Results for "Agra+ou+Taj+|+7+>+8"
3271 results found.
Comment j'ai loué une voiture en Inde English translation pending
Bonjour,
Si cela peut être utile, voici comment j’ai trouvé ma voiture avec chauffeur en juin 2010 pour un tour du Rajasthan de 2800 .km.
Je cherchai une voiture climatisée, 6 places (5 + le chauffeur), pour 14 jours. Les réponses sont pour des voitures du même type, en général Toyota Innova.
Les prix comprennent tous : voiture, assurance, chauffeur, frais du chauffeur, carburant, péages et parkings.
J’ai demandé des devis à une quinzaine d’agence ou loueur. Voici les réponses et les derniers prix après négociations.:
MAHARAJAH DRIVER, www.maharajahdriver.com , 42 € / JOUR
KALKA TRAVEL, www.carrentaldelhi.com , 42 € / JOUR
VOYAGE IN INDIA, www.voyageinindia.com , 42 € / JOUR
PAUL TOURS, www.paultours.com , 43 € / JOUR
RAM GURJAR, ram.gurjar@hotmail.com , 50 € / JOUR
RANDIR SINGH, www.chauffeureninde.com , 50 € / JOUR
AMICALE INDIA, www.amicaleindiatours.com , 55 € / JOUR
ATITHI VOYAGES, rajeev@atithivoyages.com , 64 € / JOUR
SHANTI TRAVEL, www.shantitravel.com , 80 € / JOUR
INDIA PEACOCK TRAVEL, www.india-peacock-travel.com , Ne loue pas sans package avec des hotels
TUSHITA OFFICE, http://tushita-india.com, n’a pas daigné répondre à mes mèls.
ACME, www.acmetours.com , n’a pas daigné répondre à mes mèls.
SHARMA DRIVER, sharmadriver@gmail.com , n’a pas daigné répondre à mes mèls.
CHERIE VOYAGES , www.cherievoyages.net , n’a pas daigné répondre à mes mèls.
Les 4 premiers avaient des prix similaires. Pourquoi ais-je choisi Maharajah Driver ?
- Pas parce que Béatrice, la responsable est française, mais parce que elle a donné son prix dès le début, n’en a plus varié, et qu’il correspondait à ce que les autres ont fini par concéder après discussion.
- Parce qu’elle a un comptoir a l’hôtel JYOTI MAHAL, où je comptais aller à Delhi.
- Parce que ses mèls dénotait un sens de l’humour bien agréable.
Je ne regrette pas ce choix. Bien accueilli par Béatrice, transfert aéroport aller et retour inclus dans le prix. Béatrice téléphone tous les 2 ou 3 jours pour savoir si tout va bien. Pas de tentatives de vendre des hôtels en plus, mais propositions si on le demande. Chauffeur correct.
Misan
LIENS POUR LES AUTRES ASPECTS DE CE VOYAGE /
http://voyageforum.com/voyage/retour_inde_nord_en_juin_2010_D3538504/
http://voyageforum.com/voyage/retour_un_voyage_en_inde_nord_hotels_D3534639/
Si cela peut être utile, voici comment j’ai trouvé ma voiture avec chauffeur en juin 2010 pour un tour du Rajasthan de 2800 .km.
Je cherchai une voiture climatisée, 6 places (5 + le chauffeur), pour 14 jours. Les réponses sont pour des voitures du même type, en général Toyota Innova.
Les prix comprennent tous : voiture, assurance, chauffeur, frais du chauffeur, carburant, péages et parkings.
J’ai demandé des devis à une quinzaine d’agence ou loueur. Voici les réponses et les derniers prix après négociations.:
MAHARAJAH DRIVER, www.maharajahdriver.com , 42 € / JOUR
KALKA TRAVEL, www.carrentaldelhi.com , 42 € / JOUR
VOYAGE IN INDIA, www.voyageinindia.com , 42 € / JOUR
PAUL TOURS, www.paultours.com , 43 € / JOUR
RAM GURJAR, ram.gurjar@hotmail.com , 50 € / JOUR
RANDIR SINGH, www.chauffeureninde.com , 50 € / JOUR
AMICALE INDIA, www.amicaleindiatours.com , 55 € / JOUR
ATITHI VOYAGES, rajeev@atithivoyages.com , 64 € / JOUR
SHANTI TRAVEL, www.shantitravel.com , 80 € / JOUR
INDIA PEACOCK TRAVEL, www.india-peacock-travel.com , Ne loue pas sans package avec des hotels
TUSHITA OFFICE, http://tushita-india.com, n’a pas daigné répondre à mes mèls.
ACME, www.acmetours.com , n’a pas daigné répondre à mes mèls.
SHARMA DRIVER, sharmadriver@gmail.com , n’a pas daigné répondre à mes mèls.
CHERIE VOYAGES , www.cherievoyages.net , n’a pas daigné répondre à mes mèls.
Les 4 premiers avaient des prix similaires. Pourquoi ais-je choisi Maharajah Driver ?
- Pas parce que Béatrice, la responsable est française, mais parce que elle a donné son prix dès le début, n’en a plus varié, et qu’il correspondait à ce que les autres ont fini par concéder après discussion.
- Parce qu’elle a un comptoir a l’hôtel JYOTI MAHAL, où je comptais aller à Delhi.
- Parce que ses mèls dénotait un sens de l’humour bien agréable.
Je ne regrette pas ce choix. Bien accueilli par Béatrice, transfert aéroport aller et retour inclus dans le prix. Béatrice téléphone tous les 2 ou 3 jours pour savoir si tout va bien. Pas de tentatives de vendre des hôtels en plus, mais propositions si on le demande. Chauffeur correct.
Misan
LIENS POUR LES AUTRES ASPECTS DE CE VOYAGE /
http://voyageforum.com/voyage/retour_inde_nord_en_juin_2010_D3538504/
http://voyageforum.com/voyage/retour_un_voyage_en_inde_nord_hotels_D3534639/
Remplir le formulaire du visa indien English translation pending
Bonjour à tous et merci d'avance aux bonnes âmes qui voudront bien répondre à mes (ridicules) questions de détail ; mais le temps passe et je commence à stresser pour l'obtention de ce fameux visa :s Donc ma priorité : ne pas me planter en remplissant !
D'abord, faut-il répondre en anglais ou en français ??
Part A : 1/ Faut-t-il réécrire le "miss" ou juste remplir nom et prénoms ? Et dans quel ordre faut-il présenter le tout : nom, prénom 1, prénom 2 ou bien d'abord les prénoms puis le nom ?
3/ Non mariée, je porte donc le même nom de famille que mon père, faut-il remplir quand même ? Avec le prénom peut-être ?
15/ De quelle période parlent-ils ? De la durée de validité du visa ? Ou bien de la période qui nous est nécessaire ? J'ai lu deux infos contradictoires sur ce point... Sur un site, il est indiqué de mettre "6 mois", sur le forum une personne conseillait de mettre une date précédant le départ de quelques jours...
16/ Voyageant en avion, probablement par un Francfort / Chennai via Dubai ou Doha (Qatar), dois-je mettre France, Allemagne ou bien Dubai / Qatar ? Ou bien les trois ?
18/ J'envisage d'aller dans le Tamil Nadu et le Kerala ; est-ce suffisant d'indiquer cela ? Ou faut-il détailler plus ? Les villes peut-être ? Vu la place, sans doute que non :s
Et enfin... D'après le guide du routard, une réduction est applicable si l'on fournit une photocopie du guide ; seulement je n'ai rien lu de ce type sur le site d'action visa... Quelqu'un en a-t-il déjà fait usage ? Et si oui, à combien cela revient-il, réduction comprise ?
Merci beaucoup de m'aider à y voir plus clair :)
D'abord, faut-il répondre en anglais ou en français ??
Part A : 1/ Faut-t-il réécrire le "miss" ou juste remplir nom et prénoms ? Et dans quel ordre faut-il présenter le tout : nom, prénom 1, prénom 2 ou bien d'abord les prénoms puis le nom ?
3/ Non mariée, je porte donc le même nom de famille que mon père, faut-il remplir quand même ? Avec le prénom peut-être ?
15/ De quelle période parlent-ils ? De la durée de validité du visa ? Ou bien de la période qui nous est nécessaire ? J'ai lu deux infos contradictoires sur ce point... Sur un site, il est indiqué de mettre "6 mois", sur le forum une personne conseillait de mettre une date précédant le départ de quelques jours...
16/ Voyageant en avion, probablement par un Francfort / Chennai via Dubai ou Doha (Qatar), dois-je mettre France, Allemagne ou bien Dubai / Qatar ? Ou bien les trois ?
18/ J'envisage d'aller dans le Tamil Nadu et le Kerala ; est-ce suffisant d'indiquer cela ? Ou faut-il détailler plus ? Les villes peut-être ? Vu la place, sans doute que non :s
Et enfin... D'après le guide du routard, une réduction est applicable si l'on fournit une photocopie du guide ; seulement je n'ai rien lu de ce type sur le site d'action visa... Quelqu'un en a-t-il déjà fait usage ? Et si oui, à combien cela revient-il, réduction comprise ?
Merci beaucoup de m'aider à y voir plus clair :)
De Delhi à Calcutta: endroits à visiter? English translation pending
Bonsoir à tous ,
Cet hivers , de mi décembre à mi janvier , je serai après 2 fois en Inde du sud pour la 3eme fois en Inde et cette fois le theme de mon voyage est de New delhi a Calcutta. Je recherche donc , tous les avis surtout personnels, pertinents et objectifs de voyageurs qui ont fait cet itinéraire , surtout les lieux qu'ils ont aimé ou pas .Je commence maintenant(rire) a bien connaitre le systeme indien, ce n'est donc pas les problèmes "techniques du voyage en Inde" qui m'interesse .A chaque retour de voyage , on s'aperçois que l'on est passé à coté d'un petit truc et quelques fois c'est dommage....................Merci
Bob74
Cet hivers , de mi décembre à mi janvier , je serai après 2 fois en Inde du sud pour la 3eme fois en Inde et cette fois le theme de mon voyage est de New delhi a Calcutta. Je recherche donc , tous les avis surtout personnels, pertinents et objectifs de voyageurs qui ont fait cet itinéraire , surtout les lieux qu'ils ont aimé ou pas .Je commence maintenant(rire) a bien connaitre le systeme indien, ce n'est donc pas les problèmes "techniques du voyage en Inde" qui m'interesse .A chaque retour de voyage , on s'aperçois que l'on est passé à coté d'un petit truc et quelques fois c'est dommage....................Merci
Bob74
Qui peut me ramener de l'odomos d'Inde? English translation pending
bonjour,
je recherche des personnes qui partirait en inde et reviennent en France jusqu'au mois de juin et qui pourrait me ramener de la crème et lotion ODOMOS (2 flacons de chaque) pour ma fille qui part en Inde en juillet pour 15 jours car j'hésite beaucoup a lui donner le traitement anti palu (si vous êtes déjà partie a cette époque quand pensez vous) mais je n'arrive a en trouver sur le net avant qu'elle parte, comme elle part avec un organisme spécial ados je ne sais pas si sur place elle pourrait en acheter. je participe au frais du produit au prix acheté en Inde + frais d'expédition a votre retour en France.
merci aux personnes qui pourront le faire.🙂🙂🙂
Itinéraire de deux mois à travers l'Inde du Nord et le Népal English translation pending
Bonjour!
Voilà je suis déja allée en Inde mais pas du tout dans cette région alors j'aimerais avoir des avis concernant mon itinéraire (réalisable? intéressant?) puis si vous connaissez des endroits sympas à proximité, merci de me les faire découvrir. ^^ Enfin, je suis à la recherche de petite guet house pas chères surtout au Népal.
Voici mon parcours approximatif, sachant que je vais souvent prendre le train, de nuit notamment, et le bus!
15 septembre: Mumbai
16-17-18 septembre: Udaipur
19 septembre: Ranakpur
20 septembre: Udaipur
21-22-23 septembre: Mount Abu
24-25-26-27 septembre: Jodhpur (et Mandore)
28-29-30 septembre: Jaisalmer
01 oct: Train pour Jaipur
02-03 oct: Jaipur (et Sanganer)
04 oct: Train pour Ajmer et bus pour Pushkar
05-06-07 oct: Pushkar
08 oct: Bus pour Bundi
09-10-11 oct: Bundi
12 Oct: Agra
13-14 oct: Orchha
15-16-17-18 oct.: Chitrakoot
19 octobre: Train jusqu'à Varanasi
20-21-22-23 oct.: Varanasi
24 oct: Train jusqu'à Gorakhpur puis direction Népal
Je pense rester une dizaine de jours au Népal, mais je ne connais rien, pouvez vous m'indiquer quelques lieux intéressants?
Merci
Voilà je suis déja allée en Inde mais pas du tout dans cette région alors j'aimerais avoir des avis concernant mon itinéraire (réalisable? intéressant?) puis si vous connaissez des endroits sympas à proximité, merci de me les faire découvrir. ^^ Enfin, je suis à la recherche de petite guet house pas chères surtout au Népal.
Voici mon parcours approximatif, sachant que je vais souvent prendre le train, de nuit notamment, et le bus!
15 septembre: Mumbai
16-17-18 septembre: Udaipur
19 septembre: Ranakpur
20 septembre: Udaipur
21-22-23 septembre: Mount Abu
24-25-26-27 septembre: Jodhpur (et Mandore)
28-29-30 septembre: Jaisalmer
01 oct: Train pour Jaipur
02-03 oct: Jaipur (et Sanganer)
04 oct: Train pour Ajmer et bus pour Pushkar
05-06-07 oct: Pushkar
08 oct: Bus pour Bundi
09-10-11 oct: Bundi
12 Oct: Agra
13-14 oct: Orchha
15-16-17-18 oct.: Chitrakoot
19 octobre: Train jusqu'à Varanasi
20-21-22-23 oct.: Varanasi
24 oct: Train jusqu'à Gorakhpur puis direction Népal
Je pense rester une dizaine de jours au Népal, mais je ne connais rien, pouvez vous m'indiquer quelques lieux intéressants?
Merci
Voyage sac à dos seule en Inde du Nord au mois d'avril English translation pending
Bonjour, j'entreprends un voyage en Inde du Nord très bientôt puisque mon avion arrive de paris à delhi le 1 avril.
Je suis une femme seule et j'ai déjà voyagé seule en Inde il y a deux ans durant un mois. J'avais démarré mon périple depuis Bombay.
Je n'ai aucune inquiètude spéciale mais je sais qu'il est agréable de rencontrer des gens sur sa route et de partager les frais d"hébergement par moment. Si vous avez envie de croiser mon chemin et de partager un bout de route, n'hésitez pas à me faire signe. Si vous avez des conseils et bons plans également (je compte aller à Agra et bénares mais ne sais pas au juste quelles étapes faire entre les deux...)
Je suis peintre et je profite de mes voyages pour récolter des papiers avec lesquels je crée sur place et à mon retour.
Voila, merci pour vos petites réponses.🙂
à+
Voyage en train de Delhi à Chennai English translation pending
Bonjour à tous,
Moi et ma copine prévoyons de partir en Inde pour 4 à 5 semaines de juillet à Août. On a donc décidé de braver la mousson, armés de nos sacs à dos, pour visiter plus précisément l'inde du Sud, notamment le Tamil Nadu et le Kerala. Je ne suis pas un fin connaisseur de l'Inde mais ne demande qu'à apprendre. Je pose donc ma PREMIERE question concernant ce voyage ( Je verse une larme snif =) ) :
- On arrivera à Delhi dans les alentours du 10 juillet. On voudrait passer quelques jours dans cette ville, puis filer à Chennai, puis dans le Kerala. On a pensé au train entre Delhi et Chennai, selon vous est-ce une bonne idée ? En gros, est-ce que les 30h de parcours valent le coup niveau paysages, aventures, rencontres culturelles et joyeuses dans le train ? :). Surtout, est-ce qu'il pourrait avoir des complications liées à la mousson ? Niveau prix, j'ai vu 40-50 euros sur ces sites : http://www.seat61.com/India.htm ; https://www.cleartrip.com. Est-ce que vous avez mieux ? :)Je ne connais absolument par le parcours Delhi-Chennai, est-ce qu'il y a par exemple des coins à ne pas rater où il faut stopper pour reprendre un nouveau train 1 ou 2 jours ? Entre Chennai et le Kerala, quel transport faut-il privilégier ? Bref, n'hésitez pas à me répondre et à me fournir d'autres infos ! On ne demande qu'à tomber amoureux de ce continent. (et d'éviter les pires coins touristiques ... )
Merci d'avance !
Alex
Moi et ma copine prévoyons de partir en Inde pour 4 à 5 semaines de juillet à Août. On a donc décidé de braver la mousson, armés de nos sacs à dos, pour visiter plus précisément l'inde du Sud, notamment le Tamil Nadu et le Kerala. Je ne suis pas un fin connaisseur de l'Inde mais ne demande qu'à apprendre. Je pose donc ma PREMIERE question concernant ce voyage ( Je verse une larme snif =) ) :
- On arrivera à Delhi dans les alentours du 10 juillet. On voudrait passer quelques jours dans cette ville, puis filer à Chennai, puis dans le Kerala. On a pensé au train entre Delhi et Chennai, selon vous est-ce une bonne idée ? En gros, est-ce que les 30h de parcours valent le coup niveau paysages, aventures, rencontres culturelles et joyeuses dans le train ? :). Surtout, est-ce qu'il pourrait avoir des complications liées à la mousson ? Niveau prix, j'ai vu 40-50 euros sur ces sites : http://www.seat61.com/India.htm ; https://www.cleartrip.com. Est-ce que vous avez mieux ? :)Je ne connais absolument par le parcours Delhi-Chennai, est-ce qu'il y a par exemple des coins à ne pas rater où il faut stopper pour reprendre un nouveau train 1 ou 2 jours ? Entre Chennai et le Kerala, quel transport faut-il privilégier ? Bref, n'hésitez pas à me répondre et à me fournir d'autres infos ! On ne demande qu'à tomber amoureux de ce continent. (et d'éviter les pires coins touristiques ... )
Merci d'avance !
Alex
Préparation de trajet de sept semaines en Inde du Nord-Ouest English translation pending
Bonjour,
nous serons en Inde entre le 7/07 et le 25/08 soit à peu prés 7 semaines. Il s'agit de notre premier voyage en Inde. Nous atterrirons à Delhi. Nous aimerions avoir votre avis sur le trajet que nous envisageons de faire sachant très bien qu'il y aura des aléas.
Notre souhait est de visiter le Rajasthan et le nord-ouest de Delhi. En gros voici le trajet que nous aimerions faire :
Delhi, Agra, Jaipur, Amber, Ajmer, Pushkar, Bundi, Chittorgarh, Udaipur, Ranakpur, Kambalgarh, Mount Abu, Jodhpur, Jasailmer, Khuri, Bikaner, Amristsar.
Après Amritsar, nous ne savons pas trop ce que nous ferons, si il nous reste du temps ! Est-il possible de se rendre à Leh d'Amritsar et en combien de temps ? Nous pensions éventuellement faire un tour dans la Corbett tiger réserve. Bref si vous des conseils à nous donner de lieux et sites à visiter nous sommes intéressés.
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de notre trajet : Peut être devrions nous inverser afin de prendre le temps de « s'acclimater », avant d'arriver sur les grosses villes. Nous avons penser aussi à la possibilité de prendre une voiture avec chauffeur pour une partie du trajet, jusqu'à Bundi, et à partir de là on se débrouillerait. On ne sait pas trop à combien ça nous reviendrait et si c'est vraiment plus pratique et moins « stressant ».
Notre trajet vous semble t'il envisageable en 7 semaines ? Si vous avez des conseils, des adresses à nous donner, n'hésitez pas … Merci à vous.
nous serons en Inde entre le 7/07 et le 25/08 soit à peu prés 7 semaines. Il s'agit de notre premier voyage en Inde. Nous atterrirons à Delhi. Nous aimerions avoir votre avis sur le trajet que nous envisageons de faire sachant très bien qu'il y aura des aléas.
Notre souhait est de visiter le Rajasthan et le nord-ouest de Delhi. En gros voici le trajet que nous aimerions faire :
Delhi, Agra, Jaipur, Amber, Ajmer, Pushkar, Bundi, Chittorgarh, Udaipur, Ranakpur, Kambalgarh, Mount Abu, Jodhpur, Jasailmer, Khuri, Bikaner, Amristsar.
Après Amritsar, nous ne savons pas trop ce que nous ferons, si il nous reste du temps ! Est-il possible de se rendre à Leh d'Amritsar et en combien de temps ? Nous pensions éventuellement faire un tour dans la Corbett tiger réserve. Bref si vous des conseils à nous donner de lieux et sites à visiter nous sommes intéressés.
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de notre trajet : Peut être devrions nous inverser afin de prendre le temps de « s'acclimater », avant d'arriver sur les grosses villes. Nous avons penser aussi à la possibilité de prendre une voiture avec chauffeur pour une partie du trajet, jusqu'à Bundi, et à partir de là on se débrouillerait. On ne sait pas trop à combien ça nous reviendrait et si c'est vraiment plus pratique et moins « stressant ».
Notre trajet vous semble t'il envisageable en 7 semaines ? Si vous avez des conseils, des adresses à nous donner, n'hésitez pas … Merci à vous.
Visite de Pushkar et environs English translation pending
Bonjour.
Je souhaite savoir combien de temps il faut pour visiter PUSHKAR et les environs. Quels sont les endroits à ne pas manquer.
Merci d'avance pour vos réponses.
Je souhaite savoir combien de temps il faut pour visiter PUSHKAR et les environs. Quels sont les endroits à ne pas manquer.
Merci d'avance pour vos réponses.
Circuit New Delhi - Katmandu cet été 2010 English translation pending
bonjour à tous !
voila je compte partir mi juillet mi aout pour faire new delhi nepal cette année j'ai par consequent plusieurs questions:
premierement : par la voie terreste savez vous combien de temps on mets pour rejoindre les deux villes à cette epoque de l'année si on prend les transports en commun??
deuxiemenent : faut il un visa pour chaque pays si on reste dans l'hypothése 2 semaines en inde et 2 semaines au nepal?? et est t'il plus simple de regler la question des visas sur place ou ici en france ??
troisiémement : entre new delhi et katmandu qu'est que vous me conseilleriez de faire sachant que notre parcours est flexible et qu'il faut juste qu'on soit un moi plus tards à katmandu ?? et quel sont les choses à eviter ?
et si vous avez deja fait ce style de parcours et que vous avez des bons plans ou des petites astuces je suis vraiment preneur !!
merci de vos reponses !!
agtfouine...
premierement : par la voie terreste savez vous combien de temps on mets pour rejoindre les deux villes à cette epoque de l'année si on prend les transports en commun??
deuxiemenent : faut il un visa pour chaque pays si on reste dans l'hypothése 2 semaines en inde et 2 semaines au nepal?? et est t'il plus simple de regler la question des visas sur place ou ici en france ??
troisiémement : entre new delhi et katmandu qu'est que vous me conseilleriez de faire sachant que notre parcours est flexible et qu'il faut juste qu'on soit un moi plus tards à katmandu ?? et quel sont les choses à eviter ?
et si vous avez deja fait ce style de parcours et que vous avez des bons plans ou des petites astuces je suis vraiment preneur !!
merci de vos reponses !!
agtfouine...
Voyage en train entre Delhi et Chennai (Madras) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux et nous partons en Inde fin février pour 16 jours. C'est notre deuxième voyage dans ce fabuleux pays. Nous souhaitons faire le voyage entre Delhi et Chennai en train. J'ai besoin de conseils et surtout de témoignages de personnes qui auraient déjà fait ce trajet. Combien de temps faut-il compter pour réaliser ce trajet ? Est-ce difficile ? Quelle est la classe que vous nous recommandez ? Nous aurions aimé être que deux dans une cabine, est ce possible ? Sinon comment est-ce exactement en 2 AC ou en 3 AC ? Combien de temps à l'avance devrait-on réserver ? Merci beaucoup pour votre aide !
Nous sommes deux et nous partons en Inde fin février pour 16 jours. C'est notre deuxième voyage dans ce fabuleux pays. Nous souhaitons faire le voyage entre Delhi et Chennai en train. J'ai besoin de conseils et surtout de témoignages de personnes qui auraient déjà fait ce trajet. Combien de temps faut-il compter pour réaliser ce trajet ? Est-ce difficile ? Quelle est la classe que vous nous recommandez ? Nous aurions aimé être que deux dans une cabine, est ce possible ? Sinon comment est-ce exactement en 2 AC ou en 3 AC ? Combien de temps à l'avance devrait-on réserver ? Merci beaucoup pour votre aide !
Quelle partie du Rajasthan découvrir en voiture avec un chauffeur? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Rajasthan environ 15/20 jours entre fin février et mi-mars. Beaucoup d'entre vous semblent prendre une voiture avec chauffeur afin de découvrir des petits villages peu touristiques ainsi qu'avoir plus de liberté... Puisque je voyage seul, je ne pourrai pas me permettre d'avoir un chauffeur sur la totalité de mon séjour mais seulement sur environ 5 jours... De plus je souhaite voyager un peu en train et en bus pour faire des rencontres avec des indiens et m'imprégner un peu plus de la vie locale...
Ma question est donc la suivante:
Sur quelle partie du Rajasthan (entre quelle et quelle ville par ex) est-ce qu'il est mieux d'avoir une voiture avec chauffeur afin de que je puisse m'arrêter quand je le souhaite (je suis photographe et j'aimerais découvrir de beaux paysages et villages sympas et peu touristiques)
Merci par avance pour vos réponses
Je pars au Rajasthan environ 15/20 jours entre fin février et mi-mars. Beaucoup d'entre vous semblent prendre une voiture avec chauffeur afin de découvrir des petits villages peu touristiques ainsi qu'avoir plus de liberté... Puisque je voyage seul, je ne pourrai pas me permettre d'avoir un chauffeur sur la totalité de mon séjour mais seulement sur environ 5 jours... De plus je souhaite voyager un peu en train et en bus pour faire des rencontres avec des indiens et m'imprégner un peu plus de la vie locale...
Ma question est donc la suivante:
Sur quelle partie du Rajasthan (entre quelle et quelle ville par ex) est-ce qu'il est mieux d'avoir une voiture avec chauffeur afin de que je puisse m'arrêter quand je le souhaite (je suis photographe et j'aimerais découvrir de beaux paysages et villages sympas et peu touristiques)
Merci par avance pour vos réponses
Trains en Inde: classe à prendre, réservation des places? English translation pending
Bonjour à tous! Notre voyage en Inde du Sud se précise (plus que 2 semaines).
J'aurais 2 questions à propos des voyages en trains:
- Quelle classe prendre quand on fait un voyage long (une dizaine d'h), étant donné que l'on voudrait des couchettes mais sans pour autant être dans une classe trop élevée, pour rencontrer des locaux?
- Et combien de temps à l'avance faut il se prendre pour réserver nos places de train. On m'a dit 2, 3 jours à l'avance pour des voyages longs, mais j'ai l'impression que c'est un peu court, qu'en pensez vous ?
Merci d'avance!!!
Merci d'avance!!!
Inde: impressions et images après trois semaines English translation pending
🙂 L'Inde a été un choc pour ma copine et moi. Avez-vous eu les mêmes impressions de ce mélange étrange de misère et de richesses.
Si vous voulez en savoir plus sur notre itinéraire, vous pouvez le voir sur:
http://latermite.free.fr/
Voilou. A bientôt pour vous lire !
http://latermite.free.fr/
Voilou. A bientôt pour vous lire !
Voyage en solo au féminin à Goa et environs: guest houses, climat...? English translation pending
bonjour, je suis une fille de 27 ans, je compte partir a Goa au mois de fevier pour une periode de 6 mois et bouger dans les environs
est ce que ça craint toute seule? Quel est le climat pour les filles seules en Indes??
et si vous avez des adresses de guest house sympa, je suis preuneuse
je suis au début de " l organisation" donc tous les tuyaux sont bons
merci a tous pour votre aide
Voyage à Vârânasî (Bénarès) en hiver English translation pending
bonjour
j'ai l'intention de me rendre à Varanasi en décembre 2010
je relève les températures chaque jour, ce qui donne en gros:
25 26 maxi et 11 12 mini
à cette époque de l'année , les indiens pratiquent-ils les ablutions
dans le Gange?
merci à la personne qui a vécu cette expérience en hiver de bien vouloir
me renseigner cogape
Sites à voir sur deux semaines au Rajasthan en mars English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 2semaines en janvier au Rajasthan. J'ai contacté plusieurs agences et voici le parcours que l'agence qui me semble la plus sérieuse m'a proposé : J2 Dimanche 2/03 Delhi - Mandawa J3 Lundi 3/03 Mandawa - Bikaner J4 Mardi 4/03 Bikaner – Désert Thar (Kaku) J5 Mercredi 5/03 Désert Thar Kaku - Jaisalmer J6 Jeudi 6/03 Jaisalmer J7 Vendredi 7/03 Jaisalmer - Jodhpur J8 Samedi 8/03 Jodhpur J9 Dimanche 9/03 Jodhpur - Ranakpur J10 Lundi 10/03 Ranakpur - Udaipur J11 Mardi 11/03 Udaipur J12 Mercredi 12/03 Udaipur - Chittor(garh) - Bundi J13 Jeudi 13/03 Bundi - Jaipur J14 Vendredi 14/03 Jaipur - Fathepur Sikri - Agra J15 Samedi 15/03 Agra -Delhi J16 Dimanche 16/03 Delhi
Que pensez-vous de ce circuit? J'ai l'impression que cela fait beaucoup de villes en peu de jours et le rythme risque d'être très fatigant. Certaines étapes peuvent-elles supprimées? Aves-vous des hôtels à me recommander (du type hôtel de charmes)?
Merci d'avance pour vos réponses!
Je pars 2semaines en janvier au Rajasthan. J'ai contacté plusieurs agences et voici le parcours que l'agence qui me semble la plus sérieuse m'a proposé : J2 Dimanche 2/03 Delhi - Mandawa J3 Lundi 3/03 Mandawa - Bikaner J4 Mardi 4/03 Bikaner – Désert Thar (Kaku) J5 Mercredi 5/03 Désert Thar Kaku - Jaisalmer J6 Jeudi 6/03 Jaisalmer J7 Vendredi 7/03 Jaisalmer - Jodhpur J8 Samedi 8/03 Jodhpur J9 Dimanche 9/03 Jodhpur - Ranakpur J10 Lundi 10/03 Ranakpur - Udaipur J11 Mardi 11/03 Udaipur J12 Mercredi 12/03 Udaipur - Chittor(garh) - Bundi J13 Jeudi 13/03 Bundi - Jaipur J14 Vendredi 14/03 Jaipur - Fathepur Sikri - Agra J15 Samedi 15/03 Agra -Delhi J16 Dimanche 16/03 Delhi
Que pensez-vous de ce circuit? J'ai l'impression que cela fait beaucoup de villes en peu de jours et le rythme risque d'être très fatigant. Certaines étapes peuvent-elles supprimées? Aves-vous des hôtels à me recommander (du type hôtel de charmes)?
Merci d'avance pour vos réponses!
Avis sur itinéraire de quinze jours en Inde? English translation pending
bONJOUR, je projette un circuit de 15Jours en INDE en mars prochain, mais avant de m'engager vous seriez sympathiques de me donner votre avis sur le circuit (et la cadence ) de celui-ci :
JOUR 1 : FRANCE / DELHI
Arrivée à Delhi, transfert à l'hôtel.
JOUR 2 : DELHI / NAWALGAR (260 km)
JOUR 3 : NAWALGAR / JAIPUR (180 km)
Départ pour Jaipur, la capitale du Rajasthan.
JOUR 4 : JAIPUR
JOUR 5 : JAIPUR / RANTHAMBORE (180 km)
Départ pour Ranthambore, installation à l'hôtel et départ en jeep pour le parc national
JOUR 6 : RANTHAMBORE / AGRA (250 km)
Tôt le matin départ en train pour Bharatpur, puis trajet en bus jusqu'à Fatehpur Sikri, l’ancienne capitale.
JOUR 7 : AGRA
L
JOUR 8 : AGRA / ORCCHA (245 km)
Trajet par le Shatabdi Express jusqu'à Jhansi, le train longe un beau paysage de ghâts. A l'arrivée bus pour Orccha, promenade en ville et le long de la rivière Betwa bordée d'anciens temples.
JOUR 9 : ORCCHA / KHAJURAHO (180 km)
.
JOURS 10 : KHAJURAHO / VARANASI (BENARES)
Matinée libre à Khajuraho. Après le déjeuner route pour Satna puis train de nuit pour Varanasi.
JOUR 11 : VARANASI
JOUR 12 : VARANASI / DELHI
JOUR 13 : DELHI
JOUR 14 : DELHI / France
MERCI DE ME DONNER VOS AVIS ILS ME SERONT TRES UTILES!!!!!
JOUR 1 : FRANCE / DELHI
Arrivée à Delhi, transfert à l'hôtel.
JOUR 2 : DELHI / NAWALGAR (260 km)
JOUR 3 : NAWALGAR / JAIPUR (180 km)
Départ pour Jaipur, la capitale du Rajasthan.
JOUR 4 : JAIPUR
JOUR 5 : JAIPUR / RANTHAMBORE (180 km)
Départ pour Ranthambore, installation à l'hôtel et départ en jeep pour le parc national
JOUR 6 : RANTHAMBORE / AGRA (250 km)
Tôt le matin départ en train pour Bharatpur, puis trajet en bus jusqu'à Fatehpur Sikri, l’ancienne capitale.
JOUR 7 : AGRA
L
JOUR 8 : AGRA / ORCCHA (245 km)
Trajet par le Shatabdi Express jusqu'à Jhansi, le train longe un beau paysage de ghâts. A l'arrivée bus pour Orccha, promenade en ville et le long de la rivière Betwa bordée d'anciens temples.
JOUR 9 : ORCCHA / KHAJURAHO (180 km)
.
JOURS 10 : KHAJURAHO / VARANASI (BENARES)
Matinée libre à Khajuraho. Après le déjeuner route pour Satna puis train de nuit pour Varanasi.
JOUR 11 : VARANASI
JOUR 12 : VARANASI / DELHI
JOUR 13 : DELHI
JOUR 14 : DELHI / France
MERCI DE ME DONNER VOS AVIS ILS ME SERONT TRES UTILES!!!!!
Itinéraire définitif en Inde du Sud et Nord de neuf semaines English translation pending
Bonjour,
Je pense avoir tenu compte des suggestions du forum, et je vous propose mon dernier itinéraire revu et corrigé, pour les 9 semaines à dater du 3 janvier 2010.
A la base, pour ce premier voyage en Inde, on a voulu commencer tout en "douceur", avec beaucoup de paysages, loin de la trop grande foule, des instants magiques avec des paysages aussi bien au bord de la mer, sur les rivières, que dans les plantations. J'aimerais aussi combiner une réserve animalière. Pour les temples, et monuments, j'aime un peu, mais ne suis pas une "fan" 🤪.
VOILA UN PEU L'APPROCHE POUR CE PREMIER SEJOUR.
3 JOURS MAHABALIPURAM (en comptant notre arrivée de Paris) 3 JOURS PONDICHERY 2 JOURS THANJAVUR 3 JOURS MADURAI 3 JOURS RAMESWARAM 3 JOURS KANYAKUMARI 3 JOURS KOVALAM 3 JOURS VARKALA 7 JOURS ALLEPEY ET SA REGION 2 JOURS COCHIN 3 JOURS MUNNAR 3 JOURS OOTY (MUNNAR ET OOTY SONT-ILS DIFFERENTS ET FAUT-IL FAIRE LES 2) 1 JOUR RETOUR COCHIN 2 JOURS MYSORE 1 JOUR BANGALORE ET AVION POUR DELHI 2 JOURS DELHI 2 JOURS AGRA 3 JOURS VARANASI ET AVION POUR GOA 8 JOURS GOA - HAMPI ET LA REGION DEPART POUR BOMBAY QUE L'ON NE VISITERA PAS.
Je pense et j'espère que nous avons le temps de faire ce circuit sans se presser, en prenant les bus et trains. Ce sera avec plaisir que je lirai vos avis 😊
Je pense avoir tenu compte des suggestions du forum, et je vous propose mon dernier itinéraire revu et corrigé, pour les 9 semaines à dater du 3 janvier 2010.
A la base, pour ce premier voyage en Inde, on a voulu commencer tout en "douceur", avec beaucoup de paysages, loin de la trop grande foule, des instants magiques avec des paysages aussi bien au bord de la mer, sur les rivières, que dans les plantations. J'aimerais aussi combiner une réserve animalière. Pour les temples, et monuments, j'aime un peu, mais ne suis pas une "fan" 🤪.
VOILA UN PEU L'APPROCHE POUR CE PREMIER SEJOUR.
3 JOURS MAHABALIPURAM (en comptant notre arrivée de Paris) 3 JOURS PONDICHERY 2 JOURS THANJAVUR 3 JOURS MADURAI 3 JOURS RAMESWARAM 3 JOURS KANYAKUMARI 3 JOURS KOVALAM 3 JOURS VARKALA 7 JOURS ALLEPEY ET SA REGION 2 JOURS COCHIN 3 JOURS MUNNAR 3 JOURS OOTY (MUNNAR ET OOTY SONT-ILS DIFFERENTS ET FAUT-IL FAIRE LES 2) 1 JOUR RETOUR COCHIN 2 JOURS MYSORE 1 JOUR BANGALORE ET AVION POUR DELHI 2 JOURS DELHI 2 JOURS AGRA 3 JOURS VARANASI ET AVION POUR GOA 8 JOURS GOA - HAMPI ET LA REGION DEPART POUR BOMBAY QUE L'ON NE VISITERA PAS.
Je pense et j'espère que nous avons le temps de faire ce circuit sans se presser, en prenant les bus et trains. Ce sera avec plaisir que je lirai vos avis 😊
Avis sur itinéraire en Inde et Népal en 35 jours English translation pending
Bonjour 🙂,
Mon ami et moi nous rendrons en Inde et au Népal en Mars prochain. Je voudrais connaitre vos avis concernant notre itinéraire, vos conseils, etc... alors...
01/03: Vol Bangkok-Kolkata 02/03: Kolkata 03/03: Kolkata 04/03: Kolkata + Train de nuit pour Bodhgaya 05/03: Bodhgaya 06/03: Bodhgaya 07/03: Varanasi (train) 08/03: Varanasi 09/03: Varanasi 10/03: Varanasi 11/03: Varanasi + Train de nuit pour Gorakpur 12/03: Bus pour Sunauli + Bus pour Pokhara 13/03: Pokhara 14/03: Trek de 4 jours dans les environs de Pokhara 15/03: Trek 16/03: Trek 17/03: Trek 18/03: Bus pour Katmandou 19/03: Katmandou 20/03: Katmandou 21/03: Vol Katmandou-Delhi + Train de nuit pour Bikaner 22/03: Bikaner 23/03: Deshnoke (allé retour dans la journée) 24/03: Bus pour Kaku 25/03: Camel Safari (1 journée et 1 nuit) 26/03: Retour Bikaner + train de nuit pour Jodhpur 27/03: Jodhpur 28/03: Jodhpur 29/03: Jodpur + Bus de nuit pour Udaipur 30/03: Udaipur 31/03: Udaipur 01/04: Ranakpur (allé retour dans la journée) + train de nuit pour Delhi 02/04: Delhi 03/04: Agra (allé retour) peut-être possibilité de faire un trajet direct Udaipur-Agra? 04/04: Delhi 05/04: Vol Delhi-Paris
Voilà, est ce que cela vous semble réalisable? nous avons envie de profiter sans courir dans tous les sens... Merci d'avance pour vos conseils!
Virginie et Christophe
Mon ami et moi nous rendrons en Inde et au Népal en Mars prochain. Je voudrais connaitre vos avis concernant notre itinéraire, vos conseils, etc... alors...
01/03: Vol Bangkok-Kolkata 02/03: Kolkata 03/03: Kolkata 04/03: Kolkata + Train de nuit pour Bodhgaya 05/03: Bodhgaya 06/03: Bodhgaya 07/03: Varanasi (train) 08/03: Varanasi 09/03: Varanasi 10/03: Varanasi 11/03: Varanasi + Train de nuit pour Gorakpur 12/03: Bus pour Sunauli + Bus pour Pokhara 13/03: Pokhara 14/03: Trek de 4 jours dans les environs de Pokhara 15/03: Trek 16/03: Trek 17/03: Trek 18/03: Bus pour Katmandou 19/03: Katmandou 20/03: Katmandou 21/03: Vol Katmandou-Delhi + Train de nuit pour Bikaner 22/03: Bikaner 23/03: Deshnoke (allé retour dans la journée) 24/03: Bus pour Kaku 25/03: Camel Safari (1 journée et 1 nuit) 26/03: Retour Bikaner + train de nuit pour Jodhpur 27/03: Jodhpur 28/03: Jodhpur 29/03: Jodpur + Bus de nuit pour Udaipur 30/03: Udaipur 31/03: Udaipur 01/04: Ranakpur (allé retour dans la journée) + train de nuit pour Delhi 02/04: Delhi 03/04: Agra (allé retour) peut-être possibilité de faire un trajet direct Udaipur-Agra? 04/04: Delhi 05/04: Vol Delhi-Paris
Voilà, est ce que cela vous semble réalisable? nous avons envie de profiter sans courir dans tous les sens... Merci d'avance pour vos conseils!
Virginie et Christophe
Quel parcours pour six mois en Inde? English translation pending
Bonjour à tous🙂,
Je pars fin Décembre pour un an en Asie dont 6 mois en Inde. Je connais un peu le pays (j'y suis déja allé deux fois...4 mois en tout). Cette fois ci, j'y retourne avec ma copine qui ne connait pas du tout le pays.
Je suis en train de checker les billets d'avions en ce moment avec une arriver sur Bombay (Moins cher pour le moment). J'aimerai me rendre au Andamans pour commencer mais j'ai peur que ce soit cher à cette époque...quel serait le meilleur moment à votre avis? Egalement, quel parcours me conseilleriez-vous?
Voila à quoi j'ai rêver...
Arrivé à Bombay, prendre le train jusqu'a Madras, se rendre aux andamans via ferryboat ou plane et rejoindre Calcutta au retour. De la, visite de la ville (j'y suis jamais allé) et direction l'Assam, l'Arunachal pradesh, et autres Etats de l'extreme Nord Est. Ensuite redescendre, sur l'Orissa, la cote jusqu'au Tamil Nadu. Remonter le Kerala et le Karnataka, retour dans les terres pour visiter Mysore et Bangalore. J'aimerai lui montrer Hampi et Kajuraho (Je connais que Hampi...) Retour ensuite vers la cote du coté de Goa. Retour sur Bombay. Se rendre dans le Gujarat (ile de diu, mont abu c la non?), puis direction le Rajasthan (jamais fait, oui oui je sais lol) Arrivé à Delhi (ahhhhhhhh Delhi 😇) Direction l'Himachal Pradesh (manali, kullu valley). Rejoindre Leh et retourner dans ses villages perdus autour. Direction Srinagar (ami installe la bas) Passage par Jammu et retour a Delhi. De la Rejoindre Haridwar et descendre le Gange. A Varanasi, rejoindre Sanauli et passage frontiere népalaise.
Pensez vous que s'est faisable tranquillement en 6 mois?
Egalement, sachant que j'arrive fin Décembre, début Janvier avec la météo, suis je bon?
Merci d'avance pour tout vos commentaires et avis sur mon prochain périple😉
Danyawad,
Namaskar,
David.
Je pars fin Décembre pour un an en Asie dont 6 mois en Inde. Je connais un peu le pays (j'y suis déja allé deux fois...4 mois en tout). Cette fois ci, j'y retourne avec ma copine qui ne connait pas du tout le pays.
Je suis en train de checker les billets d'avions en ce moment avec une arriver sur Bombay (Moins cher pour le moment). J'aimerai me rendre au Andamans pour commencer mais j'ai peur que ce soit cher à cette époque...quel serait le meilleur moment à votre avis? Egalement, quel parcours me conseilleriez-vous?
Voila à quoi j'ai rêver...
Arrivé à Bombay, prendre le train jusqu'a Madras, se rendre aux andamans via ferryboat ou plane et rejoindre Calcutta au retour. De la, visite de la ville (j'y suis jamais allé) et direction l'Assam, l'Arunachal pradesh, et autres Etats de l'extreme Nord Est. Ensuite redescendre, sur l'Orissa, la cote jusqu'au Tamil Nadu. Remonter le Kerala et le Karnataka, retour dans les terres pour visiter Mysore et Bangalore. J'aimerai lui montrer Hampi et Kajuraho (Je connais que Hampi...) Retour ensuite vers la cote du coté de Goa. Retour sur Bombay. Se rendre dans le Gujarat (ile de diu, mont abu c la non?), puis direction le Rajasthan (jamais fait, oui oui je sais lol) Arrivé à Delhi (ahhhhhhhh Delhi 😇) Direction l'Himachal Pradesh (manali, kullu valley). Rejoindre Leh et retourner dans ses villages perdus autour. Direction Srinagar (ami installe la bas) Passage par Jammu et retour a Delhi. De la Rejoindre Haridwar et descendre le Gange. A Varanasi, rejoindre Sanauli et passage frontiere népalaise.
Pensez vous que s'est faisable tranquillement en 6 mois?
Egalement, sachant que j'arrive fin Décembre, début Janvier avec la météo, suis je bon?
Merci d'avance pour tout vos commentaires et avis sur mon prochain périple😉
Danyawad,
Namaskar,
David.
Informations sur les WL pour les trains en Inde... English translation pending
Bonjour, je pars dans 3 jours pour un voyage a 2 au Rajasthan. J'ai longuement lu vos commentaires sur ce forum et vous en remercie. Voici un point que je n'ai pas trouve...
J'ai reserve 2 billets par internet en meme temps (meme resa), l'un est WL11 et l'autre confirme.
Si le jour du depart, l'un des billets est toujours sur WL, est ce que les 2 me seront rembourses?
Si finalement le deuxieme devient confirme, est ce qu'on aura 2 places dans la meme cabine ou pas forcement... (train de nuit)
Est ce que le remboursement se fait automatiquement par recredit de la CB ou dois je aller a un guichet?
Je vous remercie par avance
David
Je vous remercie par avance
David
Voyage dans l'Orissa et le Tamil Nadu début janvier-début février English translation pending
Bonsoir
nous retournons en Inde et pour la première fois accompagnés d'une amie qui découvrira ce pays.
nous étions allés dans l'Orissa en octobre et il y avait peu de touristes. A l'hotel on m'avait dit qu'en janvier c'était plein. Est-ce vraiment beaucoup plus touristique?
N'ayant pas trop le choix des dates, nous ne pouvons partir que du début janvier au début février ou bien du 20 février au 20 mars.
En mars la chaleur est-elle supportable?
Après l'Orissa nous irons dans le Tamil Nadu
Nous pensons rester une semaine à Pondicherry.
Merci de vos avis
enrick
Météo à Chennai actuellement? (mi-septembre 2009) English translation pending
j'arrive a chennai lundi 21 septembre je voudrais savoir s'il pleuvait toujours?qu'en est il de la mousson? j'aimerai aussis savoir s'il étéit pratiquer de voyager avec une poussette double.je vais voyager avec mes deux enfants de 3 et 1 ans et sa va etre dur de s'arreter pour leur hres de sieste en plus du decalage horaires;😊
merci pour vos reponses😄
Retour de circuit en train et bus au Rajasthan English translation pending
De retour du Rajasthan et ayant bien profité de ce forum pour les préparatifs, je fais part à mon tour de notre circuit, essentiellement réalisé en train et bus.
Notre profil : famille de 4 personnes dont 2 ados, routards mais pas « babas », nous aimons le calme, les ambiances familiales, la nature plus que le tumulte des centre-villes.
Nos étapes en 3 semaines (31 juillet- 19 août): Delhi, Agra, Bharatpur, Jaipur, Pushkar, Udaipur, Mont Abu via Ranakpur, Jodhpur, Jaisalmer, retour Delhi. A savoir pour le train : pour acheter vos billets aux guichets des gares, vous devez remplir au préalable un formulaire disponible en général sur un comptoir, avec le nom du train, noms des passagers, N°s de passeports. Les infos horaires des trains sont en général affichés dans les gares. Si vous passez par une agence, c’est plus simple, c’est eux qui renseignent tout ça et vous donnent les infos horaires (mais attention à la commission !). Si vous avez des places réservées sur un train, cherchez votre nom sur les listes affichées sur les wagons avec réservation juste avant le départ. C’est là que sont inscrits vos N°s de places, cela vous permet de les réclamer si elles sont occupées à votre arrivée.
- Delhi : Difficile de s’orienter à pieds dans la ville, aucun nom de rues (pareil pour les autres villes, mais plus petites), harcèlement permanent des rickshaws qui ne demandent qu’à vous conduire. On aime marcher dans les villes en général, mais là, ce fut dur ! Hôtel Jyoti Mahal dans Pahar Ganj, grande chambre familiale pour 4000 Rp petit dej inclus, hôtel sympa, bonne déco, internet gratuit, terrasse sur le toit pour le restau, pas très loin de la gare. Transfert depuis l’aéroport cher (600 Rp), on a trouvé à 300 Rp pour le retour. Fort Rouge 250 Rp et non pas 150 comme indiqué dans le routard. Restau agréable et très bon.
- Delhi- Agra en train: infos horaires claires au Tourist Bureau de la gare de Delhi. Le trajet a duré 4h, en classe 2A, bien. Hôtel Atithi, calme, belle piscine, restau sombre mais climatisé, pas inoubliable.
- Agra- Bharatpur en train : pas de résa possible car on ne voulait pas prendre l’express qui part très tôt, donc train uniquement en classe populaire, pas de siège réservéà il faut faire comme les autres et s’imposer pour trouver à se caser quelque part. Un peu dur, mais c’est une expérience, ça ne coûte rien ; 4h pour faire les quelques 60 km entre les 2 villes ! Du coup on s’est offert un très bel hôtel, le Laxmi Vilas Palace, excentré, construit à côté d’un ancien palais, magnifique piscine, 4300 Rp pour une suite d’au moins 50 m2 avec 2 « extra beds ». On voulait faire le parc Keoladeo à vélo histoire de se balader dans la nature, mais ce n’est plus possible, plus de vélos à louer. Donc obligation de prendre des rickshhaws-vélos, on était déçus, d’autant que ce n’est pas fabuleux à cette saison sur le plan faune. Bref, pas inoubliable comme étape (à part l’hôtel !). En plus, il faisait 45°C à l’ombre !
- Bus pour Jaipur, 3h30 de trajet, pas luxe mais chacun son siège, réservé la veille, autoroute tout le long. Un peu difficile de trouver un hôtel en arrivant à Jaipur, plusieurs étaient pleins. On a finalement été au Pearl Palace, Ch familiale avec 1 lit d’appoint pour 1250 Rp, correct, restau sympa sur la terrasse, internet payant.
- Bus vers Pushkar, environ 4h, pas mal d’autoroute sauf à la fin. Hôtel Sajjan Bagh, hors de la ville mais quand même très près du centre à pieds, en pleine campagne, personnel très sympa, pas luxe mais bien, piscine un peu saumâtre mais agréable. Pas mal de coupures de courant. Restau dans l’herbe au calme (ça fait du bien !). A noter que le lac était presque à sec (mauvaise mousson). A Pushkar, attention à Ekta Travels (adresse dans le routard). On leur a réservé tous nos billets de trains jusqu’à la fin et ils nous ont demandé une comm énorme (4 billets pour 4 personnes donc comm habituelle X 16 !!!, pas moyen de négocier). Absolument demander les conditions avant de réserver et comparer avec les autres agences avant de vous décider. A savoir : pour le trajet du retour Jaisalmer-Delhi nous avions en réservant 10j avant 2 places en waiting list sur les 4 (mais en premières positions), elles se sont confirmées quelques jours plus tard.
- Trajet Pushkar- Ajmer en taxi puis train Ajmer-Udaipur : durée 5h30 en 1ere AC, très bien. Hôtel Rang Niwas, intéressant car assez bon standing, chambres avec juste 1 ventilateur biens et bon rapport qualité-prix (770Rp) niveau jardin. Mais accueil « collant », ils ont essayé de nous vendre tout ce qu’ils pouvaient, peine perdue. Piscine agréable. Viennent vous chercher à la gare gratuitement (c’est rare !). Eau dans le lac à Udaipur.
- Trajet Udaipur- Mont Abu en taxi en passant par Ranakpur pour visiter le temple Jaïn, très beau : départ le matin vers 9h, arrivée à Ranakpur vers 11h30, visite du temple à partir de midi (attention à la tenue vestimentaire !), puis trajet vers Mont Abu avec arrivée là bas vers 17h. En repartant de Ranakpur, le chauffeur nous a arrêté dans un restau pour touristes environ 10 km plus bas sur la route, formule buffet obligatoire à 300 Rp par pers, on n’avait pas très faim et on trouvait ça beaucoup trop cher donc on a mangé encore 10km plus bas environ dans un restau pour « indiens » avec l’aide de notre chauffeur (carte en hindi seulement). C’était bon et pas cher du tout mais il ne fallait pas être stressés par l’hygiène ! Route pour Mont Abu : plusieurs péages sur la route. Se renseigner dans les agences s’ils sont compris dans le prix de votre trajet ou pas (nous avons payé en tout 60 puis 50 puis 25 Rp, avec ensuite la taxe de séjour à Mont Abu 45 Rp). A Udaipur, énormes différences de prix pour ce trajet en taxi d’une agence à l’autre. Comparer+++.
- Mont Abu : on a bien aimé. Beaucoup de touristes mais quasiment que des indiens, en vacances, WE, lune de miel… Petites balades à faire sur les hauteurs du lac avec belles vues. C’est le seul endroit où on a eu un peu de pluie. Guest House Lake Residency Paying Guest House (Routard), bien située et jardin agréable mais très cher pour la prestation, chambres glauques, paillasse en guise de lit, accueil pas sympa, aucune insonorisation, bref, à éviter. 2ème nuit à la Honey Dew Guest House, chambres correctes et bon accueil mais bruits toute la nuit. Check out 9h partout à Mont Abu. Dîner au restau de l’Udai Garh ouvert juste pour nous, à notre demande. Cadre superbe du jardin qui domine le lac. Pas plus cher qu’ailleurs et très bon.
- Trajet Abu Road – Jodhpur en train, Sleeper Class, durée 5h30. Hôtel Singhvi’s Haveli, très bien situé au pieds de la forteresse, accueil sympa, calme, bien, restau en terrasse avec belle vue.
- Trajet Jodhpur- Jaisalmer en train, départ très tôt le matin (5h15), dur car en 2C, on n’a jamais trouvé notre wagon qui n’était pas indiqué comme c’est le cas pour les autres classes, personne pour nous renseigner sur le quai noir de monde malgré l’heure matinale. Dans la panique on est montés en sleeper où on a réussi à se faire une place, donc dans une classe supérieure à ce qu’on avait acheté. Le contrôleur nous l’a fait remarqué mais ne nous a pas embêtés. A Jaisalmer, hôtel The Royale juste à l’extérieur des remparts, bien, bon accueil, piscine. Camel safari avec Ganesh Travel. Pour avoir comparé dans plusieurs agences, prix moyen (2200 Rp pour 4). Guide très sympa qui nous a fait visiter son village, loin de Sam et de Khuri. Seul bémol, la durée de la balade à dos de chameaux, un peu courte. Soirée sympa et dîner au coin du feu dans les dunes avec notre guide puis retour vers 22H.
- Trajet Jaisalmer-Delhi en train couchette 2A soit 4 couchettes par compartiment (séparé du couloir par un rideau) donc bon confort, durée 20h mais ça passe assez vite, possibilité de commander à manger (plateau repas).
Voilà. J’espère que ces infos seront utiles à ceux qui préparent leur voyage !
Notre profil : famille de 4 personnes dont 2 ados, routards mais pas « babas », nous aimons le calme, les ambiances familiales, la nature plus que le tumulte des centre-villes.
Nos étapes en 3 semaines (31 juillet- 19 août): Delhi, Agra, Bharatpur, Jaipur, Pushkar, Udaipur, Mont Abu via Ranakpur, Jodhpur, Jaisalmer, retour Delhi. A savoir pour le train : pour acheter vos billets aux guichets des gares, vous devez remplir au préalable un formulaire disponible en général sur un comptoir, avec le nom du train, noms des passagers, N°s de passeports. Les infos horaires des trains sont en général affichés dans les gares. Si vous passez par une agence, c’est plus simple, c’est eux qui renseignent tout ça et vous donnent les infos horaires (mais attention à la commission !). Si vous avez des places réservées sur un train, cherchez votre nom sur les listes affichées sur les wagons avec réservation juste avant le départ. C’est là que sont inscrits vos N°s de places, cela vous permet de les réclamer si elles sont occupées à votre arrivée.
- Delhi : Difficile de s’orienter à pieds dans la ville, aucun nom de rues (pareil pour les autres villes, mais plus petites), harcèlement permanent des rickshaws qui ne demandent qu’à vous conduire. On aime marcher dans les villes en général, mais là, ce fut dur ! Hôtel Jyoti Mahal dans Pahar Ganj, grande chambre familiale pour 4000 Rp petit dej inclus, hôtel sympa, bonne déco, internet gratuit, terrasse sur le toit pour le restau, pas très loin de la gare. Transfert depuis l’aéroport cher (600 Rp), on a trouvé à 300 Rp pour le retour. Fort Rouge 250 Rp et non pas 150 comme indiqué dans le routard. Restau agréable et très bon.
- Delhi- Agra en train: infos horaires claires au Tourist Bureau de la gare de Delhi. Le trajet a duré 4h, en classe 2A, bien. Hôtel Atithi, calme, belle piscine, restau sombre mais climatisé, pas inoubliable.
- Agra- Bharatpur en train : pas de résa possible car on ne voulait pas prendre l’express qui part très tôt, donc train uniquement en classe populaire, pas de siège réservéà il faut faire comme les autres et s’imposer pour trouver à se caser quelque part. Un peu dur, mais c’est une expérience, ça ne coûte rien ; 4h pour faire les quelques 60 km entre les 2 villes ! Du coup on s’est offert un très bel hôtel, le Laxmi Vilas Palace, excentré, construit à côté d’un ancien palais, magnifique piscine, 4300 Rp pour une suite d’au moins 50 m2 avec 2 « extra beds ». On voulait faire le parc Keoladeo à vélo histoire de se balader dans la nature, mais ce n’est plus possible, plus de vélos à louer. Donc obligation de prendre des rickshhaws-vélos, on était déçus, d’autant que ce n’est pas fabuleux à cette saison sur le plan faune. Bref, pas inoubliable comme étape (à part l’hôtel !). En plus, il faisait 45°C à l’ombre !
- Bus pour Jaipur, 3h30 de trajet, pas luxe mais chacun son siège, réservé la veille, autoroute tout le long. Un peu difficile de trouver un hôtel en arrivant à Jaipur, plusieurs étaient pleins. On a finalement été au Pearl Palace, Ch familiale avec 1 lit d’appoint pour 1250 Rp, correct, restau sympa sur la terrasse, internet payant.
- Bus vers Pushkar, environ 4h, pas mal d’autoroute sauf à la fin. Hôtel Sajjan Bagh, hors de la ville mais quand même très près du centre à pieds, en pleine campagne, personnel très sympa, pas luxe mais bien, piscine un peu saumâtre mais agréable. Pas mal de coupures de courant. Restau dans l’herbe au calme (ça fait du bien !). A noter que le lac était presque à sec (mauvaise mousson). A Pushkar, attention à Ekta Travels (adresse dans le routard). On leur a réservé tous nos billets de trains jusqu’à la fin et ils nous ont demandé une comm énorme (4 billets pour 4 personnes donc comm habituelle X 16 !!!, pas moyen de négocier). Absolument demander les conditions avant de réserver et comparer avec les autres agences avant de vous décider. A savoir : pour le trajet du retour Jaisalmer-Delhi nous avions en réservant 10j avant 2 places en waiting list sur les 4 (mais en premières positions), elles se sont confirmées quelques jours plus tard.
- Trajet Pushkar- Ajmer en taxi puis train Ajmer-Udaipur : durée 5h30 en 1ere AC, très bien. Hôtel Rang Niwas, intéressant car assez bon standing, chambres avec juste 1 ventilateur biens et bon rapport qualité-prix (770Rp) niveau jardin. Mais accueil « collant », ils ont essayé de nous vendre tout ce qu’ils pouvaient, peine perdue. Piscine agréable. Viennent vous chercher à la gare gratuitement (c’est rare !). Eau dans le lac à Udaipur.
- Trajet Udaipur- Mont Abu en taxi en passant par Ranakpur pour visiter le temple Jaïn, très beau : départ le matin vers 9h, arrivée à Ranakpur vers 11h30, visite du temple à partir de midi (attention à la tenue vestimentaire !), puis trajet vers Mont Abu avec arrivée là bas vers 17h. En repartant de Ranakpur, le chauffeur nous a arrêté dans un restau pour touristes environ 10 km plus bas sur la route, formule buffet obligatoire à 300 Rp par pers, on n’avait pas très faim et on trouvait ça beaucoup trop cher donc on a mangé encore 10km plus bas environ dans un restau pour « indiens » avec l’aide de notre chauffeur (carte en hindi seulement). C’était bon et pas cher du tout mais il ne fallait pas être stressés par l’hygiène ! Route pour Mont Abu : plusieurs péages sur la route. Se renseigner dans les agences s’ils sont compris dans le prix de votre trajet ou pas (nous avons payé en tout 60 puis 50 puis 25 Rp, avec ensuite la taxe de séjour à Mont Abu 45 Rp). A Udaipur, énormes différences de prix pour ce trajet en taxi d’une agence à l’autre. Comparer+++.
- Mont Abu : on a bien aimé. Beaucoup de touristes mais quasiment que des indiens, en vacances, WE, lune de miel… Petites balades à faire sur les hauteurs du lac avec belles vues. C’est le seul endroit où on a eu un peu de pluie. Guest House Lake Residency Paying Guest House (Routard), bien située et jardin agréable mais très cher pour la prestation, chambres glauques, paillasse en guise de lit, accueil pas sympa, aucune insonorisation, bref, à éviter. 2ème nuit à la Honey Dew Guest House, chambres correctes et bon accueil mais bruits toute la nuit. Check out 9h partout à Mont Abu. Dîner au restau de l’Udai Garh ouvert juste pour nous, à notre demande. Cadre superbe du jardin qui domine le lac. Pas plus cher qu’ailleurs et très bon.
- Trajet Abu Road – Jodhpur en train, Sleeper Class, durée 5h30. Hôtel Singhvi’s Haveli, très bien situé au pieds de la forteresse, accueil sympa, calme, bien, restau en terrasse avec belle vue.
- Trajet Jodhpur- Jaisalmer en train, départ très tôt le matin (5h15), dur car en 2C, on n’a jamais trouvé notre wagon qui n’était pas indiqué comme c’est le cas pour les autres classes, personne pour nous renseigner sur le quai noir de monde malgré l’heure matinale. Dans la panique on est montés en sleeper où on a réussi à se faire une place, donc dans une classe supérieure à ce qu’on avait acheté. Le contrôleur nous l’a fait remarqué mais ne nous a pas embêtés. A Jaisalmer, hôtel The Royale juste à l’extérieur des remparts, bien, bon accueil, piscine. Camel safari avec Ganesh Travel. Pour avoir comparé dans plusieurs agences, prix moyen (2200 Rp pour 4). Guide très sympa qui nous a fait visiter son village, loin de Sam et de Khuri. Seul bémol, la durée de la balade à dos de chameaux, un peu courte. Soirée sympa et dîner au coin du feu dans les dunes avec notre guide puis retour vers 22H.
- Trajet Jaisalmer-Delhi en train couchette 2A soit 4 couchettes par compartiment (séparé du couloir par un rideau) donc bon confort, durée 20h mais ça passe assez vite, possibilité de commander à manger (plateau repas).
Voilà. J’espère que ces infos seront utiles à ceux qui préparent leur voyage !
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Voyage en Inde et au Népal: visas, contraintes, etc? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
J'envisage de partir début 2010 faire une année sabbatique en Inde et au Népal, avant de me lancer réellement dans la vie "active". Bref, étant donné que c'est mon premier gros voyage quasi seul, je me pose plusieurs questions. Je pars avec un ami et compte prendre l'avion jusqu'à Trivandrum au sud de l'Inde, puis remonter toute l'Inde jusqu'au Népal. Pour l'instant je suis un peu paumé, j'ai fait différentes recherches mais j'ai du mal à trouver certaines réponses...
De un, l'éternel question du visa. Etant donné que je n'ai pas de limites de temps, comment cela se passe-t'il pour mon visa. Vais-je avoir des soucis si je n'ai pas de billet d'avion retour ? Si oui, comment faire, puisque je ne sais pas d'où je vais partir ? Je sais que cette question a déjà été posé plus d'une fois, mais à chaque fois aucune réponse n'est sûr et surtout la personne en question ne fais jamais part de ce qui s'est passé après le voyage, donc...!?
De deux, suis-je utopiste de penser que je vais réussir à remonter toute l'Inde uniquement à pied, en bus ou en train, où je risque vraiment d'avoir des soucis ? Avec 5€ par jour, si je mange et dors cheap, je (sur)vis ou je meurs de faim et d'insalubrité !?
Voilà en gros pour mes deux questions certes naïves mais j'espère que vous pourrez m'aider, d'avance merci. Toutes les infos et les conseils quels qu'ils soient et qui pourraient m'aider sont les bienvenue ! Merci
J'envisage de partir début 2010 faire une année sabbatique en Inde et au Népal, avant de me lancer réellement dans la vie "active". Bref, étant donné que c'est mon premier gros voyage quasi seul, je me pose plusieurs questions. Je pars avec un ami et compte prendre l'avion jusqu'à Trivandrum au sud de l'Inde, puis remonter toute l'Inde jusqu'au Népal. Pour l'instant je suis un peu paumé, j'ai fait différentes recherches mais j'ai du mal à trouver certaines réponses...
De un, l'éternel question du visa. Etant donné que je n'ai pas de limites de temps, comment cela se passe-t'il pour mon visa. Vais-je avoir des soucis si je n'ai pas de billet d'avion retour ? Si oui, comment faire, puisque je ne sais pas d'où je vais partir ? Je sais que cette question a déjà été posé plus d'une fois, mais à chaque fois aucune réponse n'est sûr et surtout la personne en question ne fais jamais part de ce qui s'est passé après le voyage, donc...!?
De deux, suis-je utopiste de penser que je vais réussir à remonter toute l'Inde uniquement à pied, en bus ou en train, où je risque vraiment d'avoir des soucis ? Avec 5€ par jour, si je mange et dors cheap, je (sur)vis ou je meurs de faim et d'insalubrité !?
Voilà en gros pour mes deux questions certes naïves mais j'espère que vous pourrez m'aider, d'avance merci. Toutes les infos et les conseils quels qu'ils soient et qui pourraient m'aider sont les bienvenue ! Merci
Avis sur itinéraire de deux mois en Inde et au Népal? English translation pending
Bonsoir à tous!
Nous sommes 2 et nous partons en Inde le 10 juillet jusqu'au 3 septembre (7semaines)
On atterit à Dehli et on voudrait faire Rajhastan (jodhpur, udaipur et chittaurgarh) Kerala et Tamil Nadu (mysore, calicut, kochi, kodai; trichy, mamallapuram) Calcutta Varanasi Katmandou et s'il reste du temps...l'Himachal Pradesh (Shimla, Rewalsar et Dharamasala)
Vous pensez que c'est faisable? Y'a deux gros trajet, pour passer du rajhastan au sud, et du sud à Calcutta...peut être en avion. Le Népal c'est un rêve depuis longtemps
C'est tellement difficile de faire des itinéraires dans un pays aussi grand et avec autant de diversité!On sait plus où donner de la tête!
Merci d'avance pour vos réponses et bon voyage à ceux qui partent à l'aventure cet été en oubliant la crise ;)
On atterit à Dehli et on voudrait faire Rajhastan (jodhpur, udaipur et chittaurgarh) Kerala et Tamil Nadu (mysore, calicut, kochi, kodai; trichy, mamallapuram) Calcutta Varanasi Katmandou et s'il reste du temps...l'Himachal Pradesh (Shimla, Rewalsar et Dharamasala)
Vous pensez que c'est faisable? Y'a deux gros trajet, pour passer du rajhastan au sud, et du sud à Calcutta...peut être en avion. Le Népal c'est un rêve depuis longtemps
C'est tellement difficile de faire des itinéraires dans un pays aussi grand et avec autant de diversité!On sait plus où donner de la tête!
Merci d'avance pour vos réponses et bon voyage à ceux qui partent à l'aventure cet été en oubliant la crise ;)
Budget suffisant pour six mois en Asie du Sud? English translation pending
Bonjour 🙂 ,
j'ai prévu de partir pour 6 mois en Asie du sud à partir de novembre, en solo, et rester au moins 3 mois en Inde du sud .Je compte ( j'espère! ) passer un mois au Myanmar et quelque temps au Népal . Ma decision a été prise assez recemment et je n'ai pu reunir un budget de 4000 euros sur place , ceci n'incluant pas le vol A/R et tous les frais de depart ( visas , vaccins , assurance etc ... )
sachant que je suis "souple" sur le programme , car j'aime voyager aussi au gré de mes envies , notamment si l'Inde me fait fuire ailleurs ( c'est ma première rencontre avec ce pays , on ne sait jamais) , je voudrais savoir si ce budget vous semble raisonnable , notamment avec le cout des vols internes . Je voyage d'une manière simple , petits-hotels , Guests house .
Merci
Comment se rendre au Kerala au départ de Khajurao? English translation pending
Bonjour à vous
L’un(e) d’entre vous pourrait il (elle) me dire comment je peux faire pour me rendre à Kerala au départ de Khajurâho. merci beaucoup d’avance
L’un(e) d’entre vous pourrait il (elle) me dire comment je peux faire pour me rendre à Kerala au départ de Khajurâho. merci beaucoup d’avance