Chroniques d'un été en Chine (2013) Pasqualina · 7 juillet 2013 à 4:34 · 224 photos 159 messages · 28 participants · 28 452 affichages | | | | À: Pasqualina · 24 août 2013 à 13:35 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 121 de 159 · Page 7 de 8 · 3 053 affichages · Partager Bonjour Pasqualina,
je m'appelle Claire et j'ai 28 ans, je suis impressionnée par ton énergie et ton voyage ! J'aimerais bien retrouver tes chroniques (ou alors le lien est très clair et je suis pas douée :))
Je ne connais pas du tout les régions que tu traverses, du coup ça me donne très envie. Tu dis que tu parles peu chinois, est-ce que tu as l'intention de prendre des cours en France ? Je retourne en Chine pour la première fois depuis 20 ans (!) le 2 septembre, j'ai l'impression que tu viendras juste de revenir ! J'ai vécu deux ans en tant qu'expatriée à côté de Hong Kong, enfant, avec mes parents. Donc là c'est petit pèlerinage sur les lieux de mon village avec qq souvenirs liés. J'avais besoin d'écrire ça, (j'écris pas mal de nouvelles), et là j'ai découvert en cours d'écriture qu'un concours était organisé sur le thème "avion" du coup je l'ai inscrite (voilà pourquoi le lien tombe sur le site "au féminin"). Ici : >> www.aufeminin.com/...e-temps-n226955.html
en tout cas je te souhaite une belle fin de voyage et vais essayer de trouver le lien de tes chroniques précédentes. :) | | | À: Widoo · 24 août 2013 à 13:54 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 122 de 159 · Page 7 de 8 · 3 022 affichages · Partager Chère Claire, Merci de ton intérêt. C'est le récit de mon voyage de cette année qui s'intitule "chroniques...", et tu l'as bien trouvé puisque tu m'écris dedans. Par contre j'ai raconté un petit bout de mon voyage de l'année dernière dans : Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 Bon voyage à toi aussi, j'irai voir ton lien dès que j'aurai un peu de temps. Pasqualina. | | | À: Pasqualina · 24 août 2013 à 14:03 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 123 de 159 · Page 7 de 8 · 3 021 affichages · Partager Ah oui effectivement je parlais de ton précédent voyage. Je file te lire, merci ! | | | À: Pasqualina · 26 août 2013 à 16:16 · Modifié le 14 sep. 2013 à 22:14 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 124 de 159 · Page 7 de 8 · 2 956 affichages · Partager J’ai écrit ce qui suit dans le bus de Tunxi à Hangzhou, trajet qui s’est effectué sous une pluie battante. Il n’a pas l’air de faire plus beau temps au Zheijang que dans l’Anhui, hélas...
Renseignements pratiques :Carte, prix et description rapide de mes deux jours dans le parc de Zhngjiajie
Trouver une carte lisible du parc de Zhangjaije n’est pas facile, ni sur internet, ni même sur place. Celle-ci-dessous, que j’ai photographiée sur mon ordinateur et que j’ai trouvé sur chinarouristmaps.com (vous y trouverez aussi la carte du Tianmenshan et une autre carte du parc de Zhangjiajie) est très schématique, mais a le mérite d’être claire et de comporter tous les moyens de transport disponible à l’intérieur du parc, payants ou non (bus gratuit, le reste payant). www.chinatouristmaps.com/...-transportati... www.chinatouristmaps.com/...jie-scenic-ar...
Sur la carte, les routes jaunes et la ligne qui relie les deux entrées est en bas, dans les vallées, toutes les autres lignes (à gauche et en haut), rouges (bus) ou violettes (à pied) qui s’en éloignent sont en altitude. Mes deux jours ont exploré cette carte globalement de gauche à droite. La carte du Lonely Planet page 463 est assez claire aussi.
Les prix : Entrée du parc 248 yuans, je n’ai pas eu de réduction, elle est valable 2 jours d'après lp, 3 jours d’après Jeffrey. Tous les bus sont gratuits (il y a beaucoup de lignes, et les bus sont fréquents, très bien organisé). Téléphérique de Huangshizhai : 118 yuans AR (prix réduit plus de 60 ans 70 yuans) Ascenseur de Bailong : 70 yuans aller simple (prix réduit 43 yuans) Téléphérique de Tianzishan : 67 yuans aller simple (prix réduit 40 yuans) Monorail de Shili Hualing : 38 yuans aller simple, 52 yuans aller-retour, 30 yuans prix réduit AR Les étudiants ont en général des prix réduits avoisinants ou même inférieurs, désolée je n'ai pas noté.
Les coordonnées de ma guest-house dans le parc près de Yuanjiajie, dans le petit village de Xiaping : Ding Ding Ke Zhan, téléphone portable : 18974469955. Le patron parle quelques mots d’anglais, mais il vaut mieux faire faire la réservation par quelqu’un parlant chinois. Bien que ce soit une toute petite auberge, il y avait l’internet (ordinateur maison au rez de chaussée), l’air conditionné et une salle de bains (toilettes à la turque) avec l’eau chaude. Et ils font très bien la cuisine, une des filles vend des brochettes de petites patates au barbecue sur le bord de la route, c’est délicieux. La chambre double était 110 ou 120 yuans, pas cher. Il y a environ 10 minutes à pied depuis l’arrêt de bus sur une petite route transversale, loin des groupes de touristes. Pour les autres hôtels, vous en trouverez sans peine sur des sites de réservation, dans le village de Zhangjiajjie comme dans la ville du même nom. Le Pipaxi est sur booking.com, je pense que Jeffrey l’a eu meilleur marché.
Le premier jour nous sommes entrés par l’entrée qu’on voit en bas à gauche sur la carte avec un petit bus dessiné, c’est l’entrée sud, où se trouve le village de Zhangjiajie. Nous avons pris un bus gratuit (ligne rouge en bas à gauche) sur un court trajet (1km ?) pour rejoindre la station inférieure du téléphérique du Huangshizhai (traduit « yellow stone » sur la carte, cable car voulant dire téléphérique pour les forumistes non anglophones). En haut, sur le plateau du Huangshizhai il y a des chemins de randonnée ; il faut environ 2 h 30 pour un circuit en faisant le tour et permettant de voir la forêt et les paysages autour. Après nous sommes revenus avec les mêmes moyens de transport jusqu’à l’entrée ou presque.
Et là nous avons parcouru à pied les environs 7 km du chemin bordant la rivière du Ruisseau au fouet d’or ( Goden Whip Stream pour les indications en anglais trouvées sur les lieux) : c’est la ligne violette qui longe la ligne bleue du ruisseau depuis l’entrée jusqu’à rejoindre la route jaune, dans la zone de Suoxi, un peu en-dessous du « Heavenly Elevator » sur la carte : l’ascenseur Bailong. Il n’y a pas de moyen de transport sur ce chemin le long du ruisseau, sauf des porteurs, mais c’est un trajet agréable avec des buvettes tous les 500 m, elle peut seulement paraître un peu longue si on déjà beaucoup marché. Elle est au fond de la vallée et est ombragée la plupart du temps.
On ne le voit pas sur la carte, mais il y a un autobus gratuit (petit trajet) pour rejoindre la station inférieure de l’ascenseur Bailong, dessiné par une barre bleue sur la carte. Aucune queue en fin de journée pour monter, mais c’est différent à d’autres moments de la journée. Celui-ci nous remet en altitude, non loin de la célèbre zone du Yuanjiajie qui aurait inspiré le film Avatar.
En haut une ligne de bus gratuit relie la sortie de l’ascenseur à l’entrée de la promenade à Yuanjiajie (sur la carte, Yuanjiajie doit correspondre à l’espèce de pointe rouge tout à gauche avec une petite maison). Sur cette route des maisons offrent l’hébergement et il y a aussi sur la droite de petites routes vers deux ou trois villages tout proches qui permettent aussi de se loger. C’est dans l’un d’eux que j’ai dormi ce soir-là, à peu près au niveau de la première petite maison dessinée sur la carte après l'ascenseur.
Le lendemain, 2e jour dans le parc, je suis allée en bus jusqu’à Yuanjiajie, j’y ai marché deux heures environ, puis j’ai repris la ligne de bus rouge qui fait cette grande boucle vers le haut de la carte, il y en a pour une heure environ.
Je suis descendue au terminus, à Helong Park, dans la zone du Tianzi Shan, environ au niveau de la petite barre rouge qui interrompt la route sur la carte. J’ai à nouveau marché environ deux heures, le paysage est différent, car la vue donne sur un massif, et plus seulement sur des pics isolés. C’est dans ce secteur qu’il y a beaucoup de magasins et restaurants et même un Mac Donald et c’est aussi de là que part un chemin avec 4000 marches que font beaucoup de randonneurs et que Jeffrey m’avait absolument déconseillé. Les indications sur place ne sont pas très claires, j’ai rencontré des occidentaux qui avaient un peu de peine à le trouver.
J’ai ensuite repris un autre bus en direction du téléphérique du Tianzi Shan qui après une queue de 45 minutes (peu pour ce téléphérique m’a dit Jeffrey) m’a permis de redescendre dans la vallée.
De là des bus gratuits partent à droite (sur la carte) vers l’entrée de Wulingyuan (impossible de la rater, c’est une énorme pagode de plusieurs étages) et à gauche vers la zone de Suoxi. C’est ce 2e bus que j’ai pris et je suis descendue à l’endroit où sur la carte on voit la barre noire du monorail (mini train ride) qui remonte une jolie vallée avec des pics karstiques, Shili Hualing appelée galerie des 10 miles par LP. Je n’en suis pas absolument sûre mais je crois que c’est au terminus du monorail qu’aboutit le chemin de 4000 marches, en tout cas j’ai vu des gens qui avaient l’air fatigué et avec mal aux pieds qui débouchaient des escaliers. Ils semblaient descendre de la zone du Tianzi Shan en tout cas.
Après, j’ai repris le monorail en sens inverse (on peut faire le trajet à pied, ce n’est pas très long, un kilomètre ou un peu plus) et un bus en sens inverse m’a ramenée, après avoir longé un lac de retenue à l’entrée de Wulingyuan où m’attendait la voiture de Jeffrey, mais il y avait des bus et des taxis sur l’immense parking.
Autres renseignements pratiques : Les bus sont faciles à prendre. Vous montrez sur la carte (on peut en acheter une qui n’est pas claire mais est aussi en chinois) où vous voulez aller, ou vous dites le nom de la destination, en général il n’y a que deux directions possibles, il y a des couloirs pour attendre et c’est facile, on ne se perd pas. Pour moi l'attente a toujours été courte, genre 10 minutes au maximum.
Dans tous les endroits que je viens de décrire les chemins étaient cimentés ou dallés, avec des barrières lorsqu’on longe des précipices, aucun danger et même pas besoin d’avoir des chaussures de marche. Par contre si vous marchez beaucoup pieds nus dans des sandalettes vous risquez des ampoules car le climat est humide et les pieds transpirent. Donc avoir des chaussettes et l’étui des pansements anti-ampoules peut être utile.
Inutile non plus de se charger beaucoup en eau et nourriture, vu qu’à chaque station de bus il y a des magasins, buvettes, restaurants, etc... et souvent sur les trajets à pied eux-mêmes. C’est un peu plus cher qu’en ville, mais pas hors de prix, par exemple le coca peut passer de 5 à un maximum de 10 yuans dans un point de vente au milieu d’une promenade, cela reste abordable (1,2 €) et permet aussi de boire frais. On trouve aussi des fruits, des fritures, etc..., faites confiance à l’imagination des villageois des environs, ils vendent de tout. Je n’ai d’animosité qu’envers ceux qui officient sur la promenade de Yuanjiajie et qui utilisent des micros pour racoler le client.
Il faut d’autant moins vous charger en boissons, que si comme moi vous dormez dans le parc, vous devrez porter pendant deux jours une serviette, une mini-trousse de toilette et un pyjama, et de quoi vous changer pour le lendemain si vous voulez. J’avais aussi une recharge de piles pour l’appareil photo, etc.. Un sac à dos de 22 L anti-transpiration est parfait (un filet empêche que le sac colle au dos).
Il vaut mieux avoir avec vous crème solaire (car on passe sans arrêt de l’ombre des arbres au soleil) et un produit anti-moustique (à n’appliquer qu’en cas de besoin : la plupart du temps il y a trop de gens pour que les moustiques vous gênent). J’ai constaté que c’est dans les sous-bois solitaires que j’ai été piquée, j’étais la seule proie disponible ! Difficile d’être solitaire à Zhangjiajie...
J'ai mis deux exemplaires de la carte : - un avec la légende - un zoom sans la légende Images attachées: | | | À: Pasqualina · 26 août 2013 à 17:16 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 125 de 159 · Page 7 de 8 · 2 942 affichages · Partager Claire, je vois que tu as vécu en chine il y a 20ans...eh, bien crois moi, lorsque tu y retourneras, tu pensera etre sur une autre planète! j'y ai vécu, avec qq intermittences, de 2006 à 2012. J ai vu le changement s’opérer à une vitesse incroyable, et même parfois, quittant Pékin pour 3 ou 3 mois, il m'arrivait de ne pas reconnaitre le quartier ou je vivais! Bien sûr, la Chine restera toujours la Chine, et sous les rutilantes plaques de plexi, tu pourras retrouve la Chine d'il y a 20 ans, et même parfois la chine de Mao. A propos de la chine actuelle, mes amis chinois disaient souvent:"la Chine est comme un train fou, lancé a toute vitesse, sans conducteur, un train qu on est obligé de prendre sans avoir une idée bien précise de la destination"
et tu verra, HK aussi à changé, surtout depuis 2008! | | | À: Pasqualina · 26 août 2013 à 17:24 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 126 de 159 · Page 7 de 8 · 2 937 affichages · Partager En te lisant, chère Pasqualina, j'ai de plus en plus envie de partir. Il me faut garder patience encore quelques temps. à nouveau, merci pour cette chronique si bien détaillée. | | | À: Pasqualina · 26 août 2013 à 17:54 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 127 de 159 · Page 7 de 8 · 2 929 affichages · Partager Bonsoir Pasqualina, Désolés pour tes soucis de santé et de temps. Effectivement nous suivions la météo avec Tialou et il était annoncé du très mauvais temps. Nous te remercions pour toutes les informations que tu nous as données sur Zangdjiajie et les montagnes près de la skywalk. Ne t'en fais pas ce que tu nous as indiqué va nous inciter à rester plus dans cette région et ainsi nous verrons les beaux endroits dont tu parles. Bientôt la rentrée...Tu dois te retaper car si je me souviens bien tu reprendras très vite ton boulot. BONNE FIN DE SEJOUR ET BONNE RENTREE. Nous t'écrierons peut être en septembre si des choses nous manquaient! MERCI POUR TOUT, MERCI POUR TON OPINIATRETE A DONNER AUTANT D'INFOS souvent très souvent malgré ta fatigue Cordialement LES TIALOU | | | À: Lucq · 26 août 2013 à 21:03 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 128 de 159 · Page 7 de 8 · 2 902 affichages · Partager bonjour Lucq !
merci pour ton message ;) Oui, nous c'était pareil en 93, ma mère disait toujours "on va dans tel quartier, le mois suivant, on ne le reconnaît pas". Déjà à l'époque ils construisaient comme des fous. J'ai vu qq photos du village d'expats, les immeubles sont tjs debout...en tout cas ce voyage est complètement surréaliste, je sais qu'à la fois je vais tout retrouver et ne rien reconnaître... tu vivais où ? | | | À: Widoo · 26 août 2013 à 21:34 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 129 de 159 · Page 7 de 8 · 2 895 affichages · Partager pekin, shanghai, qq mois a lhassa, hangzhou, (derniere année) mais pekin principalement...c mon endroit preferé! dongcheng | | | À: Lucq · 27 août 2013 à 3:38 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 130 de 159 · Page 7 de 8 · 2 871 affichages · Partager Bonjour les anciens de la Chine. Moi je ne la connais que depuis 2004, mais en 4 voyages et 9 ans, oui je l'ai beaucoup vu changer. | | | À: Pasqualina · 27 août 2013 à 4:17 · Modifié le 27 août 2013 à 4:33 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 131 de 159 · Page 7 de 8 · 2 933 affichages · Partager L'internet est trop instable dans ma chambre de l'auberge de jeunesse Mingtown de Hangzhou pour envoyer des photos, alors je vais essayer de vous envoyer rapidement ce post sur Huangshizhai du bar en prenant un superbe petit déjeuner continental. Le temps est brumeux, mais il ne pleut pas encore (orages prévus par la météo : "thunder rain").
Première journée dans le parc de Zhangjiajie, avec Jeffrey :Comme je l’ai écrit dans le post précédent, cette première journée guidée, devait relier l’entrée sud où se trouvait l’hôtel Pipaxi et la zone de Yuanjiajie près de laquelle se trouvait la guest house de la 2e nuit. Le but étant aussi de ne prendre l’ascenseur Bailong que le soir et pas le matin pour éviter la queue importante pendant la journée. Nous avons passé la matinée sur la terrasse du Huangshizhai (« mesa » est le terme géologique) – montée et descente en téléphérique (pas de queue), puis la « route panoramique du ruisseau du fouet d’or » (en fait un chemin piétonnier le long de la rivière) sur 7 kilomètres environ et pour finir l’ascenseur panoramique de Bailong. Je n’ai pas réussi à acheter une carte décente du parc de Zhangjiajie, donc j’ai utilisé la carte bilingue que m’a donnée Jeffrey comme le site est immense, les noms des lieux sont ridiculement petits et illisibles (en tout cas pour moi). Par contre, dans les différentes parties du parc, il y a en général des panneaux avec des cartes partielles plus claires, et je les ai prises en photo. Comme je l’ai écrit auparavant, j’avais un petit sac à dos de randonnée 22 L avec le nécessaire pour deux journées de marche et une nuit dans la guest house. Le lendemain je me débrouillerais seule dans le nord du parc (Yuanjiajie puis Tianzhishan) avec les indications données sur la carte par Jeffrey.
Huangshizhai (prononcé Houang cheu djaï) : « He who fails to climb on Huangshizhai need not have come to Zhangjiajie », les Chinois raffolent de ce genre de proverbe, j’en ai rencontré de similaires dans ce voyage. Bonne promotion aussi pour leur téléphérique le moins fréquenté, ce qui n’est pas fait pour me déplaire. Huangshizhai est une mesa ou meseta, terme géologique signifiant (je cite wikipedia) : haut plateau, relief tabulaire (mesa signifie table en espagnol), butte à sommet plat et aux versants abrupts. Ici l’altitude est de 1000 m et le dénivelé avec les précipices autour est de 450 mètres. Et tout cela a bien sûr été produit par l’érosion (voir ma photo 5 pour les informations géologiques).
Dès les premiers pas en haut du téléphérique, où nous avons rencontré des singes, Jeffrey s’est résigné à suivre mon rythme de tortue. Il m’avait recommandé de ne pas marcher et regarder le paysage en même temps, pour éviter le risque de trébucher et de tomber, même si le chemin n’est pas dangereux. C’est un bon conseil et c’est ce que je fais toujours, mais quand il y a à regarder partout et tout le temps, ça ralentit la marche ! J’ai donc enfoncé mon pique-nique au fond du sac pour ne pas tenter les singes, et fait quelques photos, la plupart ratées car c’était à l’ombre et ils bougent trop vite. Le LP parle des singes du chemin près du ruisseau, mais nous n’en avons pas vu là-bas, sans doute trop de monde.
La randonnée de 2 à 3 heures (suivant le nombre de rallonges que vous prenez) zigzague à flanc de montagne, sous les arbres, plus rarement sur des corniches à pic, sans grand dénivelé, mais ça monte et ça descend souvent un peu. La vue d’en haut sur les pics karstiques aux alentours est magnifique, la végétation aussi est superbe, comme au Tiamenshan. En fait ce qui frappe le plus c’est ce mariage de la roche et de la végétation : comment des arbres peuvent-ils pousser et survivre sur des sommets aussi étroits ? Jeffrey m’a expliqué qu’il pleut beaucoup et que les arbres puisent leurs nutriments davantage par leurs feuilles et épines que par leurs racines, c’est donc l’humidité qui permet ce miracle naturel. Pour en revenir au Huangshizhai, c’est le secteur du parc où j’ai vu le moins de touristes, et je ne me souviens pas de groupes à micros. Par contre, pas de trajet en bus pour rejoindre d’en haut un autre secteur du parc, donc il faut pratiquement payer l’aller-retour en téléphérique, car sinon la montée ou la descente est longue et rude : le LP annonce un escalier de 3878 marches et 2 heures à pied. Le prix du téléphérique (118 yuans) et l’isolement de la meseta expliquent sans doute sa tranquillité, le calme ça se paye...
Jeffrey avait aussi abandonné ses tentatives de me faire de petits discours de guide. Dans une zone de nature comme celle-là il faudrait un expert en géologie et en botanique, pas un guide classique. Par contre Jeffrey est un des premiers à être venu habiter dans cette zone pour y développer le tourisme il y a une vingtaine d’années quand aucun des moyens de transport n’avait été construit et que le tourisme de masse n’existait pas. Il m’a raconté qu’il est monté plusieurs fois à pied sur le TianmenShan depuis la ville bien avant la création du téléphérique.
Mais il ne m’a donc pas été très utile sur le Huangshizhai où les chemins sont bien indiqués, sauf peut-être pour me conseiller sur les détours à faire ou non vers les points de vue photogéniques. En effet, à Huangshizhai, comme à Yuanjiajie ou à Tianzishan, il y a un chemin qui serpente, monte et descend, et de petites antennes en escaliers qui descendent vers des points de vue cela fait quand on les ajoute les unes aux autres beaucoup de marches d’escaliers supplémentaires, et quelquefois les points de vue sont assez similaires. Donc Jeffrey m’a conseillée pour que je n’en fasse qu’une partie et que j’économise mes genoux. Et nous avons pris deux raccourcis, donc notre randonnée sur Huangshizhai nous a pris environ 2 h 30.
Les photos : 1 et 2 : juste après l’entrée sud de Zhangjiajie 3. le téléphérique du Huangshizhai 4. carte de Huangshuzhai on voit le téléphérique en bas à gauche, nous avons tourné dans le sens des aiguilles d’une montre 5. une des nombreuses affichettes géologiques sur les sites, celle-ci a été prise à Yuanjiajie, juste en face de Huangshizhai (« sandstone » signifie grès en anglais) 6 et 7. singes 8. chemin dallé dans la forêt 9. fougères géantes, on en voit plein au Hunan, notamment au bord des routes 10. exemple de descente vers un point de vue 11. détail d’une des cartes à un carrefour : la fantaisie des noms fait bon ménage avec la précision des distances 12 à 17. les paysages vus depuis le Huangshizhai : foisonnement de pics et végétation luxuriante. Si ces photos ne vous donnent pas envie d'y aller, ce ne sera pas ma faute. 18. au détour d’un virage, bien placé au niveau d’un point du vue, est-ce un café internet d’altitude ? Non, des photographes au travail, en train de faire des compositions où les visages de leurs clients flotteront au-dessus des pics ; mais ceux-ci au moins ne sont pas armés de micros comme à Yuanjiajie ou Tianzishan. Images attachées: | | | À: Pasqualina · 29 août 2013 à 18:37 · Modifié le 30 août 2013 à 3:03 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 132 de 159 · Page 7 de 8 · 2 863 affichages · Partager Après une parenthèse de deux jours hors du temps à Wuzhen, je suis arrivée sous un gros orage à Shanghai, la dernière étape de mon voyage, je prends l’avion samedi soir pour l’Espagne. Dans les deux bus depuis Hangzhou et depuis Wuzhen, j’ai pu trier quelques photos et écrire la suite de ma visite de Zhangjiajie, la voici.
Fin de la première journée à Zhangjiajie : promenade du ruisseau au fouet d’or et ascenseur Bailong :
La promenade le long du ruisseau au fouet d’or est très fréquentée, pour plusieurs raisons : - elle est très agréable le long d’un ruisseau où les gens vont souvent batifoler, pas se baigner, pas assez d’eau, mais mettre les pieds dan l’eau ou s’asperger à grands cris - elle est quasi obligatoire pour relier les deux entrées de Zhangjaijie et Wulingyuan car aucun bus ne double cette route, sinon il faudrait contourner tout le massif par la route - elle est accessible à tous, pas de dénivelé, peu d’escaliers, quelques marches en montée ou en descente mais on suit le cours du ruisseau. Par contre Jeffrey m’a dit que par temps de pluie le chemin bien dallé peut être un peu glissant. Mais il faisait un temps magnifique très ensoleillé
Ne me demandez pas pourquoi le ruisseau s’appelle ainsi, je n’ai pas retenu les explications de Jeffrey, les reflets du soleil sur une montagne je crois. Dès le début de la promenade nous avons vu quelques groupes avec guide à petit drapeau et micro, mais en fait j’ai peu entendu de micros pendant cette promenade, sans doute n’avaient-ils pas grand choses à raconter. Jeffrey non plus d’ailleurs et sur cette promenade il était totalement inutile, mais c’est à la fin pour rejoindre l’ascenseur Bailong et trouver le village où j’allais dormir que sa présence a été profitable. C’était un lundi, peut-être est-ce pire le week end, car certains forumistes se sont plaint de la foule sur ce trajet.
C’est sûr que les paysages sont moins spectaculaires que sur les autres randonnées en hauteur, à flanc de montagne, mais c’est aussi intéressant de voir les pics par en bas, même s’ils sont à demi-cachés par la verdure. Comme je l’ai déjà écrit, il y a des vendeurs de boissons et de nourriture sur le chemin, pas trop, juste le nécessaire pour vous être utile. Un petit stand tous les 500 m environ et une petite station à mi-parcours où nous avons mangé des glaces au café Jeffrey et moi. La promenade est assez longue, aux alentours de 7 kilomètres, donc comme on ne fait pas une course, cela prend entre deux et trois heures. D’après les horaires des photos nous avons mis 2 h 50, en gros de midi à 15 h. J’ai trouvé ce trajet agréable, mais j’aurais mis plus de temps si j’avais été seule, à mon rythme. En effet, il fallait penser à Jeffrey qui devrait redescendre de la montagne et retourner à Zhangjiajie avant que les bus et l’ascenseur s’arrêtent pour la nuit, puisque le lendemain je n’utiliserais pas ses services.
De plus, comme Jeffrey m’avait dit que c’était inutile, je n’avais pas mis de chaussures de marche fermées, et j’avais les pieds nus dans de confortables sandalettes de cuir. Et comme il faisait chaud et humide et que cela faisait déjà plus de 5 heures que je marchais, certaines lancées dans le pied gauche m’ont fait craindre des ampoules : oui, une dans le creux de la plante du pied, la plus douloureuse, et une naissante sous le gros orteil. Je portais ma genouillère et dans mon sac à dos léger, j’avais pris des pansements anti-inflammatoires pour mes genoux, mais pas mes pansements anti-ampoules, seulement 2 ou 3 pansements normaux et une paire de chaussettes le reste était resté dans la grosse valise, on ne peut pas penser à tout. Comment allais-je marcher le soir et le lendemain ? Un pansement sur la plus grosse ampoule m’a permis de finir la promenade jusqu’à Suoxi. Mais, arrivée là-bas je n’ai pas eu la témérité de mettre mes pieds dans les bacs à petits poissons, qui vous mordillent les pieds en mangeant les peaux mortes (voir photos), c’est la grande mode en Chine : et si le remède allait être pire que le mal ? Est-ce que certains d’entre vous ont déjà essayé ?
Sur une grande carte de tout le site du parc de Zhangjiajie, Jeffrey m’a conseillé que voir le lendemain et quels moyens de transport pour relier ces différents points (j’ai décrit ça dans mon avant-dernier post pratique), puis nous avons pris un bus gratuit pour un court trajet jusqu’à la station inférieure de l’ascenseur Bailong. Tous ces trajets en bus même pour une kilomètre ou deux permettent de ne pas user ses pieds sur des routes, et de ne marcher que sur des sentiers pour piétons avec de beaux paysanges.
Il parait que les queues pour prendre l’ascenseur Bailong peuvent être importantes, cela ne m’étonne pas quand on voit le monde là-haut dans la zone de Yuanjiajie. En plus comme l’a fait remarquer Jeffrey aux employés, un des deux ascenseurs était en panne (gros travaux), donc cela réduisait la capacité de moitié. Mais si vous dormez dans la zone de Yuanjiajie, vous prenez l’ascenseur en milieu ou fin d’après-midi et il n’y a personne. Aucune attente pour nous à 15 h 30. On monte d’abord un escalier pour une terrasse d’où il y a une très belle vue. Au travers de la paroi vitrée de l’ascenseur lui-même il y a aussi une vue étendue sur la forêt de pics karstiques, et elle est aussi belle d’en haut.
A l’arrivée de l’ascenseur il y a une station de bus et une carte de la zone depuis Bailong jusqu’à Yuanjiajie inclus. Le trajet en bus jusqu’à l’intersection d’où partait la petite route vers le village de Xiaping où j’allais dormir n’a duré que 10 minutes et nous avons marché ensuite environ 10 minutes aussi sur cette petite route tranquille à travers champs. J’ai acheté des œufs de canard à une ferme sur le chemin, je pensais que c’était des œufs durs, mais en fait ils sont atrocement salés pour les conserver sans frigo.
Jeffrey m’a laissée à la guest house qui a été une très bonne surprise. Il m’avait avertie qu’il n’y avait pas trop de confort, mais en fait c’était une jolie chambre avec deux lits, une fenêtre donnant sur la petite vallée où se nichait le village, l’air conditionné et une salle de bains. Et elle était nickel, vous n’avez qu’à voir la photo avec tout le linge pendu pour voir que la propreté est le mot d’ordre dans cet guest house. Le seul défaut pour moi était que les toilettes étaient à la turque, mais j’ai enfin compris pourquoi dans les hôtels bon marché chinois la douche est presque au-dessus des toilettes, de telle manière qu’on les arrose toujours en prenant sa douche. En effet dans les salles de bains traditionnelles avec WC à la turque, la douche est vraiment au-dessus des WC ce qui permet de les nettoyer en même temps qu’on prend sa douche. Même disposition dans la petite guesthouse du village de Dehang. C’est très pratique. Sauf que lorsque ce sont des WC où l’on s’asseoit, ce côté pratique disparaît pour devenir très gênant et les plaintes à ce sujet reviennent dans nombreux commentaires de voyageurs sur les sites de réservation d’hôtels pour la Chine.
La guesthouse devait avoir une demi-douzaine de chambres et était pleine (touristes chinois bien sûr). Les aubergistes nous ont préparé des repas délicieux, sans piment pour moi, heureusement car je mourrais de faim après toute cette marche. Il y avait même un ordinateur dans la maison et ils m’ont laissé consulter mes mails car j’avais évidemment laissé mon ordinateur dans mes bagages en ville. Nuit très calme, même si au loin dans la partie du village qui était de l’autre côté de la vallée il y avait une maison avec des lumières criardes d’où s’échappaient les sons caractéristiques du karaoké. Dans un endroit aussi reculé ! Mais c’était trop loin pour déranger et j’étais trop fatiguée, je me suis endormie très vite. En plus Jeffrey m’avait conseillé de me lever tôt le lendemain pour voir Yuanjiajie avant les groupes.
Les photos : - les 7 premières photos ont été prises au bord du ruisseau au fouet d'or ; la 3e est la halte au milieu du trajet où on peut acheter boissons, glaces, nourriture, et trouver des chaises à porteurs si on n'en peut plus (tarif 300 yuans d'après Jeffrey) ; sur la 6e et la 7e nettoyage des pieds par de petits poissons, c'est juste à la fin des 7 km ; je précise que ce sont les pieds d'un jeune enfant, les poissons sont petits ! - les 6 photos suivantes concernent le trajet autour de l'ascenseur Bailong : le bus, deux vues de la terrasse avant l'ascenseur (sur la première on devine l'ascenseur à gauche tout en haut du pic, fort contraste de lumière rendant la photo difficile), la vue depuis l'ascenseur, deux vues d'en haut à la sortie de l'ascenseur - enfin les deux dernières photos sont du village de Xiaping : sur la route vers le village et la guesthouse Ding ding khe zhan Images attachées: | | | À: Pasqualina · 1 septembre 2013 à 9:22 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 133 de 159 · Page 7 de 8 · 2 789 affichages · Partager Bonjour Pasqualina et lecteurs,
nous revenons de Chine où nous avons passé 5 semaines avec notre fille de 6 ans. C'est vraiment intéressant de vous lire ainsi que les autres voyageurs qui font partager leur expérience. Je constate, comme pour tout et n'importe quel voyage que nous ne vivons pas du tout la même chose et n'avons pas le même ressentit. Il est bien clair que nous nous n'y remettrons pas les pieds alors que certains d'entre vous n'en sont pas à leur "premier coup d'essai". En tout cas votre récit est top et suis épatée qu'une femme de votre âge avec ces "petits" soucis de santé ne se mette pas de bâton dans les roues dans la vie pour faire ce qui lui plaît. Eclatez vous bien et profitez bien. Au plaisir de vous lire. | | | À: Eug69 · 1 septembre 2013 à 11:26 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 134 de 159 · Page 7 de 8 · 2 770 affichages · Partager Chère Eugénie, Cela m'intéresserait de savoir ce qui vous a déplu. Vous pouvez me répondre publiquement dans ce fil ou m'envoyer votre réponse en message privé si vous n'avez pas envie de critiquer la Chine publiquement. C'est vrai que sur ce forum les critiques sont toujours moins bien reçues que les louanges et le critiqueur reçoit en général des réponses très négatives alors que, comme vous le dites, chacun a son vécu. Comme entre mes 4 voyages je totalise environ 6 mois de parcours à travers ce pays, je pourrai peut-être parler de vos déplaisirs avec vous et avec un peu de recul vous repenserez avec plus de plaisir à votre voyage. Sur ces 4 voyages j'ai fait les deux premiers seule ; l'année dernière j'ai réussi à emmener ma soeur, et même si elle a beaucoup aimé ce qu'elle a visité, elle aussi a dit que cela lui suffisait et qu'elle n'avait pas trop envie d'y retourner. Et comme en plus ses finances ne lui permettaient pas cette année de partir pour 4 à 5 semaines, je suis donc repartie seule en Chine cette année. Donc ne craignez pas de réaction indignée ou méprisante de ma part mais au contraire beaucoup de comprehension. Dans mon prochain post sur Yuanjiajie, je vais parler de la chose que je hais le plus en Chine : les micros !
Chers amis de ce fil, Je vous écris de Madrid où je viens d'arriver. J'avais un peu d'appréhension à retrouver ma maison après deux mois d'absence, mais tout a l'air en place, un des chats m'a accueillie avec effusion et l'autre est probablement en vadrouille sur les toits. Le ciel est d'un bleu éclatant et la météo prévoit 34 degrés pour l'après-midi, le maximum en Europe. Ce matin en me réveillant dans l'avion, j'ai trié les photos sur ma 2e et dernière journée à Zhangjiajie et je vais essayer de poster aujourd'hui, car demain je retourne déjà au travail. Bon courage à tous ceux qui font de même demain ou on fait de même cette semaine. | | | À: Pasqualina · 2 septembre 2013 à 8:52 · Modifié le 2 sep. 2013 à 9:37 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 135 de 159 · Page 7 de 8 · 2 716 affichages · Partager Deuxième jour (seule) dans le parc de Zhangjiajie : visite du site de Yuanjiajie :
Eléments pratiques : Je vous renvoie à la carte de mon post du 26 août pour voir où se situe Yuanjiajie dans le parc, c’est est vraiment le centre, le lieu le plus célèbre. Ci-dessous je vous donne une carte du secteur de Yuanjiajie uniquement, photographiée sur la petite place d’où partent les bus en sortant de l’ascenseur de Bailong (station supérieure). Je vous rappelle que j’ai dormi dans un petit village à peu près à mi-chemin entre l’ascenseur et le début de la promenade à Yuanjiajié (entrée de la promenade en bas sur la carte, près de « l’enchanting stand », sortie quelques kilomètres plus loin non loin du pont naturel « nº1 natural bridge in the world », mais on peut évidemment faire la promenade dans l’autre sens). J’ai pris un bus dans l’après-midi entre l’ascenseur et le croisement pour la petite route vers le village puis le lendemain matin depuis ce croisement jusqu’au début de la promenade de Yuanjiajie. Il y a plus d’un kilomètre à chaque fois, sans doute 2 ou 3 le matin pour aller à Yuanjiajie, donc inutile de se fatiguer sur la route à être doublé par des bus dans les lacets de cette route étroite, autant prendre le bus gratuit.
Jeffrey m’avait avertie que Yuanjiajie était très fréquenté par les groupes et que le mieux serait de le visiter de 6 h à 8 h du matin, sauf qu’il n’était pas très sûr des horaires des bus, s’ils commençaient à 6 h ou à 7 h du matin. Mais vous commencez à me connaître, je ne suis pas matinale, j’ai fait beaucoup d’efforts et suis partie de l’auberge vers 7 h 40, ai trouvé un bus tout de suite et suis arrivée à l’entrée de Yuanjiajie à 8 h. Il y avait déjà pas mal de monde, mais cela n’a fait qu’empirer pendant les 2 h 40 du trajet (heures sur les photos) et la dernière heure a été assez infernale.
Yuanjiajie est le cœur du parc, un des endroits où les point de vue sont les plus spectaculaires, mais sa célébrité récente vient surtout du fait que les Chinois de la région pensent que c’est le site choisi pour représenter les montagnes du film « Avatar ». Ce n’est pas très clair en fait car le metteur en scène aurait plutôt cité les Huang Shan, les montagnes jaunes, mais c’est certain que les pics de Yuanjiajie ressemblent aux affiches d’Avatar. Moi je n’ai pas vu le film, mais les références à Avatar sont partout, j’ai mis quelques exemples en photos. Et cela entraîne malheureusement une exploitation commerciale à outrance, la pire de tout le parc de Zhangjiajie. Je ne dis pas de ne pas voir ce secteur du parc, mais il faut essayer d’éviter la grande foule.
D’autre part lors de mon passage la lumière du soleil était très forte et toutes mes photos sont écrasées de lumière, il aurait fallu un filtre. J’ai retouché mes photos ci-dessous en leur enlevant de la luminosité, je m’en excuse. En traitant mes photos, je me suis rendue compte que celles prises l’après-midi dans le secteur de Helong Park – Tianzishan sont plus belles, mais peut-être est-ce seulement une question de lumière dans la journée, vous en jugerez vous-même.
J’étais seule cette journée là et j’ai visité à mon rythme, ce que je préfère nettement. Je n’ai eu aucune difficulté à m’orienter, mais Jeffrey m’avait bien expliqué la veille où aller, où prendre les moyens de transport, le timing pour réussir à tout voir, etc...
Je voudrais parler aussi ici des microphones. Yuanjiajie est l’endroit du parc de Zhangjiajie où il y a le plus de micros au mètre carré, c’est absolument infernal. Bien sûr les guides ont des micros, et quand les groupes sont plus nombreux, cela veut dire aussi plus de micros. Mais ceux-ci bougent, et on peut espérer se placer avec un peu de chance entre deux groupes, à une certaine distance du guide le plus proche et n’en entendre que des échos un peu plus lointains, au gré des virages. Mais le problème de Yuanjiajie, c’est qu’il y a des micros fixes, ceux des photographes et ceux des vendeurs de stands. Et ceux-là pas moyen de les éviter.
Les photographes squattent les points de vue les plus célèbres, notamment ceux où on a placé des maquettes d’Avatar ou ceux où un pic en contre-bas ressemblant à une vue du film. Ils s’installent sur une chaise haute avec un parasol et un microphone et apostrophent au micro leurs clients placés à un mètre contre la barrière du point de vue, pour leur dire comment se placer, quelle pose prendre, etc... Peu importe si le bruit gêne tout le monde, enfin surtout moi car rares sont les Chinois qui semblent dérangés par le bruit. Et les photographes se permettent aussi de vous dire de déguerpir car vous gênez leur photo et leur travail. En fait je ne sais pas pourquoi ils placent leurs clients « en situation » puisque de toute façon ils feront ensuite une composition à l’ordinateur où on voit les visages des clients flotter dans le ciel au-dessus d’un paysage idéalisé, ne tenant pas compte des aléas météorologiques. Quelques photographes à Tianzishan utilisent aussi les micros (il y en a moins) mais ceux de Yuanjiajie sont nombreux et vraiment polluants.
De plus ils on fait école. Car nulle part ailleurs dans le parc qu’à Yuanjiajie il y a autant de stands de bibelots, nourriture et boissons. Près de la rivière il y en avait un tous les 500 m ou kilomètre, rien d’envahissant ni de désagréable, je dirais plutôt qu’ils étaient utiles pour permettre aux nombreux visiteurs de faire une halte pour se restaurer et surtout boire. Mais à Yuanjiajie il y en a deux ou trois tous les 200 mètres, presque à chaque virage hors point du vue : les points de vue sont squattés par les photographes et les virages intérieurs par les autres vendeurs. Et certains de ces vendeurs, pas tous heureusement, ont décidé d’ utiliser le micro pour racoler le client, tel dessinateur commentant en direct ce qu’il fait, tel vendeur de jus de fruits vantant sa marchandise avec force vociférations au micro. C’est un des moments du voyage où j’ai eu le plus envie de meurtre, de précipiter l’un de ces pollueurs acoustiques dans l’un des précipices qui jalonnent Yuanjiajie. Comment ont-ils réussi à dénaturer cet endroit magnifique, pour en faire un shopping center en pleine nature ! Je comprends que les locaux aient envie de tirer profit de leur situation privilégiée pour gagner leur vie, mais trop c’est trop !
Et dans une telle cacophonie, les gens s’appellent en hurlant, notamment les parents pour ramener près d’eux des gamins récalcitrants qui partent en courant en avant et que les parents ne voient plus, mais aussi pour commenter le paysage et que sais-je ? De toute façon personne ne parle, tout le monde crie. Et aussi incroyable que ça puisse paraître dans ce tohu-bohu infernal, il y a même quelques passants qui ont besoin de se promener avec leur radio allumée à la main, pour être bien certains qu’à aucune seconde ils ne vont être confrontés au terrible silence de la nature ! C’est au niveau du pont naturel, vers la fin de la promenade que la foule était la plus dense, presque plus moyen d’avancer, j’ai eu une sorte de ras le bol et je me suis frayée un chemin en me bouchant les oreilles. A Yuanjiajie on n’entend pas les grillons ou cigales de Tianmenshan ou Huangshizhai, pas de chant d’oiseau, la nature est muette. Et s’il y a des panneaux partout pour éduquer la population : informations géologiques, informations écologiques et demande pour respecter la nature et ne pas faire de mal à la végétation, nulle part on ne demande de ne pas crier ni faire de bruit, la pollution acoustique n’est pas reconnue comme telle encore en Chine. Ils ont bien d’autres pollutions auxquelles ils doivent faire face et contre lesquelles ils ont commencé à lutter.
Je vous laisse apprécier les photos, malheureusement je n’ai pas photographié de stands et peu d’amas de visiteurs, pas assez de recul dans la foule et j’essayais de m’enfuir au plus vite. Et bien sûr il n’y a pas les sons.
1. La carte de Yuanjiajie 2 à 5 : Yuanjiajie et Avatar : "Enchanting stand" à 15 minutes, le point de vue qui s'appelle ainsi - les deux clients à droite de la statue d'Avatar dont des clients du photographe qui squatte toute la partie droite de la terrasse, puis animal et affiche du film 6 et 7 : deux exemples de secteurs envahis par la foule, mais je n'ai pu faire de photos dans les endroits les pires, pas de recul ! 8. en face vue du plateau de Huangshizhai où je me promenais la veille 9. la terrasse de l'"enchanting stand" vue de loin, au-dessus de son précipice 10 à 12 : magnifiques pics couronnés par la végétation 13 et 14 : vues de la végétation en contre-bas, sur la 2e on voit aussi une rivière, 500 m plus bas 15 et 16 : l'étang de la longévité "Long-life pound" et ses tortues de pierre et vivantes arrosées de pièces de monnaie 17 et 18 : le pont naturel et les cadenas porte-bonheur placés sur les barrières mais aussi dans les endroits les plus improbables, comment sont-ils arrivés jusqu'à cette branche d'un arbre au-dessus du gouffre ? 19 : entrée du village Tujia ou Tuya, l'une des minorités vivant dans cette partie du Hunan ; il fallait payer 110 yuans de plus, sans réduction possible, et cela avait l'air assez Disney Land depuis l'entrée donc je n'ai pas visité. Images attachées: | | | À: Pasqualina · 6 septembre 2013 à 15:43 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 136 de 159 · Page 7 de 8 · 2 597 affichages · Partager Quel beau voyage ! Rien qu'à la lecture de ton récit, j'y suis déjà. Alors que je poste, je pense à toi qui est rentrée, la tête pleine d'images et de sons, de couleurs et de saveurs.
Vivement les vacances ! | | | À: Sitik · 7 septembre 2013 à 17:23 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 137 de 159 · Page 7 de 8 · 2 553 affichages · Partager barrière du point de vue, pour leur dire comment se placer, quelle pose prendre, etc... Peu importe si le bruit gêne tout le monde, enfin surtout moi car rares sont les Chinois qui semblent dérangés par le bruit. Et les photographes se permettent aussi de vous dire de déguerpir car vous gênez leur photo et leur travail. En fait je ne sais pas pourquoi ils placent leurs clients « en situation » puisque de toute façon ils feront ensuite une composition à l’ordinateur où on voit les visages des clients flotter dans le ciel au-dessus d’un paysage idéalisé, ne tenant pas compte des aléas météorologiques. Quelques photographes à Tianzishan utilisent aussi les micros (il y en a moins) mais ceux de Yuanjiajie sont nombreux et vraiment polluants.
De plus ils on fait école. Car nulle part ailleurs dans le parc qu’à Yuanjiajie il y a autant de stands de bibelots, nourriture et boissons. Près de la rivière il y en avait un tous les 500 m ou kilomètre, rien d’envahissant ni de désagréable, je dirais plutôt qu’ils étaient utiles pour permettre aux nombreux visiteurs de faire une halte pour se restaurer et surtout boire. Mais à Yuanjiajie il y en a deux ou trois tous les 200 mètres, presque à chaque virage hors point du vue : les points de vue sont squattés par les photographes et les virages intérieurs par les autres vendeurs. Et certains de ces vendeurs, pas tous heureusement, ont décidé d’ utiliser le micro pour racoler le client, tel dessinateur commentant en direct ce qu’il fait, tel vendeur de jus de fruits vantant sa marchandise avec force vociférations au micro. C’est un des moments du voyage où j’ai eu le plus envie de meurtre, de précipiter l’un de ces pollueurs acoustiques dans l’un des précipices qui jalonnent Yuanjiajie. Comment ont-ils réussi à dénaturer cet endroit magnifique, pour en faire un shopping center en pleine nature ! Je comprends que les locaux aient envie de tirer profit de leur situation privilégiée pour gagner leur vie, mais trop c’est trop !
Et dans une telle cacophonie, les gens s’appellent en hurlant, notamment les parents pour ramener près d’eux des gamins récalcitrants qui partent en courant en avant et que les parents ne voient plus, mais aussi pour commenter le paysage et que sais-je ? De toute façon personne ne parle, tout le monde crie. Et aussi incroyable que ça puisse paraître dans ce tohu-bohu infernal, il y a même quelques passants qui ont besoin de se promener avec leur radio allumée à la main, pour être bien certains qu’à aucune seconde ils ne vont être confrontés au terrible silence de la nature ! C’est au niveau du pont naturel, vers la fin de la promenade que la foule était la plus dense, presque plus moyen d’avancer, j’ai eu une sorte de ras le bol et je me suis frayée un chemin en me bouchant les oreilles. A Yuanjiajie on n’entend pas les grillons ou cigales de Tianmenshan ou Huangshizhai, pas de chant d’oiseau, la nature est muette. Et s’il y a des panneaux partout pour éduquer la population : informations géologiques, informations écologiques et demande pour respecter la nature et ne pas faire de mal à la végétation, nulle part on ne demande de ne pas crier ni faire de bruit, la pollution acoustique n’est pas reconnue comme telle encore en Chine. Ils ont bien d’autres pollutions auxquelles ils doivent faire face et contre lesquelles ils ont commencé à lutter.
welcome to china 
c est comme ca tout le temps, partout qd tu vis avec les chinois! | | | À: Lucq · 7 septembre 2013 à 21:13 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 138 de 159 · Page 7 de 8 · 2 539 affichages · Partager Mais non, Oliwen, tu es un peu pessimiste, il y a des endroits pires que d'autres, même en Chine, ce n'est pas partout aussi pénible. Les Espagnols sont aussi assez bruyants et ce matin à Cadix, j'ai entendu une guide qui parlait dans un micro en espagnol et en anglais à son groupe sous les fenêtres de mon hôtel, non !!! Ça n'existe donc pas qu'en Chine ? Elle ne criait pas mais avait tout de même un micro. Pasqualina. | | | À: Pasqualina · 8 septembre 2013 à 18:19 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 139 de 159 · Page 7 de 8 · 2 493 affichages · Partager La Chine est un pays bruyant, l' Espagne aussi. Le pays le plus bruyant que j'ai fait est incontestablement l' Inde. La circulation recommence dès 4h du matin, appel du Muezzin à 5 heures, et a partir de là, tout le monde sur le pont ! ça ne s'arrête que vers 3h du matin. Et à ce moment là, les balayeuses (des vraies, pas encore automatisées) passent dans les rue et se parlent d'un bout à l'autre, en partant parfois de grands éclats de rire et la vie reprends vers 4h. Je me suis demandée si les indiens connaissaient le mot sommeil. ça circule, ça klaxonne, ça discute et je ne parle ni des enterrements et des mariages. Là, même les boules quies n'y peuvent rien. Entre les pétards qui font trembler le sol, et le enceintes acoustiques qui grillent le tympan on entend même plus le rugissement de la circulation ni les klaxons furieux. Bref, un plaisir pour les auto-Rhinos. Cependant, les campagnes sont "presque" tranquilles. | | | À: Pasqualina · 14 septembre 2013 à 21:55 · Modifié le 14 sep. 2013 à 22:10 Re: Chroniques d'un été en Chine (2013) Message 140 de 159 · Page 7 de 8 · 2 411 affichages · Partager Merci Sitik pour tes interventions régulières et intéressantes. Mon unique voyage en Inde remonte à si longtemps (1977) !
Fin de la deuxième journée (un mardi) à Zhangjiajie : Helong Park, téléphérique du Tianzi Shan et monorail de la vallée de Shili Hualang :Beaucoup de déplacements en bus en cette fin de journée, je vous remets la carte ci-dessous, depuis Yuanjiajie à gauche jusqu’à la sortie de Wulingyuan à droite.
En sortant de la promenade de Yuanjiajie il y a comme un petit village de restaurants et stands de différentes nourritures, juste avant la station de bus et un peu plus loin l’entrée du village Tuya. Comme je l’ai écrit sur mon post précédent, j’ai renoncé à le visiter, parce que j’ai vu en sortir des groupes, parce que la porte d’entrée et les photos vues sur internet donnaient une impression artificielle de pastiche, et qu’en plus il n’y avait aucune réduction, il fallait encore payer plus de 100 yuans. Mais au musée de Shanghai un mois plus tard j’ai vu de splendides masques Tuya. Si quelqu’un a visité ce village, ce serait sympa d’écrire s’il en vaut la peine ou non.
Dans le "village" de stands de nourriture à la sortie de Yuanjiajie, j’ai remarqué un petit groupe d’occidentaux lourdement chargés (valises, sacs à dos) et il était clair qu’ils ne pourraient pas se frayer un chemin dans Yuanjaijie avec ces bagages, en dehors de l’aspect pénible. Mais je les ai retrouvés dans le bus qui allaient vers le nord du parc : c’était un groupe de quelques australiens et leur guide était un australien qui vivait à Canton et avait loué dans une guesthouse non loin de Yuanjiajie. Ils sont d’ailleurs descendus à l’arrêt suivant, une petite route vers la droite conduisant probablement à un autre village comme celui où j’avais dormi. D’ailleurs le bus a ensuite longé des rizières, on voyait quelques maisons et les montagnes au fond, c’était très beau, mais impossible de s’arrêter. J’ai pris une photo du bus qui ne rend pas la beauté du paysage entrevu. Après un long trajet de près de ¾ d’heure, terminus, tout le monde descend, c’est le lieu dit Helong Park, dans la zone de Tianzi Shan, appelée sur certaines cartes, montagne de l’empereur.
A nouveau le site de Helong Park débute par une succession de stands de nourriture et la carte du secteur n’est franchement pas claire. Mais en contrebas d’une statue, il y a quelques points de vue magnifiques sur une forêt de pics avec derrière un grand plateau hérissé. Un peu moins de touristes qu’à Yuanjiajie, et la disposition des lieux permet mieux de choisir où l’on veut aller, car ce n’est pas un trajet à flanc de montagne. Sur le moment, encore énervée par la foule de Yuanjiajjie, je ne voyais pas énormément d’intérêt à voir encore le même type de paysage, mais en fait mes photos de cet après-midi là sont parmi les plus belles que j’ai fait à Zhangjiajie. Sur une plateforme il y avait des photographes avec micro et j’ai fuit. Mais sur une autre, appelée la « tortue fossilisée » je crois, je suis restée longtemps seule, avec un paysage magique sous les yeux et ceux qui y venaient baissaient la voix, attitude très surprenante et agréable. Au bout d’un moment une chinoise d’une cinquantaine d’année, seule, est arrivée et j’ai entamé la discussion : « Ighe jen ? » « Vous êtes seule ? » C’est tellement rare chez les chinois. Oui c’était une chinoise de Shanghai de 58 ans voyageant toute seule, nous avions des points communs. Elle ne parlait pas anglais alors les échanges sont restés superficiels, nous nous sommes prises mutuellement en photo pour nous souvenir de cette rencontre, malheureusement elles sont en contre-jour. Mais les moments passés sur cette terrasse ont été les meilleurs de la journée.
Le chemin amène ensuite à une nouvelle succession de magasins, plus modernes cette fois, puisqu’il y a même un MacDonald, Jeffrey m’avait avertie de son existence. Il est en fait juste en contrebas de la nouvelle station de bus reliant le lieu à la station supérieure du téléphérique de Tianzi Shan. Mais je me suis laissée tenter par un délicieux mocca glacé, je n’avais pas pris de café depuis mon départ de Paris, et ce moment en air conditionné m’a un peu rafraîchie, la journée était chaude. Après, sur les conseils de la gentille serveuse, je suis partie vers la pagode : en fait le sens contraire de ce que j’aurais dû faire, il fallait au contraire monter les escaliers à gauche du MacDonald. Un peu de déception, la pagode n’était pas religieuse et ne contenait aucun bouddha mais des boutiques et restaurants une jolie terrasse en contre-bas, mais j’avais déjà pris mon café et le temps pressait si je voulais aller plus loin. Dans ce secteur j’ai vu plusieurs occidentaux, tous garçons, jeunes et sportifs, dont l’un cherchait le départ du chemin menant vers le bas et qui est indiqué sur la carte. En fait la randonnée qu’il voulait faire est la suite logique de la visite, mais Jeffrey me l’avait déconseillée à cause de 4000 marches, donc j’ai fait un grand détour en prenant téléphérique et bus. Tout le coin depuis Helong Park est nettement moins bien fléché et indiqué que le reste du parc, même s’il y a des indications locales sur le nom des points de vue par exemple.
J’ai repris le bus pour un court trajet, un peu de queue, j’ai pris le second bus après 5 ou 10 minutes d’attente. L’attente au téléphérique du Tianzi Shan a été plus longue, un peu plus d’une demi-heure, mais d’après Jeffrey que j’ai revu ce soir là, ce n’était vraiment pas long pour ce téléphérique à cette heure-là (15 h 30). Il est très sollicité surtout en montée le matin et en descente dans l’après-midi. En fait il est avec l’ascenseur Bailong un des principaux moyens d’accéder aux célèbres points de vue de Yuanjiajie et Tianzishan-Helong Park, donc c’est normal qu’il y ait des queues aux deux « aux heures de pointe ». Dans la queue j’ai bavardé avec des voisines, notamment trois sœurs que j’ai retrouvées dans a cabine et dont deux souffraient du vertige : elles sont fermé les yeux pendant un bon moment.
En bas il y avait à nouveau un peu de queue pour prendre le bus, il y en avait deux, un pour la sortie à WulingYuan et l’autre repartant vers le centre du parc, Suoxi et la vallée parcourue par le monorail, qui est appelée Shili Hualang. Je commençais à être assez fatiguée donc j’ai pris l’aller retour du monorail, mais en fait il est longé par le chemin piétonnier et le trajet n’est pas très long, donc c’est tout à fait faisable à pied, dans les deux sens. C’est une jolie vallée bordée de pics karstiques, qu’on voit donc d’en bas, comme pour la promenade du ruisseau, mais la vallée est plus large et on voit mieux les montagnes. C’est très agréable de voir les pics défiler lentement alors que le petit train avance, mais avec la lumière plus faible de cette fin d’après-midi, les photos prises du train ne sont pas très réussies, la plupart sont floues. Au niveau de la station finale, il y a à nouveau quelques stands de restauration et une grande cage avec des singes. Il me restait deux bananes, j’ai décidé d’en donner une à un des petits, mais comment éviter qu’il se la fasse voler par de plus grands ? J’ai alors vu un petit qui était hors de la cage, soit qu’il se soit échappé, soit plutôt que ce soit un singe libre qui ait trouvé le lieu intéressant pour la collecte de nourriture. Je lui ai tendu la banane qu’il est venu prendre, cela m’a rappelé les macaques birmans qui entouraient ma sœur dans deux lieux bouddhiques rupestres : elle distribuait des bananes avec une cinquantaine de singes autour d’elle, des photos impressionnantes assurées !
J’ai essayé de poursuivre le chemin qui s’enfonçait ensuite dans la vallée pour voir s’il y avait de beaux paysages, mais il y avait de plus en plus d’escaliers en montée et sous bois, sans vue sur les montagnes. Tous les gens étaient en train de descendre, et la plupart avaient l’air assez fatigué, certains avaient mal aux pieds manifestement. J’ai croisé notamment un groupe de collégiens chinois dont certains semblaient exténués. Aucun occidental dans ce secteur, mais je me suis demandée si ce n’était pas le débouché de la fameuse randonnée aux 4000 marches.
Jeffrey et son chauffeur allaient m’attendre, donc je suis repartie avec le monorail, puis le bus en direction de la sortie (entrée) de Wulingyuan. La route du bus longe pendant un moment un joli lac de retenue, puis on apperçoit en contre-bas une impressionnante pagode à neuf étages. Mais une fois de plus ce n’est pas un temple, cette pagode surmonte l’entrée monumentale du parc de Zhangjiajie à Wulingyuan. Beaucoup de gens sortaient comme moi (17 h 30), les bus se succédaient en déversant leurs rations de randonneurs et sur l’immense place il y avait bus, voitures, taxis, j’ai eu de la peine à retrouver la voiture de Jeffrey (je n’ai pas de téléphone portable). Je n’étais pas trop en retard, mais ils m’ont vite emmenée à mon hôtel dans Zhangjiajie : le Jiatong Binguan, un hôtel moderne dans une tour, très confortable, mais son restaurant était déjà fermé. J’ai réglé le reste de ma facture avec Jeffrey (j’avais envoyé 100 dollars par paypal avant le voyage) et l’ai remercié : si sa conversation (en bon anglais) n’était pas aussi intéressante que j’aurais pu l’espérer, ses conseils ont vraiment fait un succès de mes trois jours dans la région. Il m’a aussi donné les papiers pour les guesthouses de Dehang et Fenghuang qu’il m’avait réservés, et qui eux aussi ont été parfaits.
Avant de me laisser, Jeffrey a eu la gentillesse de m’aider à chercher un taxi pour ma journée de demain. En effet, il est assez facile de rejoindre Dehang depuis Zhangjiajie, il faut prendre le train ou le bus jusqu’à Jishou, il y a notamment un train vers 8 h du matin, et après un bus de Jishou jusqu’à Dehang. Mais lors de ma préparation au voyage dans le Hunan, l’un des VFistes, Cung, m’avait fait envie avec une « forêt de pierres rouges », Hongshilin, un site entre Zhangjiajie et Dehang, difficile à atteindre par les transports en commun car il aurait fallu changer plusieurs fois (à Furongzhen à l’aller et à Furongzhen et Jishou ensuite sur le chemin de Dehang) et avec mes bagages, ce n’était pas pratique. Donc comme j’avais refusé la proposition de Jeffrey d’un véhicule pour 1000 yuans, il m’a aidé ce soir-là à arrêter des taxis devant l’hôtel et à leur proposer l’affaire pour le lendemain. Après deux ou trois tentatives, une femme a accepté pour 700 yuans, tarif probablement suggéré par Jeffrey qui la voyait très réticente. Elle a échangé son numéro de portable avec Jeffrey, je l’ai noté aussi sur mon carnet.
Après les adieux à Jeffrey, je suis allée une rue plus loin vers une rue transversale qui était un de ces marchés de nuit, où petits restaurants et stands permettent de se restaurer au moins jusqu’à minuit, alors que les restaurants conventionnels arrêtent souvent de servir avant 21 h. J’étais un peu inquiète à cause de mes mésaventures à Luoyang, mais un restaurateur m’a hélée, m’a montré le contenu de son frigo et j’ai choisi viande et légume, avec du riz (mifan) c’était très bon et très digeste, avec une petite bière bien glacée. J’apprécie les bières chinoises peu alcoolisées, elles permettent de se désaltérer et d’accompagner les repas, sans aucun risque d’ivresse. Il y avait aussi un supermarché au croisement des deux rues (Nanzhanglu et Daqaolu), j’y ai fait quelques emplettes, notamment les biscuits, brioches, etc... pour les petits déjeuners dans la chambre. Retour à l’hôtel et un peu d’internet (je crois que c’était avec le câble), avant une bonne nuit, j’avais rendez-vous avec le taxi le lendemain matin à 7 heures.
Les photos :1. D’abord la carte, la boucle rouge en haut du trajet en bus, Helong Park est au niveau du chemin piétonnier en violet qui part vers le bas, en haut à droite le téléphérique du TianziShan et un peu plus bas le trait noir épais du monorail de Shili Hualang, à droite l’entrée/sortie de Wulingyuan. 2. village et rizière non loin de Yuanjiajie 3 à 7 : cinq vues depuis les points de vue de Helong Park : toujours de très beaux pics couronnés de végétation, se détachant cette fois devant un massif plus compact les pics de la dernière vue ont été surnommés « imperial writing brush peaks », ils ressembleraient à des pinceaux... 8 et 9 : la pagode et sa terrasse inférieure 10. les trois sœurs dans la cabine du téléphérique de Tianzi Shan : seule celle du milieu est à l’aise, les autres ont le vertige. Pendant ces 3 jours j'ai vu plusieurs manifestations de crainte dans les téléphériques ou sur les passerelles à pic au-dessus des falaises. 11 à 15 : la vallée de Shili Hualang 16. lac de retenue 17. l’entrée de Wulingyuan surmontée de sa pagode Images attachées: | Carnets similaires sur la Chine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 750 visiteurs en ligne depuis une heure! |