J17 – 30 sept – Jour de repos complet (ou presque) à Gaspé – 78 kmsOn peut se reposer, certes, mais cela ne veut pas forcément dire qu'on ne va rien faire !

Il y a toujours de quoi égayer une journée relax.
D'abord, il y a tout près un site sur les indiens qui me tenait à cœur.
Et puis, Chantal nous donne un très bon conseil: traverser la forêt pour profiter des belles couleurs.
En partant:
Notre Dame du Portage (fermée)
Le Site d’Interprétation Micmac de GespegLa visite est animée par un descendant des Micmac – il est en short et T-shirt alors qu’il fait à peine 6°C.
Les micmacs seraient venus d’Europe. C’était une tribu pacifique, alors que certains écrits l’ont fait passer pour belliqueuse. Ils ont accueilli les colons avec bienveillance, leur apportant leur aide et se sont facilement convertis. Pour lui, rien à voir avec les Iroquois – qu’il n’a pas l’air de porter dans son cœur, allant même jusqu’à nous dire que l’on ne peut pas leur faire confiance. Bon, enfin, on n’y était pas pour voir comment cela se passait avec les uns ou les autres.
C’était un peuple semi-nomade: l’été au bord de l’eau pour la pêche, l’hiver dans la forêt.
Nous découvrons justement les tipis utilisés en hiver: la structure est en bouleau, recouverte d’écorce.
L'intérieur est tendu de cuir, les peaux étant attachées aux montant avec des liens d'épinettes.
On peut voir différentes sortes de pièges: pour les petits animaux, pour les plus gros....
Il nous apprend à faire du feu, et nous ne sommes pas si maladroits que ça puisque nous arrivons à faire jaillir une étincelle. Mais de là à préparer de quoi faire bouillir la marmite ou réchauffer le tipi... Hum !
A l’intérieur, des objets d’époque.
Un site vraiment très intéressant à visiter.
Traversée de la forêtOn comprend pourquoi Chantal prend cette route juste pour se faire plaisir de temps en temps. Nous aurions pu nous arrêter tous les kilomètres. Mais il fait tellement froid ! Les photos sont toutes prises depuis la voiture. Et quel aurait été le spectacle s'il avait fait beau !
Selon les essences de telle zone ou de telle autre, la nature dessine un camaïeu de couleurs que l'on pourrait croire tiré de la palette d'un peintre : ici plus de résineux, avec des touches sombres,
là des feuillus les plus divers, des jaunes, des oranges, des rouges...
Nous arrivons à
Rivière-au-Renard, le désert ! Les bateaux sont déjà en cale sèche pour l'hiver.
Déjeuner à l’
Auberge Le Caribou (pas le choix, tout est fermé, mais de mémoire, nous en avons été satisfaits).
Et le retour par la même route, pour le plaisir des yeux.
Une journée bien tranquille !