bonjour à tous.. ceux qui se sont intéressés à ce sujet....de Aquilegia à Marati
au delà des nouveaux flux massifs de touristes intercontinentaux que l’on observe en nombre croissant un peu partout sur le globe et qui sont largement commentés depuis quelques années,
au-delà même des chiffres impressionnants de cette croissance, en particulier ceux de Horseshoe Bend
.... ce qui m’a surtout frappé dans cette affaire illustrant le rôle moteur des réseaux sociaux, en l’occurrence Instagram dans la génèse d’un boom touristique c’est l’incroyable panurgisme dont nous faisons preuve collectivement, en matière de tourisme notamment, même si ce n’est certes pas nouveau
je reviens sur Horseshoe Bend, un exemple peut-être bien unique :
fréquentation multipliée par 50 en 10 ans...
40 000 en 2008
100 000 en 2010 (lancement d’Instagram)
750 000 en 2015
1 500 000 en 2017 (x2)
2 000 000 en 2018
2 200 000 en 2019
d’autres sites, somme toute assez comparables mais qui n’ont pas été impactés d’une campagne Instagram aussi réussie (

) stagnent, pour le moment, et c’est tant mieux pour eux...et pour nous autres touristes. On pense, par exemple, à Goosenecks, Dead Horse Point etc...
relativement....car ils sont aussi touchés par la
vague Instagram (+ 40 % sur deux ans 2015-2016 à Dead Horse)
Bien entendu, comme vous êtes plusieurs à le souligner, Instagram ne sévit pas qu’aux
Etats Unis il est devenu en quelques années universel....comme Google
En 2002 devant l’impact du terme la
American Dialect Society
choisissait
google comme le mot le plus utile de l’année. Quatre ans plus tard, en 2006, le verbe transitif ‘’ to google’’ entrait dans le
Oxford English Dictionary
puis, le mois suivant dans le
Merriam-Webster Collegiate Dictionary
. Quelques années plus tard (2014?) le petit Larousse adoptait le verbe googler qui se dit aussi, apprend on à sa lecture, googliser...
je googlise, nous googlisons donc tous à longueur de journée
je google, nous googlons donc tous à la longueur de journée !
Holy smoke ! Heureusement que nous n’employons plus l’imparfait du subjonctif

!
Mais si ce n‘est peut-être pas élégant à la diction c’est efficace à l’exécution!
En 2018 Instagram a égalé Google en reconnaissance officielle en anglophonie : comme dans le cas Google (1998-2006) il n’a fallu que huit ans (2010- 2018) pour que la trade-mark Instagram devienne un verbe transitif, s’adapte en adjectif etc.
selon le Merriam Webster en 2018
Gram it: Instagram and Instagrammable are officially part of...
La consécration en quelque sorte!
En francophonie certains ont déjà franchi le pas
Annexe:Conjugaison en français/instagrammer
mais la reconnaissance du Larousse ou du Petit Robert tarde à venir... !
En réaction on peut préjuger que la quête de sérénité, de tranquillité qui ne date pas d’hier ne va faire que se développer sur des sujets qui ne sont pas faciles d’accès. Comme l’a évoqué Marati la difficulté d’accès est effectivement un filtre efficace, qu’elle soit physique ou pécunière.
Voilà près de 25 ans en
Ontario on a adopté le concept du ‘’remote tourism’’ labellisant ainsi une pratique qui bien entendu existait déjà, depuis plus de 20 ans et même bien d’avantage et qu’il n’est pas évident de traduire en français...
Defining The Remote Tourism Industry – noto.ca
« basically, the remote sector of the tourism industry comprises those lodges, camps, and outposts which are accessible by air only, or by a combination of air/train/boat. The majority of these operations have been in existence for a minimum 20 years, with many going back 50-60 years.
The intent has always been to cater to that ever-growing segment of society which demands a truly remote experience, away from the hustle and bustle of the populated areas in which they work. This segment includes anglers, hunters, canoeists and photographers who enjoy fresh air, clean water and opportunities for communing with nature, and/or those who want a week to relax and regroup their forces while experiencing a unique adventure in the wilderness. It is a necessary respite that guests can start planning for the next year as they reluctantly bid farewell to their hosts on the dock. «
Là dessus je vous laisse,
Mes belins, belines,
comme disait la
Mère Cottivet
à ceux avec qui elle aimait
barjaquer
....
...faut que j’aille instagrammer ma dernière balade en Cévennes