La suite... Fera de la lecture pendant le vol du terribilous Air Eskabo!

16.09.05
Greater St Lucia Wetland Park
Afin de ne pas perdre les bonnes habitudes et de se donner le maximum de chances pour l’observation de la faune sauvage... On se pointe à l’entrée de la petite réserve, peu après l’ouverture.
Pas d’éclaircies aujourd’hui, le ciel garde une chape bien grise, au dessus de nos têtes...Bah ! c’est pas bien grave, on a pas eu à se plaindre du temps jusque là (entre 27 et 35° C)
Le lac
St Lucia, ses abords et la zone côtière constitue le Greater
St Lucia Wetland Park (Superficie : 260.000 ha).
L’entrée est limitée à 120 véhicules / jours.
Très peu de personnes y pénètrent pour réaliser un safari... La plupart des visiteurs (locaux) se rendent directement à Cape Vidal pour des activités aquatiques (Essentiellement de la pêche) et traversent la réserve à vive allure (malgré que la limitation soit fixée à 50 km/h).
Pourtant ce n’est pas faute de panneaux de sensibilisation ! Malgré ça, l’on découvrira en bord de route, une antilope sauvagement écrasée (triste spectacle

qui mérite selon moi, une exclusion à vie de la réserve, combinée à une lourde amende !

).
La Faune, y est abondante (exception faite de lions, girafes, guépards...) - 31 Léopards sont recensés. Et Vindju, on a drôlement envie d’en voir un ! Allez siouplait !!!
La nature luxuriante foisonne ici. On recense, plusieurs types de végétations (Marais, forêts, mangroves à palétuviers, prés salés, palmeraies, plantations d’eucalyptus, dunes...)
Multitude de petits coins boisés où se réfugient les gracieuses Red Duiker et où sautillent les Blue vervet. (Surtout vers Mission Rocks & Cape Vidal)
Hormis les antilopes (Zèbre, Watrebuck, Grand Koudou...) le sympathique spectacle du jour résidera dans la rencontre que l’on a avec les Rhinos blancs (le teint de la peau est bien plus foncé que tous ceux que l’on a pu voir jusqu’ici). Un groupe de 2, un autre de 4... S’en donne à cœur joie, proches de la piste : sieste, broutage d’herbes rases, marquage du territoire (si vous voyez à quoi ressemble une chiotte à Rhinos : Très impressionnant

!)
Ce n’est pas pour rien que l’emblème des réserves du pays Zoulou est le Rhinocéros, tant ils sont nombreux.
Le seul tronçon de route, qui n’est pas goudronné se situe entre Cape Vidal et Emoyeni.
La Loop Road (de son nom) longe à un moment Le lac
St Lucia (d’où on peut apercevoir les hippos)...Longue et sinueuse...Elle nous offre l’unique spectacle (hors de l’eau) d’un phacochère sur 15, 5 km.
Elle ne peut être empruntée, dès la tombée de la nuit et ce pour des raisons de sécurité. Les hippos sortant de l’eau pour aller brouter, mieux vaut éviter de faire des rencontres nocturnes qui peuvent s’avérer dangereuses. (L’hippopotame est l’animal qui cause le plus de mort en Afrique, après le moustique)
Cape Vidal offre une superbe vue sur l’océan indien, de petits coquillages parsèment la plage qui est sous la brume. Il est drôlement agréable de s’y promener...Gaffe cependant aux singes en tt genre et crocodiles (estuaire non loin).
Estuaire de
St LuciaEmbarquement vers 16h00.
Le temps se dégage en cette fin d’après midi, ce qui nous ravit pour la ballade au grand air.
Nous sommes un groupe d’une 12zaine de personnes... Une fois passé, l’épreuve de l’embarcation, pour moi qui a un soupçon de vertige

(du ponton, sur un pneu, du pneu sur le bateau)... On monte à l’étage pour bénéficier d’un espace visuel, plus large.
Une bien agréable promenade de 2 h sur l’estuaire où foisonnent crocodiles (2000) et hippopotames (800).
Les crocos absorbent les derniers rayons de soleil sur la berge, la gueule ouverte, se faisant curer les dents.
Les échassiers déambulent, avec aisance, dans la mangrove. Les aigles pêcheurs scrutent du haut des branches, la moindre proie potentielle.
Les hippos, constituent le spectacle essentiel de cette ballade sur l’eau. A plusieurs reprises, nous croisons des groupes d’une trentaine d’individus (avec petits). Paisibles pour la plupart, ils ne semblent pas être trop dérangés par notre présence. Un seul individu, ouvrira grandement la gueule (courant sur le sol, en direction du bateau) et chassant l’eau de chaque côté de sa masse. Remue ménage impressionnant.

L’occasion aussi d’échanger avec nos compagnons de banquette (coup de bol, 3 d’entre eux sont francophones : 1 jeune Marseillaise qui est en
AFS depuis 3 semaines et qui participe à une étude sur les Rhinocéros Noirs dans la réserve de Hluhluwe et un couple originaire de Cannes qui découvre pour la première fois, la terre africaine avant de s’envoler à nouveau pour
Bali... Peter a un abcès dentaire, je compatis, ça me rappelle ma douloureuse épopée à
Rome 
)
Délicieuse évasion, qui se terminera sous les chants des Sud africains qui célèbrent un mariage au fil de l’eau et sous les rayons rougeâtres du soleil qui tapissent l’estuaire et s’étiolent derrière les arbres qui longent la rive.
On tente un petit resto chez Alfredo, qui deviendra vite notre QG, tant l’atmosphère y est délicieuse (mélange d’anglais et d’italien)... Très bon rapport qualité-prix et pas mal de Frangelica à l’œil !
Infos pratiques
Paf Greater St Lucia Wetland Park20 Rd / pers et 35 rd / véhicule
Maps of the zululand and maputaland reserves (comprenant Hluhluwe/ umfolozi Park – Greater
St Lucia Wetland Park – Mkuze Game reserve – Ndumo Game reserve – Tembe Elephant Park et Ithala Game Reserve) : 26 Rd
Paf Estuaire
St Lucia (tour en bateau) : 110 Rd / pers
17.09.05
Hluhluwe et Umfolozi Game reserve (96.000 ha de brousse, de savane et de forêts – traversés au nord par la Hluhluwe River, au sud par la
White River et au centre par la Black Mfolozi River)
Umfolozi est bien plus sec et touffu que son voisin.
Pas le temps de flâner aujourd’hui... C’est que l’on souhaite être à l’entrée du parc à 6h00 tapante. C’est le WE et celui-ci sera certainement visité par les Sud AF également.
Lever à 4h30 du mat ! (C’est Ti pas beau les vacances et le farniente

!) Afin de pouvoir quitter la petite bourgade de
St Lucia, vers 5h00 au plus tard. Il faut compter 1h de route pour relier la Nyalazi Gate (entrée commune entre les parcs de Hluhluwe et Umfolozi.).
La circulation est très calme à cette heure là (ce qui n’est pas pour nous déplaire), les petites boutiques, en bordure de route, d’artisanat en bois (phacochères, Échassiers, masques tronc d’arbre) sont encore vides.
Penny nous a préparé un bac frigo d’enfer...Pour notre petite escapade du jour !
4, 5 véhicules sont déjà à la Gate – Direction
Umfolozi Park... Ce qui nous vaudra sur la piste, qui rejoint le Mpila Camp, un soufflage en bonne et due forme de 2 White Rhinos, par un véhicule qui nous collait au train ! Ca commence à bien faire...Ce genre d’énergumènes qui se la jouent Bush égoïstes ! Notre capital tolérance à leur égard diminue de jour en jour !


Un petit arrêt au Sontuli Picnic Spot. L’endroit est dégagé et donne vue sur un cours d’eau où pas mal d’animaux viennent se désaltérer. Pour compagnie, nous avons un troupeau d’impalas sur notre gauche et un groupe de Sud AF sur notre droite. L’aire est aménagée pour se faire des Brai et pique nique en bonne et due forme. Nos comparses sont diablement équipés (chaises longues, makala pour se faire le typique petit déj à anglaise (œufs sur le plat, bacon, saucisse etc...) Le tout dans une forme de silence, qui s’accorde avec la nature qui nous entoure.
Quant à nous...On se régale avec le casse croûte de Penny. Quel plaisir un bon Kawa en plein milieu du Bush, suivi d (un petit noeuf dur !
On ne regrette pour rien au monde, notre passage au Bhejane Hide. Enfoncé dans la nature, on le rejoint à pied, par un petit sentier cadenassé par des planches en bois, sur les côtés.
Il donne vue sur une large marre d’eau. (incroyable, car la plupart des point d’eau sont asséché, malgré une végétation assez verdoyante dans l’ensemble)
Quel spectacle inattendu

, à 3 m à peine : 1 Rhino Blanc (belle pièce) est en train de se prendre un bain, au centre du point d’eau. Dans le silence qui habite l’endroit, on perçoit le moindre bruit dont le souffle du mastodonte qui fait écho sur l’eau. Il ne se lèvera qu’une fois (dérangé par de petits oiseaux qui viennent récurer l’intérieur de ses oreilles) pour mieux s’affaler à nouveau, un peu plus loin. Il consent à partager l’endroit avec quelques petits clowns de la savane qui se délectent de la boue qui traîne ici et là...pour en tapisser leur groin et le reste du corps, avec moult cabrioles.
Cette rencontre sera la plus belle de la journée. On prendra donc le temps de la savourer.
Le reste du trip se passera à scruter, rechercher, se délecter...Comme toujours, on ne se lasse pas d’être en ces lieux. Une tendre rencontre avec une petite Nyala et sa mère. Une vraie tête d’ange, surmontée de grande oreilles décollées.
Pas mal de vautours tournoient dans le ciel, mais nous n’apercevrons pas l’ombre d’une proie ou d’un fauve.
Au sol, les élégantes girafes (qui avaient été avares de leur présence jusqu’ici), des Nyalas femelles et mâles (que nous rencontrons pour la 1ère fois depuis le début du périple), buffles, autres Rhinos et bien d’autres antilopes.
Juste un grand moment de frisson pour moi

, ayant été assouvir un petit besoin...je me retrouve nez à nez avec une de mes charmantes copines (dont le corps équivalait bien la paume de ma main en largeur)... Glacée, j’ai bondi à l’intérieur de l’habitacle en moins de 2 pour échapper à la rapidos spider qui se déplace à vive allure... Un cauchemar éveillé, cet instant !
Profitant pleinement du temps qu’il nous reste avant la fermeture de la Gate, on fait un petit détour par le parc voisin : Hluhluwe. La petite boucle par Hlathikulu, nous convient parfaitement. Le paysage aux abords de cette piste de terre est magnifique... Très boisé, il est probablement l’antre des léopards (qui se cachent) et de multiples babouins qui s’affairent sur la piste. Des petits, déambulent, en toute innocence, fiers d’afficher leur petit pet tout coloré !
Nous quitterons le parc, juste avant l’heure maximale de sortie. Peu avant la Gate, on ne peut s’empêcher de grappiller les minutes restantes, à observer le coucher de soleil qui se décline et le lever de lune (pleine) qui prend possession du ciel, en arrière plan des acacias. Pour couronner le tout, phacochères et girafes nous gratifient de leur présence (2 m)...
Magic Africa, pour ces odeurs, ces couleurs, cette quiétude.

Ce soir nous changeons de GH pour 3 nuits... Penny tient à se ménager des petits moments de retrouvailles avec son chéri, qui revient du
Swaziland, après y avoir accompagné des touristes.
Direction Igwalagwala GH (toujours à
St Lucia).
Le lieux est sympathique... Mais a bien moins de cachet que notre précédent pied à terre (pas de panique, on va le retrouver, dans peu de temps)... On hérite de la chambre « rose bonbon »... Bah qu’à cela ne tienne ! C’est parfait comme coloris pour accompagner nos rêves!
De plus, nous sommes les seuls occupants et c’est plutôt plaisant.
Le jardin a une nature éclatante...Qu’il fait bon de se prélasser, sous les palmiers dont les régimes perdent quelques noix de palmes (Souvenir souvenirs de mon petit coin de paradis au Shaba)
Ce soir...grande première : dégustation de viande de crocodile. Assez surprenant (autrement dit, on ne retentera pas cela tous les jours !)
Infos pratiques
Igwalagwala GHChez Bruce
235 Rd / pers + petit déjeuner
Hluhluwe et Umfolozi Game reservePaf : 140 Rd / 2 pers + véhicule)
18.09.05
Les mêmes heures de départ et toujours la formule pique nique (Bruce est bien moins généreux que Penny...)
Direction
Hluhluwe Park.
Entrée par la même Gate, que la veille (c’est celle qui est la plus proche d’où nous sommes)
Au moment de prendre le ticket et de l’arrêt pipi obligatoire (car après faut serrer...fesses et ceintures !) 2 girafes et un troupeau d’impalas se baladent sous notre nez.
Recensement des animaux293 Black Rhinos
1730 White Rhinos
3080 Gnous
3050 Buffles
200 Bushbuck
40 Guépards
500 Common Duiker
375 éléphants
720 Girafes
14 Hippopotames
500 Hyènes
24470 impalas
1240 Grand Koudous
150 Léopards
120 lions
7490 Nyalas
100 Red Duiker
100 Steenbuck
3185 Phacochères
710 Waterbuck
32 Lycaons
3390 Zèbres
On décide de quitter rapidement la route asphaltée pour se perdre sur les pistes en terre... Ayant apprécié le petit détour de la veille on commence par le même endroit, mais bifurquons à la piste Nombali, plutôt que de poursuivre jusqu’à la Hlathikulu... On ne le sait pas encore...mais B**** de M***

, on vient de louper un groupe de lions et un black Rhino à cet endroit!
En effet, plus tard ; lorsqu’on se trouvera à la Mémorial Gate, on découvrira sur le panneau de recensement des animaux du jour, que Lions et black Rhinos ont été aperçu par les rangers sur ce tronçon là ce matin ! Une nouvelle démonstration du fait qu’il faut être au bon endroit, au bon moment.
La journée nous offrira un bien bel autre spectacle : une vingtaine de girafes traversent la piste pour s’abreuver à la petite marre d’eau qui est toute proche. Avec toute leur grâce, elles écartent leurs pattes de devant, allongeant leur cou magistral. On ne se lasse pas d’observer ce ballet élégant. Moteur coupé, on sait que l’on se trouve à un endroit stratégique et la patience paie ! Déboulant d’on ne sait où, une bande de babouins vient partager l’espace, avant d’être rabroués par un troupeau de zèbres, qui veut aussi sa part du précieux liquide, le tout sous le regard de quelques rapaces qui se fondent dans la boue asséchée au centre de la marre.
Nous ne quitterons l’endroit qu’une fois, le spectacle animalier terminé.

Autre endroit sympathique, l’aire de pique nique de Maphumalo. Aux abords de la Hluhluwe River. A pied on peut rejoindre aisément un petit ponton qui donne vue sur l’étendue d’eau. Buffles et Waterbuck composent la scène. Là aussi, il est bon de se poser et de profiter.
Le reste de la journée sera agréable, mais sans véritables surprises (éléphant et Rhinocéros au loin, sur les collines)
Traînant un peu de fatigue derrière nous quand même, on s’éclipsera du parc vers 15h00... Evitant ainsi de rouler de nuit (comme la veille) et de se prendre en pleine face les véhicules aux phares déréglés !
2, 3 heures de farniente pour une bonne douche et une petite sieste ne seront pas de refus... Surtout que demain, on ne tient pas à louper l’aventure qui nous attend.
A suivre, les baleines de l’océan indien