Bonjour,
Pour moi
Il a bien 54 ethnies dont les Kinh, 53 sont minoritaires.
Les Kinh ont du mal a accepter cette appartenance au 54 ethnies.
L'ethnie Kinh, nom officiel, représentant la majorité de la population, issue en partie comme les autres ethnies de migrations, là chinoise mais beaucoup plus ancienne (258 ans avant notre ère).
Le
Vietnam a été peuplée dès le Néolithique par des populations d'origine indonésienne et malaise, ancêtres des populations montagnardes
moï ou Muong; à l'âge de bronze, sont arrivées du Nord des populations chinoises qui se sont fondues avec celles qui étaient déjà sur place pour constituer le peuple v
iêt - Kinh,
Sur l'édition
revue et corrigée de 2010 elle est bien référencée sur la liste nomenclature des ethnies page 277, l'ethnie kinh est y est classée - langue austro asiatique - groupe Viet Muong page 12.
Aucun chapitre ne leur est cependant consacré mais dans l'introduction il y fait allusion à plusieurs reprises.
Nguyen Van Huy chef de projet du musée ethnologique et son équipe de chercheurs dans Mosaïque culturel des ethnies du
Vietnam la classifie également ethnie parmi les 54 sans là non plus lui consacrer un chapitre....
Les Kinh ou encore les Viet, parlent le vietnamien, une langue appartenant à la famille austro-asiatique.
Le professeur Bui Xuan Dinh, de l’Institut des sciences sociales du
Vietnam :
"Les Kinh, ou les Viet, font partie du groupe Lac Viet. Celui-ci appartient au grand bloc Bach Viet, lequel se compose de plusieurs ethnies. Chaque groupe possède son propre territoire. Les ancêtres des Kinh ont été à l’origine de diverses cultures : Phung Nguyên, Go Mun, Dong Dau ou encore Dong Son. Ils pratiquaient essentiellement la riziculture inondée et l’artisanat, comme en témoigne par exemple les tambours de bronze de Dong Son."
Au départ, les Kinh demeuraient principalement dans les régions septentrionales et les deltas du Nord. Puis, à partir du 11ème siècle, ils ont entamé une expansion progressive qui les a d’abord poussés vers le Centre, puis vers le Sud, toujours à la recherche de nouvelles terres à défricher. A l’orée du 20ème siècle, lorsque les français ont commencé à implanter de grands centres urbains dans le Nord-Ouest et sur les Hauts-Plateaux du Centre, ils ont été nombreux à y affluer.
Très vite, où qu’ils soient, les Kinh s’adaptent aux mœurs et aux coutumes locales. Pas étonnant, dès lors, qu’ils réussissent à cohabiter aussi harmonieusement avec des monorités ethniques auxquelles ils apportent leur savoir-faire. Bui Xuan Dinh : "Les Kinh forment un seul bloc. Lorsqu’ils parcourent de nouvelles régions, ils doivent forcément s’adapter le plus vite possible. Mais ils ont ce don particulier de savoir associer leur savoir-faire à celui des autochtones pour créer par la suite une nouvelle culture. Dans les régions du Nord-Est, par exemple, les Kinh vivent toujours de la riziculture. Mais étant donné que ce sont des régions montagneuses, des régions aux conditions climatiques particulières, ils adoptent les techniques locales."
Influencés par le confucianisme et le taoisme, les Kinh pratiquent le culte des ancêtres. Beaucoup d’entre eux sont par ailleurs bouddhistes, ou catholiques.
Chez les Kinh, l'homme est considéré comme étant le chef de la famille. Dans une fratrie, le fils aîné a le devoir de pratiquer le culte de ses grands-parents et de ses parents, si ceux-ci ne sont plus de ce monde.
La culture des Kinh se transmet essentiellement par l'oral - elle comprend un très important florilège de contes, de légendes, de proverbes et de chansons folkloriques -, ou par écrit. Mais les fêtes occupent aussi une place importante dans la tradition.
Les Kinh font de la poterie depuis très longtemps. Ils pratiquent aussi l’élevage. Mais ce sont avant tout des riziculteurs dans l’âme !