"AMS" c'est pour
Amsterdam, le "Hub" c'est une analogie du mileu aérien avec la roue de vélo (hub "moyeu" and spokes "rayons") : au lieu d'avoir des liaisons aériennes dites "transversales" entre petits aéroports, on fait remonter tout le trafic vers de grosses plateformes, à partir desquelles on "rayonne" ensuite vers les plus petites. Ca permet de concentrer le trafic à des heures précises pour permettre les correspondances et de mieux répartir les vols.
Il est intéressant de noter que c'est aussi un point de divergences entre Boeing et Airbus. Ces dernièrs pensent que les "hubs" seront saturés à certaines heures (va à Roissy-
CDG entre 7h00 et 9h00, c'est impressionnant) donc en mettant un avion plus gros entre ces gros aéroports (tiens, pourquoi pas un A380

), on fluidifie le trafic puisque pour 2 "petits" avion, on met le même nombre de passagers dans un très gros. Boeing pense le contraire, que l'avenir n'est plus aux "hubs" saturés à certaines heures, mais au retour du "point par point" transversal (et son futur B787 serait l'appareil parfait pour ça

).
Le "Yield Management" est une autre invention anglo-saxonne de l'aérien, déclinée ensuite dans le tourisme (hôtellerie en particulier). C'est "l'optimisation par la priorité" (Yield). Exemples basiques : mettre l'avion adéquat en fonction du trafic, adapter les prix en fonction de l'occupation des sièges. Ca parait évident de nos jours, mais il y a 20 ans, c'était totalement inédit.
B&R