Globetrekkie · 29 août 2015 à 14:39 · 436 photos 60 messages · 6 participants · 10 251 affichages | | | | Coucou
Merci pour ton récit je prévois un voyage en 2017 dans le sud des EU (surtout Louisiane et Tennessee) et j'ai bien hate de lire la suite de ton aventure. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Merci Nicolas pour les encouragements ! Je vais donc continuer le récit de ce pas, en espérant que ça t'inspire... Géraldine | | | Jeudi 18/06/15 – Chapitre 7 KILL BILL (please, before he drowns us )
Il fait plutôt gris ce matin sur San Antonio, on espère que ça va se dégager dans la journée. On rejoint le « Grand Club Lounge » pour un excellent petit-dèj, avec du saumon, des mûres toutes fraîches, miam miam. La vie de VIP a du bon de temps en temps.
On quitte ce havre de paix et roulons vers Corpus Christi sur la côte. Le paysage ne nous emballe pas plus que cela, une autoroute plate de chez plate, un ciel gris souris qui ne se décide pas à se lever.
Pis ben les dieux de la météo ne sont pas avec nous : en arrivant à Corpus Christi, un déluge s’abat sur nous, on a du mal à rouler tant il y a des flaques d’eau, les routes sont engorgées, et on n’y voit rien à 2 mètres, c’est assez angoissant.
On arrive tant bien que mal dans le parking de l’USS Lexington, mais là, même avec le kway, on ne peut pas parcourir les 200 mètres qui nous séparent du porte-avions, impossible de s’aventurer dehors !! Maudit soit Bill !
On attend patiemment dans la voiture que la pluie cesse, mais rien à faire, alors on attend juste une petite accalmie pour se précipiter à l’extérieur. L’attente de cette « petite accalmie » va durer plus d’une demi-heure, avec toute la volonté du monde, impossible avant. Et même là, c’est peine perdue, on est encore une fois détrempés en arrivant à l’intérieur du porte-avions.
Du coup, on va prendre notre temps pour la visite, car cet après-midi on avait prévu d’aller à la plage au Mustang Island State park, mais il faut sortir le plan B au vu de la météo qui contrarie nos plans initiaux.
Super visite, on voit énormément de choses, bien fait avec 5 parcours à faire en individuel, très bien fléchés, avec des couleurs.
On a commencé par le Tour 5 violet (Hangar Deck), avec quelques avions, le simulateur de vol, le mess, le théâtre 3D...
Ensuite on va visiter les ponts inférieurs (tour 4 vert Lower decks) avec la chapelle, le quartier de l’équipage, la clinique, la salle des machines...
Puis alors qu’il pleut encore mais que les gouttes s’espacent quand même, on se dirige vers le Tour 1 jaune (flight deck) pour découvrir les différents avions présents sur le pont supérieur, et le pont de navigation.
Il nous reste le tour 3 bleu (gallery deck) avec la cabine du capitaine et des pièces avec des collections.
Puis le dernier tour 2 rouge (Foc’sle) avec une expo sur Pearl Harbor et les quartiers des officiers. On finit la visite avec le film en 3D.
En sortant, on prend un peu plus notre temps qu’à l’aller, au moins pour immortaliser le « Blue Ghost ». Oui, il ne pleut plus pour le moment !
On s’arrête vers 4H à Applebees pour un déjeuner tardif (où un dîner tôt), puis quelques courses au Walmart avant d’aller se reposer à l’hôtel Econolodge à Fulton Rockport.
| | | Vendredi 19/06/15 – Chapitre 8 - Dial M for Mud (not for murder)
Pour l’instant l’Econolodge a été l’hôtel le plus pourri du voyage : une odeur de moisi tellement intense nous a tenus éveillés toute la nuit !! Le petit dèj était sympa, mais ne nous fera pas oublier l’odeur de moisi.
C’est l’heure de reprendre la route. On passe devant le Fulton Mansion, mais elle est en rénovation. Quand on ouvre nos appareils photos, une brume se pose sur l’objectif tellement c’est humide.
On va faire environ 300 kms ce matin, en remontant vers Galveston. On voit pas mal d’installations pétrolifères le long de la route. Pas très sexy tout ça.
Petit arrêt dans le village de Tiki island juste avant Galveston, car il y a de jolies maisons sur pilotis. J’aime particulièrement certaines boîtes aux lettres que leurs propriétaires ont dû prendre plaisir à personnaliser.
Arrêt traditionnel au Subway, avant d’aller visiter le musée Lone Star Flight Museum, 1 entrée gratuite avec un coupon.
Il y a pléthore d’avions dans le hall, et comme d’habitude, les volontaires prennent plaisir à nous raconter des anecdotes.
Le plus sympa pour moi : les peintures sur les avions militaires. Sur le parking, une plaque d’immatriculation un peu kitsch, avec la photo d’une famille sur son 31, attire mon attention. Bah chez nous, on n’a pas le droit d’arborer ce genre de plaques...
Ensuite, on s’arrête aux différents points d’intérêts de Galveston, Le US custom house, la sacred heart church blanche, le Bishop’s palace, la Ashton Villa et la Moody Mansion.
Ce n’était pas prévu, mais on va visiter la Moody Mansion, pour 10 USD par personne. C’est le sosie de John Goodman qui nous fait la visite, elle vaut son pesant de cacahouètes, la maison est splendide et le guide sympa. Pas de photos à l’intérieur de la maison.
| | | Je continue, j'avais atteint le nombre max de photos par post...
Il nous reste à parcourir une centaine de kilomètres pour rejoindre notre hôtel La Quinta à l’ouest de Houston, par les autoroutes. Houston, c’est encore autrement plus impressionnant que les autres villes par ses échangeurs monstrueux.
L’hôtel La Quinta est top, rien à voir avec la veille. On s’enquiert de steakhouses dans le coin, le concierge nous en conseille un juste à côté.
On va donc dîner dans un au « Texas Land and Cattle ». Le top sirloin y est fumé sur place, et c’est un délice comme d’hab. Dommage qu’on ne mange pas d’aussi bonne viande chez nous (IMHO).
| | | Samedi 20/06/15 – Chapitre 9 - Confessions of Globetrekkie the shopaholic
Départ tardif du la Quinta, car on va au Mall qui n’ouvre qu’à 10H, le Katy Mills Mall.
Il est donc de la même gamme que le fameux « Sawgrass Mills Mall » qu’on a l’habitude d’écumer à Fort Lauderdale en Floride quand on est dans le coin, on n’est donc pas complètement perdus.
Super affaires, il y a une journée spéciale soldes pour la fête des pères (je ne sais pas comment on se débrouille, on tombe toujours sur une période de soldes !!), on en profite pour dévaliser les boutiques. Pour donner une idée des prix, en moyenne, on ne paie qu’environ 33 % du prix initial (j’ai fait mes stats en revenant), et c’est une moyenne, c’est parfois moins !
En début d’après-midi, on va visiter la Menil collection dans le centre-ville de Houston, ainsi que la Rothko Chapel, interdit de photographier.
La Menil Collection, créée par les philanthropes John et Dominique de Menil, est un subtil mélange des genres : œuvres contemporaines et antiquités (africaines, grecques...) font bon ménage. Le musée n’est pas si grand, on n’a pas le temps de se lasser.
La Rothko Chapel en face, comme son nom l’indique, abrite les œuvres de Mark Rothko, qu’on peut admirer dans le silence (la personne à l’accueil à l’air revêche rabrouerait toute personne qui pousserait un soupir un peu trop sonore à son goût).
On va coucher cette fois-ci à l’est de Houston, dans un Springhill Suites, qui est magnifique, pour cette gamme de prix. Matériaux nobles, tout sent bon, le lit est confortable, la salle de bains topissime.
Dîner chez Chilis à côté, de fajitas. C’est la 1ere fois qu’on teste cette chaîne, qu’on peut comparer à Applebee’s, mais avec beaucoup de spécialités tex-mex.
Une tablette est à notre disposition sur la table, on peut jouer avec, et même payer à la fin du repas, mettre des appréciations... | | | Dimanche 21/06/15 Chapitre 10 - Dinner at Pont Breaux’s (instead of Breakast at Tiffany’s)
On a bien dormi dans le Springhill Suites, et le petit dèj est à l’avenant, dans une salle agréable.
On peut même repartir avec une Chupa Chups pour la route ! que l’on prend de bon matin, car on doit avaler pas mal de miles aujourd’hui.
On reprend la I-10 E décidément bien plate et droite. Ce matin, on quitte le Texas qu’on a beaucoup apprécié, pour entrer en Louisiane. On espère que le temps nous y sera plus favorable.
Après trois heures de route, on arrive à St Martinville. On doit visiter le mémorial acadien et le musée afro-américain. On se gare devant, et là, manque de bol : porte close !! Normalement c’est bien ouvert le dimanche, mais ils ont décidé de fermer pour la fête des pères... bon bah on peut pas tout avoir, on a eu les soldes de la fête des pères, il faut faire avec cette fermeture inopinée.
Tant pis pour nous... On se balade quand même le long du bayou Teche, et en profitons pour voir les autres sommités de St Martinville : l’église St Martin de Tours qui date de 1765 (construite par des exilés acadiens), la statue d’Evangeline, héroïne acadienne de Longfellow ainsi que le vieux chêne décrit dans son poême.
A priori, les gens du coin doivent être en campagne électorale : des panneaux pour élire le shérif de la ville ou le juge, ou encore le coroner fleurissent sur les gazons dans les jardins des maisons. Ben oui, aux states, les sherifs et juges sont élus régulièrement. Imaginez ces petits panneaux dans vos jardins...
Cette petite déception passée, on va déjeuner au Subway dans une station-service sur la route, et il nous reste 25 kilomètres sur la US-90 pour arriver à Lafayette.
Deux remarques sur la Louisiane à ce stade : on a trouvé que les louisianais avaient le sang plus chaud que les texans sur les routes, et respectaient moins les limitations de vitesse. Deuxièmement, alors que les routes étaient très bien entretenues au Texas, la différence est flagrante ici, surtout dans la région de Lafayette : les routes sont catastrophiques, surtout celles en béton, dont les jointures sont tous les 2 mètres. Quand on roule, on entend boum boum boum à tout va, et on a l’impression constante de rouler avec un pneu crevé. Plutôt désagréable. | | | A Lafayette, on s’arrête au Vermillionville Historic Village.
C’est un musée vivant au bord du Bayou Vermilion, petit village, avec de vraies maisons acadiennes restaurées.
L’intérêt, c’est que des acadiens en costume se trouvent dans les maisons, parlent le cajun avec nous, et font différentes démonstrations. Par exemple, une acadienne nous a montré comment filer avec un rouet, un acadien créait des violons, et enfin, dans la petite école, Mr Merlin Fontenot, 92 ans et bon pied bon oeil, nous a conté son histoire tout en jouant quelques airs de violon. Personnage truculent s’il en est ! On a appris beaucoup de choses sur les acadiens, notamment qu’ils n’appréciaient que très peu les anglais (on se rappelle encore de la moue et du « Pff »de Mr Fontenot chaque fois qu’il y faisait allusion).
On peut même traverser la rivière avec un bac en tirant sur une corde, sympa.
De plus, on a droit au bal du dimanche dans la salle dédiée, avec orchestre. Ce dimanche, c’est « Curley & the zydeco trouble » qui officient. On s’installe à une table avec un rafraîchissement pris au bar, et on s’imprègne de l’ambiance. Ici, beaucoup de personnes locales, des habitués qui doivent venir danser tous les dimanches dans une ambiance conviviale et décontractée. Tout le monde danse avec tout le monde. On reste un bon moment à profiter de la musique enjouée. On est super contents d’être là un dimanche, ça rattrape la déception de ce matin.
| | | Ensuite, on passe dans le centre de Lafayette, au bord de la rivière Vermillion, voir la cathédrale St Jean l’évangéliste de style roman hollandais et fondée en 1821.
De jeunes enfants profitent d’une fontaine dans le centre-ville pour se rafraîchir. Certaines rues sont coupées, à cause d’un tournage. On a un peu de mal à dénicher le mural de Robert Stafford repéré sur le net, mais à force de tourner dans le quartier, on trouve ce trésor qui mine de rien représente bien la Louisiane.
On va dormir dans un Microtel, situé à Breaux Bridge. On dort là, car ce soir on va dîner à deux pas, à Pont Breaux’s, et on veut s’éviter les kilomètres après le repas.
Très bonne adresse, on dîne avec orchestre cajun. La serveuse parle cajun, un cajun que l’on comprend parfaitement quand on tend l’oreille. On commande tous les 2 le « half and half », moitié écrevisses à l’étouffée et moitié écrevisses frites servies avec du riz, un régal, avec une bière locale la LA 31 bière pale.
Les dîneurs dansent également volontiers sur la piste, on se laisse tenter pour une danse.
On a bien apprécié cette ambiance.
Le Microtel est sympa, rigolo, ils ont gardé toute leur déco de Noel, y compris le sapin de Noel dans le lobby !!
| | | Lundi 22/06/15 Chapitre 11 - Some like it hot (and spicy)
Une soixantaine de kms sur les routes défoncées de Louisiane nous mènent ce matin à Avery Island. Une fois le péage de 1 USD acquitté, on peut aller visiter l’usine de Tabasco.
On arrive à l’ouverture en même temps qu’un groupe de bikers. D’abord, un film nous apprend tout ce qu’il faut savoir sur la famille Mc Hillelny, les fondateurs de la sauce Tabasco, comment ils sont arrivés à créer cette fameuse sauce piquante, comment elle est produite. Ensuite, on passe dans l’usine, au stade de l’embouteillage.
On finit la visite comme d’habitude dans une boutique on l’on peut tremper des bretzels dans les sauces diverses et variées de la marque. Ca arrache bien le palais !
On peut poursuivre la visite par les Jungle Gardens, nichés au cœur du bayou Petite Anse. Il faut payer 8USD par personne pour la visite. C’est une visite de 5 miles que l’on fait tranquillement en voiture en s’arrêtant à des endroits stratégiques. Il y a de beaux chênes avec la mousse espagnole typique du coin, des palmiers, et même un bouddha caché dans la nature.
On s’arrête à l’observatoire pour les oiseaux. Malheureusement, les innombrables moustiques et autres insectes énormes qui s’attaquent à moi sans vergogne ont raison de ma patience, je retourne en courant à la voiture me protéger, Steph restant courageusement affronter les bestiaux carnivores.
15 kms plus loin, on arrive à New Iberia, on a prévu de visiter « Shadows on the Teche », une maison historique. On arrive 5 minutes en retard pour l’heure de la visite mais on chope juste à temps dans la rue la dame qui fait les visites et qui a un âge plus que respectable (les 80 ans sont passés depuis longtemps).
La visite est intéressante, même si la maison n’est pas la plus jolie que l’on visite. On apprend la vie de la famille Weeks (la maison a été bâtie pour un planteur anglo-américain en 1834, David Weeks), et que Bayou Teche sont 2 noms indiens : bayou veut dire petite rivière, et teche serpent. C’est donc la petite rivière qui serpente.
On reprend la route en direction de Thibodaux via la US90, avec un énième arrêt au Subway en cours pour nous restaurer.
On se rend au Wetlands Acadian Cultural Center qui dépend des parcs nationaux, avec de très bonnes explications sur le « grand dérangement » des acadiens dont on ne connaissait pas les détails jusque-là.
On demande notamment à regarder une vidéo, Echoes of Acadiana, sous-titrée en français qui nous instruit beaucoup.
Ensuite, on commence un petit tour du centre à pieds, mais un orage éclate, nous faisant battre en retraite.
Encore une centaine de kilomètres sur la US90 puis sur la I-10 avant d’arriver à New Orleans, et notre hôtel le Country Inn by Carlson qui jouxte le vieux carré.
On dépose la voiture au valet parking, et partons chercher un restau pour dîner, dans le vieux carré.
Mes impressions sur New Orleans sont mitigées. C’est une ville magnifique, avec des trésors architecturaux. Malheureusement, dans certains quartiers, notamment sur Bourbon Street, c’est un peu la cour des miracles, et il y a souvent une odeur pestilentielle dans la ville (que je préfère ne pas décrire...) qui est assez dérangeante. Beaucoup de personnes en état d’ébriété, le spectacle n’est pas beau à voir.
Dommage, car sinon c’est très sympa.
On a du mal à trouver un restau car il y a souvent la queue dehors, on finit par dégoter Pier 424, une gargote où on dîne de crevettes frites assez grasses (rien à voir avec les écrevisses de chez Pont Breaux’s que l’on regrette amèrement). Au retour vers l’hôtel, de belles boutiques d’art se suivent, dans la rue Royal il me semble.
| | | Mardi 23/06/15 Chapitre 12 - A bayou runs through it
On a un peu de mal à récupérer la Tucson ce matin, car un camion bloque la route du valet, on attend une vingtaine de minutes avant que la situation ne se débloque, damned.
On fait une quarantaine de kms pour nous rendre à Cajun Pride Swamp Tours pour faire une balade en bateaux dans les bayous. On avait réservé sur le net la balade de 9H30, il y a du monde, 3 bateaux partent presque en même temps, mais c’est bien organisé, on ne se bouscule pas sur le Bayou.
Pas de moustiques en vue, ouf, même si j’avais prévu pantalon long et bombe répulsive au cas où, ayant été échaudée dans les « Jungle Gardens ».
Le guide nous apprend que c’est parce que le bayou est vivant, les moustiques ont besoin d’eau stagnante pour se reproduire. On croise la route d’alligators, ou plutôt des « diabigators » comme je les surnomme (la faute aux marshallows avec lesquels on les nourrit la journée depuis les bateaux).
On voit également des raccoons (ratons laveurs) et oiseaux. Le guide nous raconte l’histoire de Julia Brown qui avait appris le vaudou auprès de Marie Laveau et qui était peu appréciée des voisins (il faut dire qu’elle chantait des chansons qui disaient qu’à sa mort, elle emporterait tout le monde avec elle). Quand elle rendit l’âme, tout le monde se rendit à son enterrement pour vérifier sa mort. Et ce jour-là, un terrible ouragan s’abattit et emporta une grande partie de la population outre-tombe. Julia avait donc eu raison dans ses incantations macabres, au grand dam de la population.
Notre capitaine est très sympa et nous raconte sa vie.
A un moment, excusez du peu, on fait connaissance avec Baby George !! pas le royal baby mais un baby gator qu’on a pu prendre dans les mains, que le capitaine a sorti de sa cachette. Baby George était tout doux.
On assiste également au déjeuner de certains alligators qui n’hésitent pas à se projeter plusieurs mètres en haut afin d’attraper le repas qui leur est promis. Gloups, évitez de mettre les mains en dehors du bateau !!
Le tour a duré presque une heure et demi en tout, et on a bien apprécié. | | | Bonsoir Géraldine,
Que de bons souvenirs tout ça (en Louisiane bien sûr) !!! et si tu veux les revivre, il suffit de cliquer sur mon blog 2013, ça ressemble fortement...
Quant à l'Econolodge, j'ai testé celui d' Albuquerque près de Old Town = même combat ! pas terrible...
à bientôt. Jean. | | | Vers midi, au lieu de rentrer directement à New- Orleans on décide d’aller visiter une des plantations qu’on devait visiter Jeudi pour prendre un peu d’avance (je me doute déjà que le planning du jeudi va être chargé...).
On se dirige donc vers Laura Plantation (plantation créole, bâtie en 1805), à Vacherie.
C’est notre chance, on arrive pour le tour de 13H en français. C’est une double chance, car nous ne sommes que 4 pour la visite, alors que les autres tours en anglais ont bien une vingtaine de visiteurs à chaque fois. Notre guide est Lawson, un prof de français qui fait le guide pendant les week-ends et les vacances scolaires. C’est un puits de savoir sur la famille Locoul qui dirigea la plantation créole pendant des années, et sur la façon de vivre des créoles. En plus il est super sympa et drôle.
On apprend notamment pas mal de choses sur les conditions de vie des esclaves à l’époque de la plantation. La visite a duré une heure et demi, et on s’est régalés des histoires de Lawson. On revient ensuite sur New- Orleans sans avoir déjeuné, une fois arrivés après un orage monstrueux sur la route, on va dîner à Oceana vers 16H30, il a bonne réputation et avait une énorme queue hier soir. A cette heure, on n’attend pas pour avoir une table. Je goûte les Crab cakes et Steph le Redfish sauce aux écrevisses, c’est effectivement d’un bon rapport qualité prix, bien meilleur que la veille.
Ensuite on se balade dans le vieux carré, on va voir Jackson Square.
Steph se trouve un joli chapeau pour l’été dans une chapellerie originale, Goorin Bros. On va faire la lessive avant d’aller se coucher à l’hôtel, il faut prévoir beaucoup de quarters, on a pu faire le change dans le lobby. | | | Merci Jean, j'avais bien profité du blog lors de mes prépas ! Contente que ça te replonge dans les souvenirs en tout cas ! Géraldine | | | Mercredi 24/06/15 Chapitre 13 - Mercredi gras
Aujourd’hui, point de voiture à récupérer, on fait tout à pieds... ou presque.
On essaie quand même le tramway local sur le Riverfront. On sort à la station Julia St, et on continue à pieds en suivant le Mississipi, et en longeant le long bâtiment des conventions. Ensuite, ça tourne à gauche, on arrive sur le port de New- Orleans, à notre destination, Mardi-Gras World. On a un peu chaud en arrivant, c’était un peu long. On aurait pu prendre la navette gratuite que Mardi-Gras World met à disposition, on ne connaissait pas les arrêts.
Mardi-Gras World, c’est là que sont confectionnés les personnages, les chars, qui défileront l’année suivante pendant le carnaval. On commence par un film bien fait sur le carnaval du Mardi-Gras, et une dégustation du gâteau du Mardi-Gras, on peut également essayer des costumes et autres chapeaux de fête.
Ensuite, on passe dans les hangars, on l’on peut voir personnages finis ou en cours de constructions, et chars à foison. C’est impressionnant et festif. Nous sommes ébahis devant cette profusion d’accessoires carnavalesques.
On prend la navette gratuite qui nous ramène à Canal St. On repart ensuite à pieds vers Jackson Square où on se repose un peu sur un banc, la fatigue se fait sentir avec la chaleur.
Ensuite, visite du Cabildo et l’histoire de la Louisiane, notamment une belle expo sur la bataille de New- Orleans.
On se dirige ensuite vers French Market, et nous goûtons aux « creamy pralines » de chez Aunt Sally’s, une petite douceur délicieuse, n’hésitez pas à tester dans la boutique, on en a ramené quelques boîtes...
Puis on revient dans le vieux carré voir quelques maisons célèbres : Beauregard, Gallier, la pharmacie française...
Il est déjà 16H, comme hier on n’a pas mangé, on va dîner à Oceana car c’était fameux et il y avait plein de choix. Aujourd’hui Cajun Jambalaya Pasta pour moi (avec de la saucisse d’alligator, fameux) et Mardi-Gras Pasta pour steph.
Ensuite, on va se balader un peu dans un outlet mall au frais, avant de revenir à l’hôtel. On a croisé de nombreux groupes de jeunes filles sportives, c’est le tournoi national de volleyball apparemment.
| | | Jeudi 25/06/15 Chapitre 14 - Fast and furious (ly raining)
C’est reparti pour la route des plantations entre New- Orleans et Baton rouge aujourd’hui. Pas trop de problèmes pour sortir de la ville par la I-10.
En moins d’une demi-heure nous sommes à la plantation Destrehan, on s’arrête sur le bord de la route prendre la photo. La plantation a un toit en double pente, et date de 1787.
Nous nous rendons ensuite à la plantation San Francisco (1849) charmante avec sa couleur bleue, mais qui ne semble pas très accueillante avec des panneaux décourageant les curieux. On ne s’attarde pas.
On reprend la LA18 et repassons devant Laura Plantation visitée la veille. A quelques kilomètres, on s’arrête à Oak Alley Plantation qu’on va visiter (fondée en 1837 par Jacques Roman).
On arrive juste à temps pour la visite de 10H, le temps d’acheter les billets, on rattrape le groupe qui visite en courant un peu. La visite se fait en costume d’époque pour se mettre dans l’ambiance.
On visite beaucoup de pièces. Dans la salle à manger il y a la Punkah pour chasser les mouches et rafraîchir.
La vue du balcon sur l’allée de chênes vaut le coup d’oeil.
Dans le jardin, les 28 chênes célèbres sont magnifiques.
En sortant de la maison on se laisse tenter par un Mint Julep rafraichissant. Bourbon et sirop de menthe, ça me fait penser à Gone with the Wind, nous sommes bien dans le Sud !!
On visite l’exposition sur les esclaves dans des cases reconstituées. Des instruments monstrueux qui entravaient les esclaves sont exposés, ça fait froid dans le dos.
| | | On suit la route jusqu’à Nottoway Plantation et arrivons vers 12H15, la visite n’est qu’à 13H il y a un restau sur place, on en profite donc pour déjeuner d’un « cochon de lait sandwich » dans le texte.
On finit juste le déjeuner pour la visite de 13H Il y a 2 couples avec des gamines insupportables qui courent dans toutes les pièces, crient à tue-tête, et touchent les meubles. La patience des guides est remarquable, même si à la fin on sent qu’elles sont contentes que ça se termine.
Ici aussi la visite se fait costumée, et la plantation fait B&B. Ce qui est un peu bizarre, car à côté du mobilier ancien, on trouve des téléphones tout ce qu’il y a de moderne, c’est déconcertant.
L’extérieur de la maison immaculée est saisissant, d’autant que le ciel est noir quand on quitte la maison, la guide nous conseille de rejoindre notre voiture au plus vite.
Elle ne croyait pas si bien dire, à peine arrivés à la voiture, il s’est mis à pleuvoir. On devait reprendre la route pour aller sur Bâton-Rouge visiter le LSU, musée rural en plein air. Mais ce ne sont pas de simples gouttelettes, que nenni !! L’averse s’est transformée en pluie torrentielle, on n’y voit plus à deux mètres, tant qu’on a dû s’arrêter 20 minutes sur un parking pour attendre une accalmie.
On est repartis, mais avons opté pour le plan B, pas question de faire un musée en plein air avec ce temps. La route menant à Bâton-Rouge est un peu engorgée, on a un peu de mal à rejoindre le centre.
On va visiter le « Old State Capitol », qui d’extérieur ressemble à un château médiéval.
C’est donc l’ancien capitole qui a servi à cet effet du milieu du 19e siècle jusqu’en 1932 quand le capitole actuel a été construit. Maintenant, l’ancien capitole accueille un musée de l’histoire politique. Un bel escalier nous accueille et nous profitons de la visite.
A quelques encablures de là, et alors qu’il pleut toujours, nous nous rendons au Louisiana State Capitol actuel, construit de par la volonté du gouverneur Huey Long qui y fut assassiné en 1935.
Nous sommes malheureusement arrivés à 16H, heure à laquelle on ne peut plus monter en haut de l’édifice pour avoir la vue dégagée sur l’esplanade, on se contente de visiter le hall, la chambre du sénat et des représentants. De belles statues entourent en tout cas ce capitole tout en hauteur.
On va enfin se reposer à notre hôtel Drury inn. J’avais lu de bonnes critiques, mais je n’avais a priori pas assez potassé ce coup-ci ! Ouh là, on s’en est mordus les doigts.
A peine entrés dans le lobby, une horde (oui oui, une horde, ou une meute, au choix...) de gamins en maillots de bains avec des sodas et du pop-corn à la main courent dans tous les sens, braillent à tout va, monopolisent les ascenseurs, sans être supervisés par des adultes. Eh oui, il y a du pop-corn à volonté dans le lobby, résultat des courses, le sol en est jonché. Je ne parle même pas de la piscine qui est également bondée, on se garde bien d’y aller dans ces conditions. De plus entre 17H30 et 19H, 3 boissons alcoolisées par personne, plus des nachos et autres cochonneries sont proposées gracieusement, c’est l’anarchie la plus complète.
On se tire de là sans demander notre reste, et allons dîner à Copeland’s of New Orleans, restau à proximité avec beaucoup de choix, steph prend des crawfish fettuccine et moi une cobb salad.
La nuit sera rude avec des hurlements de gamins. La chambre était ok, mais les cris ont eu raison de notre nuit de sommeil. | | | vendredi 26/06/15 Chapitre 15 - North and south (of Mississipi)
On quitte ce repaire de gamins rapido presto.
On voulait s’arrêter à la Rosedown plantation à St Francisville mais on ne voit pas la maison de la route, on ne s’y aventure donc pas.
On va se promener sur Royal St voir les différentes maisons historiques en bois. Dans l’une d’elles il y a un tournage.
On va ensuite voir la plantation Greenwood où il y a eu le tournage de la série télévisée Nord et Sud.
On quitte la Louisiane, ses acadiens, ses fameuses écrevisses, ses bayous, ses routes à jointures sonores, et plongeons dans le Mississipi (enfin pas dans le fleuve hein...).
Notre 1er arrêt dans cet état sera la ville de Natchez. La Louisiane regorgeait de maisons antebellum plus belles les unes que les autres, le Mississippi n’est pas en reste dans ce domaine.
On va donc à Natchez faire des sauts de puce en voiture pour admirer de jolies maisons historiques, chacune ayant son charme. Beaucoup font B&B, la concurrence est rude. On s’arrête donc d’abord devant « Melrose », sise Montebello Parkay (1845), avec ses colonnes.
Ensuite, c’est à « Auburn », de style greek revival (1812), de se dévoiler à nos yeux, sur Duncan Ave.
Puis on stoppe devant « Linden » plus ancienne puisqu’elle fut bâtie en 1750, sur Linden Place.
A quelques encablures de là, derrière de grands arbres se cache « Monmouth » (1818), sur Melrose Ave.
Enfin la très cossue « Dunleith » qui date de 1856 sur Homochitto Street est notre dernier arrêt « maisons historiques ».
| | | On se gare dans le centre et nous promenons un peu à pieds.
Ici, de petits indices nous laissent penser que nous sommes bien arrivés au pays du Blues.
On tombe sur les fameux « ATM » auxquels on accède en voiture, aux States, on va retirer des sousous comme on va commander son Mcdo au drive-in, ça nous fait toujours sourire.
Ah bah non, en fait on n’avait pas fait le plein des maisons historiques, il en restait dans notre besace, mais on les découvre à pieds : « Stanton Hall » sur High Street, (1859).
Pas loin sur Union Street, on a un peu de mal à shooter St Mary’s basilica car on manque de recul.
En revenant vers la voiture, on tombe sur « Magnolia Hall » sur Pearl St (1858) cette fois-ci, c’est la dernière, promis. En tout cas, au 19e, les architectes ne lésinaient pas sur les colonnes grecques !!
Ah bah non, j’avais oublié la petite « Rosalie » dénichée juste quand on s’arrête pour la vue sur le Mississipi et sur le « Natchez Vidalia Bridge ».
| | | On va déjeuner au Subway (vous l’auriez parié, non ??) avant de reprendre la route pour Vicksburg. On arrive vers 14H30 visiter « Vicksburg national military park ».
C’est le lieu de la célèbre bataille de Vicksburg (le siège de la ville a duré quelques mois en 1963) qui fut un tournant dans la guerre de sécession, donnant l’avantage aux unionistes du Nord, avec la reddition de Pemberton à Ulysses S Grant.
Le parc est un circuit de 16 miles, avec différents arrêts, des explications sur les positions des unionistes et des confédérés, et des mémoriaux : mémoriaux à certains bataillons, et des mémoriaux plus grands aux états qui ont participé à la bataille.
On entame le circuit avec une pluie fine qui a décidé de nous coller aux basques.
Le monument à l’ Illinois Photo 979 981
Le mémorial aux combattants afro-américains
Les restes de l’USS Cairo coulé dans le Mississipi
Le cimetière militaire
Le monument au Texas
Le monument à l’ Alabama
Le monument à l’ Iowa
Ça en fait un paquet de mémoriaux !! Le soir on va dîner à « El sombrero » un restau mexicain pas cher et super bon, avec une belle carte : steak bravo pour steph, poulet tapatio pour moi avec bacon et champignons. Un des meilleurs repas qualité prix du voyage, on ne s’y attendait pas.
Le Fairfield inn qu’on a choisi pour ce soir est à notre grand soulagement plus calme que la veille, quel bonheur !
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