Et non, c'est pas fini !
Dans un voyage, il y a le jour d'arrivée et le jour de départ, et dans les deux cas il peut y avoir des choses à raconter

Départ de l'avion prévu à 16h40. Pendant toute la semaine, angoisse, car forcément, si nous sommes partis de
Paris un jour de neige (donc angoisse pour les transports) nous repartons de
Naples un jour de grève ! Aucun bus ou train n'est censé rouler. Nous avions demandé à nos hôtes de nous réserver un taxi. 35€ quand même, pour une course qui légalement en coute 22, mais passons. Nous ignorions également si notre avion allait décoller, la grève touchant également le personnel aéroportuaire jusqu'à 17h. Du stress, donc, et une semaine à regarder le site d'Easy Jet, mais rien d'annoncé...
La journée commence avec un malentendu. Nos hôtes nous avaient dit que le taxi nous attendrait directement devant l'immeuble. J'avoue, je suis blonde, j'en avais déduis (très mal de déduire des choses dans ce genre de cas) que nous pouvions rester à l'appart jusqu'à l'heure où le taxi devait arriver (13h, oui, j'avais pris une bonne marge...). Après tout, quel touriste partirait de son appart dans un quartier excentré, pour revenir ensuite ?
Bon, mauvaise communication (ils sont quand même 3-4 à gérer... pour l'expérience Airbnb entre deux hôtes, on repassera), blonditude de ma part, et nous voilà dégagés à 10h... enfin, on nous signale de partir. Ok, c'est marqué dans l'annonce, Mea Culpaé
Par contre que faire de nos sacs ?? Bah démerdez-vous avec qu'on nous répond, vous les laissez pas dans l'appart ! Ah, au pire, il y a une consigne sur le corso Umberto I, à 2 km de là, un jour de la grève des transports, c'est cool ! Personne très froide au téléphone, en gros, cassez-vous, démerdez-vous, pas notre problème...
Ok... après 4 ans d'expérience Airbnb dans différentes villes d'Europe, au
Maroc et à
Istanbul, nous n'avons jamais eu de problème pour faire garder nos sacs. Soit on pouvait partir quand bon nous semblait (donc aller balader et revenir les chercher, ou partir directement selon l'heure) soit une solution était trouvée. Bref, là on a le service digne d'un mauvais hôtel bas de gamme. Et qu'on ne me parle pas du prix peu élevé de l'appart, j'ai déjà payé moins cher ailleurs, ça n'a aucun rapport.
Bref, on se casse donc vers 10h30 (le temps de tout rassembler, parlementer, etc) pour laisser la femme de ménage faire son travail (comme si on ne pouvait pas laisser nos sacs pendant 2h en attendant, bref)
Nous sommes donc dehors, un vol des heures plus tard, nos sacs sur le dos, sans trop savoir quoi foutre

L'ironie de la chose c'est qu'il fait beau ! Ah, après s'être caché, cette saleté de soleil vient nous narguer le jour où on s'en va !!! Salaud !

Bon remarquez, ça aurait pu être pire, dehors, les sacs sur les bras, ET sous la pluie !
Nous aurions aimé aller refaire un tour dans la villa communale ou au bord de mer, mais avec les sacs, bof.
Bon ceci dit, nous voyageons léger, 5-6 kilos le sac bandoulière, c'est déjà ça. Comme quoi c'est utile de pas emmener toute sa garde-robe en voyage (mais 5-6 kilos le sac, vu mes problèmes de dos et jambes, je peux pas les porter trop longtemps non plus...)
Il n'y a plus qu'à se poser sur une petite terrasse pour déguster un bon cappuccino. Bizarre, on aperçoit des bus qui roulent !

Ce n'est pas censé être la grève ?? On essaie d'en savoir plus en discutant avec le serveur, mais il y comprend rien non plus, ok...
En attendant, on profite un peu du soleil, et photo

Santa Maria in Portico, on logeait à deux pas. On l'aura jamais vue ouverte...
On retourner casser la croûte dans le local à pizza, puis on se dit que plutôt que d'attendre comme des cons, on pourrait peut-être aller tenter notre chance avec l'Alibus, au départ du port.
Notre "hôte" nous demande toujours si on veut le taxi. Honnêtement, on en sait rien, on lui dit qu'on va bouger et on demande si on peut changer le lieu de prise en charge. Il en sait rien, c'est peut-être trop tard pour changer (il est 12h30). Il s'imaginait quoi, qu'on allait entendre là sans rien foutre ??
Bref, on bouge, on lui dit d'annuler. Et quelques minutes plus tard je reçois un message d'une autre personne qui gère, comme quoi le taxi est là et nous attend, qu'on doit se dépêcher... Bon, la communication marche fort.
Tant pis pour eux, ils se démerderont avec le taxi (qu'on a annulé je rappelle), nous engueuleront car ils devront lui payer quelque chose. M'en fous, voilà

(il faut voir comment ils nous ont parlé aussi, j'entre pas dans les détails...)
Nous remontons donc vers la via Chiaia, de quoi faire quelques photos au soleil.
Encore une église qu'on aura jamais vue ouverte...
Comme on ne va pas errer toute la sainte journée dans la ville avec nos sacs, dernière pause à Casa Infante pour un pot de baba au nutella (hum, c'est léger) que l'on déguste sur un banc de la via Chiaia. C'est bon, ça se mange sans faim ! Non en vrai, ça se partage, sinon c'est trop quand même

Au soleil, tout est mieux quand même...
Nous avançons vers le port, derrière le
Castel Nuovo et la piazza Municipio. De quoi faire d'autres photos sous un angle différent !
Ah, que c'est frustrant de repartir par un jour de beau temps !!! On aurait aimé pouvoir en profiter ! Puis on est quand même bien à
Naples, à manger des pizzas, des babas, boire des cappuccini...

L'Alibus arrive en même temps que nous, c'est du timing ! Pas de grosse grève comme annoncé donc...
Départ à 14h40 (c'est mieux que 13h quand même), arrivée à l'aéroport 20 mn plus tard, on est bon, on a de la marge...
On voit qu'on a de la chance, les précédents vols Easy Jet on été annulés, de même que des vols de différentes compagnies ! Et apparemment les passagers ont été prévenus le jour même. Ouf pour nous !
Bon, y a plus qu'à déguster un dernier bon cappuccino (à
Paris ils sont dégueulasses, le meilleur c'est celui de Starbucks ou McDo, donc imaginez le reste, et chers en plus !) et de regarder le soleil par la vitre, en se disant qu'on aurait préféré être dehors...
Petit tour en boutique pour ramener du mandarino, liqueur de mandarine de
Capri, comme l'an dernier

Finalement, l'avion décollera avec 20 mn de retard, soit à 17h, c'est-à-dire au moment de la fin de la grève. On a eu chaud...
Nous sommes bien placés pour faire quelques photos aériennes sympas. L'an dernier nous n'avions pas de place hublot, alors grosse frustration ! Cette fois c'est bon.
Le
Vomero, la Chartreuse et castel Sant'Elmo
Château de l'Oeuf, Pizzofalcone, un bout de Chiaia et le port
Chiaia, Mergellina et une partie du
Vomero
vue globale
Champs Phlégréens
C'est beau, les montages vues du ciel !
Voilà...
FINE !
À l'an prochain si tout va bien...