Chroniques d'un été en Chine (2013) Pasqualina · 7 juillet 2013 à 4:34 · 224 photos 159 messages · 28 participants · 28 437 affichages | | | | À: Chinois · 10 juillet 2013 à 10:02 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 21 de 159 · Page 2 de 8 · 2 528 affichages · Partager ca c'est plus intéressant ; elle a effectivement aidé le moine (Xuang zang - à vérifier) et ses acolytes (singe, cochon, cheval et.....), lors d'un voyage sans que, que ça en fasse pour autant la déesse des voyageurs
Ca, c'était une explication possible, une hypothèse... Mais le fait est que Guanyin est, à certains endroits (Haute-Asie, Thaïlande etc.), considérée comme la déesse des voyageurs, en tout cas par certains. Mais pas par tout le monde, je te l'accorde, et j'ai été le premier à le dire en donnant l'exemple de certains amis japonais ou vietnamiens qui n'en avaient jamais entendu parler. | | | À: Pasqualina · 11 juillet 2013 à 5:11 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 22 de 159 · Page 2 de 8 · 2 468 affichages · Partager Pampita et Ragamuffin, Je ne sais pas si la déesse Guanyin me protège ou non, mais j’ai un mélange de chance et de malchance pour le moment, vous le verrez mieux avec les péripéties de mon voyage vers Pingyao.
JINSHANLING, SUITE ET FIN : Mais samedi dernier, à Jinshanling, le soleil et la chance me souriaient. Peu de touristes donc et aucun groupe à micro. Seulement des groupes d’amis ou familiaux, avec des enfants qui s’interpellent d’une tour à l’autre ou des chinois virils qui poussent des hurlements pour voir si ça résonne loin. Quant aux vendeurs, j’avais lu que certains vous accompagnent tout le long du chemin, heureusement rien de cela. Une femme a bien essayé de me suivre et de me conseiller au début dans la première tour (petit Jinshan) mais j’ai montré que je voulais rester seule en disant « ighe jen » : une personne. C’est ce qu’on me dit toujours avec étonnement : « ighe jen ? ». Mais oui je voyage seule... Et cette dame n’a pas insisté. Pour le reste, il n’y avait des vendeurs que dans certaines tours à deux étages bien abritées et au frais, ils ne harcelaient pas les clients, offrant seulement quelques babioles et des boissons assez fraîches, fort utiles si on a fini les siennes. Une bouteille d’un demi-litre de coca par exemple coûte 10 yuans (le double au moins des petits commerces) à la 1ère tour comme dans le village (ou à l’intérieur des sites de Chengde ou de Beijing) par contre elle passe à 20 yuans dans le pavillon du général, où il y a des escaliers à grimper avec les bouteilles, dur. L’eau coûte la moitié (1/2 litre).
Au départ je ne savais pas combien de temps j’allais rester, j’avais décidé de faire 2 ou 3 tours en direction de l’est (vers Simatai), puis de revenir en arrière et partir vers l’ouest puisque les VFistes consultés, notamment Marathon m’avaient dit que c’était la plus belle partie. Et de revenir ensuite au téléphérique si je n’étais pas trop loin ou de descendre à pied. Finalement, comme j’ai fait la fin de la descente de la petite Jinshan direction ouest sur les fesses tant elle était raide, je ne me voyais pas revenir sans aide ni m’abîmer les genoux, donc je suis descendue à pied et je ne le regrette pas. Dès le début j’avais avisé la tour du général vers l’ouest et m’étais dit que si j’arrivais jusque là je serais très contente de moi. Et je suis redescendue deux tours après vers la Zhuanduo pass, sa statue et son bas relief de général Ming. Sur le chemin plat du retour, juste après avoir quitté les escaliers, j’entends un claquement dans ma chaussure de marche droite, la semelle était pratiquement complètement décollée. J’ai dû retourner à l’hôtel ainsi en traversant tout le hameau où les gens prenaient le frais devant leurs maisons et se sont bien payés ma tête. Une femme a eu pitié de moi et m’a donné un ruban pour attacher une partie de la semelle mais elle claquait encore et le petit ruban a encore plus déclenché l’hilarité générale.
Arrivée à l’hôtel, j’ai téléphoné au numéro donné la veille et en 10 minutes le chauffeur était là, j’avais à peine eu le temps de changer de chaussures : je n’allais pas donner le même spectacle dans le métro de Pékin ! Il m’a déposé devant l’arrêt du bus 980 à Miyun qui est parti 5 ou 10 minutes après. Par contre il ne s’agit pas d’un autocar mais d’un autobus de ville qui s’arrête partout et qui n’a pas de compartiment à bagages. Donc j’ai dû voyager avec le sac à dos sur les genoux, ce dont ils se seraient bien passés après les escaliers de Jinshanling. J’essayais de dormir quand même mais mon sommeil était troublé par le voisin de derrière qui recevait sans arrêt des coups de fil : après une jolie musique suivait un tonitruant « oueiiii » et ensuite il criait la moitié du temps, pas de chance dans tout le bus il n’y en avait qu’un et il avait fallu qu’il soit juste derrière moi ! Le bus nous a déposés dans une rue non loin de la station de Dongzhimen, mais à près de 8-10 minutes à pied quand même car il fallait tourner autour d’un gros pâté de maisons. Heureusement un jeune chinois m’a aidé à trouver la station, il a même insisté pour me porter le sac à dos, il prenait aussi la ligne 2 mais en sens contraire. Il parlait assez bien l’anglais, ayant fini ses études et étant à la recherche d’un travail depuis un an. Il n’y a donc pas le plein emploi en Chine pour les jeunes diplômés ?
Arrivée à l’hôtel à Qianmen, j’étais trop fatiguée pour ressortir et j’ai essayé le bar de Sam, le café-restau de l’hôtel. C’est ce soir-là où j’ai mangé le fameux poulet aux arachides avec 10 arachides et 14 bouts de piment que j’ai mentionné à Pampita il y a quelques jours. J’avais pris aussi une salade verte qui devait être assaisonnée avec une sauce « thousand islands », mais il n’y avait aucune sauce. Comme je refusais la sauce au soja, la gentille et novice serveuse m’a offert de la confiture de fraise. Un retour à la carte bilingue a permis de solutionner ce petit malentendu. Mais cela prouve bien que les chinois ne comprennent rien à notre façon de manger, même s’ils sont ouverts à l’improvisation pour nous satisfaire. L’utilisation des sauces peut être assez folklorique. Je me souviens de l’année dernière à l’auberge de jeunesse de Qufu, j’avais commandé une salade de fruits. Il y avait aussi des tomates cerises dans l’assortiment, un peu bizarre, mais pourquoi pas, c’est vrai qu’elles sont un peu sucrées. Mais ils ne devaient plus avoir de yaourt alors la sauce blanche sur les fruits, une fois goûtée s’est révélée être de la mayonnaise. Ces anecdotes pourraient bien trouver leur place dans le fil « La Chine en délire » de notre ami Pampita, que je vous conseille de suivre si vous ne le faites pas déjà. Il est à la fois désopilant et très instructif.
Les photos de Jinshanling, que cela a été difficile de choisir !1. le plan promis dans mon post précédent, avec les 5 voies d’accès 2. ma petite maison au Jinshan hotel 3. le téléphérique vu de l’arrivée en haut, à 500 m de la muraille environ 4. vue vers l’ouest depuis l’arrivée sur la muraille (petite tour Jinshan) 5. vue vers l’est, après la première crête couronnée des tours de Jinshanling, on en voit une autre plus élevée avec les tours de Simatai et plus loin encore des montagnes 6. ma dernière tour vers l’est, ruinée, à partir de là la muraille n’est pas restaurée j’ai eu une longue conversation avec la jolie chinoise que vous voyez seule dans l’angle avec son téléphone portable : ighe jen ? ai-je demandé à mon tour, c’est rare de voir des chinois se promener seuls. En fait elle parlait très bien l’anglais, 26 ans, une grande voyageuse (en Chine), elle part en voyage chaque fois qu’elle a assez d’argent et connaissais très bien Zhangjiajie où je vais dans quelques jours. 7. la vue pendant mon pique nique, pas mal n’est-ce pas ? Images attachées: | | | À: Pasqualina · 11 juillet 2013 à 12:28 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 23 de 159 · Page 2 de 8 · 2 441 affichages · Partager Chère Pasqualina,
comme le dit Mme Claude, nous suivons pas à pas tes pérégrinations...
Il n’y a donc pas le plein emploi en Chine pour les jeunes diplômés ?
Ca dépend de quelle fac ils sortent... Chaque année, près de 10 millions d'étudiants chinois entrent à l'université. Le système est ultra-sélectif (comme tout en Chine) et l'accès à la fac dépend du résultat au Gaokao, examen d'entrée à l'université après les études secondaires. Meilleur est le résultat, meilleure est la fac dans laquelle on va étudier (en Chine, les universités sont classées en 3 niveaux : niveau 1 pour les meilleures, niveau 2 pour les moyennes, niveau 3 pour les moins bonnes). Les étudiants qui sortent d'une université de grade 1 n'auront normalement aucun problème pour trouver du travail. Ce qui n'est malheureusement pas le cas pour les diplômés d'une fac de grade III.
Petite parenthèse intéressante : les jeunes Chinois qui vont étudier à l'étranger sont généralement (mais pas toujours) ceux qui ont raté leur Gaokao et qui ne veulent pas entrer dans une université de grade III ! C'est considéré comme un pis-aller par les familles chinoises qui ne veulent pas trop perdre la face et envoient leur enfant à l'étranger (au moins, il pourra dire "j'y étais"). Mais s'ils avaient le choix, l'immense majorité des étudiants chinois qui partent à l'étranger iraient dans les meilleures universités de Pékin, Shanghai, Wuhan, Nankin etc. J'ai bien précisé : "généralement", car il y a bien sûr des exceptions. Les étudiants qui ont la chance d'aller dans les toutes meilleures universités/écoles occidentales (Harvard, HEC...) ou d'y suivre des cursus spéciaux (cuisine, mode, beaux-arts...) le font de leur plein gré. Mais ces cas spéciaux sont minoritaires dans la masse des étudiants chinois étudiant à l'étranger (35 000 en France - ils en prévoient 50 000 en 2015 -, 200 000 aux Etats-Unis...) Dans la majorité de ces cas, comme je l'ai dit, c'est un choix par défaut ; ils n'ont que faire d'aller étudier à l'étranger et ils auraient préféré entrer dans de bonnes universités chinoises, celles qui font gagner le plus de face et d'argent une fois les études finies. Et c'est tout ce qui intéresse les familles chinoises...
Les photos de Jinshanling, que cela a été difficile de choisir !1. le plan promis dans mon post précédent, avec les 5 voies d’accès 2. ma petite maison au Jinshan hotel 3. le téléphérique vu de l’arrivée en haut, à 500 m de la muraille environ 4. vue vers l’ouest depuis l’arrivée sur la muraille (petite tour Jinshan) 5. vue vers l’est, après la première crête couronnée des tours de Jinshanling, on en voit une autre plus élevée avec les tours de Simatai et plus loin encore des montagnes 6. ma dernière tour vers l’est, ruinée, à partir de là la muraille n’est pas restaurée j’ai eu une longue conversation avec la jolie chinoise que vous voyez seule dans l’angle avec son téléphone portable : ighe jen ? ai-je demandé à mon tour, c’est rare de voir des chinois se promener seuls. En fait elle parlait très bien l’anglais, 26 ans, une grande voyageuse (en Chine), elle part en voyage chaque fois qu’elle a assez d’argent et connaissais très bien Zhangjiajie où je vais dans quelques jours. 7. la vue pendant mon pique nique, pas mal n’est-ce pas ?
Il n'y a que deux photos, ma chère Pasqualina | | | À: Pampita · 12 juillet 2013 à 18:20 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 24 de 159 · Page 2 de 8 · 2 396 affichages · Partager Merci Pampita de suivre mes aventures, malgré le retard, car je suis à Jinshanling dans mon récit et à Luoyang en réalité. Oui, je sais qu'il n'y a que deux photos, problème d'internet au Mianshan, je ne sais pas si c'était lié au temps, c'était pluie et purée de pois, on ne voyait pas au-delà de 100 m. J'ai déjà envoyé ce texte et ces deux photos et le post suivant avec le reste des photos a été perdu car l'internet s'est coupé et la réception me harcelait pour que je quitte la chambre. J'espère avoir plus de chance ce soir dans l'auberge de jeunesse Yjia de Luoyang. Mais le bar devrait fermer normalement dans 4 minutes...
Et pour conclure sur Jinshanling, voici les coordonnées de l'hôtel Jinshan : Pinyin: Jīn shān bīng guǎn English: Jinshan hotel Telephone: 86-10-8402-4628
Finalement le bar nous a donné une rallonge. Bonsoir, Pasqualina. Images attachées: | | | À: Pasqualina · 12 juillet 2013 à 19:29 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 25 de 159 · Page 2 de 8 · 2 386 affichages · Partager Mais nous sommes nombreux à suivre tes aventures, je suis loin (très loin même) d'être le seul  Merci pour les photos et pour avoir le courage de nous narrer tes pérégrinations, même en décalage. Il y a bien longtemps que j'ai perdu ce courage, je t'admire... Amitiés | | | À: Pasqualina · 14 juillet 2013 à 18:37 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 26 de 159 · Page 2 de 8 · 2 350 affichages · Partager Les chinois sont moqueurs, un peu comme nous, français. Prenant plaisir à lire tes exploits, je viens te lire avec assiduité. Bon voyage et vents protecteurs. | | | À: Sitik · 14 juillet 2013 à 19:13 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 27 de 159 · Page 2 de 8 · 2 348 affichages · Partager Le 14 juillet... c'est les vacances pour Pasqualina aussi, donc elle fait la grève de la plume hé hé ^^ | | | À: Pampita · 14 juillet 2013 à 19:16 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 28 de 159 · Page 2 de 8 · 2 344 affichages · Partager Bonjour à tous, Effectivement je m'inquiète aussi ! elle boude ? elle fait grève ? elle est trop occupée ? Et nous, nous sommes suspendus à ce contact et nous n'avons pas de nouvelles !!! Hou hou, Pasqualina, nous sommes là ! Bonsoir à tous Marie-Claude | | | À: Mmclaude · 14 juillet 2013 à 19:25 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 29 de 159 · Page 2 de 8 · 2 341 affichages · Partager Mais non, mais non, elle est là, je viens de la voir apparaître sur d'autres fils... | | | À: Pasqualina · 14 juillet 2013 à 22:16 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 30 de 159 · Page 2 de 8 · 2 326 affichages · Partager Merci de vous inquiéter pour moi ainsi. En fait j'étais coincée dans ma chambre de Luoyang avec une bonne turista, probablement récoltée dans un restaurant de rue bien sympathique de cette ville. Ma chambre étant au 3e étage sans internet et l'internet au 1er mais sans toilettes ! Après une nuit et une matinée de train et une après-midi extraordinaire sur une montagne du Hunan appelée Tianmenshan, la montagne "porte du ciel", je ne me trompe pas n'est-ce pas ? Mais tout cela sera pour plus tard car je dois toujours vous parler de Beijing. Entre parenthèses, je ne sais pas pourquoi VF a transformé de manières inintelligible le malheureux Jinshan Binguan pourtant écrit avec nos lettres dans mon post sur Jinshanling.
Trois jours à Beijing :Je vous rappelle que je suis déjà venue plusieurs fois à Beijing, et même si je suis très loin d’avoir tout vu, je voulais cette fois surtout voir des musées car en 2004 et 2006, ils étaient beaucoup moins intéressants et souvent avec des étiquettes seulement en chinois. Toute la Chine a vu fleurir des musées ces dernières années, il sont modernes, bien présentés, avec une présentation chronologique (quelquefois par thème : bronze, porcelaine, etc...) avec des panneaux et des étiquettes bilingues chinois et anglais. En plus ils sont gratuits, contrairement aux autres sites touristiques chinois dont le prix ne cesse d’augmenter et dépasse souvent les prix pratiqués en France. Attention il faut avoir son passeport sur soi, on vous le demande à l’entrée. Evitez de venir avec des briquets, on va vous les prendre à l’entrée et vous ne les reverrez plus. Il fallait tenir compte aussi du lundi, jour de fermeture des musées de Pékin, mais pas de la Cité Interdite.
UN DIMANCHE À BEIJING : Donc le dimanche 7 juillet je suis allée compléter ma visite du musée national (commencée l’année dernière), qui se trouve place Tian An Men, non loin de la cité interdite, c’est le dernier énorme bâtiment à droite quand on regarde la porte de la Cité Interdite avec le portrait de Mao. Le sous-sol du bâtiment est consacré à un panorama chronologique de l’art chinois (tout ensemble, bronze, pierre, poterie, peinture, suivant les époques) depuis 4000 av JC. En plus comme c’est le musée national, ils ont piqué de belles pièces dans toutes les régions et tout ce qui est exposé est vraiment très beau et/ou intéressant historiquement. Si vous voulez faire une répétition avant d’aller en Chine, je vous conseille le musée Cernuschi à Paris (gratuit lui aussi) ou son site web très bien fait si vous n’êtes pas sur Paris. Le musée Guimet est très bien aussi, avec des chefs d’œuvre notamment du Xinjiang, mais il est moins éducatif si on veut apprendre les différentes dynasties et ce qui caractérise leur art. Une assez longue queue pour entrer dans le musée national de Pékin, mais qui défile vite, en 10 minutes environ j’avais mon billet gratuit, j’avais passé le contrôle d’entrée genre aéroport. Il y avait beaucoup de monde avec notamment les enfants qui courent dans tous les sens et qui s’ennuient, mais une sortie dominicale gratuite avec en plus l’air conditionné, c’est sûr que c’est tentant pour les familles. Mais j’étais concentrée sur mon sujet et cela ne m’a pas trop dérangée. Il y avait aussi la nettoyeuse de vitrines : en Chine il y a des femmes qui nettoient les vitrines des musées pendant les heures d’ouverture, ce qui évite d’avoir des traces graisseuses entre votre oeuil et le chef d’œuvre exposé, précieux aussi pour les photographes. Je n’en ai jamais vu ailleurs qu’en Chine, je suppose que dans les autres pays le nettoyage a lieu le soir, après la fermeture du musée. A 16 h 30 (le musée ouvre à 9 h et ferme à 17 h) un disque en continu a commencé à inciter en chinois et en anglais les visiteurs à aller voir ailleurs. 5 minutes après se sont rajoutés les cris des deux gardiennes des deux dernières salles avec les peintures et les porcelaines Ming et Qing. A 16 h 44 j’en avais plein les oreilles et je suis sortie (la dernière). J’avais oublié de vous dire que de superbes escaliers roulants permettent de descendre à ce sous-sol et d’en remonter, le luxe ! Car les escaliers des musées me sont souvent très pénibles.
En sortant du musée, c’était le smog dans toute sa splendeur, quelle différence avec Chengde et Jinshanling ! A 5 heures de l’après-midi, dans un ciel blanchâtre le soleil était comme une boule jaune cachée derrière ce plafond blanc, l’atmosphère était humide et étouffante. J’ai décidé d’aller enfin voir le jardin Beihai que je ne connais toujours pas. Pour remonter la longue rue qui longe la cité interdite je cherchais un moyen de transport, une de ces cages d’aluminium montée sur une moto s’est arrêtée à mon niveau, c’était une femme qui conduisait, sympa, mais pas le prix annoncé : 30 yuans pour un peu plus d’un kilomètre ? Je me suis rabattue sur le bus nº 5, 1 yuan, avec en plus massage gratuit à chaque arrêt, car le bus était bondé et les gens devaient se faufiler en plongeant dans la masse humaine. Je restais prudemment collée au guichet de la contrôleuse mais j’ai fait de même quand il m’a fallu descendre.
Dès que j’ai pénétré dans le parc, j’ai su que j’avais choisi le bon endroit pour finir ma journée. Lac, pots de lotus avec leurs fervents admirateurs et photographes, pont de marbre blanc, belle végétation et un beau dagoba blanc pour couronner le tout. Hélas le parc était ouvert jusqu’à 21 h mais pas les principaux bâtiments : la forteresse ronde, le temple et le dagoba blanc qui fermaient à 18 h 30 (sûrement dernière entrée 18 h). Donc je me suis seulement promenée, notamment dans l’île de Jade, qui recèle à l’opposé du pont d’entrée un restaurant « trésor national » poursuivant les traditions impériales. Il s’agit du restaurant Fangshan. Il sert de 11 h à 14 h et de 17 ou 18 h à 20 heures. Je me suis laissée tenter, très belle salle avec peintures anciennes et dorures refaites dans un vieux pavillon impérial restauré. Les prix sur la carte variaient de 10 yuans à 1000 yuans. J’ai pris plusieurs petites portions pas trop chères, petites comme des tapas, tout étant cuisiné de manière exquise, avec une petite bière bien glacée (j’ai eu de la chance depuis le début du voyage, pas une seule bière chaude, toujours bien fraîches). Un taxi m’a ramené à la rue Dashilar, belle rue avec des maisons anciennes restaurées et dédiées au commerce : les magasins affichent leur ancienneté (19 ème siècle, une se réclame même de l’empereur Kangxi). Cette rue est perpendiculaire à l’avenue Qianmen et de retour à l’hôtel, je me suis évidemment jetée sur mon ordinateur pour essayer de récupérer le retard de mes chroniques. Comme toujours, très difficile de choisir quelques photos un peu représentatives : - d'abord deux vases à libations en bronze, aux formes toujours assez extraordinaires, avec dragons, tigres et autres animaux : ici le premier date de 770-443 av JC (péridode printemps et automne) et le rhinocéros de 202 av - 8 ap JC (Hans de l'ouest) - parmi les poteries grandes ou petites montrant la vie quotidienne pendant de nombreuses dynasties, j'ai choisi cette superbe danseuse de la même époque (Hans de l'Ouest) - deux peintures de la vie quotidienne, une brique peinte de la route de la soie (Jaiyuguan, Gansu, Jin de l'ouest, 220-316) et un détail d'une fresque Tang de la région de Xi'an (668) représentant une musicienne - deux figures bouddhiques : tête d'un bouddha de 550-577 (Qi du nord, Shandong) et un bodhisattva de Dunhuang (Tang, 618-907) - une des nombreuses poteries Tang montrant des commerçants Hu (prédécesseurs des Ouïghours au Xinjiang, avec leurs grands nez et leurs barbes) - un des panneaux glorifiant la création d'un pays multi-ethnique, je laisse mes commentateurs digresser sur la question ; quand on lit ça dans un musée d' Urumqi ou de Turfan, c'est clairement pour dire aux ouïghours qu'ils sont intégrés et membres d'un pays à nombreuses composantes donc qu'ils n'ont pas à se plaindre, mais quel est le but à Beijing ? - smog sur Tian An Men et ses environs, deux photos - dimanche sur le canal entourant la cité interdite- le lac Beihai et son dagoba blanc - lotus en fleur et en bateau (2 photos) - et pour finir le restaurant Fangshan Images attachées: | | | À: Pasqualina · 14 juillet 2013 à 22:24 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 31 de 159 · Page 2 de 8 · 2 304 affichages · Partager LUNDI À BEIJING : Il pleuvait mais le clou de ma journée devait être ma visite au musée des peintures et calligraphies de la cité interdite (donc abritée). Mais je devais d’abord chercher un cordonnier pour faire réparer mes chaussures de marche avant mes journées de montagne à Mianshan et Zhangjiajie. Le petit plan dessiné par la réceptionniste de l’hôtel ne m’a conduite nulle part et je n’ai pas trouvé son cordonnier. Dans une boutique du hutong où je demandais le chemin en montrant les chaussures, le vendeur m’a proposé de la colle et j’ai trouvé aussi une rallonge multiprises car mon adaptateur ne marche pas bien et fait des mauvais contacts sans arrêt. Ce qui m’a énervée c’est que le type s’est permis de me toucher les fesses et de faire des signes suggestifs pour évoquer leur taille conséquente et ensuite m’indiquer que je devais faire du sport. Quelle désinvolture, je ne lui ai pas demandé son avis ! Cela m’est déjà arrivé dans des coins paumés dans les zones tibétaines avec des paysans et paysannes, mais là en ville, manque d’éducation inadmissible. En plus tout ce qu’il m’a vendu était de la camelote, la colle ne collait rien du tout et son multiprise faisait aussi des mauvais contacts. 40 yuans perdus et une humiliation gratuite !
Mais revenons au but de ma journée. En fait il y a plusieurs musées dans la cité interdite, certains consacrés aux collections impériales d’objets précieux m’intéressent peu, mais il y en a deux qui, à mon avis valent vraiment le détour, l’un sur les porcelaines, l’autres sur les peintures et calligraphies. Compter une ou deux heures pour chacun, avec la cité interdite cela fera la journée complète et une grosse fatigue ! Surtout si vous rajoutez à la fin la colline du charbon au nord de la cité interdite qui permet dans un joli parc (escaliers et pagodons) d’avoir une vue sur l’ensemble de la cité interdite et aussi sur Pékin si pas trop de smog. Pour en revenir à mes deux musées, ils se trouvent en début de visite, de part et d’autre de la première grande cour après le contrôle des billets. Il faut sortir de cette cour par des portes latérales et aller chercher des pavillons en retrait sous les arbres : à droite le musée des porcelaines, à gauche celui des manuscrits et peintures. Depuis 2004 j’essaie de voir la collection de peintures de la Cité Interdite et jusqu’à ce jour rien, à chaque fois on me disait que c’était fermé. L’année dernière j’ai vu les porcelaines, très belle exposition chronologique, bien didactique, avec uniquement de très belles pièces. Cette année j’ai envoyé en juin un e-mail au musée de la cité interdite (musée du palais) pour leur évoquer mes difficultés à voir les peintures chinoises en Chine et particulièrement celles de la Cité Interdite. Ils m’ont répondu que l’actuelle exposition est ouverte jusqu’au 16 juillet. J’ai quand même eu un moment de stress lundi quand j’ai vu la porte de gauche de la cour fermée, et un gardien à côté dont l’unique mot intelligible était « closed », J’ai rebroussé chemin et j’ai trouvé un bureau où quelqu’un parlait anglais. Après téléphone le musée était bien ouvert mais il fallait contourner un bâtiment, en se glissant le long d’un grand mur, en raison de travaux derrière la porte. Pas de photos permises, mais un grand plaisir à voir ces peintures bien exposées dans la pénombre (elles sont très fragiles, surtout les plus anciennes, ce sont des peintures sur papier et soie, beaucoup plus fragiles que les peintures à l’huile ou à fresque occidentales) et dans un silence à peine troublé par des murmures des rares visiteurs (évidemment il faut le trouver ! et pas un seul étranger). J’ai compris enfin le système de présentation de ce musée et pourquoi il est si difficile à voir. Les œuvres sont exposées en rotations de 2 mois, là c’était l’exposition 6, du 17 mai au 16 juillet. Puis le musée ferme jusqu’à sa réouverture en septembre jusqu’à novembre pour l’exposition 7. Le musée comme la cité interdite ferme à 17 h mais à 16 h 30 on nous poussait vers la sortie, là c’était normal étant donné la taille de la Cité Interdite. Et autre renseignement pratique : ces musées ne sont pas gratuits, ils sont dans la Cité Interdite donc il faut payer les 60 yuans de l’entrée à la Cité Interdite, mais une fois dedans la Cité Interdite on ne repaye pas pour les voir. Je crois que par contre pour les musées des trésors accumulés par la famille impériale on repaye quelque chose, je n’en suis pas sûre, n’ayant jamais été attirée par ces objets un peu kitsch je crois, il y a notamment une collection d’horloges envoyées par les rois et présidents occidentaux. Une petite remarque pratique encore : l’année dernière notre hôtel nous avait conseillé un bus qui nous amenait à la porte nord et nous n’avions pas pu rentrer, la visite étant organisée de la porte sud (entrée et achat des billets) vers la porte nord après les jardins, juste en face de la colline du charbon d’où on a la vue sur toute la cité interdite. Je ne sais pas si c’est toujours comme ça. Mais contourner la Cité Interdite avant même d’y entrer est déconseillé, il vaut mieux garder ses jambes et ses forces pour l’intérieur. Et prendre un taxi (ce que nous avions fait) pour la contourner, c’est 10 minutes d’engueulade en continu. C’est fou ce que les taxis pékinois sont souvent de mauvaise humeur, il faudrait qu’ils puissent choisir où va le client : pas assez loin, des embouteillages, des hutongs, ils ne sont jamais contents.
En sortant de la Cité Interdite par la porte sud, j’étais assez fatiguée par la chaleur humide, les jambes lourdes et la plante des pieds douloureuses. J’ai oublié de prendre depuis l’Europe une crème reposante et rafraîchissante pour les pieds, genre akiléine, alors je me suis dirigée vers la rue Wanfujing pour aller faire quelques emplettes dans le centre commercial appelé Oriental Plaza, juste au début de la rue à droite. Je n’ai trouvé qu’une crème allemande à la camomille, mais ai fait le plein de viennoiseries pour mes futurs petits déjeuners dans une pâtisserie-boulangerie à la française juste à gauche de l’escalator en arrivant au sous-sol. Un peu plus loin dans le sous sol vers la droite, vous avez toute une zone appelée « Food Republic », citée dans le LP, vraiment sympa avec des stands de nourritures originaires de pleins de régions différentes de Chine. Souvent vous pouvez voir préparer la nourriture devant vous. Et là, contrairement aux adresses que je vous avais données jusque là, ce n’est pas cher. Vous pouvez manger pour quelques euros. En sortant de l’Oriental Plaza, si vous remontez la rue Wanfujing, vous trouvez rapidement à droite dans une petite rue transversale, une annexe du restaurant de canard laqué Qanjude (moins rapidement plein que la maison mère de Qiamen, on trouve notamment des places entre 20 h et 21 h, après que les chinois aient mangé, mais pas trop tard car ils ferment plus tôt qu’en France et surtout en Espagne. A l’opposé sur la gauche de Wanfujing part la petite rue du marché de nuit avec les brochettes de scorpions etc... si célèbres, sympa pour une photo. Et en remontant encore la rue sur la gauche toujours vous trouvez La libraire de Pékin pour les langues étrangères ; on y trouve à la fois de quoi apprendre les langues étrangères pour les chinois et de quoi apprendre le chinois pour les étrangers (méthodes dans chaque langue), ainsi que des livres publiés en Chine dans les différentes langues sur les beautés de la culture chinoise : jardin, théâtre, cuisine, porcelaine, bronze, architecture, etc... etc... Nombreux petits fascicules à 10 euros environ. Mais je constate pour y venir depuis 2004 que la proportion de livres en français diminue régulièrement et qu’il y a beaucoup plus de choix en anglais. J’ai acheté un livre à 96 yuans sur les vernacular dwellings en anglais, les habitations régionales avec des chapitres sur la plupart des architectures que je vais voir cette année : hutongs de Pékin, architecture de bois dong, diaolous de Kaiping, forteresses rondes du Fujian, villages du Huizhou dans l’Anhui. Donc si vous finissez votre voyage à Pékin et que vous cherchez des livres souvenirs en français, c’est la bonne adresse. Si vous repartez de Shanghai, il ne faut pas chercher son équivalent situé dans une rue perpendiculaire au Bund mais qui ne contient presque aucun livre en français, c’est la boutique du musée de Shanghai qui vous permettra de trouver ce que vous cherchez : livres, babioles, belles porcelaines et copies d’objets antiques, un peu comme les boutiques du Louvre, pas donné pour les porcelaines et copies d’antiques, mais de bonne qualité. De retour à l’hôtel, après avoir découvert que la colle ne collait pas les chaussures mais que son odeur d’acétone me faisait presque tomber évanouie, et que l’internet en fonctionnait pas dans ma chambre, problème de ruter, je suis allée squatter le bar bien après minuit pour continuer mes chroniques et trier mes photos.
Pas de photos, ni dans le musée de la cité interdite, ni dans les magasins de Wanfujing, ça tombe bien après l'inflation de photos sur la première journée de Beijing, ça prend énormément de temps de choisir les photos et de les télécharger. La pluie a en grande partie massacré ma troisième et dernière journée à Beijing, mais je vous en parlerai plus tard, je dois dormir un peu avant de grimper sur la montagne de Zhangjiajie. Demain soir je dors dans une AJ sur la montagne, je n'emporte pas mon ordinateur. Donc pas d'affolement, il vous faudra attendre 48 h si l'internet marche bien dans mon prochain hôtel. Encore merci pour tous vos encouragements et commentaires, à +, Pasqualina | | | À: Pasqualina · 14 juillet 2013 à 23:23 · Modifié le 15 juil. 2013 à 0:04 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 32 de 159 · Page 2 de 8 · 2 294 affichages · Partager Merci Pasqualina, toujours un plaisir de te lire 
Merci de vous inquiéter pour moi ainsi. En fait j'étais coincée dans ma chambre de Luoyang avec une bonne turista,
Le remède miracle en cas de diarrhée aigüe : un verre de Sprite avec une cuillère de sel bien dilué. C'est radical: sauf grave intoxication, plus rien ne sort... 
Tianmenshan, la montagne "porte du ciel", je ne me trompe pas n'est-ce pas ?
Tout à fait ! Ton chinois progresse à vitesse grand V. Ni de zhongwen hen hao !
- une des nombreuses poteries Tang montrant des commerçants Hu (prédécesseurs des Ouïghours au Xinjiang, avec leurs grands nez et leurs barbes)
Tu veux dire les Hui ? Mais ils n'étaient pas spécialement présents au Xinjiang. Dans cette région, avant les Ouïghours - peuple turc - il y avait les Xiong-Niu - nomades, qu'on considère généralement comme des proto-Turcs - et les Tokhariens - qui eux sont Indo-européens.
- un des panneaux glorifiant la création d'un pays multi-ethnique, je laisse mes commentateurs digresser sur la question ; quand on lit ça dans un musée d' Urumqi ou de Turfan, c'est clairement pour dire aux ouïghours qu'ils sont intégrés et membres d'un pays à nombreuses composantes donc qu'ils n'ont pas à se plaindre, mais quel est le but à Beijing ?
Pour montrer aux han et au monde que la Chine est très gentille avec ses minorités... Mais cette petite propagande est moins "interloquante" que dans certains musées où tu peux lire des panneaux finissant par une ode au Parti communiste qui est en train de développer la Chine, sans aucun lien avec le thème du musée...
J'aime tes photos de Pékin, ce brouillard qui rend l'ambiance un peu mystérieuse... Je trouve que les villes chinoises sont très photogéniques quand il y a du brouillard. Ou alors en hiver, vers 16h30-17h, par un froid glacial, quand la boule orangée solaire s'approche de l'horizon. Il y a à ce moment-là une atmosphère vraiment très particulière. | | | À: Pasqualina · 15 juillet 2013 à 0:03 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 33 de 159 · Page 2 de 8 · 2 289 affichages · Partager Ce qui m’a énervée c’est que le type s’est permis de me toucher les fesses et de faire des signes suggestifs pour évoquer leur taille conséquente et ensuite m’indiquer que je devais faire du sport. Quelle désinvolture, je ne lui ai pas demandé son avis
Ha ha ha... Le plus drôle, c'est que quand tu retournes le "compliment", beaucoup de Chinois se vexent comme des poux ! Apparemment, critiquer le physique est acceptable dans un sens mais pas dans l'autre...
Et prendre un taxi (ce que nous avions fait) pour la contourner, c’est 10 minutes d’engueulade en continu. C’est fou ce que les taxis pékinois sont souvent de mauvaise humeur, il faudrait qu’ils puissent choisir où va le client : pas assez loin, des embouteillages, des hutongs, ils ne sont jamais contents.
C'est vrai qu'ils sont souvent grande gueule, mais en même temps, ils sont gouailleurs et plutôt francs. J'aime bien les chauffeurs de taxi de Pékin (sauf quand ils font demi-tour dès qu'ils voient un laowai)
mais pas trop tard car ils ferment plus tôt qu’en France et surtout en Espagne.
Les Chinois dînent généralement à 18h. 22h, c'est déjà le bout de la nuit en Chine 
Nombreux petits fascicules à 10 euros environ. Mais je constate pour y venir depuis 2004 que la proportion de livres en français diminue régulièrement et qu’il y a beaucoup plus de choix en anglais.
Mais il y a une librairie française à Pékin: L'arbre du voyageur french.visitbeijing.com.cn/...ble/n214706938.shtml
La même à Shanghai : fayuxi.canalblog.com/.../11/25/22785368.html J'ai entendu dire qu'une autre avait ouvert, toujours à Shanghai, mais je ne retrouve plus l'info...
Sinon, il y a évidemment les médiathèques des Alliances Françaises, mais les livres ne sont pas à vendre... 
Bon courage, Pasqualina ! (et n'oublie pas le Sprite au sel  ) | | | À: Pampita · 15 juillet 2013 à 1:44 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 34 de 159 · Page 2 de 8 · 2 278 affichages · Partager Merci pour tes commentaires, Pampita. Pour le nom "Hu" de ce peuple à grand nez, grand chapeau et souvent barbu, c'est le nom que leur donne les étiquettes du musée (idem dans le musée de Luoyang) concernant l'époque Tang. Peut-être un peuple de la route de la soie antérieur aux turcophones, ou est-ce le nom que leur donne les historiens hans, je ne sais pas. | | | À: Pasqualina · 15 juillet 2013 à 10:48 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 35 de 159 · Page 2 de 8 · 2 254 affichages · Partager Ah ça y est, j'ai compris, en chinois " hu" veut en fait dire "barbares". J'avais pris ça comme un nom propre et je commençais à désespérer de ne pas trouver de peuple, de tribu ou de dynastie Hu... Ca veut dire "barbares", soit tous les peuples non- han qui vivaient dans cette région, donc surtout des peuples turcs ou proto-turcs. Comme les Ouïghours sont également des Turcs, ça ne rime pas à grand chose de les opposer à ces hu qui les auraient devancés au Xinjiang selon les commentaires de ce musée (c'est le même peuple turc qui a reçu des apports de leurs cousins ouïghours) ; peut-être est-ce une tentative artificielle pour montrer que les Ouïghours ne sont pas les premiers occupants du Xinjiang et qu'ils n'ont donc pas trop à se plaindre... Il y a beaucoup de réécriture de l'histoire en Chine...
A noter d'ailleurs que la dynastie Tang, si vantée en Chine, est elle-même en partie d'origine turque ! Son fondateur, Li Yuan, était vraisemblablement moitié turc moitié han voire plus turc que han; il avait en tout cas des liens de parenté avec les tribus turques qui paissaient sur l'actuel territoire mongol et certains historiens disent qu'il en venait directement. Bien sûr, dis ça à un Chinois, il ne va jamais te croire ha ha ha | | | À: Pampita · 15 juillet 2013 à 13:58 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 36 de 159 · Page 2 de 8 · 2 241 affichages · Partager Merci Pampita d'eclairer ma lanterne sur ce point. Juste un petit coucou depuis un petit village dans les montagnes de Zhangjiajie ou je ne pensais pas trouver un ordinateur. Beau temps, beaucoup de marche avec ou sans escaliers et des paysages magnifiques, tantot ensoleilles, tantot baignes dans la nebulosite. Je connais toujours mes accents, mais pas sur ce clavier. A demain si l'internet fonctionne. | | | À: Pasqualina · 15 juillet 2013 à 14:01 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 37 de 159 · Page 2 de 8 · 2 237 affichages · Partager Ouah super, on attend les photos avec impatience ! Et repose-toi un peu quand même, on dirait Ella Maillart... J'espère que le ventre va mieux ^^ | | | À: Pampita · 15 juillet 2013 à 14:13 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 38 de 159 · Page 2 de 8 · 2 229 affichages · Partager Oui cela va mieux, j'ai un guide interprete, Jeffrey Tang, qui m'a accueillie hier a Zhangjiajie, reserve mes hebergements et a chapitre mes restaurants : pas de paiement si c'est trop epice (le Hunan ayant la reputation d'avoir une nouriture encore plus epicee que le Sichuan) ! | | | À: Pasqualina · 15 juillet 2013 à 14:17 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 39 de 159 · Page 2 de 8 · 2 226 affichages · Partager Contente d'avoir de tes nouvelles et surtout de bonnes nouvelles ! Je patienterai donc pour savoir comment c'était de Mian Shan à part pluvieux et nébuleux ! Profite bien Marie-Claude | | | À: Pasqualina · 16 juillet 2013 à 1:25 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 40 de 159 · Page 2 de 8 · 2 199 affichages · Partager un grand bonjour a toi Pasqualina de Jiuzhaigou ainsi qu autres forumistes J ai reussi a trouver un ordi mais le clavier est pour le moins peu familier ou sont les accents et les signes de ponctuation Temps maussade et pluie depuis le 10/07 et cuisine tres epicee au Sichuan meme au petit dejeuner nous partons ce matin pour Langmusi ou nous esperons avoir un peu de beau temps A bientot | Carnets similaires sur la Chine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 663 visiteurs en ligne depuis une heure! |