Merci Laurence pour ton gentil message et félicitations ! Après ces 5 pages de lecture, il n'y a que les "vrais" qui me lisent encore

Du 28 au 28 : un vendredi 27 mai à San Francisco et Sausalito (J30)
C’est ma dernière journée pleine à
San Francisco et surtout ma dernière journée aux
États-Unis ! Ce n’est que maintenant que je commence à ressentir la fatigue, après 4 semaines hyperactives mais ce n’est pas le moment de faiblir !
LOCATION DU VÉLO
J’enfile mes baskets et me rends vers un loueur de vélos dans le but de traverser le
Golden Gate Bridge et de rejoindre
Sausalito de l’autre côté.
Pendant la préparation de ce voyage j’ai pris un malin plaisir à comparer tout ce qui était comparable : vol, hôtels, attractions,... Mais décidément à
San Francisco j’ai été moins pointilleux : en quittant l’hôtel j’ignore où je vais louer le vélo. LA HONTE !
Après 40 minutes de marche, je passe la porte du premier loueur sur lequel je tombe : Blazing Saddles près de Bay Street. Je choisis la formule la plus populaire (c’est marqué sur un dépliant alors je ne peux que leur faire confiance n’est-ce pas ?). Je loue un vélo pour la journée et paye en même temps un billet de ferry pour revenir à
San Francisco. 46 dollars (36 si on n’utilise pas le billet de ferry)
En
France je ne suis pas sportif pour un sou... Le dernier vélo sur lequel je suis grimpé remonte à quelques mois : un Velib' parisien qui m’avait physiquement tué au point que rentrer à pied aurait été tout aussi rapide ! Autant vous dire que les premiers mètres en vélo sont hésitants, la gestion du trafic sur la route est éprouvante et les ascensions sont atroces ! Heureusement que je marche activement depuis 4 semaines, c’est probablement ce qui m’évitera les courbatures au retour à
Paris !
FORT POINT
À part quelques montées, le circuit indiqué pour les vélos n’est pas si sorcier. Je m’autorise même une pause à l’intérieur de Fort Point, une ancienne forteresse étonnante qui réside SOUS le pont suspendu. L’exposition est assez intéressante, le lieu est fascinant et la vue depuis le sommet du Fort est géniale ! Pendant deux secondes je me suis cru sur Fort Boyard !
SAUSALITO
La traversée du
Golden Gate Bridge est rapide. A vélo, on apprécie particulièrement bien la démesure de ce pont. Évidemment, une pause s’impose au milieu : quelle vue !
L’entrée de
Sausalito est bien indiquée de l’autre côté du pont. Avant de dévaler une colline, je croise un type chargé de la sécurité sur la route (enfin je crois). Il m’interpelle, me demande d’où je viens et ça tombe bien : il rêve de voyager un jour en
France. Nous discutons pendant une bonne demi-heure sur nos vies mais surtout sur la sienne... Nous avons quasiment le même âge et nous comparons nos vies incomparables. Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il m’évoque sa récente rupture et son job précaire.
Avant de nous quitter, il me déconseille d’approcher Marin City où il vit, qu’il considère comme une ville de pauvres et de drogués. Message reçu.
Sausalito s’offre enfin à moi ! À moi ainsi qu’à 4000 autres touristes-cyclistes qui se massent près des parkings ! Afin de fuir la cohue j’ai poussé jusqu’à Harbor Drive pour découvrir mes premiers house-boats. Je suis d’ailleurs le seul touriste dans les parages et je suis étonné ! Je marche sur les pontons et les habitants me saluent avec un grand sourire : je suis encore plus étonné ! Chaque maison contraste avec la suivante, il y en a pour tous les goûts et tous les styles ; c'est bon esprit !
Le plan dans la sacoche de mon vélo m’incite à aller encore plus loin, jusqu’à
Tiburon. C’est la première fois que je lis ce nom ! Alors je ne m’aventure pas... Pas cette fois-ci. Je retourne à l’entrée de
Sausalito pour manger un bout.
RETOUR À SAN FRANCISCO
Le soleil est puissant et je ne m’imagine pas remonter en vélo les pentes sur lesquelles j’ai battu plus tôt des records de vitesse en descente ! Alors tant pis je sacrifie le ticket que m’a fourni le loueur de vélos pour prendre le ferry.
De retour à
San Francisco, je suis chaud pour rentabiliser mon vélo jusqu’au bout ! Et si j’allais jusqu’à
Mission District, pour me rattraper d’hier ? Bonne idée !
À la première côte typique de
San Francisco, mes genoux me lâchent et je me retrouve comme un idiot à marcher à côté de ma monture. J’abandonne ! J’abandonne et ramène le vélo chez le loueur. J’aurais dû prendre un vélo électrique pour gravir les rues... Je suis mal renseigné mais je crois qu’ils ne sont pas beaucoup plus chers que les vélos classiques. Ou alors j’aurais dû louer un scooter, ça aurait été idéal durant ces trois jours en ville !
À un croisement je vois un arrêt de Cable Car une veine ! C’est l’attraction phare et cliché de la ville, ce serait bête de ne pas en emprunter un pendant ce séjour ! Oui... Ce serait bête... Les deux qui passent devant moi sont pleins à craquer et ne s’arrêtent pas... J’abandonne et ne compte que sur mes pieds pour revenir à l’hôtel.
OAKLAND
Il y a quelques années, un collègue a quitté la
France pour vivre à
San Francisco. Je lui avais parlé de mon voyage avant de partir et nous convenons sur Facebook d’un rendez-vous dans la soirée. Il a habité quelque temps à SF puis a déménagé avec sa famille à
Oakland.
Quelle surprise de le revoir ! Et quel plaisir de rencontrer sa femme et son fils de 2 ans ! Sur la vaste terrasse d’un restaurant nous partageons l’apéro et échangeons sur nos vies.
Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il me partage son expérience d'expatrié. Il ne regrette absolument pas ses choix et je suis totalement admiratif du courage qu’il a eu pour en arriver là. Au cours de la discussion il me confirme d’ailleurs que oui, ici, les enfants sont rois et qu’on les éduque mal. Lui-même est parfois gêné de gronder son fils en public...
Nous terminons la soirée tous les deux dans un Smitten Ice Cream, qui crée ses glaces dans de l’azote liquide, sous nos yeux. Spectaculaire ! Il y en a à
Oakland ainsi qu’à
San Francisco. Les glaces sont excellentes !
VISTA POINT
À 22h nous nous quittons. C’est ma dernière soirée au pays et j’en profite pour m’offrir une nouvelle vue nocturne sur San Franscisco, depuis le Vista Point, un énième point de vue incroyable sur la ville. Magnifique. Je rentre à l’hôtel fatigué, je dois préparer ma valise pour partir, je suis mélancolique.
À
Los Angeles j’avais imprimé une carte sur laquelle j’avais marqué les trucs à voir et les plans B. C’est ce qu’il m’a manqué à SF car j’ai le sentiment de quitter la ville en étant passé à côté de choses intéressantes, par manque de temps, d'organisation et d'optimisation en amont. Bon point par contre : je n’ai pas eu de brouillard du tout pendant ces quelques jours ici !