| Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Jety34 · 6 avril 2020 à 16:37 · 161 photos 123 messages · 13 participants · 8 730 affichages | | | | À: Jety34 · 22 avril 2020 à 10:33 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 41 de 123 · Page 3 de 7 · 802 affichages · Partager Merci pour ces précisions, et vivement la suite ! Christine | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Jety34 · 23 avril 2020 à 11:03 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 42 de 123 · Page 3 de 7 · 778 affichages · Partager Bonjour Jacky et Yolande,
Oui nous dormions dans une tente sur le toit en immersion totale, sous le couvert des arbres c'est ce qui nous a vraiment emballés avec de temps en temps la visite des hôtes de ces bois.Écouter les bruissements, feulements, rire des hyènes, rugissements le tout à proximité c'est un concert propice à l'endormissement........Lol
Trop cool  ! Mais était-ce confortable? J'ai eu l'occasion de rencontrer à Montier en Der votre guide et sa compagne. Passer comme ils le font, des jours en brousse à prendre des images, j'en ai rêvé. | | | À: Pygmalion19 · 23 avril 2020 à 15:48 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 43 de 123 · Page 3 de 7 · 760 affichages · Partager Bonjour Eric,
Circuler avec sa tente sur le toit est une bonne option, surtout, lorsque comme nous, nous apprécions beaucoup l'imprévu et donc ne pas réserver tout son circuit à l'avance, ce qui d'ailleurs ne serait pas aisé lorsque l'on part 6 à 8 semaines. C'est avec ce mode d'"accommodation" que nous voyageons depuis un certain nombre d'années, alternant le confort très acceptable de la tente et des logements en dur, sauf en Ethiopie où ce type de véhicule n'existe pas ou peu et en 2017 en Afrique du Sud où nous avions loué un Bushcamper (on roupille et on peut même casser la croûte à l'intérieur de l'habitacle, mais il n'y a que deux places dans la cabine).
Vivre la moitié de sa vie dans la brousse, à photographier ou à simplement observer, c'est certainement le pied, même sur le toit d'un 4x4. Côté cuisine, l'ami MDH se débrouille fort bien, mais il doit aller au ravitaillement régulièrement, surtout pour l'eau si ses clients souhaitent se doucher matin et soir, nous étions beaucoup moins exigeants !
Bien cordialement. La suite arrive. Jacky. | | | À: Jety34 · 23 avril 2020 à 17:45 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 44 de 123 · Page 3 de 7 · 754 affichages · Partager Nous nous levons à 5 h 00, le ciel est dégagé et le vent a chassé les nuages chargés de pluie, il fait doux. Motoron nous annonce que les troupeaux se rassemblent en grand nombre et qu’ils ne devraient pas tarder à se lancer dans leur folle course, ils attendent le signal de départ qui peut survenir aujourd’hui, demain ou.... plus tard ! On sent les crocodiles nerveux, ils sont là, en embuscade, vont et viennent dans les eaux encore claires de la Mara. De prime abord, j’en compte une bonne dizaine, certains énormes, dépassant les 4 mètres et autant de quintaux. La berge de notre côté est basse, facile d’accès mais en face, elle a trois à quatre mètres d’à-pic et est bordée de broussailles épaisses. La présence d’un saurien n’a pas échappé à la vue perçante de notre guide qui nous le montre, couché sur le sable à l’abri des buissons, c’est en réalité une femelle qui monte la garde près de son nid. Nous apercevant, elle se lève et glisse ou plus exactement saute dans l’eau à une vitesse fulgurante, disparaît dans les flots puis refait surface, museau tourné vers les intrus que nous sommes, puis plonge à nouveau : je suis toujours étonné par la vivacité de ces monstres, mais aussi fasciné.
Pendant ces premières heures d’exploration, nous n’avons rien de particulier à nous mettre sous la lentille sinon l’habituel, ce qui, au demeurant est plus que satisfaisant : des éléphants un peu partout, des troupeaux de buffles, des hippopotames qui ont traîné pour le casse-croûte et qui foncent pour retrouver l’abri du milieu humide, des crocos à chaque gué, des girafes, des gnous par milliers mais aussi, un serpentaire au plumage étonnamment pâle et du monde à la recherche du léopard qui a élu domicile dans ce territoire. À Chinese Hill, rien du tout, que de l’herbe.....jaune !
Bonjour et bienvenue.
Girafon ayant encore son cordon.
Maman hippo et son bébé rose.
Cool....
À 8 h 35, nous nous retrouvons pour le goûter au bord de l’eau, juste sous la terrasse de Mara Serena Lodge, admirablement situé. Le paysage est vraiment très joli par ici, fermé à l’horizon par les contreforts de l’escarpement d’Oloololo, piqueté de rares acacias parasols et animé par la présence de nombreux éléphants, d’importantes hardes de buffles et de milliers d’herbivores. On ne se lasse pas d’un tel environnement et nous paressons un bon moment pendant que nos hôtes font les courses. Nous devons, ensuite, nous rendre au confluent de la Talek et de l’Olare Orok, réputé être une traversée importante mais il n’y a que des hippopotames et des crocodiles qui commencent à se languir, ce qui est rare chez ce grand lézard. On peut les voir aller et venir dans le courant tranquille de la confluence, plus loin, un gué encombré de rochers nous permet de traverser la rivière, la pente est raide et glissante mais le pilote maîtrise parfaitement sa machine. Au sortir du rideau d’arbres bordant le rivage, nous pénétrons dans une immense plaine où pullulent les animaux, c’est le summum depuis notre arrivée.
Accouplement vu pour la 1ère fois.
| | | À: Jety34 · 23 avril 2020 à 18:16 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 45 de 123 · Page 3 de 7 · 749 affichages · Partager Les interventions étaient rares...
On n'intervient pas toujours...on profite sagement. | | | À: Jety34 · 23 avril 2020 à 18:32 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 46 de 123 · Page 3 de 7 · 745 affichages · Partager Après-midi (suite) :
À 12 h 00, nous franchissons à nouveau la Talek, à hauteur de Double-Cross, près d’un inopiné terrain de football et d’Olkiombo Airstrip. Nous sommes à Mara Intrepids/Explorer Camps et c’est là que nous devons régler les entrées pour les quatre jours à venir avant le déjeuner et la sieste, au même endroit que dimanche. À 15 h 15, Michel sort de sa torpeur et décide de nous emmener vers la Talek sur les traces de la femelle léopard et de son petit, mais ils restent invisibles : serions-nous les premiers clients qui ne verraient pas cette magnifique créature ? Et pourtant, ils étaient là il y a peu, nous affirme Motoron en nous montrant les empreintes et taches du sang frais de sa proie. À Mahira Bush Camp, nous remplissons les réservoirs d’eau et allons nous dégourdir les jambes vers les marais où chantent d’invisibles piafs. Pas âme qui vive autour de ce camp de brousse, je le trouve un peu tristounet mais je pense que parmi les dizaines, peut-être centaines d’établissements qui parsèment cette réserve, les plus magiques, sans commune mesure, sont ceux de notre escapade nomade.
Je vous présente Jacky, Motoron et Mickaël.
Toutes les 2 heures une pause s'impose !
Un pigeon vert n'est-il pas Bernard ?
Aigle bateleur.
Les salades de fruits frais de Motoron matin, midi et soir: un régal ! humm
Concours de montage de tentes entre Mickaël et Motoron.
Bonne nuit.... | | | À: Jety34 · 23 avril 2020 à 23:15 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 47 de 123 · Page 3 de 7 · 725 affichages · Partager Bonsoir,
À voir les photos de Yolande, je trouve vraiment Michel très sévère.
Pour le piafou, c'est bien un pigeon vert africain. Mais en anglais : African Green Pigeon. En français, c'est le "Colombar à front nu", Treron calvus.
Prenez soin de vous
BL | | | À: Blesl · 23 avril 2020 à 23:57 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 48 de 123 · Page 3 de 7 · 720 affichages · Partager Bonsoir Bernard
Merci, merci, mais je savais que Michel était intraitable, j'y suis allée en connaissance de cause, je lui avais demandé d'être sincère sans complaisance. Gagné De toute façon j'ai beaucoup appris, je me suis améliorée vers la fin et j'ai un peu mieux maitrisé mes appareils. Ses conseils étaient justes, si parfois je ne l'écoutais pas, parce que je suis un peu têtue et bien paf... je ratais la scène. dixit Michel "choisis ton sujet, pas les 2 à la fois" et voilà le léopard qui descend de l'arbre pendant que je suis entrain de me tourner vers les lionnes qui avaient piqué la proie. Grrr Très bonne expérience et bonne entente.  Bien cordialement Yolande | | | À: Jety34 · 24 avril 2020 à 13:13 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 49 de 123 · Page 3 de 7 · 703 affichages · Partager Bonjour les musiciens,
J'aime particulièrement la photo des éléphants et ce crocodile bouche ouverte, très, très proche. à moins que tu n'aies zoomé. Vraiment Yolande tu as pris de sacré risque rien que pour nous faire plaisir merci  . L'aigle est bateleur des savanes ou Bateleur, Terathiopius ecaudatus, jolie non ! Les couleurs tirent vers le jaune. Comment as tu réglé ton appareil ?
Bonne continuation | | | À: Pygmalion19 · 24 avril 2020 à 14:36 · Modifié le 24 avr. 2020 à 15:11 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 50 de 123 · Page 3 de 7 · 688 affichages · Partager Bonjour les musiciens,
J'aime particulièrement la photo des éléphants et ce crocodile bouche ouverte, très, très proche. à moins que tu n'aies zoomé. Vraiment Yolande tu as pris de sacré risque rien que pour nous faire plaisir merci  .
Totalement d'accord avec toi, Éric ! Mais une vie sans risque manque de piment, s'pas ?
L'aigle est bateleur des savanes ou Bateleur, Terathiopius ecaudatus, jolie non !
En français Bateleur des savanes, en anglais juste Bateleur, nom scientifique Terathopius ecaudatus. Joli nom effectivement, qui tient à la particularité énoncée dans son nom scientifique d'espèce : ecaudatus = sans queue, ce qui lui donne un équilibre instable, comme les avions de chasse moderne style Rafale, et lui permet les acrobaties aériennes qui l'on fait nommer bateleur...
Les couleurs tirent vers le jaune. Comment as tu réglé ton appareil ?
Si Yolande photographie en RAW, le réglage de l'appareil n'a pas d'importance, c'est en post-traitement que l'on agira si besoin sur la température de couleur, qui semble effectivement un peu chaude sur notre écran calibré, mais juste sur certaines photos (p.e. autruches). Cela dépend aussi de l'heure de prise de vue.
Pas mieux ! Prenez soin de vous !
Amicalement
BL
PS : et Terathopius ? Terathos, pas de souci, c'est chasseur (en grec), quant à opius si c'est avec un omicron, οπις, opis en grec, c'est en arrière (parce qu'il peut se retourner ?), ou avec un oméga, ϖπιος, οpios, c'est favorable, propice, opportun (parce qu'il chasse bien ?). Des infos ? | | | À: Blesl · 24 avril 2020 à 17:41 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 51 de 123 · Page 3 de 7 · 658 affichages · Partager Bonjour Bernard,
Mon post état pourtant adressé à Yolande et Eric et voici que c'est toi, Bernard de ton prénom, qui me réponds....Etrange courtoisie en vérité. Mais nous n'allons pas nous offusquer pour si peu. Toutefois répondre à la place d'un autre ne fut-il pas dans ta vérité est un manque d'égard...C'est cela tu t'es égaré mais notre binôme heureusement non, lui qui cruise et nous réserve encore de belles images et un texte qui enthousiasme notre imagination.
Si Yolande photographie en RAW, le réglage de l'appareil n'a pas d'importance, c'est en post-traitement que l'on agira si besoin sur la température de couleur, qui semble effectivement un peu chaude sur notre écran calibré, mais juste sur certaines photos (p.e. autruches). Cela dépend aussi de l'heure de prise de vue.
Cela peut être aussi un choix qui alors n'a rien à voir avec la postproduction mais plutôt avec sa décision esthétique ou le réglage de son appareil. Par ailleurs, pour info, la couleur peut aussi se régler à la prise de vue.
Bateleur ou Bateleur des savanes! Je préfère la poésie des mots au dictat de la désignation bien que des noms d'oiseaux j'en connaisse quelques uns  . Bateleur des savanes me plaît. Je vagabonde alors comme nos deux compères sur des pistes terriblement chaotiques. Va pour Bateleur des savanes dont j'apprécie aussi le vol. C'est mon choix! | | | À: Pygmalion19 · 24 avril 2020 à 22:24 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 52 de 123 · Page 3 de 7 · 644 affichages · Partager Bonsoir Eric et Bernard j'adore vos joutes très sympathiques, cela met de la fantaisie dans les réponses et aussi beaucoup d'humour. Donc pour résumer oui j'ai pris de gros risques pour le croco, exceptionnellement Michel m'avait autorisée à descendre sur les rochers, certainement voulait-il se débarrasser de moi. Il n'a pas réussi. Même pas vrai. Oui je photographie en RAW+JPEG base résolution pour me rappeler les couleurs avec une B des B en AWB mais parfois je trouve cela trop fade et sur Lightroom je passe en couleur naturelle ce qui effectivement ajoute une légère dominante jaune, j'essaie de ne pas trop pousser les curseurs mais je rajoute un peu de vibrance Mes réglages pour le croco le 400 monté sur le 7D Mark II soit 640 à ISO 125 f/ 5,6 au 1/640s et pour le bateleur 500 ISO f/ 6,3 1/1600.
Je vous souhaite une bonne fin de soirée.
Prenez bien soin de vous aussi, à demain Yolande | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 9:35 · Modifié le 25 avr. 2020 à 10:07 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 53 de 123 · Page 3 de 7 · 627 affichages · Partager Bonjour Yolande,
Encore bravo pour la photo du croco, belle netteté avec une "vitesse" de 1/125 s sur un équivalent 640 mm, la stabilisation du 7 D II fonctionne bien mais pas que...
C'est toujours avec beaucoup d'intérêt que je lis la prose de ton homme (et la tienne) et c'est avec le même intérêt que je vois tes photos, même si sévèrement (mais justement, hein) jugées par MDH..
Tu dis prendre du RAW+jpeg pour te rappeler les couleurs, je suis interloqué au niveau de mon vécu (qui est imposant, mais je vais faire un régime)... En effet, le jpeg que te donne ton boîtier ne "donne" pas les vraies couleurs, il résulte du dématriçage du RAW par le logiciel embarqué de ton boîtier avec application des options que tu as choisies :
température de couleur, qui n'influence pas seulement la tonalité "chaude" (jaune) ou "froide" (bleu) mais aussi l'équilibre magenta/cyan
saturation dans le choix de style
choix de rendu, par exemple "ton chair "
espace colorimétrique (sRGB ou Adobe RGB)
exposition, une surexposition les couleurs dénaturera les couleurs par désaturation
Toutes ces modifications sont possibles dans le traitement de ton RAW et de façon entièrement réversible, avec même plus d'options, notamment plus d'espaces colorimétriques disponibles (intérêt pour l'impression uniquement, pas pour la vue sur écran où le gamut de l'écran est déjà limitant par rapport aux deux espaces classiques).
Maintenant, si ton mode de prise de vue est celui conseillé par le Maître, oublie tout ce que j'ai dit, " Magister dixit !" .
Michel m'avait dit il y a un certain temps (il n'était pas encore ambassadeur Fuji) qu'il bloquait sa température de couleur sur 5600 Kelvin, sais-tu s'il pratique toujours ainsi ? De même qu'il bloque sur ses objectifs avec force chatterton toutes les options qu'il n'utilise pas (pré-mise au point, type d'AF, etc.).
Et merci pour ton indulgence amusée, Éric adore m'asticoter, mais courtoisement, s'pas ? et moi-même ne suis sans (aucun) doute pas exempt de tout reproche.
Bonne continuation (de carnet, encore une fois, il n'y a pas que les intervenants qui le suivent, la majorité silencieuse est très très majoritaire)
Prends soin de toi et de tes proches et
Vale!
BL | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 13:55 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 54 de 123 · Page 3 de 7 · 608 affichages · Partager Bonjour, bonjour !
Le ciel est clair et étoilé, la température est nettement plus fraîche que les jours précédents lorsque nous mettons le nez dehors. Nous avons entendu le feulement du léopard à trois reprises, c’est un mâle imposant, nous explique Motoron, il a rodé dans notre périmètre, sans doute parce que la présence humaine l’indispose ou que ce domaine est sien. Les photographes démarrent à 6 h 15, nous les suivons d’un quart d’heure après avoir nettoyé les abords du camp hormis les ornières laissées par les roues et les restes d’un foyer, seul un œil avisé pourrait remarquer l’occupation nocturne de cinq personnes dans cette clairière. La faune se réveille doucement, seules les cigognes dans la rivière s’activent pour préparer leur breakfast. Un superbe lion, assis à deux pas du chemin, nous scrute en baillant, je l’immortalise avec le compact que Yolande m’a prêté mais je ne pense pas que ce cliché fera la Une ! Les damalisques semblent être les plus actifs dès potron-minet car de nombreuses mères entraînent leurs rejetons à la course tandis que les célibataires des deux sexes se livrent à des parades étonnantes : l’apprentissage du flirt, m’explique d’un air malicieux Motoron. Nous cherchons en vain le léopard signalé hier dans l’enchevêtrement végétal bordant le ruisseau. Mikaël conduit doucement, à l’écoute de son voisin que l’on sent très attentionné, soudain il me désigne un monticule à deux cents mètres au moins : « jackal ». Armé de mes jumelles, je tente de distinguer ce qu’il me montre et ne découvre qu’au bout d’un moment deux têtes. « Non, non, à côté, il y a quatre bébés ». Même avec la qualité de mon matériel, je ne vois rien, aussi, pour me faire plaisir, nous nous enfonçons dans la brousse. Effectivement, nous sommes vers le terrier de la famille, les parents sont inquiets mais les enfants, assez turbulents ne font aucun cas de nous : ils sont à croquer. Je crois que de tous les repérages que Motoron aura faits pendant ce séjour, c’est celui qui m’aura le plus scotché. Bien sûr, nous avons rapidement déguerpi pour ne pas inquiéter les canidés, ne pas attirer d’autres personnes et ne pas nous mettre en porte-à-faux avec l’administration car seul le professionnel est autorisé au hors-piste. Vers 8 h 00, nous montons jusqu’au belvédère pour un tour d’horizon sur la plaine, les reliefs avoisinants et la mythique Mara, les flancs de la colline sont recouverts d’un joli gazon très vert et les brouteurs affluent pour s’en repaître. Yol et Michel n’ont pas trouvé les chacals mais un rhinocéros noir qu’ils nous invitent à admirer, ils sont tellement rares au Kenya. Ce beau porteur doit peut-être sa survie au public qui le harcèle à longueur de journée, tenant les braconniers à distance ? Je dénombre vingt-sept voitures, la majorité à cheval sur les bas-côtés. Mais, revenons à nos cabotins, ils ont, eux aussi, attiré la foule, ce qui veut dire que vingt autres bagnoles ont piétiné le couvert végétal pour assister aux espiègleries des chiots. Dans cette cohue le Land n’a pas réussi à se faufiler vers le terrier et c’est à distance que ses deux occupants lorgnent la famille mbweha dans sa cour de récréation. On ne s'en lasse pas.
Image attachée: Photo postée par le membre Jety34. | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 14:44 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 55 de 123 · Page 3 de 7 · 602 affichages · Partager Désolée erreur de manip je crois que ce n'est pas mon jour.
Impalas dans la belle lumière matinale
Martin-chasseur à tête grise (Halcyon leucocephala)
Outarde, mais laquelle ?
Des jeunots Canis mesomelas !
Rhinocéros noir (Diceros bicornis)
Après la pause-café sur Look-out Hill, nous descendons vers le sud, la Tanzanie et le Serengeti sont derrière les collines qui ferment le panorama. Un important groupe de vautours oricous s’est rassemblé autour et dessus une termitière, ce qui n’est pas courant, ces charognards, hors lors de la curée sont en général solitaires ou en couple. Là, ils se dandinent, s’épouillent, se reniflent, étendent leurs ailes sans un bruit car ce grand volatile est peu bavard. Qu’on s’intéresse à ces éboueurs de la brousse, surprend nos amis africains ! Il est vrai que cette espèce avec sa tête rouge et son cou déplumé, n’a pas une physionomie plaisante à l’instar du vautour africain ou de celui du Cap. Peut-être sont-ils là parce qu’un guépard sévit dans le secteur et qu’un éventuel festin se profilerait à l’horizon ? Le félin est tranquillement couché sous un épineux, très éloigné du chemin, Mikaël, encouragé par son coéquipier, s’avance dans la brousse pour que je puisse le contempler correctement mais quitte rapidement ce no man’s land interdit. En milieu de matinée, nous contournons Ashnil Bush Camp, bifurquons à droite sur une piste secondaire qui s’enfonce dans un paysage vallonné, plus sauvage et inhabité ! Nous tournons encore à droite sur un passage à peine marqué butant sur une rivière asséchée qui s’appellerait Keekorok, nous la traversons et la suivons vers l’aval jusqu’à un bosquet : notre récompense est là, couchée dans les herbes, indifférente à notre présence. Il s’agit d’un adulte de taille modérée donc une femelle, me dit l’expert. Ce félin est le plus racé du monde animal et je comprends qu’il soit le chéri des visiteurs. Nous informons l’équipe technique de notre découverte mais elle tarde à venir, il faut dire que l’accès n’est pas évident dans ce dédale de chemins et de traces, nous sommes obligés d’aller à son devant et de l’amener sur le site que nous lui abandonnons aussitôt pour ne point attirer la curiosité : le pisteur a fait son travail ! Vautour Oricou prêt à s'envoler.
Photos de fin de matinée à suivre. | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 14:52 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 56 de 123 · Page 3 de 7 · 718 affichages · Partager Il faut patienter pour voir le léopard maintenant ? Roohhh | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 15:11 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 57 de 123 · Page 3 de 7 · 714 affichages · Partager Le ciel est magnifique !
Pour l'outarde, mon consultant préféré, ma blonde, donne une femelle d'Outarde à ventre noir, Lissotis (ci-devant Eupodotis) melanogaster, Black-bellied Bustard. On peut hésiter avec une femelle de la quasi similaire Outarde de Hartlaub, mais elle est moins fréquente à Masai Mara.
On attend les photos, suspense, suspense, de Dame Leopard... | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 16:11 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 58 de 123 · Page 3 de 7 · 705 affichages · Partager suite. Prête pour la chasse.
Bof.... un peu trop gros.
Retour après la sieste. | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 16:49 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 59 de 123 · Page 3 de 7 · 699 affichages · Partager À midi, nous nous garons sous un saussage tree, au bord de la Sand River. Le sol est jonché des fleurs de ce colossal arbre, les fruits, gros comme des saucisses pendant au bout de longues tiges. Le site est idyllique, calme et désert : que demander de plus ! Le lit de la rivière est large, un flot rare, peu profond et limpide se glisse sur un sable ocre avec des effets brun foncé. Des zèbres, une famille de girafes s’abreuvent en amont tandis que des buffles se prélassent dans une flaque proche. Le cuisinier prépare le déjeuner et le dîner aidé de Yolande pour la corvée de pluches, je me porte volontaire pour le rinçage des légumes dans le courant d’une onde pure ! Nous profitons de cette eau claire pour faire une toilette sommaire dans la cuvette, pas la même ! Après le moment de détente quotidien, nous levons le camp, Yolande et Michel d’un côté, nous de l’autre. C’est bien sûr Œil de Lynx qui fait la première découverte, du côté de la Keekorok River en la personne d’une lionne puis une seconde sur le bord opposé, la plus proche semble très absorbée pendant que sa compagne dévore les restes d’un bébé élan mais s’enfuit à notre arrivée. En fait, ce que je n’ai pas perçu mais qui est la raison pour laquelle nous sommes venus là, est la présence du léopard dans un arbre. Celui-ci s’est fait subtiliser sa chasse par les deux frangines, l’une mange et l’autre surveille. Les opérateurs prennent le relais, tandis que nous regagnons la piste distante d’une cinquantaine de mètres. Les photographes resteront jusqu’au soir et constateront que profitant d’un moment d’inattention des lionnes, la panthère est descendue de son perchoir pour récupérer son bien afin de le croquer tranquillement, perchée sur sa fourche. Les rangers qui sillonnent le parc à la recherche des contrevenants ne viennent pas dans les secteurs isolés, préférant ceux où se pressent les touristes, ça rapporte davantage ! Presque 3 heures à observer cette merveille.
Une des chapardeuses.
Contre jour
Evidemment j'ai raté la descente
pour la récupération d'une partie de sa pitance.
Sous différentes lumières changeantes.
Il est temps de partir. Image attachée: Photo postée par le membre Jety34. | | | À: Jety34 · 25 avril 2020 à 17:12 Re: Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara Message 60 de 123 · Page 3 de 7 · 698 affichages · Partager Tout étant source d’intérêt pour moi, nous roulons doucement, Mikaël s’arrêtant à ma demande : pour un buffle crevé dans un étang, des guêpiers, aisément reconnaissables par leurs silhouettes et leurs couleurs chatoyantes mais aussi par leurs piaillements caractéristiques, deux jeunes lions allongés dans les graminées, des buffles, des hippos et un crocodile cohabitant dans la même piscine. À la tombée du jour, nous sommes arrivés à notre hébergement au bord de la Sand River, en réalité à deux pas de notre pique-nique site de midi. Rien n’indique que l’on peut se poser là, mais Motoron connaît parfaitement les endroits autorisés pour son patron, celui-ci est particulièrement beau et sauvage. Nous garons les voitures sous la ramure d’un arbre imposant et installons nos équipements vers le couchant. Le majordome, toujours attentif au bien-être de ses hôtes est descendu dans la rivière pour creuser un trou dans lequel nous allons prendre notre bain, économisant ainsi l’eau du réservoir et les allées et venues quotidiennes pour le ravitaillement. Quatre buffles ont décidé, eux aussi, d’en faire de même, ils sont à 150 mètres de nous, totalement indifférents à la présence humaine. Pendant ce temps, le pot-au-feu mijote, comme il se doit, dans sa gamelle. Mikaël découvre et apprécie la cuisine traditionnelle française à base de produits régionaux tels des navets, des carottes, des pommes de terre, du chou et des poireaux, sans oublier une viande de bœuf moelleuse et goûteuse, un verre de Gevrey-Chambertin aurait été un bon mariage mais nous n’avons qu’une seconde bouteille de champagne pour trinquer, tout juste à bonne température. On ne va ni se plaindre ni écrire à Voyage Forum ou Tripavisor que le frigo avait des faiblesses ou qu’il manquait deux degrés dans le baquet ! Tu t’en sors bien sur ce coup-là, mon cher Maestro ! Fleurs magnifiques d'un buisson dans la savane ?
Fleurs de l'arbre à saucisses (Kigelia africana).
Préparation du pot au feu.
Lavage des légumes dans la Sand River.
A la prochaine...... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 471 visiteurs en ligne depuis une heure! |