Globetrekkie · 29 août 2015 à 14:39 · 436 photos 60 messages · 6 participants · 10 252 affichages | | | | Samedi 27/06/15 Chapitre 15 Singin (the blues) in the rain
Aujourd’hui, c’est notre plus longue journée de route, environ 450 kms au compteur. Nous rejoignons Jackson, la capitale du Mississipi, un peu avant 9H.
On gare la voiture à proximité du « Governor’s mansion ». On s’apprête à mettre des sousous dans le parcmètre quand un policier au loin nous fait des grands signes. Oups, peut-être qu’on n’a pas le droit de se garer là ? On le rejoint pour ne pas commettre d’impair (comment dire, on n’a pas trop envie de se faire coffrer là...), mais en fait, c’est pour nous expliquer que le week-end, le parcmètre, c’est cadeau de la maison. Sympa de sa part de nous avertir. On souffle, on ne va pas au trou.
On passe à pieds devant le « Governor’s mansion », (qui veut des colonnes, qui ??) où habite encore le gouverneur actuel.
Puis on marche jusqu’au capitole, mais de loin, on a comme une vision de mauvais augure : il est tout enrubanné, en rénovation, flûte !! Pas grave, en général l’intérieur vaut bien l’extérieur.
On arrive à la porte, tout est noir, oh oh, personne devant les portiques de sécurité. Un panneau indique que c’est fermé le samedi. Reflûte !!
Qu’à cela ne tienne, on va alors jusqu’au « Old State Capitol », qui lui est ouvert le samedi à partir de 9H, j’avais vérifié sur le net. Oh tiens, encore des colonnes (dommage, je n’ai pas compté les colonnes depuis le début du voyage, ça commence à en faire un paquet)
Il est 9H25, on pousse la porte du musée. Euh, oui, on pousse la porte, mais elle n’est pas décidée à s’ouvrir, damned... on jette un coup d’œil à l’intérieur, c’est tout noir, pas un rat mort, encore moins vivant. C’est quoi ce bazar ?? on vérifie sur la porte les horaires d’ouverture, il est bien écrit sur la porte que c’est censé ouvrir à 9H.
On fait le tour du bâtiment, et croisons un groupe de vétérans (arborant pour certains le drapeau confédéré, oui oui, on est bien dans le Sud là...) qui se réunit derrière. Je leur demande l’heure, histoire de vérifier qu’on n’a pas changé de fuseau horaire à l’insu de mon plein gré, où s’il n’y a pas un jour férié que je ne connaissais pas, ou quoi ou qu’est-ce, mais ils sont aussi confus que nous. On revient à la porte, essayons d’ouvrir sans succès et regardons de nouveau à l’intérieur avec insistance, et toquons au cas où.
Une dame a dû nous entendre, elle vient ouvrir la porte en traînant la patte, l’air revêche et peu commode (ce qui est rare quand même ici, au pays où le service est roi), on a dû la déranger pendant sa grasse mat...
Elle ne doit pas souvent voir de monde, d’ailleurs on est tous seuls à visiter ce musée, qui est très bien fait, avec des expos interactives, très sympa.
Le bureau du gouverneur
La chambre du sénat
La coupole
La cour suprême
On revient à la voiture, et nous partons pour 3 heures sur la route 49W vers Clarksdale. On fait une pause à mi-chemin, un peu après Yazoo City (trop fun ce nom de bled !!), dans un.... Subway pour changer. La route est plus sympa, avec beaucoup de forêt. Le temps est couvert avec des averses. Arrivés à Clarksdale vers 14H30, nous sommes au pays du Blues.
On va d’ailleurs visiter le « Delta Blues museum », aucune photo autorisée à l’intérieur.
Du coup on shoote les muraux alentours. Photo 1017 1020 1021
En face du musée, un club de Blues improbable, avec des canapés destroy à l’extérieur.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Après cette pause, il nous reste encore 1H30 sur la US61 pour quitter le Mississipi (et ses colonnes), entrer au Tennessee, et rejoindre Memphis. Notre hôtel est le Sleep Inn en plein centre-ville, la location est idéale.
On le trouve sans problème, et nous garons dans le parking attenant. Ce n’est pas un valet parking mais on paie quand même la place (c’est souvent le cas pour les hôtels de centre-ville).
Une fois reposés de notre longue journée de route, on sort à pieds sur la mythique Beale St. On va dîner chez Silky O’ Sullivans, un pub irlandais, avec Brisket et Pulled pork au menu, et de la bière bien fraîche.
Ce qui nous a attiré c’est le menu, mais aussi le Blues : une chanteuse à la voix rocailleuse nous enchante avec son répertoire, nous ne sommes pas de grands connaisseurs, suffisamment en tout cas pour apprécier ce moment.
L’ambiance de Beale St nous emballe beaucoup plus que celle de Bourbon St à New- Orleans (en plus ici on n’a pas d’odeurs pestilentielles qui gâchent le plaisir).
Beale St est le soir dédiée au plaisir des piétons, le trafic étant bloqué par des voitures de police.
Sur une place un groupe de Blues joue, en faisant passer un gobelet pour les tips. La foule se délecte du show, tout le monde danse ensemble, c’est très bon enfant. Nous aussi on se laisse entraîner par la joie ambiante
Nous rentrons à pieds à l’hôtel en fin de soirée | | | Dimanche 28/06/15 Chapitre 16 - Et dieu créa Elvis (et pas seulement la femme)
Ce matin on n’a que quelques kilomètres à faire pour rejoindre la Mythique demeure du King Elvis, « Graceland ». On arrive une demi-heure avant l’ouverture de 9H, on a réservé des tickets pour le 1er tour afin d’éviter la foule.
On se gare au parking géant encore peu garni, et allons faire la queue pour chercher nos tickets qui nous attendent sagement. On a choisi de faire le Platinum Tour. C’est très bien organisé, chaque heure il y a 8 tours qui se succèdent.
On se place ensuite dehors pour prendre une navette qui va nous amener à la « Mansion ». Avant cela, on nous remet chacun une tablette interactive qu’on peut pendre à son cou, régler en français, avec des écouteurs. La tablette de Steph est défaillante, mais on nous l’a échangée sans souci.
La navette remplie, on traverse la rue et on s’arrête juste devant la maison.
On nous ouvre la porte, et on lance les commentaires de la tablette. A chaque pièce, on lance un nouveau commentaire détaillé. Les commentaires rythment les visites, cela permet un étalement des visiteurs. On ne visite que le rez de chaussée, notamment le salon, la chambre des parents d’Elvis, la cuisine, la salle de billard, la salle à manger, la Jungle room. Le salon
La chambre des parents
La salle de TV
La salle de billard
La Jungle room
On ne monte donc pas à l’étage. On visite la salle des trophées qui en regorge (de trophées, de costumes, de disques...). Ici les commentaires sont plus longs afin de nous faire connaître les différentes phases de la vie du King.
Par contre, la fin de sa vie est vraiment édulcorée, apparemment on ne doit pas parler des choses qui fâchent (l’alcool, la drogue... ne sont pas abordés). On finit par le jardin des méditations où reposent Elvis et ses parents.
La navette nous reprend et nous dépose au pavillon des archives où on regarde un film. On reprend la navette qui nous redépose à l’accueil, après avoir retraversé la rue, et redonné les tablettes et écouteurs qui ne nous seront plus d’utilité pour la suite. On va visiter le musée des voitures d’Elvis, avec des spécimens intéressants.
cadillac eldorado
jeep willys
rolls royce
| | | On va ensuite zieuter et visiter les 2 avions privés dont le fameux Lisa Marie et sa salle de bains en or (les ceintures de sécurité également).
On finit par 2 autres expositions : Sincerely Elvis, et les années Hawai. Avec tout ça, on en connaît maintenant un rayon sur Elvis ! | | | Il est un peu avant midi quand on rentre à l’hôtel. On déjeune au Subway du coin, avant de reprendre nos papattes pour aller au National Civil Rights Museum situé au Lorraine Motel, à l’endroit ou Martin Luther King a été assassiné en 68.
Le musée a été entièrement rénové en 2014. On y découvre toutes les étapes du mouvement pour les droits civiques avec des expositions extrêmement bien pensées et beaucoup d’interactivité. On apprécie énormément ce musée, et encore une fois, on apprend aussi beaucoup sur l’histoire.
Le refus de Rosa Parks de céder sa place assise dans le bus à un citoyen blanc mis en scène
Le même genre de protestations, cette fois-ci dans les diners
Un mur de personnes arrêtées dans le cadre des protestations, ça fait du monde
Les différentes marches pour les droits civiques des noirs américains
Le rôle des Black Panthers dans la lutte
Une phrase à méditer
Nous finissons le musée par la visite de la chambre de motel où le révérend passa ses derniers moments
Nous sortons du musée et alentour, des muraux choisissent le même thème.
Un drôle de véhicule est garé non loin, ne manquez pas les panneaux qui découragent les curieux
| | | Le prochain musée au programme est le « Rock’n Soul Museum sur Beale Street. Malheureusement, en arrivant un panneau nous accueille : le musée est fermé car il a été privatisé pour un évènement. Là-bas apparemment, c’est monnaie courante de pouvoir privatiser des endroits, mais du coup ben on ne peut plus visiter !! La poisse...
On jette un œil à la fabrique de guitares Gibson juste en face, tous les tours guidés de la journée sont déjà pleins.
Passons au plan B. On va marcher encore un peu plus avec une chaleur accablante, et nous rendons chez Sun Records, en espérant qu’il reste de la place pour visiter.
C’est là qu’Elvis a enregistré son 1er disque et s’est fait remarquer avant que sa carrière ne décolle, c’est donc un studio mythique. C’est maintenant un petit musée et encore un studio le soir. Chez Sun, il y avait Carl Perkins, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis entre autres. Il y a notamment la photo du « million dollar quartet ».
On apprend beaucoup d’anecdotes. L’endroit est assez petit, beaucoup de monde pour la visite. Une américaine demande une bouteille d’eau pendant la visite afin de prendre ses médicaments, car elle n’arrive pas à les faire passer en mangeant des pistaches.... Euh, elle a l’air un peu bizarre celle-là, et elle interrompt tout le temps le guide.
A la fin, on nous montre l’endroit exact marqué d’une croix où Elvis se tenait pour son audition, et le micro qui servait pour enregistrer. Le guide nous dit pour plaisanter qu’on peut embrasser la croix sur le sol mais qu’il ne le conseille pas, et qu’on peut poser devant le micro.
Après une 1ere personne, je me dirige pour la photo avec le micro. L’américaine aux médicaments-pistaches se pose devant moi et dit : « I’m next ». 3 fois (au cas où je n’aurais pas compris). Ouh là, je la laisse passer. Elle se prosterne devant la croix avant de l’embrasser, et ensuite elle embrasse également le micro avec des yeux révulsés ! un peu plus je m’attendais à ce que sa tête tourne à 360 degrés ! Autant dire que je ne vais pas embrasser le micro à mon tour... Ça devait être une sacrée fan !!
On va dîner de nouveau dans Beale St, cette fois au Hard Rock Café. On a eu un peu de mal à se faire placer pour une fois, on nous avait annoncé 45 minutes d’attente par une placeuse dépassée et peu sympathique, finalement après 10 minutes on a eu une place. Steph prend un burger et moi une Cobb Salad.
Une journée sans pluie ! A noter dans les annales...on profite du soleil sur les rives du fleuve.
| | | Hello,
Clarksdale, c'est un "bled" à voir !!!! le jour...
- J'ai réussi à "voler" une photo de Muddy Waters au Delta Blues museum (trop tentant, désolé).
- Et chouettes tes murals que j'ai raté.
- Le Club Ground Zero c'est celui créé par le célèbre acteur Morgan Freeman, et j'ai osé pousser la porte... l'intérieur est moins "étrange" que l'extérieur et vaut son pesant d'originalités.
Je poursuis la lecture de ton CR, j'aime (like en langage D'jeuns).
Jean. | | | Hello,
Sympa ton CR sur le Civic Rights museum, car en 05/2013 il était en travaux et semble maintenant très intéressant. Plein d'émotion dans l'évocation de MLK...
Le piège ce Rock and Soul !!! idem que nous, inadmissible cette façon de faire.
Souvenirs, souvenirs.
à + | | | Lundi 29/06/15 Chapitre 17 - A whole lotta shakin (and shoppin) going on
Ce matin nous quittons Memphis et reprenons la route pour 1H30, direction Jackson, Tennessee. On va visiter un musée, le « Rockabilly Hall of Fame ». C’est en fait un petit musée non lucratif où on fait une donation.
C’est un bénévole et passionné qui nous fait la visite guidée pendant 2H, c’est quelqu’un qui a notamment connu Carl Perkins qui était de Jackson, et qui nous raconte des tas d’anecdotes.
Pour les passionnés et les gens qui parlent bien anglais, je ne peux que recommander. On a pu toucher une des paires de Blue Suede Shoes de Carl.
J’ai même pu jouer sur une batterie avec les baguettes de DJ Fontana, le 1er batteur d’ Elvis. La classe, hein ?
Tous les visiteurs du musée sont invités à laisser une dédicace sur les murs, on ne se fait pas prier
Juste à côté, une ancienne station Greyhound nous replonge dans une ambiance d’antan
A midi on reprend l’autoroute vers Nashville. On fait notre pause Subway dans une station-service, et on arrive au mall « Opry Mills » vers 14H30 Il pleut pour changer.
On y passe la fin de l’après-midi (que de bonnes affaires encore une fois...), et on dîne chez « Claim Jumper ». Steph prend un rotisserie chicken et moi une salade au thon mariné délicieuse.
On couche au Hampton Inn Opryland, bien décoré ambiance Nashville et la chambre est grande et confortable. Gros orage en soirée. J’avais réservé au départ le Days Inn mais après avoir vérifié les avis, j’ai changé pour le Hampton Inn, on a bien fait.
| | | Mardi 30/06/15 Chapitre 18 - Man in black
Aujourd’hui c’est la visite de Nashville et son ambiance country. On s’y rend en voiture, ça coince un peu pour rentrer mais rien de grave. On se gare à proximité du Capitole, dans un parking comme il en existe beaucoup, on doit payer avec une machine et noter notre numéro de place, c’est quand même 21 USD pour la journée.
En entrant dans le capitole, comme d’habitude il faut montrer patte blanche et passer par les détecteurs. Cette fois, en plus, on donne nos passeports, et l’employé nous prépare deux stickers à nos noms qu’on doit apposer sur nos tee-shirts. Une jeune employée va nous faire la visite guidée, un couple du Tennessee et leurs 2 enfants nous accompagnent. La jeune fille pose plusieurs questions et j’en sais plus que les américains... Chaque fois qu’elle finit une phrase, elle plie les genoux et pérore soit « awesome » ou « cool ». Marrant.
On découvre la salle de la justice, qui n’est plus utilisée aujourd’hui que pour les conférences de presse. Puis la chambre du sénat, la bibliothèque avec un magnifique escalier tournant, et enfin la chambre des représentants.
On voit les boutons que les représentants peuvent utiliser : vert pour oui, rouge pour non. Le jaune, c’est pour demander assistance (j’ai besoin d’un café !!).
La visite terminée, on va maintenant découvrir le temple de la country music, le « Country Music & Hall of Fame ». Juste en face, les étoiles façon « Hollywood Bvd » rendent hommage aux légendes de la Country.
C’est un grand musée, avec des artistes que nous ne connaissons pas pour la plupart, à part les plus connus, comme Johnny Cash par exemple. Il y a une grande collection de costumes, guitares....
Beaucoup d’interactivité aussi, de possibilité d’écouter des titres, et un beau film récapitulant la country à travers les époques.
Dans la continuité, on visite le musée voisin consacré exclusivement à Johnny Cash, l’homme en noir, qui a été créé en 2013 ici, contrairement au musée dédié à Elvis, on n’oblitère pas la période où il a abusé de substances illicites. On apprend qu’il a joué dans de nombreuses séries télé, comme Columbo, la petite maison dans la prairie, Dr Quinn femme médecin, etc. On en voit plein d’extraits.
| | | On fait un petit tour dans Broadway St, et reconnaissons le Batman Building au loin.
Puis nous visitons le Tennessee State Museum qui est gratuit. Une grande collection sur le Tennessee, mais on ne l’apprécie pas trop car on est fatigués, et il pâlit en comparaison des musées plus récents.
On revient donc vers 16H00 à l’Opry Mills où on déjeune tardivement au Johnny Rocket. Pour une fois, ça prend trois plombes, ils ont du mal à gérer un anniversaire avec 18 personnes...
On se repose ensuite à l’hôtel, et revenons nous garer au Mall à 18H15, pour la soirée au Grand Ole Opry. Nous avons réservé nos places sur le Net il y a quelques mois.
La salle mythique est magnifique, nous sommes placés au 4e rang juste en face de la scène, c’est idéal, on ne regrette pas notre choix.
Un hôte présente les 8 artistes qui se succèdent, chacun chante 3 chansons. Le show est super.
C’est d’abord Will Hoge qui entre en scène, artiste du Tennessee, déjà nominé pour les Grammy Awards.
Ensuite, c’est au tour du très pro et expérimenté Aaron Tippin de nous enchanter, avec sa guitare patriotique.
Puis vient Audio Adrenaline, groupe de rock chrétien dont c’est la 1ere représentation en ce lieu.
Entre chaque artiste, l’hôte fait la pub en direct pour les sponsors, comme Cracker Barrel, c’est surprenant.
Le vétéran Bill Anderson, avec une chemise improbable, habitué des lieux, nous chante notamment un de ses plus fameux succès, « Liars one, Believers zero ».
Ensuite la dynamique Lorrie Morgan nous régale de ses chansons entraînantes. La tendance est très religieuse quand même, un des titres de ses chansons est « Jesus & Hairspray » (Jésus et la laque pour les cheveux) !!! La combinaison est pour le moins incongrue. Elle est accompagnée de la jeune artiste Ashley Hewitt.
La jeune mais très connue Kelsea Ballerini chante son « Love me like you mean it », les adolescents sont en délire dans la salle. Kelsea signera ses CD à la fin du show.
Le groupe Diamond rio continue la soirée.
Enfin, c’est l’habitué et efficace show-man Larry Gatlin qui clôt le spectacle avec sa chanson « Houston », empruntant au passage le chapeau d’un spectateur.
Même si on ne connaissait pas vraiment les artistes au départ, on a passé une excellente soirée, et si nous remettons les pieds à Nashville, on reviendra très probablement au Grand Ole Opry, vive la musique country !! | | | Hello,
à Jackson/TN puis Nashville, tu as vraiment bien suivi mon trip à la lettre !!!!! et tu n'as pas été déçue...
Le spectacle du Grand Ole Opry est à vivre (pour nous Européens) car ça ne ressemble pas à "nos" shows. Très sympa et relax.
à bientôt. Jean. | | | Coucou nous revoilou !!
Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami... il y en a pour tous les goûts.
Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV...), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.
Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).
Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir...), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).
D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :
Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.
Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).
Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :
3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers... Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...
2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place...
1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris- Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo...
Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis... L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).
Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci...).
Allez, place au carnet ! | | | Coucou nous revoilou !!
Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami... il y en a pour tous les goûts.
Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV...), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.
Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).
Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir...), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).
D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :
Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.
Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).
Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :
3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers... Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...
2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place...
1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris- Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo...
Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis... L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).
Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci...).
Allez, place au carnet !
- Bonjour, je vois sur votre message que vous avez deja voyager de new york a miami, est ce possible de me donner un budget pour 2 personnes est dans quel periode, est les autres astuces, hotels, transport, ect....Merci | | | J'ai reçu un mp pour me dire que je n'avais pas fini le carnet, et qu'on voulait connaître la fin du périple... Alors ok, je vais m'y mettre, il faut bien que je termine avant d'entamer le prochain cet été pour notre retour dans l'Ouest...
C'est parti !
Mercredi 01/07/15 Noah’s ark
Journée de transition : on prend la route pour une heure et demie pour Lynchburg où on va visiter la distillerie Jack Daniels. On voit de multiples tentes montées au bord des routes qui vendent plein de feux d’artifice pour le 4 Juillet.
La visite dure 1H15, on a choisi la visite gratuite sans dégustation car sinon il fallait attendre ¾ d’heures supplémentaires.
On n’a pas le droit de prendre de photos durant la visite de l’usine.
On rejoint sous la pluie le village à côté, avec la boutique officielle des produits dérivés Jack Daniels.
On achète notamment des pralines au whisky, super bonnes, et une sauce barbecue au JD, dont on se régalera une fois revenus en France.
Ensuite, il nous reste encore 3H de route pour arriver jusqu’à Atlanta, on déjeune au Subway sur la route.
Bye Bye le Tennessee et sa country music, Welcome to Georgia (oh Georgia). On avait prévu de passer visiter le musée « Gone with the wind » à Marietta, mais on a perdu du temps, il a déjà fermé, donc on ne fait pas le détour.
D’énormes bouchons autour d’ Atlanta nous accueillent, heureusement c’est de l’autre côté de l’autoroute, mais c’est hyper congestionné.
On dort au « Hyatt Perimeter at Villa Christina », super, assez luxueux.
Par contre, le coin est assez difficile à comprendre au niveau de la circulation, on n’est jamais arrivés à se repérer même après 3 jours.
On dîne à 2 pas chez Applebees. | | | Jeudi 02/07/15 Finding Nemo
Une journée complète à Atlanta nous attend. On avait choisi un hôtel proche d’une station « MARTA » afin de profiter des transports en commun. On va garer la voiture à la station « MEDICAL CENTER », il y a des places prévues pour les utilisateurs du métro.
On achète les cartes pour 2 jours aux automates, et prenons la ligne rouge vers le centre-ville et la station « Peachtree Center ».
On avait acheté en avance sur le Net nos billets pour le « Georgia Aquarium », on arrive donc un peu après l’ouverture.
Il y a plusieurs parcours à explorer dans l’aquarium : Ocean Voyager, Cold Quest, Tropical Dive... pour découvrir toutes sortes d’ambiances différentes et divers specimens.
Il y a un tapis roulant dans un tunnel pour avoir une vue panoramique, notamment sur les requins, les raies, et autres mastodontes de la mer.
On va voir un film en 4D « Deepo’s wondershow » mais ratons le show des dauphins qui est déjà complet quand on arrive. | | | La visite terminée, on se dirige en face vers « World of Coca-Cola ».
Au final il n’y a pas grand-chose à voir. On s’amuse à tester de nombreux sodas de pays étrangers, aux goûts plus ou moins étranges (voire bof bof pour certains). J’ai bien aimé le « Bonbon anglais » de Madagascar.
On passe devant le Centennial Park (commémorant les jeux olympiques) mais qui est fermé à cause d’une course pédestre prévue le samedi suivant.
Nous marchons jusqu’au capitole que nous allons visiter.
Steph est prêt pour la conférence de presse
La journée a été bien remplie, on est un peu crevés, et on reprend le métro ligne rouge vers « Medical Center », pour retourner à notre hôtel. On va dîner tôt à « Outback Steakhouse », c’est la 1ere fois qu’on teste cette chaîne, et on s’est régalés une fois de plus.
On s’est partagés un appetizer délicieux (Ahi Tuna, crevettes et tartare de crabe et avocat), avant de déguster un prime rib fondant à souhait.
| | | Vendredi 03/07/15 A day at the museum
On consacre cette journée à la visite du High Museum of Art.
Comme la veille, on va prendre la ligne rouge et s’arrêter à « Arts Center Station ». On se plante en sortant du métro et demandons notre chemin. Un jeune est content de nous parler en français et de nous remettre dans le droit chemin.
On apprécie beaucoup ce musée, il y a de belles collections diverses à découvrir. Quelques photos d’œuvres qui m’ont particulièrement touchée.
On reprend le métro, mais cette fois-ci sur la Gold line, jusqu’à la station « Lenox ». L’après-midi, on la passe au « Lenox Square Mall », mall traditionnel non outlet.
Pour une fois, on déjeune de sushis, ça change. On fait encore de très bonnes affaires.
On reprend la ligne Gold, changeons pour la ligne rouge, et rentrons à l’hôtel. On est crevés, on se commande une pizza qu’on mange dans la chambre avant notre dernier dodo sur le sol américain. | | | Samedi 04/07/15 Lost in Charlotte
Et voilà, c’est déjà notre dernier jour aux US, le jour de la fête nationale. Ce matin, avant d’aller à l’aéroport, nous faisons quelques dernières emplettes au Perimeter Mall à proximité de l’hôtel.
Il est temps de rendre la voiture chez Alamo à l’aéroport d’ Atlanta, comme d’habitude, ça va prendre 3 secondes, le temps de sortir de la voiture. Oui, enfin ça, c’était avant... voilà comment ça s’est passé cette fois en réalité.
On se gare là où l’employée nous l’indique, on sort du véhicule. L’employée entre aussitôt dans la voiture, relève le compteur, ferme la porte de la voiture. En même temps, nous on ouvre le coffre pour reprendre nos bagages. Oui enfin, on essaie d’ouvrir le coffre, parce que là, il est fermé... Bon ben on va ouvrir la portière afin de débloquer le coffre. Oui enfin on essaie, car la portière est fermée. Et qu’est-ce qu’on voit sur le tableau de bord ? les clés que la nigaude d’employée a laissé !! Bon ben on est dans la mouise là, les bagages sont dans le coffre, et nous on doit aller prendre notre avion.
L’employée ne peut rien faire, elle appelle à l’aide sur son talkie-walkie, mais elle ne peut pas nous dire quand quelqu’un va arriver pour tenter d’ouvrir la voiture. On prend notre mal en patience mais Steph bout à côté.
Après 15 minutes, une autre employée arrive. Elle tente d’ouvrir la bagnole à la manière des voyous, en faisant passer un fil de fer par un mini interstice laissé ouvert, et en tentant d’attraper le bouton de la portière pour le débloquer. Elle a la casquette vissée sur la tête, le chewing-gum dans la bouche. Après moult tentatives, elle finit par enlever sa casquette pour se concentrer.
Après encore 15 interminables minutes, alléluia, le fil de fer parvient à relever le loquet et la portière se débloque !!
Bon ben on récupère nos bagages, et on file récupérer nos tickets d’embarquement. L’employée fautive n’en mène pas large...
On vole sur US Airways, et faisons une courte escale à Charlotte, une heure et demie environ, on stresse donc un peu de louper notre correspondance pour CDG.
On part à l’heure, et arrivons même un peu en avance à Charlotte, on n’avait pas besoin de stresser au final. Notre avion est annoncé à l’heure, super !
On s’installe dans l’avion qui est à moitié vide. On est sur une rangée de 4 pour nous 2, on va pouvoir dormir plus confortablement.
A quelques rangées de nous, une femme française gère un petit garçon hystérique, un petit Julias qui ne tient pas en place, et crie comme jamais on n’avait entendu un enfant crier, ça va donner.
A l’heure prévue soit 18H35, l’avion quitte la porte, et fait cinquante mètres. Et pis c’est tout.
Le commandant de bord nous annonce qu’il y a un bouton qui fait un signal anormal donc on doit retourner à la porte. Oh oh, ça sent pas bon ça.... Le commandant pense qu’on va pouvoir réparer en 1H.
Bon ben on attend. Une heure plus tard le commandant reprend la parole et annonce que finalement, ça ne s’est pas passé comme ils le pensaient, ils doivent faire d’autres maintenances pour réparer.
On regarde VOD en attendant, en voyant passer les gars de la maintenance. Après 3H, on nous annonce que si on le souhaite, on peut quitter l’avion, en reprenant tous nos bagages, et qu’on ne pourra pas réembarquer avant le départ. Nous on reste là, mais on ne nous sert rien à dîner, ça commence à faire long.
Pour finir, un peu avant minuit, il fallait s’y attendre, on nous annonce que le vol est annulé, tout le monde descend !!
On fait la queue au guichet pour récupérer des vouchers pour un hôtel et à manger.
Après 1H, On nous donne un ticket pour l’hôtel Ramada Plaza, et chacun 10 USD pour manger, royal !! Sauf qu’à cette heure, tout est fermé... on nous a reprogrammés sur le même vol du lendemain.
C’est reparti pour aller faire la queue dehors, pour rejoindre par navette l’hôtel Ramada (les hôtels ont été prévenus). Mais les navettes sont petites et on est nombreux... Après 20 minutes, on décide de prendre un taxi pour aller à l’hôtel.
On est crevés, l’hôtel est minable. On va prendre un paquet de chips et un twix au distributeur, quel repas !!
On n’a bien sûr pas récupéré les bagages car ils sont restés à l’aéroport en containers, on n’a rien pour se changer.
Le lendemain, on va prendre le petit-dèj, et il est payant pour une fois... On ne va même pas raconter la galère de ce petit dèj tant c’est risible, disons juste que la serveuse devrait changer de métier, elle a dû s’y reprendre à 10 fois avant qu’on ait tous les ustensiles pour manger.
Le soir, notre vol décolle sans problème. Par contre, il est cette fois plein comme un œuf. Et à quelques rangées on retrouve Julias l’enfant infernal. D’ailleurs, les personnes derrière lui sont tellement hallucinées par ses cris stridents, qu’elles l’enregistrent grâce à leurs portables.
On arrive le lendemain à bon port, épuisés, mais avec des souvenirs plein la tête !!
Voilà, le compte-rendu est terminé, j’espère qu’il aura plu et que ça pourra donner des idées et envies à certains, c’est le but !!
En conclusion, c’était un voyage merveilleux, qui nous aura fait découvrir énormément de choses. Le temps qui fut parfois plus que mitigé n’a pas entamé notre enthousiasme, et nous sommes revenus enchantés.
Voilà, bon ben maintenant, il faut commencer à rêver du prochain voyage.....bientôt bientôt pour une nouvelle incursion dans l'Ouest... | | | Voila une très bonne idée !... ou résolution  En tout cas, moi je suis fan, alors je continue le voyage avec vous | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 616 visiteurs en ligne depuis une heure! |