Le syndrome du Titanic de Jean Albert Lièvre et de Nicolas Hulot :
Vous prenez un échantillon représentatif des plus évidentes pollutions mondiales, amiante, plomb, pneus, bagnoles, égouts des mégalopoles de notre planète...
Vous ajoutez quelques vues des effets des politiques mises en place par les hommes dans leur opposition Nord-Sud : murs frontières de barbelés et de grilles entre les
Etats-Unis et le
Mexique, mur de la honte israélo-palestinien, barbelés de Ceuta...
Vous saupoudrez votre soupe de documentaires catastrophes de visages d’enfants africains avec mouches et de travailleurs chinois hébétés se reposant dans des lits-cages...
N’hésitez pas à rajouter à ce chapelet de documentaires que l’on croirait tiré d’un journal télévisé de
France 2 un commentaire mystico catastrophiste, et vous aurez le dernier opus de nos chevaliers blancs de l’écologie...
Sans donner caution aux fidèles de Claude Allègre et à ses thèses selon lesquelles notre planète bleue passerait par des phases de glaciation et de réchauffement et aurait la capacité de se régénérer, ni avaliser les thèses du choc des civilisations, on ne peut que constater que Nicolas Hulot prend le risque d’écorner sérieusement l’image d »hushuaia-boy » qu’il s’était forgée jusqu’à lors où, à grand renfort de technicité, d’audace et parfois de courage, il nous offrait à voir, découvrir ou contempler les plus beaux atours de notre étrange planète...
On ressort malheureusement de ce film en n’ayant mémorisé aucun message concret, tant la charge est lourde, et la confusion des images, leur profusion, alourdissent le catastrophisme du commentaire.