour?
Avis sur itinéraire de 17 jours en Chine avec 2 enfants (8 et 4 ans) English translation pending
by Kikit · 2014-12-07 · 11 replies
Bonjour à tous Nous partons en Chine du 5 au 22 juillet 2015 avec nos 2 enfants qui auront 8 et 4 ans. Nous avons trouvé des vols TOulouse -Pékin et Hong-Kong Toulouse. Nous avons fait un itinéraire et voudrions avoir vos avis.

5/07 : arrivée Pékin à 9h30 ; journée tranquille à Pékin - Nuit Pékin 6/07 : Pékin : muraille de CHine - Nuit Pékin 7/07 : Pékin - Nuit Pékin 8/07 : Cité Impériale soir : 19h50 train de nuit Pékin à Xi'an 9/07 : arrivée par le train à Xi'an à 8h34 : excursion pour voir l'armée de terre cuite soir : 17h48 train Xi'an à Luoyang longmen 19h32 puis train de nuit Luoyang Longmen 00h56 à Zhangjiajie 10/7 : arrivée Zhangjiajie à 11h43 et balade l'après midi - Nuit Zhangjiajie 11/7 : balade Wulingyuan - nuit Zhangjiajie 12/7 : balade Zhangjiajie soir : train 18h38 de Zhangjiajie à Liuzhou 13/7 : arrivée à Liuzhou à 4h54 puis train de Liuzhou 6h20 à Guilin 8h20 et transfert en bus à Yangtsuo puis balade à Yangtsuo - Nuit Yangtsuo 14/7 : croisière Yangtsuo et promenade à vélo- Retour sur Guilin par navette - Nuit Guilin 15/7 : Excursion rizières dos dragon à Longsheng - Nuit Guilin 16/7 : visite Guilin soir : train de nuit : Guilin 21h20 à Guangzhou 17/7 : arrivée Guangzhou 8h23 puis train Guangzhou 9h à Hong Kong 11h visite Hong Kong l'après-midi 18/7 : Hong-Kong 19/7 : Hong-Kong 20/7 : Hong-Kong 21/7 : Hong-Kong 22/7 : Hong-Kong - vol retour à 23h

On hésite à enlever une journée à HOng Kong pour la passer à Xi'an. On voulait finir le voyage par quelques jours où on pourrait se baigner avec les enfants. On avait vu l'île de Hainan mais cela représenterait des trajets en train en plus et on s'est dit que ce serait mieux de rester sur Hong Kong même si les plages y sont moins belles d'après ce qu'on a vu. Qu'en pensez-vous ? Connaissez-vous une belle plage à Hong-Kong avec de l'eau claire ? Pour les trains, nous pensions réserver sur internet ; est-il possible après de récupérer tous nos billets du séjour directement à la gare à Pékin ou faut-il qu'on les récupère à chaque gare ? Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de nous répondre. Chrystelle
Adresses cafés, restaurants, chaînes restauration pour Moscou et Saint-Pétersbourg English translation pending
by Morphee2285 · 2014-11-01 · 4 replies
Bonjour à tous,

je rch des adresses sympas pr un futur voyage en russie, chaine cafés , restauration rapide etc

sur les villes de moscou et st petersbourg

merci à tous pr les bons plans que vous partagez

delphine.
Compte rendu Chine - mai 2014 English translation pending
by Melaquablue · 2014-05-17 · 4 replies
petite mise en garde ce post n'est pas un carnet en soi mais plus quelques infos qui pourront je l'espère aider certains.

Nous sommes partis début mai à 5 depuis Nice vers Beijing ! Premier voyage à plusieurs, appréhension du voyage, premier long courrier pour certains.... avec un programme simple mais assez efficace :

Itinéraire :

4 mai : arrivée Beijing

5 mai : hutongs + temple du ciel

6 mai : cité interdite + colline de charbon + parc olympique Train de nuit vers Datong en couchettes molles

7 mai : transfert hôtel DATONG grottes yuangang et temples suspendus de Xuankong Nuit Datong

8 mai : Train Datong – Pingyao 16h45 – 00h25 sièges durs Nuit Pingyao

9 mai vieille ville PINGYAO Train Pingyao - Xian 21h45 – 6h10 couchettes molles

10 mai : ARMEE de terre cuite Nuit Xian

11 mai : journée Hua shan

12 mai : mosquée et quartier Hui à Xian Train Xian - Beijing 17h56 – 23h33 en sièges durs (enfin c’est un tgv donc bon c’est top !)

13 mai : Beijing : temple des lamas – musée national

14 mai : palais d’été - xidan

15 mai : muraille à Mutianyu - wangfujing

16 mai : vol retour

Tarifs des principales entrées :

Beijing

Cité interdite : 60 yuans + 10 yuans pour la partie Qianlong (appartements privés) Temple du ciel : 35 yuans Grande muraille à Mutianyu : 45 yuans Téléphérique : 50 yuans/trajet (on ne l’a pas pris, la montée par les marches est largement faisable) Toboggan pour redescendre : 60 yuans (ils s’emmerdent pas) Temple des lamas : 25 yuans Palais d’été : 30 yuans l’entrée sans les entrées dans les temples Musée national : gratuit

Xian

Armée enterrée : 150 yuans Guide anglophone qui rabattent avant l’entrée : 150 yuans pour 5 personnes (c'était pas sensationnel mais vu qu'il n'y a aucune info à l'intérieur..)

Bus pour aller vers le site : N° 306 depuis la gare routière : 7 yuans/aller Mosquée : 25 yuans

Hua Shan :

Alors là c’est Versailles en plus énorme. Bus depuis la gare routière : 36yuans le trajet aller. Ne pas chercher de numéro de bus, il y en a plusieurs alignés qui partent dès qu’ils sont pleins, il faut juste aller à droite de la gare et chercher le panneau en chinois Hua Shan ou sinon demander à n’importe qui, ils savent. On a mis presque deux heures à arriver au village. Et Là vive l’information, rien n’est vraiment indiqué (ou alors on a mal vu). Il a apparemment deux ‘entrées’ pour attaquer le mont, une à l’est et une à l’ouest, avec deux téléphériques. Nous sommes partis avec une petite navette vers l’entrée Est du coup. Entrée sur le site : 180 yuans De là vous pouvez attaquer le sentier à pied ou…

Bus ‘obligatoire’ pour aller au point de départ pour le téléphérique : 20 yuans le trajet ! Téléphérique : 150 yuans (les tickets s’achètent au départ du téléphérique, pas en bas à l’entrée du site). 10 min de montée

De là nous avons grimpé gentiment vers le pic de l’est, pour les plus courageux il est possible de faire les quatre pics mais nous étions KO donc on s’est tranquillement arrêtés pour profiter de la vue vertigineuse. Sur le chemin, plusieurs revendeurs qui proposent eau, sodas, grignotage. Nous avons adoré le site même si nous n’avons trouvé horriblement cher (la succession de tickets nous a un peu énervés…)

Datong :

A Datong nous avons pris deux taxis pour 5 personnes pour la journée pour aller vers les grottes bouddhiques et les monastères suspendus de Xuankong : 500 yuans Entrée sur le site de Yuangang (grottes) : 150 yuans Attention en ce moment rénovation de plusieurs grottes (12 à 18 je crois).

Monastères suspendus : 100+30 yuans (2 tickets, un pour l’entrée dans le site, l’autre pour accéder au monastère lui-même. Un peu cher mais on n’a pas regretté c’est très joli.

Pingyao : 150 yuans pour toute la vieille ville.

Hôtels : (je ne mets volontairement pas de prix ils sont parfois changeants et on arrive en haute saison)

Beijing : holiday inn temple of heaven. Un peu excentré (métro pas si près…) mais bon confort et pas trop cher. Personnel anglophone. Petit plus bien pratique un distributeur à l’entrée qui permet de changer les euros, ça évite de perdre des heures à la bank of china…

Datong : hotel Hong Qi en face de la gare. Personnel bienveillant mais peu anglophone. Bon confort et le matin, les taxis sont devant pour vous alpaguer pour les grottes…

Xian : hôtel forest city chambres spacieuses (la seule fois où l’on a pu avoir une vraie chambre triple avec un grand lit et un vrai 2e lit en 140, tout de même !). Pas trop mal placé les bus juste à côté. A pied pour aller vers le quartier musulman sans souci.

Pingyao : guesthouse Dejuyuan. Super accueil, anglophone sans souci, belle référence. on a adoré le calme !

Fascinant pays où tout est assez extrême, en résumé j'aime le côté intemporel de ce pays, la capacité d'adaptation des chinois, le mouvement perpétuel et la marche en avant, le côté délirant parfois de certaines situations... Et on oublie qu'ils sont terriblement bruyants, rudes parfois...

Fichiers joints :

- "plan" du mont huashan - cité interdite - grottes de yuangang - monastère suspendu - Hua Shan
15 jours en Ligurie et Toscane English translation pending
by Vazyvite · 2014-02-16 · 131 replies
Bonjour,

Bon allez je me lance, je vais faire un petit compte-rendu de nos 2 semaines en Italie en Juillet 2013. En gros :GènesPortofinoCinque TerreLucques - Prato - Pistoia5 jours à Florence ( notre déclencheur de ce voyage )SienneLes Crete SenesiPise ... sur le retourVenant de Bordeaux, et désireux de rester mobiles, on prend la tuture pour y aller. Après 1 jour de route avec 1 nuit à Nice, nous arrivons le lendemain à Gènes à 11h30.

On va se débarrasser de suite du fameux ZTL qui enflamme les forums à chaque fois 😛 Ces "Zona Traffico Limitato" sont en place dans à peu près toutes les villes ou villages touristiques ... ou pas. Le centre-ville est donc interdit aux véhicules non autorisés avec un joli PV à la clé puisque tout ceci est surveillé automatiquement par des caméras qui se feront un plaisir de t'envoyer, à ton retour, la douloureuse. Et ça marche très bien aussi avec les voitures de location, pas de souci 😎

Une fois qu'on est au courant, il ne reste plus qu'à gérer le bidule et bien regarder où on roule, en sachant que ce n'est pas très compliqué non plus. C'est clairement indiqué et on sait que le centre-ville est concerné à chaque fois. Pour Gènes par exemple, j'avais pris soin de charger la carte sur Internet avant.



J'ai ainsi pu réserver un hôtel juste à la limite de la zone ... et on fera ainsi pour tout le circuit. Le gagnant est le Bristol Palace à 100€ pour 2 avec PDJ ... Genre vieux palace grand style mais rénové et bien entretenu



L'escalier est magnifique et la chambre iMMMMMMMMMMense !



Alors nous sommes Dimanche ... et à Gènes, on le sent bien : tout est fermé, y compris les restos 🤪 Déjeuner dans un truc indien, pas typique mais ouvert !

Galerie Mazzini :



Via Garibaldi :



Palazzo Reale :



On passe par le port mais on ne fera pas l'aquarium, l'attraction du coin avec la goélette qui a servi au film de Polanski :



La Galleria di Palazzo Spinola



Ce qui est le plus sympa à Gènes, ce sont toutes ces ruelles étroites qui contrastent avec le côté industriel du port et de ses centaines de ferries ou paquebots.



Très sympa pour prendre l'apéro, la Piazza delle Erbe où il est difficile de choper une table à partir de 18h00 :



Porte Soprana pas loin :



Piazza de Ferrari près de l'hôtel :



Retour vers le port pour dîner en passant par la cathédrale et de jolies églises ...







Nous dînons au Eataly, une immense épicerie au 1er étage du bâtiment donnant sur le port. Hormis ces achats, on peut y manger avec des dizaines de plats, fromages, pâtes ou pizzas. Très bien fait et pratique.



Par contre, un peu triste le port le soir. Un malheureux glacier ouvert et peu de monde sur les quais.

Itinéraire pour la Chine English translation pending
by AdrienC255 · 2014-01-25 · 16 replies
Salut,

Avec ma femme nous voulons partir en Chine cet été durant 15 jours pendant le mois d'aout.

Nous ne connaissons ce pays que par les forums que je visite depuis un petit moment.

Que pensez-vous de cet itinéraire : arrivée à Pekin (5 jours), puis départ pour Xi An (2 jours), puis Hangzhou (1 jour), Huangshan (2 jours), et enfin Shanghai (5 jours) ???
Accessibilité en fauteuil roulant (Chine) English translation pending
by Undesbill · 2013-10-15 · 22 replies
Brigitte et moi avons 63 ans. Brigitte a une maladie neurologique (ataxie cérébelleuse), elle se déplace en fauteuil roulant et peut de temps en temps marcher sur une centaine de mètres ou monter une trentaine de marches. Nous voudrions en mai 2014 partir 15 jours pour visiter Pékin, Xian et Shanghai. Nous voudrions savoir ce qui, dans ces conditions, est visitable et ce qui ne l'est pas et comment répartir notre séjour dans ces 3 lieux. (Nous sommes allés l'an dernier au Pérou et cette année en Israël-Palestine dans ces conditions et ce fut génial!). Merci.
Yunnan et Xi-An English translation pending
by Babolaia · 2013-09-27 · 21 replies
Bonjour Je lis parfois que Kumning est une ville peu intéressante pour les voyageurs. En fait, je pense passer du temps dans le Yunnan;y a t-il une ville plus intéressante comme point de départ vers d'autres endroits du Yunnan?

Je pense me limiter à Shanghaï, Xi-an et Yunnan;Xi-an(et les environs) est -elle une ville où il est agréable de séjourné plusieurs jours?
Pékin - Shanghai en 15 jours English translation pending
by Lamaket · 2013-08-07 · 3 replies
Bonjour à tous,

j'organise un voyage de 15 jours complets en Chine avec mon amie.

Afin de profiter au mieux de ce séjour, j'aurais aimé avoir l'avis des fans incontournables de la Chine (qui doivent être présents par centaine sur le site à en juger par le nombre de posts !) sur le déroulement qu'on envisage.

Est-ce que c'est réalisable, est-ce qu'il ya des coins à privilégier, d'autres que vous éviteriez, des incontournables que j'ai oublié, des conseils... tout est bon à prendre !

L'arrivée est prévue à Pékin à 5h du matin le 26/10 et le retour le 10/11 à 10h de Shangai.

L'itinéraire serait le suivant :du 26 au 30 : Pékin (grande muraille, cité interdite, parc Béhai...)nuit du 30 au 31 octobre : train pour Datongdu 31 au 1er novembre : Datong (Monastère suspendu, pagode, grotte de Yungang et visite de la ville)nuit du 1er au 2 novembre : train pour Pingyao2 novembre : Pingyao (visite de temple et de la ville)nuit du 2 au 3 novembre : train pour Xi'Andu 3 au 5 : Xi'An (Pagode oie sauvage, quartier musulman, temple, ville, armée de terre cuite + thermes)5 novembre au soir : avion pour Shangaï6 novembre : visite de Shangaïdu 7 au 8 novembre : Montagnes jaunes du Huangshandu 9 au 10 novembre : Shangaï11 novembre : retour en France...

Voili voilou, merci beaucoup pour votre aide et, qui sait, à mon retour je pourrais peut-être à mon tour aider les futures voyageurs en Chine ...
Itinéraire de dix jours en Chine et Spring Airlines English translation pending
by Valérie012 · 2013-02-20 · 9 replies
Bonjour , après avoir lu plusieurs commentaires, j'ai quelques questions.

J'organise un voyage. Mes billets d'avion sont achetés. J'arriverai et je partirai de Beijing. Nous partons pour 24 jours. Je parle bien anglais et je suis habitué de voyager. Je pensais faire 10 jours en Chine et 14 en Thailande (environ). J'arrive fin juin et repars mi-juillet.

J'ai un budget très juste donc le mins cher est le mieux pour les déplacement. Je dormirai sans doute dans des auberges de jeunesse. Est-ce nécessaire de réserver d'avance?

Voici mes questions pour la Chine (je ferai un autre discussion pour la Thailande).

Je pensais partir en arrivant vers la Thailande et revenir ensuite visiter la Chine (pour être déjà au pays pour mon retour, juste au cas...) Je pense prendre l'avion de Shangai vers Bangkok avec Spring airline (moins dispendieux, mais départ seulement de Shangai). Vous en pensez quoi?

J'aurai un double visa puisque j'arrive de Chine, ressors vers Thailande, puis reviens dans Chine.

Je pensais visiter les villes suivantes:

Beijing (et muraille de Chine) Shangai Qingdoa Xi an Hong Kong

Rien n'est définitif ou décidé encore. Est-ce que chacune de ces villes vos le détours? Est-ce que ca vaut le détour Hong Kong?

Xi an est-ce qu'il y a autre chose à ne pas manquer à part les status en terre cuites? Quels sont les particularité de Shangai? Est-ce vraiment super Qingdoa?

Je pensais peut-être faire l'itinéraire suivante:

arrivée à Beijing partir vers Xi-an (bus de nuit? ou avion?) (y passé 1 nuit - 2 jours)

Xi-an - Hong Kong (un bus de nuit? ou avion de Shangai ?) (rester à Hong Kong 2 jours)

Puis de là se rendre vers Bangkok.

Au retour, arrivé de Bangkok vers Shangai (seul ville avec Bangkok avec Spring airline)

Shangai (2 jours - 1 nuit)

Qingdoa (1 jour)

Beijing ( 2 jours) (cité interdite, stade olympique) muraille (1 jour)

Je trouve le tout un peu serré... Est-ce qu'il y a quelque chose à enlever?

Je me pose beaucoup de questions par rapport au transport. J'ai lu que le bus est mieux que le train, donc je pensais utiliser plus le but de nuit avec couchette.

Ensuite, j'ai vu la compagnie Spring airline. Ils ont de très très bon prix, mais ne font pas chaque ville. Avec eux Hong Kong semble lié seulement avec Shangai ce qui complique les choses.

Connaissez-vous et recommandez-vous Spring airline?

y a-t-il d'autres moyens pour se déplacer d'un endroit à un autre? Que me suggérez-vous entre chaque ville?

Je pensais faire un mixte avion et bus. 10 $ de plus pour sauver 10 heures c'est un bon investissement! ;)

Devrais-je changer mon itinéraire ( j'ai fait cela en tentant de facilité mes déplacements). Je veux terminé avec Beijing, car je veux être dans la ville quelques jours d'avance pour mon retour à la maison.

Si je rentres dans Hong Kong et ressors (pour entrer dans la Chine) est-ce que cela compte comme une entré en Chine de plus sur mon Visa? donc si je fais Beijing, Hong Kong, SHangai, Bangkok, Shangai est-ce que ca compte pour 2 ou 3 entrées en Chine (je sais que Hong Kong est une ville de Chine, mais avec particularité donc c'est compliqué)

Donc si vous pouvez me donner vos commentaires sur mon itinéraires et me suggérer des façons de me déplacer entre chacune d'entre elle (avec idée de prix), cela m'aiderait beaucoup.

Merci d'avance
Avis sur itinéraire en trois semaines en Chine? English translation pending
by Jeje75020 · 2013-01-31 · 14 replies
Bonjour.

Voici un intinéraire de 21 jours, qu'en pensez-vous (je pense un peu top long..)

- Arrivée Pekin: 3 jours - Datong: 3 jours - Pingyao: 3 jours - Xian: ??? - Huangshuan: 3 jours - Yangshuo: 3 jours - Pekin: 2 jours

Je pense qu'il faudra enlever Xian. Donc cela laisse des jours pour les trajets (en train/bus). Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance.
Voyage de thé en Chine? English translation pending
by Antho1917 · 2012-12-17 · 3 replies
Bonjour,

Je vous présente brièvement ma situation. Je suis un vendeur de thé depuis déjà 2 ans et je suis passionné par tout ce qui est rituel lié au thé, les accessoires et le thé lui-même bien sûr. La Chine est le plus grand producteur du monde et ils produisent de nombreux thés exceptionnels. Les amateurs connaissent déjà le thé Longjing (ou puit du dragon), les oolongs et les puerhs parfois vieillis pendant des décennies.

Je voudrais m'y rendre fin mai pendant 2-3 semaines, essentiellement pour visiter des plantations, essayer des nouveaux thés inconnus en Occident, voir la fabrication des accessoires tels que les théières Yixing.

Je me demandais donc si des gens parmi vous avaient fait un tel voyage thématique. Je souhaite aussi visiter Pékin, Shanghai et Xi'An mais aussi aller dans la région de Hangzhou, de Yixing (toutes deux pas trop loin de Shanghai). Il y a peut-être les maisons de thé du Sichuan qui pourraient m'intéresser. Comment avez-vous trouvé ça ? Est-ce que vous avez des conseils pour que le voyage ne coûte pas trop cher à un étudiant ?

Est-ce que dans les très grandes villes, soit Beijing et Shanghai, on trouve des boutiques de thé de qualité ? Et quels les prix moyens pour un thé ? Je sais que certains crus peuvent se vendre 25 000$ le kilo, mais ce n'est pas ce que je recherche.

Sinon, vos idées pour l'Inde (Darjeeling, Assam) et le Japon peuvent être intéressantes également. Ma décision n'est pas encore arrêtée.

Et comment fait-on pour transporter du thé en vrac et des épices en avion ? Est-ce qu'il faut qu'ils soient fermés hermétiquement, est-ce qu'il y a des droits à payer ?

Merci et à bientôt
Visite à Shanxi, transport depuis Pekin? English translation pending
by Rolletjean · 2012-11-01 · 7 replies
bonjour à tous de bourail N.C notre séjour à pékin n'est toujours pas arrêté alors que je reçois d'un ami le diaporama des temples de Shaanxi ce qui m’amène à poser plusieurs questions: comment s'y rendre au départ de pékin et par quels moyens ( avion train bus ) et pour quel tarif, comment se présente l'escalade, on distingue sur le diaporama une route d’accès aux véhicules, quelle est la durée de la visite, faut-il prévoir plusieurs jours et dans ce cas hébergement sur place, je crois savoir qu'il faut passer par DATONG. nous allons en chine pour la première fois et n'y retournerons sans doute pas compte tenu des difficultés pour obtenir le visa au départ de noumé (obligation de passer par une agence qui envoie les dossiers à Sydney, et le prix environ 220 euros ) nous y ajouterons sans doute une visite à l'armée de terre, notre séjour se fera en fonction des visites, merci cordialement
Itinéraire de onze jours Istanbul - Antalya en septembre? English translation pending
by Sousim · 2012-08-08 · 3 replies
Bonjour

Je suis nouvelle dans le forum que je trouve très intéressant et taux de réactivité élevé 😎 J'aimerais svp quelques conseils ou carrément un plan de voyage détaillé pour mon prochain séjour en Turquie(Istanbul/Antalya) en mois de septembre. Au fait on va passer 11 jours en turquie: 3n/4j istanbul dans un appart suite à Taksim et 6 jours ds un hotel en DP à Antalya. Et comme on y est jamais allés, on voudrait découvrir l'essentiel en turquie, et aussi avoir un max d'info sur les tarifs des excursions, comment aller aux iles de princesses (istanbul) et aux chutes de Daden (antalya), les horaires d'ouverture et de fermeture des sites à voir, où manger, pourrais t on nager avec les dauphins...😇

si y qlq1 qui a un guide détaillé ça serai sympa de me le filer

merci bcp, bonne journée 😊
Avis sur itinéraire de trois semaines en Chine mi-juin début juillet? English translation pending
by Yapatchou · 2012-03-26 · 5 replies
Bonjour, Je souhaite avec mon épouse passer 3 semaines en Chine. J'en appelle à vos commentaires pour nous aider à supprimer des choses, selon le climat, les conditions politiques, la beauté des sites etc. Merci ! Mon idée est: - arrivée Hong-Kong (plutôt) ou Canton, 2j. - train vers Guilin, 1j - Yanshuo et rivière Li 2-3 j - Vol Guilin - Kunming - Yunnan 5-6 j - Vol Kunming - X'ian - X'ian 1j - Train vers Pingyao - Pingyao 1j - Train vers Datong - Grottes de Yungang 2j - Train Datong - Pekin - Pekin et muraille - 4-5 j

J'imagine que c'est très serré niveau timing mais j'ai du mal à sortir des choses... Sortir X'ian ? Ou alors aller directement dans le Yunnan et éviter Guilin à cause de la pluie ? J'ai déjà sorti le Sichuan à cause des troubles politiques, mais avec regret... Merci pour votre aide !

Yapatchou
Quelques jours à Pékin et? English translation pending
by Mouriann · 2011-10-05 · 28 replies
Nous partons à 3 le 22 octobre pour Pékin. Nous resterons sur place 9 jours pleins. Nous serons logées chez des amis qui vivent là-bas. Nous souhaiterions partir 3 jours (éventuellement 4) hors de Pékin. Nous hésitons entre deux options qui ne nous demanderaient pas le même nombre de jours : ou une visite à Chengde ou une visite à Xian. A chaque fois nous pensons prendre le train. C'est notre premier voyage en Chine pour toutes les trois. Que nous conseilleriez-vous : Chengde ou Xian ? Et si nous allons à Xian, vaut-il mieux y aller directement ou faire un arrêt à Pingyao ? Autre question. Une amie nous a donné des coordonnées de guides francophones à Pékin et à Xian. Auriez-vous une idée du montant de leur rémunération pour une journée ? Je terminerai en disant que nous avons fait l'expérience hier du centre de Paris qui s'occupe de la délivrance des visas. Un conseil : prenez rendez-vous sur internet ! Nous l'avions fait et en 8 minutes, montre en main, nous étions passé par l'accueil, avions déposé nos dossiers et étions ressorties. Une dame, juste avant nous s'est présentée sans rendez-vous et la dame de l'accueil lui a dit qu'il y avait 50 personnes devant elle soit environ deux heures d'attente ....
Playa del Carmen: 5e avenue pour faire la fête le soir? English translation pending
by Quicounet · 2011-05-27 · 11 replies
Bonjour a tous. Beaucoup parlent de la 5* av a playa del carmen. Près des hôtels et pratique pour faire la fête le soir. Mais certains commentaires disent que c'est très américanisé. Puis-je avoir plus d'informations s.v.p. Il y a t-il des boutiques de souvenirs, de bons restaurants et des clubs où l'on peut danser autre que le disco, style danse sociale ?. Bref, est-ce un bon argument pour choisir un hôtel à Playa Del Carmen ? Merci de me répondre.
Voyage de Yunnan à Shanghai en trois semaines English translation pending
by Brozad · 2011-01-03 · 3 replies
Bonjour,

Le 11 janvier je m'envole vers Shanghai pour un semestre en échange. L'université nous donne trois semaines de vacances pour le nouvel an chinois et nous allons avec mon frère visiter le pays.

Certaines personnes m'ont conseillé de visiter les régions du Sichuan et de Yunnan et c'est ce que je compte faire. Ne connaissant pas la Chine et n'ayant pas du tout préparer ce voyage je crains de manquer un peu de temps.

J'aimerais vous montrer ce que je compte faire, en 3 semaines, pour l'instant c'est très vague étant donné que j'ai seulement commencé à le préparer hier.

Au début je comptait faire une boucle mais je me rends compte que le temps va me manquer.

L'idée est donc de prendre un avion de Shanghai jusqu'une ville au Sud de Yunnan type Kunming puis de revenir vers Shanghai en train/bus afin de découvrir.

I. Yunnan II. Sichuan III. Shaanxi (notamment afin de voir l'armée de soldat en terre cuite) IV. Hubei (principalement pour les forêts de Shennongjia) V. Anhui (avec l'ascension du Huang Shan) VI. Shanghai

Je ne sais pas si c'est possible comme programme avec 3 semaines, qu'en pensez-vous ? Comment répartiriez-vous le temps entre ces régions ?

Pour le III - IV - V y a-t-il des immanquables que je n'ai pas cité car à priori je passerai plus de temps au Yunnan, Sichuan et Shanghai.

Si vous avez des conseils particuliers n'hésitez pas !

Ps : je ne parle pas mandarin !

Merci à tous !
Les dénivelés à vélo English translation pending
by Jeddhai · 2010-10-19 · 46 replies
Hello aux cyclo-voyageurs ! Dont je ne fais pas vraiment partie, bienqu'ayant comme d'autres fait pas mal de rando à vélo à la journée dans un rayon de 30-50 kms maxi 😄 sans bagages en général Je me posais la question de la souffrance à vélo, principalement quand ça monte, tout simplement ? Existe-t-elle pour vous, un peu, beaucoup, "passionnément" ? ou n'est-ce qu'un détail pour vous qui ne peut rivaliser avec les joies du voyage et des paysages rencontrés Ou alors évitez vous parfois les montées, pour choisir des routes plates et des vallées serpentant autour de la planète ?

Quand je croise de simples cyclistes du dimanche sur les routes de france qui parfois "rament" et ont l'air de peiner dans de légères montées, je me dis qu'ils auraient du investir dans une voiture (électrique si possible, pour le respect de Gaya) ou un bateau à voile !

Personnellement s'il n'y avait pas ces côtes, plus ou moins importantes, (ou même ces faux plats !) qui parfois sappent le physique (ou le moral ), avec ou sans petit(s) plateau(x), je serais surement parti bien plus souvent avec mon vtt, mais la terre n'est pas plate, mais ronde avec pas mal de reliefs, sans compter la circulation sur les routes, bref, c'est un des seuls point négatif que j'ai trouvé dans ce mode de voyage, après comme la marche (qui a ma préference jusque là, because on peut aller partout y compris dans les près et hors des routes ! ) , il y a de très belles choses qu'on peut y vivre

Si vous avez un avis
Quatrième itinéraire pour quatre semaines en Chine en août English translation pending
by Frenske · 2010-07-16 · 23 replies
Le moment du départ approche ( dans 2 semaines!) et j'ai refait une partie de mon itinéraire😉! (j'en rêve lla nuit🤪). Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez. J'ai supprimé le Hunan que j'ai remplacé par Yangshuo (Guangxi). Cela me parait un bon endroit pour faire une petite pause. Qu'en pensez-vous? Pour la petite histoire nous sommes 4: 2 adultes et 2 ados (14 et 16 ans).

4 ème itinéraire ( 16 juillet 2010)

Samedi 31/7: arrivée à Pekin (8h30)

Dimanche 2/8: Pekin

Lundi 2/8: Pékin

Mardi 3/8 Pekin

Mercredi 4/8 Pekin

Jeudi 5/8: direction Pingyáo (train de nuit )

Vendredi 6: visite Pingyáo

Samedi 7: visite alentours de Pingyáo (vélo). +visite Residence de la famille Qiao ? Le soir: train pour Xián (problèmes pour avoir des couchettes d’après L.P, passer par Taiyuan?.

Les trains au depart (terminus) de Taiyuan pour Xi'An sont les 1095 a 19h11 2669 a 21h50)

Dimanche 08 : arrivée à Xián, visite de la ville

Lundi 09: Armée de terre cuite

Mardi 10 : monts Hua Shan

Mercredi 11: vers Yangshuò via Guilin(avion)

Jeudi 12 et vendredi 13 et samedi 14: visite alentours Yangshuo

Dimanche 15 : Direction rizières en terrasses en bus (yangshuo/guilin : 1h Guilin/Lòngshèng 1h30. LongshengDàzhài :1h30) dormir à Dazhai

Lundi 16 : visite rizières + départ pour Chengyang. : Dàzhài/Longsheng :1h30, Longsheng/Sanjiang : 1h30. Sanjiang/ Chengyang : 30mn ?)

Mardi 17: visite autour de Chengyang

Mercredi18 : retour sur Guilin. Dormir à Guilin

jeudi19 : visite de jiangtóuzhou en vélo. Dormir à Guilin

vendredi 20: avion pour Hangzhou

samedi 21 : visite Hangzhou

dimanche 22 : départ pour Suzhou

Lundi 23 : visite Suzhou

Mardi 24: retour Shanghai

Mercredi 25: Shanghai

Jeudi 26: expo universelle

Vendredi 27: Shanghai Avion pour la maison à 23h….

J'attends vos réactions avec impatience🙂🙂🙂!

Françoise
Carnet de voyage de l'enfant du fleuve English translation pending
by Lapirogue · 2010-07-09 · 17 replies
J'ai tendance à prendre mes rêves pour la réalité.

Ce matin allait être différent aux autres jours. Au chant du muezzin et des animaux, j'ai pris pour habitude d'écrire, un peu comme un carnet de voyage tenu quotidiennement. Au petit jour, j'écris mes voyages de nuit. Lorsque ma famille dort à mes côté, je monte sur le dos de mon dromadaire avec mes voisins touaregs pour prendre la piste qui mène à Gao, je pousse ma pirogue sur le fleuve Niger partant poser ma tente Songhaï sur une plage de sable blanc près de Tombouctou, ou bien je longe la falaise du pays Dogon à cheval. Le matin je me réveille parfois épuisé, lorsque mon aventure ne s'est pas très bien passée mais malgré tous les moments difficiles, je me réveille la joie au cœur comme si des ailes m'étaient poussées dans la nuit. Ensuite vient la journée et ses tâches quotidiennes, non pas que la vie ne soit pas agréable la journée, mais elle ne m'enchante pas de la même façon. Je ne sais pourquoi mais la vie de la nuit est toujours plus forte d'émotions, plus passionnante que celle du jour. D'après les grands, la vie de la nuit n'est que du rêve, de l'illusion. Et surtout m'ont-ils dit : « il ne faut pas prendre tes rêves pour la réalité » « réveille toi, remets les pieds sur terre » j'ai pourtant les pieds bien à terre dans la vie nocturne, je marche mais je mange, je discute avec d'autres personnes aussi, Il m'arrive même parfois quelques difficultés. Mais voilà que l'autre vie revient, souvent trop tôt et me laisse sur ma faim. Il y a quelques minutes seulement je grelotais, trempé jusque l'os, enroulé dans un morceau de bâche façon nems. La pluie nous frappait moi et mon ami Joloba, enroulé lui aussi dans son plastique, la tempête nous avais trouvés en brousse, alors que nous menions chèvres et moutons jusqu'au Burkina Faso, la transhumance devait durer un mois et demi. Mais cette fois encore, nous n'étions pas arrivés à la falaise de Bandiagara que le soleil levant me sécha en une seconde seulement, et mes yeux s'ouvrirent. Je fus trop déçu cette fois encore. La vie gâche mon rêve alors que mon rêve embellit ma vie. Alors ce matin, je suis allé parler aux grands, pour leur annoncer : « je ne veux plus rêver ma vie ; je veux vivre mes rêves ». « je ne veux plus m'endormir sur mes rêves, définir le rêve uniquement comme une occupation nocturne ». Persuadé que mes rêves sont réalistes et passionnants, le prochain voyage que j'écrirai sera encore le rêve de cette transhumance mais pas celui de cette nuit, mais celui que je m'apprête à vivre. Que les grands lisent, qu'il est possible de vivre ses rêves et ne brisent pas ceux des enfants.

Isa-igjé, l'enfant du fleuve.

Faisons connaissance

Nous somme au Mali, je suis un jeune garçon, né dans une case de terre en brousse. En saison sèche il faut marcher un peu pour trouver le fleuve, mais à la saison des pluies, quand le fleuve aura débordé de son lit, ma case deviendra une île entourée de rizières. Je viendrai avec ma petite pirogue jusque ma porte. Mère nourricière du Mali, le fleuve Niger et le Bani qui viennent se mélanger entre ma case et la grande ville de Mopti, grand port marchand et passager. Cette ville, fondée il y a bien longtemps par les pêcheurs Bozos, était appelé à l'époque « sangha » qui signifie : lieu de rassemblement. Les Peuls ont ensuite eu leurs moments de gloire avec l'empire du Macina et restent aujourd'hui majoritaires dans la région. Aujourd'hui on trouve toujours les Bozos et les Peuls en majorité, mais aussi des Songhaïs, des Bambaras, des Dogons, des Marakas, des Touaregs, des Bobos, et d'autres encore. Chacun a sa langue mais nous avons deux langues plus communes, le bambara et le français, toutefois certains ne parlent aucune des deux langues mais malgré tout, tous ces gens aussi diffèrents soient-ils vivent en paix et harmonie. Je me nomme Isa-igjé Mohamed Maïga. Comme le veut la tradition, au septième jour de ma naissance le chef de village est venu me donner les bénédictions et annoncer mon nom à la communauté, Isa-igjé, "enfant du fleuve" en langue songhaï. Mohamed, le nom du prophète et celui de mon grand père. Maïga le nom de l'ethnie à laquelle j'appartiens.

Hier, un jour comme un autre , et pourtant... A cette saison, les pluies viennent de commencer, tout le village en profite pour rénover ou construire de nouvelles cases. En fin de journée, après avoir mélangé la terre qui servira à refaire le crépis de ma case, je pars pour acheter quelques briques de terre cuite, que l'on fabrique sur la bande de terre qui sépare les deux fleuves. Tant que celle-ci est hors d'eau, avant que les fleuves n'inondent les terres et ne laissent à la surface qu'un maigre attroupement de cases en terre, tous les campements de paille qui ne sont pas sur une bute de terre seront bientôt démontés. Des taxis pirogues attendent au bord du fleuve, mais je préfère la mienne, j'aime à la pousser le plus fort possible avec la grande perche de bambou, elle fend l'eau comme une machette. Depuis un mois l'eau qui arrive de la capitale augmente à vue d'œil... ...jawari ! s'écrie un Peul, au loin. - jawari ! je salue à mon tour d'un bonjour en fulful la langue peule, en reconnaissant difficilement mon amis Joloba notre berger. - J'ai du mal à te reconnaitre habillé comme un blanc, tu as laissé le costume traditionnel ? - Isa-igjé, comment vas tu ? Et ta famille ? Nous nous saluons toujours très joyeusement, ce jeune homme toujours souriant arrive systématiquement à vous transmettre sa bonne humeur. - Où vas-tu ainsi, tu n'es pas à surveiller les animaux ? - Je pars à Mopti vendre le lait. - tu sais, mon ami, que je ne bois que ton lait, les autres me rendent malade. Si c'est pas ton lait, je bois pas. En le flattant ainsi sincèrement, j'espère une récompense. - Tu m'emmène à Mopti avec ta pirogue ? - Allons, nous discuterons en chemin, les briques seront là encore demain. Et nous voici partis pour traverser le Bani, mon ami assis pendant que je pousse, regardant tous les deux en direction de la ville. - Tu ne pars pas au Burkina cette année ? - L'eau n'est pas assez montée, encore une lune. - Mais pourtant regarde, je suis à bout de perche ! Je doit d'ailleurs attraper ma pagaie. - L'année de ma naissance, tu avais quitté fin du mois de juin, tu avais laissé un mouton à mes parents pour fêter mon baptême. Tu attends un mois de plus cette fois ? - Inchallah ! - Tu as préparé ta charrette et ton âne ? - Tss, henhen, pas de charrette, c'est la brousse, il n'y a pas de route, on ne peut pas rouler une charrette. Le "tss, henhen", qui peut être traduit par «non, sûrement pas !», est un des nombreux bruits du vocabulaire peul. Je vous rappelle que notre ami parle plus aux animaux qu'à l'humain. - Mais où mets-tu tes bagages ? - Sur mon âne. - La marmite, le riz ? - Tss, henhen, y'a pas de ça. Avec le vent, nous somme obligés de hausser la voix. Malgré tout, je comprends bien la réponse. - comment ça ! Rien ?... Tu ne manges pas ? - Le lait seulement et le basi. Tout le monde connais les valeurs riches de cette matière qui peut vite me donner des coliques terribles, le basi, c'est le mil pilé, ça remplit bien l'estomac mais... - tous les jours ? Rien d'autre ? - Henhen avec, pour plus de précision, le signe de tête que je vois de dos. Nous arrivons à Mopti, je suis concentré pour garder ma route mais imaginer d'aller au Burkina a pied en suivant un régime uniquement lacto-mil, me perturbe un peu. - Et les tempêtes, tu fais quoi ? - J'ai un morceau de plastique pour me protéger. - Mais ta famille ? - Ha non, je vais seul. La pirogue se cale sur la berge, Joloba se lève, se tourne pour me tendre un sachet rempli de lait. - Il faut prendre ça, je dois aller livrer le lait. - Merci Joloba je vais bien dormir avec ça, à bientôt, bonne chance. Mon compliment a été apprécié, je peux repartir seul dans une lueur de transition entre soleil et lune.

Ce berger n'a pourtant pas l'allure d'un aventurier, et pourtant les conditions de son voyage me paraissent très rudimentaires. Je pousse ma pirogue jusqu'à la maison repensant aux conditions de voyage de mon ami. Marcher jusqu'au Burkina, je ne connais pas la distance, mais je sais quand même que c'est comme Mopti à Bamako, c'est très loin. Il y a quelques temps, j'ai eu besoin de mon âne, lorsqu'il n'y a pas de travail, je le laisse se balader et manger en brousse avec ses copains et les autres troupeaux. Lorsque j'ai eu besoin de ses services, je suis parti à sa recherche. Il ne part généralement pas trop loin et revient même à la maison seul. Il sait qu'il trouvera une tasse de riz ou de blé ce qui me permet de l'attraper. Mais cette fois une femelle avait du « le faire courir » ; ce jour, de village en village, j'ai marché une demie journée sous le soleil en brousse, en vain. Je me souviens bien de cette journée car j'en suis rentré épuisé. Et comment fait-il, avec une bâche pour se protéger d'une tempête, alors que certaines font tomber de très gros arbres ? J'ai mis longtemps pour rejoindre l'autre côté hier soir, je crois, je ne faisais pas attention. Quand je suis arrivé à ma case, j'ai bu le demi-litre de lait, il sentait bon la vache, et me suis allongé rassasié ; j'essayais d'imaginer la scène, Joloba dormant près d'un buisson alors que serpents et scorpions rodent. Ou bien est-ce la tempête qu'il doit craindre le plus, elles peuvent durer quelques heures, la terre craquelée et dure comme la pierre d'une saison très sèche devient rapidement de la boue. Où dort-il à ce moment ? Que peut-il, lui et son plastique, contre la puissance à la limite du surnaturel parfois ? Puis le voyage a commencé, jusqu'au soleil levant. Jusque ce matin où je décide que l'histoire qui va suivre ne sera pas un rêve. Quoique...

Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller chez Joloba, lui passe chez moi, ou nos rencontres sont inattendues mais régulières. Mais à quoi bon aller visiter un berger chez lui ? Il y a de très grandes chances pour qu'il soit en brousse avec ses animaux.

Plusieurs années je me suis demandé comment faire pour trouver le temps pour lire, aujourd'hui j'ai trouvé celui d'écrire. Voici donc le début d'un roman tiré d'une histoire, pas encore vécue. Mes anciens professeurs de français se demanderont comment on peut en arriver à écrire un livre avec une moyenne scolaire ne dépassant pas 5/20. On notera toutefois quelques séquelles dans l'orthographe et autre conjugaison qui ne me passionnent toujours pas. Je ne compte donc aujourd'hui que sur mon programme informatique pour résoudre ses lacunes. Je vous demanderais donc de faire preuve d'indulgence pour un ancien cancre et vous promets le travail de correcteur et une rectification éventuelle pour l'écriture d'un livre avant édition. J'AI BESOIN DE VOUS. Je n'ai pas voulu raconter ma vie dans ce livre, ce livre n'est pas le mien. Le personnage est un enfant, cet enfant c'est le mien, le vôtre, c'est moi, c'est vous. Vous avez la naïveté et l’innocence des premières années, vierge de tout avis ou préjugé. Vous voyagez avec Joloba, qui lui est bien réel, avec qui je m'apprête à une transhumance qui nous fera quitter Mopti en juillet pour revenir en novembre (aléatoire cela va sans dire) ; quelles questions lui poseriez-vous ? Qu'aimeriez-vous savoir ? Pour que ce livre soit le nôtre, et non la pensée de l'écrivain, partageons.

willynomad

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