Myrms · 6 février 2018 à 19:10 · 60 photos 57 messages · 22 participants · 14 922 affichages | | | | À: Kera · 19 février 2018 à 20:51 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 41 de 57 · Page 3 de 3 · 1 861 affichages · Partager Bonjour Christiane,
Je ne sais pas si vous classez les temples jaïns du Rajasthan (seule région où je suis allée quelques jours) dans les temples Indouistes mais ils sont pour moi la merveille absolue, méritant à eux seuls un voyage en Inde. Et me semble-t-il bien entretenus (par la riche communauté jaïn ?). Je joins quelques photos de Ranakpur (le plus spectaculaire, mais tant d'autres magnifiques à Jaisalmer ou au Mont Abu) de mon smartphone bas de gamme.
Comme vous l'indiquez, il s'agit de temples jaïns, et donc pas hindous.
En effet, ces temples sont superbes, tout particulièrement le grand temple à Ranakpur, le plus beau beau temple jaïn qu'il m'ait été donné de voir. On ne sait où laisser poser le regard. Interdit de photographies intérieures lors de mon passage en avril 2012.
Comme les temples hindous, nombre de temples jaïns ont subi les pillages et destructions des conquérants musulmans. Ceux que nous visitons ont généralement été reconstruits et/ou restaurés. Ainsi ceux de Dilwara ( Mont Abu) en 1906. Ou postérieurs aux razzias musulmanes des premiers temps.
La communauté jaïn est souvent fortunée, ce qui explique la qualité de l'architecture et les restaurations entreprises.
Parmi les autres temples jaïns visités, j'ai beaucoup apprécié ceux de Palitana (reconstruits après leur destruction en 1311) et de Girnar Hill au Gujarat.
Dans un genre très différent, j'ai adoré la finesse des fresques du temple troglodyte Jaïn de Sittanavasam / Sittannavasal (cf. en.wikipedia.org/wiki/Sittanavasal_Cave ) au Tamil Nadu.
Mais cela fait un peu loin pour un week-end depuis Delhi  .
Fabrice | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: FabGreg · 20 février 2018 à 16:03 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 42 de 57 · Page 3 de 3 · 1 808 affichages · Partager Bonjour,
Interdit de photographies intérieures lors de mon passage en avril 2012
En novembre 2017, je n'ai pas remarqué d'interdiction de photographier à Ranakpur, sauf le sanctuaire, ce dont ne se privaient pas les touristes occidentaux ou indiens. A Jaisalmer également dans les temples ouverts, où les prêtres étaient pourtant présents en nombre, sauf toujours l'autel où se donnent les offrandes. Il est vrai que le respect aurait peut-être dû m’empêcher de photographier ce qui est avant tout un lieu de culte... Et que dans d'autres temples indiens (jaïns, vishnouistes, shivaïstes...), c'était fermement rappelé à l'entrée et respecté à l'intérieur. | | | À: Myrms · 11 avril 2018 à 17:29 · Modifié le 11 avr. 2018 à 17:44 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 43 de 57 · Page 3 de 3 · 1 585 affichages · Partager WE à LucknowPour ce week-end, direction Lucknow, capitale de l'Uttar Pradesh et ancienne capitale des Nawabs de l'Awadh, une dynastie shiite ayant succédé aux Moghols dans la région. Trajet de nuit en sleeper sans soucis pour une arrivée au petit matin. La gare héritée des Britanniques est assez belle, dans un style de fusion avec l'art local. Pour rejoindre le centre historique, je monte dans un tempo, un de ses taxis collectifs circulant sur tous les grands axes, très pratiques. Je commence donc ma visite du quartier historique de Hussainabad, qui regroupe tous les monuments principaux. Je découvre avec plaisir que le quartier est très bien aménagé, avec une grande promenade piétonne reliant les différents sites, ce qui rend la marche très agréable. Un espace réservé aux piétons est suffisamment rare en Inde pour être souligné! Visite du Bara Imambara (mausolée shiite), très bel ensemble bien entretenu.
En jour de week-end, l'ambiance y est beaucoup plus proche d'un site touristique qu'un lieu religieux (la mosquée reste même fermée). Assez rapidement on vient me parler, les étrangers seuls n'étant vraiment pas nombreux dans cette ville. Un groupe de jeunes étudiants et étudiantes viennent m'aborder, et j'ai droit à ma première (brève) discussion avec une fille au voile intégral – qui même si elle restait en retrait semble mieux maitriser l'anglais que ses copains qui faisaient l'essentiel de la conversation ! Assez pertubant pour discuter... Mais en tout cas il semble s'agir d'une pratique "culturelle", qui ne l'empêche pas de faire des études et de sortir avec des amis du sexe opposé. En Inde plus qu'ailleurs, il faut en effet voir la religion comme un critère d'appartenance à une communauté et à son ensemble de pratiques, plutôt qu'une religiosité "spirituelle" et personnelle. Aux aux-revoirs, je suis même surpris lorsqu'elle me tend la main (même chez les hindous ce genre de contact n'est pas si courant). Voile intégral assez répandu, et communauté musulmane assez conservatrice donc (par exemple ils me disent qu'ici aucun de leur communauté ne fête Holi ici, alors qu'à Delhi les barrières sont moins strictes). Petite digression sur les différentes "façons" de se couvrir intégralement la face, qui ne se limite pas en Inde aux communautés musulmanes: - "Ghoonghat", le fait de se couvrir entièrement le visage d'un voile assez léger permettant de voir à travers (présent notamment chez les hindoues au Rajasthan) - "Dupatta" (l'écharpe que les filles portent généralement autour des épaules) où le fait de s'enrouler son écharpe autour du visage et de la tête, en ne laissant paraitre que les yeux. Etonnament, cette dernière est en fait plutôt applicable aux jeunes filles "modernes" (conductrices de scooters notamment!) qui le portent pour se protéger de la pollution, du soleil etc. Et aussi éventuelllement des regards ou du jugement des voisins (c'est une bonne façon de rester anonyme!). Ironiquement on trouve même des religieux hindous critiquant cette nouvelle "mode", et la "liberté" (de mouvement et de comportement) qu'elle peut donner aux jeunes filles ! Un nouvel exemple de la diversité / complexité des pratiques en Inde ! Cette fois-ci je me fais invité au restaurant par un groupe de trois cousins / frères. Et pas n'importe lequel: le "Tunday Kebab" visiblement une institution culinaire ici, que l'on doit rejoindre en rickshaw jusqu'au quartier d'Aminabad. Ils n'ont d'ailleurs pas trop apprécié que je sorte mon argent avant eux pour payer le trajet... Difficile de leur faire comprendre que je me sentirais mal à l'aise de me faire entièrement invité. Repas pas si mémorable au final, le "kebab" ici étant une boulette de viande mixée sans consistance et que je n'ai donc pas trop apprécié (je reste un inconditionnel du riz byriani et de la grande diversité de ses préparations!), et les conversations étant au point mort sachant que leur anglais est limité et qu'ils semblent avoir perdu la patience nécessaire pour "converser" en hindi avec moi.
Rapide repos, puis visite du Chota Imambara, bien moins impressionnant mais visite sympa. En cette fin de journée, de nombreux enfants jouent au cerf-volants sur les toits des maisons. Tout le monde n'a pas encore de smartphone (ce dernier s'étendant à ma surprise bien au-delà de la classe moyenne), ce qui permet d'apprécier encore les jeux simples !
Je passe ma soirée sur la grande esplanade piétonne, à observer les nombreuses familles emmenant leurs enfants jouer ici et à manger les divers snacks et fruits proposés par les nombreux vendeurs. Tous semblent bien apprécier un peu d'urbanisme bien pensé et bien entretenu ! __
Réveil matinal, et en retournant vers le centre historique je tombe par surprise sur le "marché du dimanche" qui s'étend à l'arrière du Bara Imambara. Avec la lumière de début de journée dans le dos, et le monument en arrière plan, cela donne de belles photos:
La balade est très agréable avant la chaleur de la journée, déjà des maximales à 35 degrés pour ce début mars... Il s'agit d'un "marché frais" : toutes sortes de fleurs et d'animaux vivants (chèvres, poules...), on en oublierait presque que l'on se trouve au centre d'une agglomération de 3 millions d'habitants!
Je continue la marche vers la Gomti River, bien asséchée comme tous les cours d'eau de la région, dans l'attente d'une mousson que tout le monde qui sera salvatrice (si tout va bien).
Sur les bords de la rivière, les dhobi-wallahs lavent un linge de toutes les couleurs. Comme on voit la couleur de l'eau, noire et pleine de déchets, on a du mal à imaginer que le linge ressort plus propre qu'il n'y rentre... Mais apparemment ça marche !
Je traverse la rivière sur un pont ayant des abris aménagés pour les piétons tous les 30 mètres, très pratiques pour se poser et admirer la vue à l'abri du soleil qui cogne déjà violemment. Décidément l'aménagement de cette ville me plait ! Même si cela n'enlève rien à l'odeur plus ou moins fétide qui accompagne chaque cours d'eau par ici...
Puis il est déjà temps de reprendre le train, un départ dans l'après-midi permettant d'apprécier depuis la fenêtre la campagne, plus belle ici que dans le Western UP, avec de grands et beaux arbres parsemant les champs. A l'arrivée à Kanpur, on traverse le Gange, lui aussi très bas, et qui laisse donc la place aux paysans de faire pousser des cultures dans son lit:
Petite anecdote: je me suis à risqué à raconter à mes collègues que le Gange n'avait presque pas d'eau, mais ils m'ont contredit en me disant que ce n'est pas possible "puisqu'il sort de l'Himalaya" - dans une mauvaise foi très indienne visant à ne pas laisser dire quelque chose de "dégradant" sur leur fleuve sacré!
En tout cas ce fut un très bon week-end, et je recommande chaudement cette ville, par exemple dans un trajet entre Delhi et Varanasi et/ou le Népal. Petit conseil / rappel à ceux qui comme moi se basent (au moins partiellement) sur les guides de voyages pour s'inspirer: le Lonely Planet mentionne vraiment beaucoup d'endroits peu visités, bien plus que le Routard qui se limite aux sites "incontournables" et qui au final apporte moins de valeur ajoutée à mon goût. Image attachée: Photo postée par le membre Myrms. | | | À: Myrms · 11 avril 2018 à 20:13 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 44 de 57 · Page 3 de 3 · 1 558 affichages · Partager Bonjour, Merci du partage de ces magnifiques commentaires et photos de ce beau pays particulier ! Bonne continuation | | | À: Myrms · 11 avril 2018 à 23:52 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 45 de 57 · Page 3 de 3 · 1 536 affichages · Partager Bonjour Vincent, je suis avec beaucoup d'intérêt ton récit... je suis allée en janvier, à Mathura et, comme toi, j'ai bien aimé flâner dans la vieille ville malgré son état d'abandon... j'ai également visité, après avoir dû montrer patte blanche aux militaires en faction à l'entrée, la mosquée " Katra Masjid" et ce que j'ai trouvé amusant et original, c'est que pour arriver devant l'escalier de la mosquée, il faut traverser des "fermes" avec des buffles et chèvres, des granges avec foin et les habitations des paysans. C'est d'ailleurs sympa de voir toute cette vie paysanne, les travaux domestiques sur les toits plats des maisons : galettes de bouse et linge qui sèchent... du haut de l'escalier de la mosquée. Quant au temple de Krishna, c'est vrai qu'il n'y a pas grand intérêt du point de vue architectural mais j'ai bien aimé l'ambiance de ferveur qui y régnait (comme c'est souvent le cas dans les temples en Inde)... Le retour à la guest-house en suivant la voie ferrée a aussi été très intéressant... Si ça te dit, j'ai mis tout ça ici : un-endroit-ou-aller.over-blog.com/2018/03/mathu...
Merci encore pour ton sympathique carnet... Anne | | | À: Myrms · 12 avril 2018 à 0:45 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 46 de 57 · Page 3 de 3 · 1 533 affichages · Partager Et pas n'importe lequel: le "Tunday Kebab" visiblement une institution culinaire ici (...) Repas pas si mémorable au final, le "kebab" ici étant une boulette de viande mixée sans consistance et que je n'ai donc pas trop apprécié
L'histoire rapporte que les plats du Tunday Kebab ont été concoctés pour un nawab édenté. D'où des boulettes hachées aplaties dont l'intérêt gustatif découle des condiments et herbes avec lesquelles ces boulettes sont préparées.
Le cuisinier a conservé le secret de ses recettes et un héritier a fondé le restaurant "Tunday Kebab". Au sein de la génération actuelle, un cousin a fondé un restaurant concurrent (New Tunday Kebab?) cassant les prix et proposant de la livraison à domicile. Pas sûr que l'on retrouve la même expérience gustative.
Pour ma part, j'avais adoré les plats que j'avais goûté en mars 2012 au restaurant d'origine. L'impression que la viande fondait sur ma langue, aucun besoin de mâcher. Délicieuses saveurs en sus.
Peut-être cela a t'il changé... Peut-être affaire de goût.
La seule fois de ma vie où j'ai apprécié une adresse culinaire du Lonely Planet. D'habitude, je les fuis. Ici, j'y suis arrivé par hasard, alors que je déambulais dans Aminabad. C'est la vente du stand sur la rue qui m'a attiré. Très local, aucunement occidentalisé (en 2012 en tout cas).
Fabrice | | | À: Myrms · 25 avril 2018 à 18:48 · Modifié le 25 avr. 2018 à 19:27 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 47 de 57 · Page 3 de 3 · 1 379 affichages · Partager WE de 3 jours dans le Madhya PradeshTrain de nuit pour Bhopal sans aucun problème. Les 2 retards majeurs expérimentés sur mes 5 premiers trajets en train étaient donc plus de la malchance qu'une règle. Il est d'ailleurs intéressant de souligner que si les gares ont un aspect vétuste et délaissé, il existe en revanche une multitude de sites internets très utiles et précis: réservation en ligne sans ticket à imprimer, suivi en temps réel des trains avec l'heure de passage à chaque gare et statistiques des retards pour chaque train (très utile comme les écarts peuvent significatifs - certains trains ayant la priorité sur d'autres).
Dans les trains, il est courant de voir des passagers ne se connaissant pas partager des écouteurs pour regarder ensemble des vidéos – comme tout le monde n'a pas encore de smartphone. Il est même courant de regarder sans gêne l'écran d'autres passagers, le champion à ce niveau là étant un jeune qui m'avait regardé écrire un message avant de me demander si j'écrivais à ma "gilrfriend" (en voyant par la photo qu'il s'agissait d'une destinatrice) !
Arrivée matinale à Bhopal après une nuit assez courte. Découverte de la "vieille ville", qui se révèle être sans grand intérêt. Visite de la Taj Ul Masjid, parfois décrite comme la plus grande d' Inde même si je n'en ai pas eu l'impression. Commencée au milieu du XIXème siècle (sous le règne d'une sultanE, c'est assez rare pour être précisé!), elle se révèle être assez décevante architecturalement – le plus intéressant étant d'observer rapidement les cours d'école coranique à l'intérieur:
A voir tous ces enfants lire de manière frénétique le Coran (et surtout ne recevoir que ça comme éducation), on peut quand même se dire qu'il n'est pas étonnant que cela puisse produire chez certains au mieux une étroitesse d'esprit, au pire des réactions violentes à la moindre entorse à ce qui y est écrit...
Balade ensuite dans la zone entre la Moti Masjid et le Sadar Manzil, où se concentrent un certains nombre de vieux bâtiments intéressants.
Visite du Gauhar Mahal, avec le gardien qui attend de (rares) visiteurs pour se proposer d'ouvrir les portes contre rémunération. Intéressant mélange de styles architecturaux, notamment les portes et colonnes en bois finement sculpté.
Dès le début d'après-midi j'ai l'impression d'avoir fait le tour de la ville (il y a aussi des musées connus mais cela ne m'attire pas), j'utilise mon Lonely Planet digitalisé pour choisir une sortie dans les environs: ce sera Islamnagar, capitale éphémère de l'état princier de Bhopal. Cela a beau être un petit village, il est relativement facile à atteindre en 2 transports collectifs depuis le Bhopal Talkies Square – c'est bien l'avantage des pays où une grande partie de la population n'a pas d'autres choix que d'utiliser des transports en commun. Quelques monuments intéressants mais rien d'extraordinaire, la visite est surtout intéressante pour la tranquillité et la campagne alentour.
Les cours d'eau sont quasiment stagnants, ce qui est pratique pour des photos de reflets, mais nettement moins agréabe au nez : même en pleine campagne il s'en dégage une odeur de moisissure caractérisée. Au niveau d'un rapide, une mousse blanchâtre d'une origine sûrement peu naturelle se forme.
Retour à Bhopal pour un sommeil précoce. __ Je profite au petit matin du "rooftop" de l'hôtel, qui sert uniquement de décharge. Presque chaque hôtel a en effet un toit accessible, qui sert souvent pour étendre le linge ou pour les habitations des employés - ils ne sont aménagés uniquement dans les hôtels visant spécifiquement les touristes étrangers.
Visite du site bouddhique de Sanchi, facilement rejoint en bus depuis Bhopal. Au niveau des représentations humaines et animales, on se trouve ici en quelque sorte au milieu des styles hindous et musulmans: profusion d'animaux, de démons et autres personnages, mais le sacré, c'est-à-dire Bouddha, n'est quant à lui représenté que symboliquement, le plus souvent par un arbre.
La réprésentation humaine de Bouddha n'aurait été introduite que plus tard avec la civilisation Greco-Bouddshiste - issue d'un intéressant mélange culturel suite aux conquêtes d'Alexandre Le Grand vers l'actuel Afghanistan. Dont il ne reste malheureusement plus grand chose à voir, les Talibans ayant dynamité leur plus belle réalisation à Bamiyan...
Je reste bien longtemps à admirer les très beaux et variés bas-reliefs sur les portails, très bien entretenues et rénovées depuis la redécouverte du site lors de la colonisation britannique. Les Britanniques qui sembleraient avoir eu un attachement au patrimoine culturel indien plus important que bon nombre d'Indiens d'aujourd'hui !
Puis je fais le tour de la colline en marchant sur les restes d'une muraille, en appréciant le paysage avec parfois aucune construction humaine en vue, ce qui est très rare !
La pénible chaleur d'une fin de mois de mars augure déjà d'un été indien (mai-juin) très difficile...
Je continue ma route vers Vidisha, que j'ai prévu de visiter "au passage" avant d'y prendre un train. La petite ville se révèle au final très intéressante, avec un centre ville assez préservé : de nombreux bâtiments avec balcons en bois, toits en tuile et globalement peu de constructions du style habituel en brique recouverte de plâtre (ou au moins les maisons sont peintes d'une belle couleur).
Je reste parler à 2 commerçants qui m'avaient appelé, surpris de voir un étranger se balader ici - surtout sous cette chaleur. Visiblement les clients sont peu nombreux !
Je me dirige ensuite vers le Bija Mandal, repéré sur Google Maps. L'approche à pied fut assez mémorable, le quartier alentour étant assez pauvre, ce qui se traduit comme souvent par un encore plus grand nombre d'enfants et d'adolescents trainant dans la rue. Surtout que je dois faire tout un détour et demander mon chemin pour trouver l'entrée du site. Petit coup d'adrénaline ne sachant pas vraiment là où j'ai mis les pieds... mais aucune insécurité au final (et c'est bien une des grandes beautés de ce pays!). Un groupe de jeunes "kékés" (ce terme s'appliquant très bien à une grande partie des jeunes Indiens!) me proposent même partager avec eux du "gutka", le tabac à mâcher très répandu en Inde pour les classes populaires en particulier, que je refuse évidemment. Il n'y a visiblement pas d'eau courante dans le quartier, et on voit les habitants remplir des bidons d'eau grâce aux pompes manuelles dans la rue. Le site, une construction massive en pierre sombre, est intéressant et étonnamment bien entretenu.
Il s'agirait d'un ancien temple hindou, que Aurangzeb (encore lui!) aurait fait détruire pour y reconstruire une mosquée à la place.
Puis je me dirige lentement vers la gare, sous le charme de ce centre-ville qui est probablement le mieux préservé de ceux que j'ai pu voir à ce jour en Inde. En attendant mon train, je peux admirer ce temple hindou, dont l'entrée fait davantage penser à une attraction pour enfants qu'un temple religieux, le kitsch n'ayant ici pas de limite:
Arrivée de nuit à Lalitpur, avant la visite de Chanderi le lendemain. __
Bus pour Chanderi, c'est déjà le temps de la moisson de blé, parfois par moissonneuse batteuse (sans cabine) ou parfois encore à la main.
Centre-ville assez beau avec de nombreux vieux édifices en brique, mais je suis directement attiré par le fort de colline surplombant toute la ville - et autant faire la montée avant qu'il ne fasse trop chaud !
Superbes vues sur la ville et les collines environnantes, et quasiment personne.
L'ensemble des monuments de la ville ont visiblement été récemment restaurés à grande échelle, ce qui est assez surprenant vu le peu de visiteurs que la ville accueille. Les murailles et le fort sont donc impressionnants, même si ça sent quand même le neuf à la longue.
Comme hier, j'ai la chance de trouver de la compagnie pour me poser et discuter tranquillement, ce qui fait beaucoup de bien sous cette chaleur... Cette fois-ci il s'agit du gardien du site, venu m'aborder pour me dire de faire attention aux singes, effectivement assez agressifs... Communication assez efficace, notamment grâce à son utilisation d'un traducteur vocal sur son smartphone quand il y a eu blocage. Il me raconte qu'il est célibataire à 30 an passés - ce qui est très vieux en Inde, l'âge moyen pour le mariage étant 22,8 ans. Difficile pour lui de trouver en restant dans son village natal. Et pour ne pas aider, en cherchant seulement au sein de sa communauté de "Pathan" (Pachtoune), les autres communautés musulmanes n'étant pas considérées. Bavardage pendant plus d'une heure posés sur le rebord de la muraille, il n'a visiblement pas beaucoup de pression avec le faible nombre de visiteurs.
Je redescends en ville pour déjeuner, puis visite tranquille de la Jama Masjid, elle aussi très restaurée, et surtout du Badal Mahal où l'on peut se poser sur la pelouse bien entretenue et admirer la vue:
Les locaux ne s'y trompent pas, et sont nombreux à venir y faire une sieste. L'architecture islamique est assez différente du style Moghol ici, et évoque plutôt l' Asie Centrale / la Perse.
Après une dernière balade dans la très agréable vieille ville, il est temps de rentrer à Lalitpur pour prendre mon train de nuit pour Delhi. Arrivée difficile à 4h30, j'avais espéré un retard de 30/60 minutes comme cela arrive souvent mais ce ne fut pas le cas... | | | À: Myrms · 25 avril 2018 à 21:22 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 48 de 57 · Page 3 de 3 · 1 357 affichages · Partager A voir tous ces enfants lire de manière frénétique le Coran (et surtout ne recevoir que ça comme éducation), on peut quand même se dire qu'il n'est pas étonnant que cela puisse produire chez certains au mieux une étroitesse d'esprit
J'ai été témoin d'une scène similaire à la Mosquée Fatehpuri à Old Delhi. Déjà au milieu du XIXe siècle, c'était un bastion du wahhabisme.
Fabrice | | | À: Myrms · 25 avril 2018 à 22:51 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 49 de 57 · Page 3 de 3 · 1 345 affichages · Partager Bonjour Vincent, c'est amusant, nous sommes passés, en janvier dernier, dans les mêmes endroits que toi : Bhopal, Sanchi, Chanderi. As-tu eu le même problème de logement que nous à Chanderi.? nous aurions aimé loger dans le seul hôtel du centre mais celui-ci, à notre grand étonnement lors de notre demande, nous a dit être complet ! et l'hôtel gouvernemental à la sortie de la ville également... nous avons dû nous rabattre sur un "resort" à 4kms de là où il ne restait qu'une seule chambre. Etrange pour un endroit si peu touristique ! nous avons eu l'explication en arrivant : une équipe de tournage de Bollywood avait retenu toutes les chambres pour deux mois... un-endroit-ou-aller.over-blog.com/2018/03/chand... un-endroit-ou-aller.over-blog.com/2018/03/bhopa...
Nous avons bien aimé le chowk très animé de Bhopal et l'ambiance générale de cette ville... et nous avons assisté également à l'école coranique dans la grande mosquée mais nous n'avons pas eu vraiment l'impression d'étroitesse d'esprit, que ce soit là, où nous avons pu pénétrer pendant la leçon et prendre autant de photos que nous voulions sans problème, ni à la Mothi Masjid où un fidèle est venu vers nous pour discuter de religion d'une façon tout à fait libre. Nous avons eu plutôt l'impression que les musulmans de Bhopal étaient plus ouverts et accueillants qu'à Amhedabad, par exemple... | | | À: Yan55 · 26 avril 2018 à 19:20 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 50 de 57 · Page 3 de 3 · 1 291 affichages · Partager Bonjour Anne,
Je n'ai pas dormi à Chanderi même, donc pas de soucis au niveau de l'hébergement. Par contre cela me fait penser à une autre anecdote. De passage à Bulandshahr, ville absolument pas touristique, tous les hôtels m'ont répondu être complets... Au bout du 5ème, et comme le personnel parlait un peu anglais (puisque j'ai dû monter en gamme par défaut), je demande au manager si c'est parce que je suis un étranger que tout le monde me refuse. Il se sent alors très gêné... et se sent "obligé" d'aller rechercher son code pour remplir en ligne le C-Form, c'est-à-dire la déclaration officielle que doivent remplir les établissements qui accueillent un étranger même pour une nuit. Puis il me fait comprendre que je devrais être reconnaissant qu'il ait fait cet effort là (que les autres hôteliers n'ont pas fait). Dans un pays émergent où la pauvreté reste commune, c'est quand même très surprenant (et triste) cette fainéantise !
Nous avons bien aimé le chowk très animé de Bhopal et l'ambiance générale de cette ville... et nous avons assisté également à l'école coranique dans la grande mosquée mais nous n'avons pas eu vraiment l'impression d'étroitesse d'esprit, que ce soit là, où nous avons pu pénétrer pendant la leçon et prendre autant de photos que nous voulions sans problème, ni à la Mothi Masjid où un fidèle est venu vers nous pour discuter de religion d'une façon tout à fait libre.
Je n'oppose pas le conservatisme religieux musulman au sens de l'accueil et à l'hospitalité - bien au contraire, de mon expérience cela va même plutôt de paire. Au passage, je suis d'ailleurs content d'apprendre que cela puisse aussi s'appliquer aux touristes femmes. Ma remarque porte plutôt sur le rôle général de ces écoles coraniques (souvent financé par des organisations du Golfe - même si je ne sais pas si cela s'applique à Bhopal), et on voit bien les dégâts que cela peut créer chez les voisins du Pakistan et du Bangladesh avec une intolérance et un extrémisme croissant (contre les laïcs, les autres religions...). Mais écrire cela n'enlève rien à l'intérêt que je porte à cette culture, qui se traduit par une orientation très marquée dans mes choix de destinations ! | | | À: Myrms · 26 avril 2018 à 23:23 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 51 de 57 · Page 3 de 3 · 1 271 affichages · Partager Bonsoir Vincent, je suis bien d'accord sur ce que tu dis à propos des écoles coraniques et du "lavage de cerveau" qui va de pair. J'espère (peut-être que je rêve) que cette religion va réussir à évoluer un jour...
D'autre part, je trouve tes réflexions sur la vie en Inde très pertinentes et ton carnet excellent... ta constatation du fait qu'on ne voit pas de délinquance vis-vis des touristes étrangers en Inde m'avait également interpelée car nous nous sommes souvent fait le même constat... si l'on exclut les nombreuses arnaques exercées à la gare de Delhi ! et c'est vrai que c'est un pays où l'on ne se sent jamais en insécurité... Malgré tout, je pense qu'il doit bien y avoir de la délinquance dans des banlieues ou des quartiers de certaines grandes villes, là où nous n'allons pas. En tout cas, merci pour ce partage... Anne | | | À: Myrms · 30 avril 2018 à 20:08 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 52 de 57 · Page 3 de 3 · 1 186 affichages · Partager Juste et simplement pour un chaleureux merci à vous, comme je l'avais déjà fait à Marien, pour la qualité et le plaisir simple que procure chacun de vos msgs relatant un de vos WE. Tout comme dans le cas de Marien, chaque message est telle une mignardise qu'on se garde au chaud et qu'on savoure en douce. Juste pour déguster.
Je ne connais pas l' Inde, pas vraiment l'intention d'y aller un jour mais je dois dire qu'à vous lire, vous et Marien, et bien cela commence à me tarauder un poil.
Bref que du bonheur. | | | À: Myrms · 26 avril 2020 à 9:01 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 53 de 57 · Page 3 de 3 · 735 affichages · Partager Bonjour à tous 
Cela fait tout juste 2 ans que j'ai écrit mon dernier récit sur ce forum, c'est fou ce que le temps passe vite. De l'eau a coulé sous les ponts, mais je vis toujours à Delhi, à présent en contrat local dans la même entreprise suite à la fin de contrat VIE de 2 ans (le titre du carnet est bien obsolète à présent!). En ces temps de confinement lié au coronavirus, j'ai ainsi le temps de me replonger dans mes souvenirs, et de les poser par écrit ici.
j'habite à présent à Noida, dans un quartier résidentiel de grands ensembles, qui ressemble à s'y méprendre à une cité française... Mais il ne faut pas s'y méprendre, il s'agit bien de quartiers pour classe moyenne supérieure, avec piscine, salle de sport, beaucoup de gardes et de personnel de maintenance. Pas forcément très excitant comme cadre, mais confortable et très sécurisé. Pour donner une idée, ci-dessous une photo prise à 100 mètres de chez moi (oui il arrive parfois de voir des dromadaires isolés dans cette jungle urbaine):
Un petit aparté sur ces semaines de confinement en Inde. Là où j'habite, aucun problème d'approvisionnements et on trouve sans pagaille tous les essentiels. Et le ciel n'a jamais été aussi clair à Delhi, comme la pollution et la poussière des chantiers de construction ont nettement diminué. Evidemment, la situation est bien plus dure pour les plus pauvres... Mais pour ça je vous laisse lire les journaux pour ne pas dériver sur des sujets politiques.
Depuis mon dernier récit, je me suis mis à la moto (sans avoir de permis français). En théorie, le permis international n'est pas reconnu en Inde dans tous les cas. J'ai pour commencé fait de longues démarches pour avoir un permis indien, pour n'avoir au final qu'un permis probatoire de 6 mois, qu'ils n'ont pas voulu convertir en permis durable pour d'obscure raisons administratives (et ce même en essayant de passer par un agent qui aurait été grassement payé). Depuis, je roule sans permis, ce qui n'a jusqu'à présent jamais posé problème, même lors de l'achat d'une Honda 125cc (ce qui n'est rien en France, mais c'est déjà plus de cylindrée que la majorité ici!). Comme souvent en Inde, il y a un monde entre la très grande difficulté que représente chaque démarche administrative, et le laisser-aller total dans la vie de tous les jours (surtout quand on voit à quel point les Indiens conduisent n'importe comment). | | | À: Myrms · 26 avril 2020 à 10:46 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 54 de 57 · Page 3 de 3 · 718 affichages · Partager Oh 2 ans déjà !!! Moi ça va faire 4... et il me semble que c'est 10
Pas forcément très excitant comme cadre, mais confortable et très sécurisé.
Peut-être... A Delhi... Après une journée de folie... J'adore cette photo ! Elle est tellement parlante ! J'ai recherché en vain pendant 3 ans ce genre d'appartement ici à Kannur au Kérala où je vis, précisément pour le confort et la sécurité. Mais ça m'a systématiquement été refusé pour cause de... étranger et vivant seul. Et puis j'ai découvert le bonheur d'une maison -confortable - à 700 m de la plage au milieu des cocotiers et des bananiers. Et tant pis si les pannes d'électricité me laissent parfois sans clim et sans ventilo, s'il faut supporter les coupures d'eau - rares quand même - parce que le propriétaire s'est absenté et l'interrupteur pour actionner la pompe du puits se trouve dans son logement... Et l'évacuation des ordures, qui pour moi reste le problème majeur dans ce petit paradis.
Comme souvent en Inde, il y a un monde entre la très grande difficulté que représente chaque démarche administrative, et le laisser -aller total dans la vie de tous les jours (surtout quand on voit à quel point les Indiens conduisent n'importe comment).
Je crois avoir compris le pourquoi de "la très grande difficulté que représente chaque démarche administrative". Elle est proportionnelle au "laisser-aller total dans la vie de tous les jours", et celui aussi des fonctionnaires indiens. Sans ces complications administratives, ce serait le chaos le plus indescriptible qu'on puisse imaginer... | | | À: Myrms · 26 avril 2020 à 11:42 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 55 de 57 · Page 3 de 3 · 707 affichages · Partager Excursion en moto : Direction Alwar (mais comme on dit, "le chemin est plus important que la destination")
Comme toujours, je fais mon itinéraire en me basant sur Google Maps (la vision satellite étant parfaite pour se rendre compte de l'intérêt des routes) et Wikipedia pour la partie historique / culturelle.
Je prends la toute récente "Peripheral Highway" qui fait un très grand tour de l'agglomération de New Delhi, et utilisée avant tout par les camions comme il y a de nombreuses restrictions à la traversée de New Delhi. La route est donc en parfait état et c'est un grand plaisir comme de plus elle est surélevée. Je traverse la Yamuna, où un pont "local" permet aux villageois de traverser facilement le fleuve en cette saison de basses eaux (je ne sais pas si ça tient toute l'année).
Comme vous le voyez à l'arrière plan, la région toute entière est couverte de champs de blé, encore tout vert en ce milieu de mars, la récolte commençant principalement à partir de fin avril.
La campagne des plaines d' Inde du Nord est assez plate et monotone, et la plupart du temps le seul relief vient des pylônes électriques et des fours à briques (ces briques de basse qualité restant le matériau de construction de base pour tous les villages et villes des plaines du Nord).
C'est une véritable industrie rurale, avec parfois de très fortes concentrations de ces cheminées caractéristiques. C'est aussi un des endroits où l'on sent le plus de misère humaine, des familles entières vivant sur le site lui-même, les enfants en bas âge aidant déjà leurs parents dans ce dur labeur... pour un salaire de misère et des patrons souvent abusifs.
Je déjeune express à Nuh, la ville principale de la région du Mewat, région que je voulais visiter pour 2 raisons : ses collines qui tranchent avec le reste de la région, et le fait qu'il s'agit du seul district à majorité musulmane de l'Haryana (état faisant anciennement partie du Punjab, c'est-à-dire la région ayant le plus soufferts des massacres communautaires et transferts de populations au moment de la partition). Gandhi lui-même s'était déplacé dans cette région et avait appelé ses habitants à ne pas quitter l' Inde pour le Pakistan, et il a globalement été écouté. Malheureusement au fil des décennies, la marginalisation de cette région, les tensions communautaires, et leur propre conservatisme religieux en ont fait un des district les plus pauvres, économiquement et socialement, de toute la région.
En tout cas d'un point de vue "touristique", la région est très intéressante à traverser, et je passe du temps sur les petites routes à voir la vie agricole locale. Quelques regards curieux et insistants, mais globalement je passe inaperçu. Pour moi c'est aussi l’intérêt d'avoir acheté une moto très commune et non une grosse Royal Enfield. On m'a d'ailleurs souvent fait cette remarque, que c'est la première fois pour beaucoup de voir un étranger sur une moto qui ne soit pas une Royal Enfield !
Bouchons ruraux:
Chargement du blé, dans un mélange de modernité et de tradition !
Certains sont donc en avance sur la récolte du blé :
Comme quasiment partout dans les campagnes indiennes, ce sont les femmes qui accomplissent l'essentiel des taches les plus physiques (par exemple marcher des kilomètres avec leur récolte sur le dos...). On remarque aussi que les femmes se déplacent quasiment toujours à pieds, même pas de vélo ou de charrettes à buffles pour les aider... Sûrement une volonté de les garder dépendantes de leur mari. Dans certaines régions un peu plus "progressistes", il devient cependant courant de voir des femmes conduire des scooters même en dehors des grandes villes, mais pas par ici.
Comme toute les campagnes d' Inde du Nord, les habitants sont regroupés dans des villages très denses mais il n'y a quasiment pas d'habitations éparses ce qui permet de se sentir vraiment dans la campagne malgré la forte densité de population (contrairement à l' Inde de l'Est type Bengale). Les routes sont globalement bien entretenues, à part dans certains villages où elles sont carrément défoncées (sûrement une histoire de découpage administratif des responsabilités).
Le véhicule familial est avant tout des petites motos sur lesquelles s'entassent tous les membres de la famille, ce qui est vraiment un talent - j'ai eu l'occasion de conduire avec 2 passagers sur de courtes distances et c'était déjà dur ! La plus courante de ces motos, la Hero Splendor, se vend neuve autour de 900 euros tout en ayant une très faible consommation de carburant et en étant globalement très fiable. Comme quoi l'industrie indienne arrive parfois à être très efficace ! Des rickshaws partagés font aussi les navettes fréquentes entre les différents villages, et rejoignent la route principale où les bus locaux s'arrêtent à chaque croisement. Le stop est également très répandu (j'ai embarqué 2 autostoppeurs sur cette journée il me semble).
Après avoir passé beaucoup de temps à me perdre dans les petites routes, j'arrive après la nuit tombée dans la grande agglo de Alwar, a Rajasthan. | | | À: Myrms · 2 mai 2020 à 17:32 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 56 de 57 · Page 3 de 3 · 640 affichages · Partager Hello Vincent, Merci de reprendre le récit de vos "excursions" autour de Delhi. J'avais vraiment aimé celles de 2018 ainsi que la tonalité que vous leur donniez. Et je vois que la cuvée 2020 est de la même veine. Peut être même encore plus prenante grace à la moto qui vous permet d'aller là où l'amateur de bus que je suis ne va jamais. A la fin de janvier dernier, alors que nous "escaladions" la colline du Pap Mochapi à Pushkar, nous avons rencontré un jeune expat français de Delhi faisant visiter la région à son père. Ce fut une rencontre brève mais très sympa. Continuez donc à nous raconter vos balades du week end avec vos analyses qui nous permettent de mieux comprendre ce que nous avons vu en passant. Bon week-end en moto... | | | À: Myrms · 3 mai 2020 à 15:08 Re: Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi Message 57 de 57 · Page 3 de 3 · 594 affichages · Partager Salut Myrms, Génial, tu recommences tes récits ! J'attends la suite avec impatience ! J'aimerais tellement retourner encore une fois en Inde et en ramener un nouveau carnet de voyage *soupir*.
Merci du partage ! O. | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 368 visiteurs en ligne depuis une heure! |