Mercredi 7 aout.... comme d'hab pour le reste c'est parici
Petit déjeuner à l’hôtel, départ 7h40. Aujourd’hui, nous allons passer la frontière du
Tadjikistan. La route est en bon état, pour changer. Les paysages sont très beaux.
Nous nous arrêtons dans la dernière ville avant la frontière (Sary Tash) pour faire le plein, acheter des tomates et de l’eau et également pour changer de l’argent. C’est intéressant à savoir, à la station-service on peut changer des soms contre des sominis (ou l’inverse). Il y a vraiment une ambiance bout du monde belle entrée en matière !.
Bientôt nous quittons la belle route pour nous diriger vers la frontière. La route en remblais traverse une plaine où broutent des chevaux et des yaks. Nous arrivons à la frontière kirghize, nous passerons "un peu" de temps, genre 1 heure, car il manque un document pour la voiture.
Naturellement le téléphone portable ne passe pas bien et il faut qu'on le coince dans un coin du bureau en posant l'appareil sur une étagère pour qu'il y ait un filet de signal. Nous aurons affaire au douanier "chef" qui nous a fait venir dans son bureau, porte fermée, et qui est le seul à parler quelques mots d'Anglais... bon en fait ce qu'il sait surtout dire c'est "it's no my problem, it's your problem". On lui a donné tout ce qu'on avait, mais allez vérifier que ce sont les bons documents, tout est écrit en cyrillique ! Apparemment sur le contrat de location il y a le nom du propriétaire, et non celui de l'agence, qui est indiqué et il manque son autorisation de sortir de territoire avec sa voiture. On appelle l'agence de location et ils discutent entre eux, quand la ligne ne coupe pas. L'agence est d'abord étonné mais ne discute pas trop et propose de faire livrer le document à
Och, le lendemain.
Au bon d'un moment le douanier propose qu'on se fasse envoyer le document par Whatsapp en cours de route lorsqu'on sera au
Tadjikistan, pour lui, ce qui est impératif c'est que le document lui soit présenté à notre retour, au passage de frontière. Naturellement cela à un coût, 50$ pour son collège et 50$ pour lui... mouais, ça ça ne me plait guère car c'est un coup à se retrouver coincé au
Tadjikistan avec une voiture passée illégalement et à avoir des problèmes pour retourner au
Kirghizistan.
On leur demande si du coup on ne va pas avoir de problème avec les douaniers Tadjiks, no, nous répond-t-il, ils ne savent même pas lire... sympa l'estime entre collèges.
Je suis fâché après l'agence car je leur avais encore envoyé un mail 8 jours avant le voyage pour bien demander si tous les papiers sont là et en règle pour passer la frontière, car je connais ce type de "complication" en Afrique. Ceci dit mon expérience Africaine me sert, je sais que la patience arrange beaucoup de choses et je ne m'énerve pas !.
Bref on finira par accepter "l'arrangement". De toute façon si la voiture n'arrive pas à retourner au
Kirghizistan on la laissera sur place et on prendra un taxi !.
Puis c’est le no man’s land de 20 km entre les 2 pays. La route monte jusqu’à 4331m, le poste frontière. Après de nombreux arrêts photos nous arrivons à la frontière Tadjik... pas totalement rassuré par notre affaire, surtout que ce pose frontière est réputé corrompu !.
On arrive, devant nous un groupe de cyclistes, deux couples en moto et une voiture.
Il faut savoir que maintenant nous sommes sur la
Pamir Highway qui est très réputée auprès des cyclistes et motards, et on en croisera bien plus que voitures.
La douane est composée de 2 citernes, un bâtiment en dur mais au bord de la ruine et de deux "préfabriqués". En terme d'image, pour un pays, on a vu mieux !.
Le passage de cette frontière se fait en 5 "étapes", d'abord passeport, puis voiture, puis ministère de l'intérieur, puis ministère de l'écologie (si, si !) pour finir au ministère des transports. De temps en temps un homme masqué vient de temps en temps près des véhicules qui son aptes à passer pour désinfecter les roues... ou pas.
Ah j'oubliais tout est écrit à la main et ils se chauffent au poêle à charbon. Vous l'aurez compris ça peut-être loonnngggg... nous y passerons 1h30, ce qui doit être considéré comme rapide ici.
Et bonne nouvelle, pour eux tout est en règle... au final la corruption aura été côté Kirghize !!!
Ca y est, on est au
Tadjikistan. Avec tout ça, on a sauté le repas de midi. Le paysage au
Tadjikistan est très différent avec des sommets enneigés coté chinois. On a longé la frontière chinoise. Nous avons fait la rencontre de plusieurs voyageurs : des Néozélandais, des motards français, des italiens et arrivés à
Karakol, un couple de français. Le lac Karakul est d’un bleu intense contrairement à son nom qui signifie lac noir. Le paysage est vraiment grandiose. Nous avons marché un peu dans le sable puis nous avons monté les tentes. Premier diner avec les sachets repas ‘graines’, tarot, dodo. Il y a du vent mais il fait moins froid qu’au
Kirghizstan et pourtant, on est à 3950m d’altitude.
Ici aussi, il y a des marmottes en pagaille, mais elles sont différentes : robe couleur renard et queue noires alors qu’au
Kirghizstan, elles ont une robe plus claire.
Bivouac dans le wild... c'est un des plaisirs de ces pays, le camping sauvage est autorisé