Un dimanche après-midi sur le Tianmen Shan, la montagne « porte du ciel » :J’ai découvert ce site, qui n’est pas sur Lonely Planet en cherchant sur internet des informations et des cartes sur Zhangjiajie et j’ai d’abord eu de la peine à m’y retrouver, cette montagne était-elle dans le site si célèbre ? Finalement, avec l’aide de Jeffrey, j’ai compris qu’il s’agit d’un site à part, cette montagne se trouve tout près de la ville de Zhangjiajie à laquelle elle est reliée par un extraordinaire téléphérique de 7,5 kilomètres (le plus long du monde dit la pub, près d’une demi-heure de trajet), tandis que le site du parc forestier de Zhangjiajie appelé aussi
Wulingyuan est à une trentaine ou une quarantaine de kilomètres au nord de la ville, dans la direction opposée. Et chacun des deux sites a son prix d’entrée, très élevé.
Les infos pratiques :
TianmenShan coûte 258 yuans (183 yuans pour les plus de 60 ans) et les transports intérieurs au site, bus et téléphérique sont inclus dans le prix. Je crois que le téléphérique commence à 8 h du matin. Pour le retour, il vaut mieux commencer à redescendre à 17 h 30, au plus tard à 18 h de la station supérieure, pour vous arrêter à la station intermédiaire où des bus vous emmènent vers la grotte qui a donné son nom à la montagne et les derniers bus repartent à 19 heures vers le téléphérique (qui s’arrête de fonctionner à 19 h 30) je crois que s’ils n’ont pas réussi à descendre tous les touristes à temps, il les descendent en bus. En hiver compter une demi-heure de moins pour tout.
Il ne semble pas que l’on puisse s’arrêter à la station intermédiaire en montant, en tout cas le téléphérique ne s’arrête pas, mais peut-être peut-on le faire en signalant aux employés en arrivant à cette station qu’on veut descendre ?
En haut, il y a trois chemins de randonnée, totalement cimentés et avec barrières, sans aucun danger, pas besoin de chaussures de montagne :
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la voie est, à gauche et en jaune sur la carte, relie en 3,7 km la station supérieure du téléphérique avec le temple de la montagne Tianmen, en passant par deux fois pendant le trajet au-dessus de la fameuse grotte il n’y a pas de grand dénivelé, ça monte et ça descend un peu et certaines parties sont à pic le long des falaises, attention pour ceux qui ont le vertige c’est une voie moyennement fréquentée, pas de groupes à micros en tout cas. Je l’ai pris à l’aller.
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la voie ouest, à droite et en rouge sur la carte, relie elle aussi la station supérieure du téléphérique avec le temple, elle est plus courte, 2,8 km et plus fréquentée par les groupes, c’est dans ce secteur que se trouve une passerelle en verre de 60 m sur le vide (genre grand canyon aux
USA) c’est cette voie ouest que j’ai suivie au retour.
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la voie centrale, en bleu sur la carte, est encore plus courte (entre 1 et 2 km, je n’ai pas noté) et relie la station supérieure du téléphérique avec la pagode qui couronne la montagne, donc ce chemin doit grimper davantage (je ne l’ai pas emprunté)
Enfin, à côté du temple démarre un télésiège menant lui aussi à la pagode du sommet, je voulais le prendre, mais il s’arrête à 16 heures et cette indication n’était mentionnée nulle part avant le guichet d’achat des tickets près du temple et il était trop tard pour moi (16 h 20).
Si on veut prendre son temps, et faire les choses que je n’ai pas eu le temps de faire : monter à la pagode, marcher sur la passerelle de verre (dont l’accès était fermé quand je suis passée à proximité vers 17 h) et monter les 999 marches menant à la grotte « porte du ciel », il vaut mieux prendre la journée entière. Mais c’est aussi faisable en arrivant en fin de matinée comme je l’ai fait : j’étais dans le téléphérique vers midi 30, arrivée en haut à 13 h j’ai mis environ deux heures à faire le chemin est sans me presser, je suis restée une bonne heure au temple pour le visiter, pique-niquer et me reposer j’ai mis une heure environ à faire le chemin de l’ouest en me hâtant vers le téléphérique je suis montée dans le téléphérique peu avant 17 h 30 et suis arrivée à 18 heures sur la place au pied de l’escalier de 1000 marches menant à la grotte j’en suis repartie vers 18 h 45 et suis arrivée en bas à Zhangjaijie (la ville) vers 19 h 20-25. Attention, en hiver, il fait nuit plus tôt et tout ferme une demi-heure plus tôt aussi. Je n’ai fait la queue à aucun moment.
Tianmenshan n’était pas ma priorité et j’hésitais à la voir en premier, de peur de m’abîmer les genoux avant le parc de Zhangjiajie qui était la raison principale de ma venue dans la région, mais Jeffrey m’a convaincue que je pouvais visiter la montagne sans danger et je ne l’ai vraiment pas regretté. Je suis redescendue absolument enchantée de ma visite, en plus avec un temps magnifique.
Dès le trajet en téléphérique j’ai eu le coup de foudre : il commence par survoler la ville, sans grand intérêt, monte un peu au-dessus des arbres, puis redescend dans une superbe vallée avec champs, village, bouquets de joncs fleuris, lac de retenue, puis se remet à monter beaucoup plus fortement on voit au loin à gauche la trouée de la montagne (la « porte du ciel ») et on grimpe le long d’une falaise avec des pics et des montagnes de tous les côtés, magnifique et impressionnant.
En haut une grande carte avec des explications en plusieurs langues (dont l’anglais) vous accueille. Ma photo de la carte est trop petite, mais elle est très claire sur le site.
Le chemin de l’est traverse des bois avec une végétation variée et luxuriante, envahie par des grillons au cri absolument assourdissant, je n’en avais jamais entendu avant d’aussi sonores. Mais c’est le bruit de la nature, tellement préférable à celui des vociférations microfonées des guides chinois ! D’ailleurs, aucun groupe et aucun micro sur ce chemin, seulement des familles, des groupes d’amis, on n’est pas seul, mais c’est une promenade tranquille par rapport au parc de Zhangjjiajie.
Les passages en bordure de falaises peuvent donner des frissons à ceux qui ont le vertige (j’ai vu certaines chinoises passer en fermant les yeux, là et ailleurs, notamment dans les téléphériques), mais offrent des panoramas magnifiques sur les montagnes et pics environnants. A chaque petit site répertorié avec un nom poétique « printemps féérique », « amour entre arbres et rochers », etc... il y a des flèches avec le nom du site précédent et du site suivant et leur distance en mètres. Pas moyen de se perdre !
Le temple de la montagne Tianmen a divers pavillons et une pagode : la peinture extérieure des bâtiments est un peu décrépie et s’épluche par endroit, mais les statues à l’intérieur sont modernes, rien à voir avec le MianShan. Pas beaucoup de sentiment religieux non plus, on ne voit pas de prêtre, mais cette visite culturelle au milieu de ce site de montagne et de nature est une ponctuation agréable pour moi les sites naturels chinois ont toujours des temples, ils leur sont nécessaires.
Comme je l’ai dit, quand je suis repassée devant le guichet du télésiège menant vers la pagode du sommet de la montagne (je ne me souviens pas du prix, puisque je ne l’ai pas payé ni noté, désolée), il était trop tard. J’étais un peu déçue, surtout que la descente de la pagode par le chemin central aurait sans doute été plus fatigante (pente plus raide) mais plus courte.
Je me suis donc élancée sur
le chemin ouest, en ne m’arrêtant que pour faire des photos, j’avais peu de ne pas avoir le temps de voir la fameuse grotte suspendue. D’ailleurs comme moi, beaucoup de gens se hâtaient sur ce chemin, donc je n’ai pas entendu de guide à micro non plus entre 16 h 30 et 17 h 30 sur ce chemin, mais je ne sais pas pour le reste de la journée. A un endroit des gens faisaient un détour, je crois que c’était en direction de la passerelle de verre « skywalk », mais il m'a semblé qu’elle était fermée à cette heure-là. Il y a un petit supplément de prix je crois, mais je dois dire qu’elle ne m’intéressait pas et que j’étais pressée donc je ne me suis pas trop informée, pardon les Tialou.
En à peu près une heure j’étais de retour au téléphérique, presque aucune attente malgré l’heure, 10 minutes peut-être ? quelques minutes de téléphériques, 15 minutes de bus par une route en lacets impressionnante et me voilà au pied de la grotte. C’est comme une bouche béante ouvrant sur le ciel, avec la longue série des marches y conduisant, le spectacle est grandiose. Je ne sais pas si on s'en rend compte sur une petite photo.
Sur la place on peut aussi se divertir à regarder les touristes chinois en train de se faire photographier, notamment en habits de minorité (miao ?). Peu finalement s’engagent vraiment sur les escaliers et pas seulement sur les premières marches pour une photo. Pour moi, je savais que mes genoux ne me le permettaient pas. Une grande vasque avec des bâtonnets d’encens fûmants tentait de donner une touche mystique, ainsi que la musique psalmodiée s’échappant de la boutique vendant les bâtons d’encens, mais l’atmosphère était peu religieuse, c’état plutôt celle d’une magnifique fin de dimanche d’été avec plein de familles et de groupes d’amis contents de leur excursion.
En bas du téléphérique, malgré près d’une demi-heure de retard, Jeffrey m’attendait avec la grosse voiture et sa conductrice pour me conduire à mon premier hôtel : l’hôtel Pipaxi (assez luxueux), dans le village de Zhangjiajie, à quelques centaines de mètres de l’entrée sud du parc national de Zhangjiajie que nous allions visiter ensemble le lendemain. Je peste contre le prix de la voiture, mais mes bagages y étaient restés pendant ma visite du Tianmenshan, sinon il aurait fallu les laisser en consigne à la gare et aller les y reprendre et je ne sais pas s’il y avait encore des bus entre la ville et le village de Zhangjiajie à cette heure tardive, sans doute non.
Jeffrey qui avait déjà mangé m’emmena ensuite à un restaurant du village et me commanda un repas sans piment. Je craignais beaucoup la nourriture épicée du Hunan, qu’on dit encore plus relevée que celle du Sichuan je ne pourrai vous le confirmer, car j’ai réussi à éviter le piment « wo bu yao la ! » pendant mes 8 jours au Hunan. Le soir, alors que j’envoyais quelques mails, un grillon s’est installé dans la cour proche du Pipaxi et pendant 15 minutes je crois que personne n’a pu dormir. Jeffrey dit qu’ils sont habitués, mais vraiment le chant de ces grillons est plus proche de la scie électrique que du crissement des cigales méditerranéennes.
Les photos (beaucoup de nébulosité ce jour là, mais les paysages étaient magnifiques, cela gène plus les photos) :
- la carte : si vous ne voyez rien, taper "map of Tianmenshan" dans google et vous la trouverez en plus grand et plus net sur le site
english.zhangjiajie.gov.cn
- deux vues depuis le téléphérique : d'abord la vallée, puis la vue des montagnes avec à gauche l'ouverture de la "porte du ciel"
- deux vues des passerelles suspendues au flanc de la montagne au début du chemin de l'est : des photos de passerelle suspendue au-dessus du vide avec des arbres dans des situations incroyables j'en ai plein, c'est très photogénique, mais j'ai essayé de varier les points de vue
- une vue de la route en lacet montant vers la grotte et la grotte vue d'en haut
- amour arbres et rochers
- 3 vues du temple : depuis l'extérieur, un gardien, la pagode
- chemin de l'ouest : un oratoire et des rubans de bénédiction dans les arbres
- pont suspendu et un petit bout de passerelle de verre
- paysage sur la route en lacets menant à la grotte
- 2 vues de la grotte, la première avec une famille (han sans doute) déguisée en miao
- soleil de fin de journée sur la voie du retour
Images attachées: