Pour les freins à disques, c'est comme sur les voitures : mieux vaut un gros freinage bref avant un virage, alterné avec de longs moments sans toucher les manettes qu'un timide mais constant freinage qui va faire continuellement monter en température disque et plaquettes jusqu'à ce que celles-ci fondent ou transmettent leur chaleur aux pistons et au liquide qui risque d'entrer en ébullition.
Mais ce sera pareil avec des freins sur jante : là c'est le patin qui va fondre si on ne relâche pas la manette durant un long moment.
Penser aussi à monter des plaquettes en métal fritté (à l'époque j'achetais des carbone lorraine, je ne sais pas si ça existe encore) qui ne fondent pas, et il existe des plaquettes vtt avec support céramique qui transmettent la chaleur plus lentement que des plaquettes "basiques".
D'une manière générale, la force marketing a voulu ringardiser le freinage sur jante paradoxalement au moment où il est devenu plus performant, avec la maîtrise de nouveaux matériaux qui fait qu'une jante bien nettoyée et sans voile permet un freinage très correct et surtout sans porter l'effort du freinage sur les moyeux, les rayons et la fourche.
De plus, c'est comme les transmissions, les marques montent sur les vélos de voyage ce qui est en réalité fait pour les vtt. Un freinage pour vtt, c'est un truc assez puissant pour bloquer les roues quasi instantanément mais pas prévu pour contenir la vitesse de 150 kg pendant 20 ou 30 minutes de freinage. Mais pour le marketing, les simples mots "disques" et "hydrauliques" permettent de faire passer les idées de sécurité, de modernité, de qualité et de faire augmenter le prix, ce qui arrange bien les choses pour les fabricants et les vendeurs mais peut-être pas obligatoirement pour les consommateurs.