J13 : Un petit tour à Salt Lake City... et puis s'en va !
Dernier jour et dernier compte rendu (ouf il était temps

). Notre avion décolle ce soir. Je n'aime pas trop les villes et en plus on est dimanche donc un tas de trucs sont fermés. Conséquence : la visite sera light.
Le programme prévu : le Capitol et Temple square. J'avais d'abord envisagé une petite balade sur les hauteurs pour profiter de la vue sur la ville mais il fait trop chaud, pas envie de se prendre une suée avant le vol donc, elle passe à la trappe.
Le départ de
Provo River est tranquille et l'autoroute déserte. C'est cool. Pas toujours une évidence comme j'ai pu le constater lors de l'arrivée. Dans l'autre sens et en semaine : bouchons de rigueur.
Nous arrivons donc sans soucis au centre ville de cette capitale d'état décrite comme proprette et un peu trop sage. On roule tranquillement, on profite des beaux bâtiments et des pelouses bien vertes et tondus de près. Tiens, sur le trottoir un couple pour le moins coloré, perruque fluo, bas arc en ciel et mini-mini jupe. Sont pas si coincés ici ! Au feu rouge un autre groupe tout aussi coloré, tout aussi peu vêtu, étrange... Deux types se baladent collés-serrés. C'est drôle, je ne voyais pas les mormons aussi... libres en public

. Et plus on avance et plus il y en a, du monde partout, bigarré, chamarré, vêtu de tout et de rien (surtout de rien

) et toujours ces couleurs de l'arc en ciel, ces fanions, ces foulards, ces banderoles... J'aurais du y penser plus tôt ! C'est le dernier jour des Pride Week Events !
Trop tard, nous voilà bloqués pour un bon moment. Les routes sont fermées, la police partout, la foule envahit l'espace. C'est familial, c'est bon enfant, c'est gai (gay)

. On n'est pas pressé, on participe, de notre voiture, aux réjouissances.
On finira par en sortir un bon moment plus tard et à trouver une place, gratuite, dans le coin du
Capitole déserté par les fêtards. L'estomac dans les talons, on improvise un dernier pique-nique dans le parc avoisinant puis on se dirige vers le célèbre édifice ouvert aux quatre vents (pas de contrôle ni de sécurité visible) et délicieusement frais.
On a beau traîner, il faut bien ressortir pour descendre vers Temple square. Pas mal de bâtiments sont fermés mais il en reste toujours à voir. Les sœurs missionnaires sont un peu endormies (c'est l'heure de la sieste) et ça nous va bien. On se balade tranquillement, on regarde, on observe. On ne peut pas dire qu'on soit assailli.
Et puis il faut remonter, le long des larges rues (impossible de traverser dans le temps imparti par les feux sans piquer un sprint, on a testé ! Mais comment font donc les mamies ?

) et de leurs maisons coquettes. Il fait toujours aussi chaud. Derniers rangements, dernier coup d'œil, il est l'heure de regagner l'aéroport où nous attend un joli foutoir.
Nous n'étions pas parvenus, la veille, à nous enregistrer sur le site tout comme la totalité des passagers de notre vol mais ça nous l'ignorions. Notre vol, réservé par Air France, opéré par KLM, sous la tutelle de Delta (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué) est bien affiché. Voilà déjà une bonne chose. C'est par la suite que ça s'embrouille. D'abord, personne ne me trouve plus sur les fichiers. Ensuite, j'ai droit a un interrogatoire en règle pour savoir la raison pour laquelle j'ai un vol pour le
Luxembourg alors que je suis française. Ne serais-je pas une dangereuse migrante en situation irrégulière

? Le fait que nous habitions en zone frontalière ne semble une évidence pour personne. Mon homme, par contre, dans la même situation n'est pas inquiété

. Enfin, nous arrivons muni du précieux sésame, la carte d'embarquement, dans la bien nommée zone d'embarquement où une longue file s'est formée en face de deux jeunes hôtesses manifestement débordées chargées d'attribuer les places. Question communication, c'est la tour de Babel ! Ça crie, ça cause, ça proteste, les gamins braillent, les parents s'énervent, les demoiselles à l'accueil sourient Bref, c'est le B... ! Y a pas à dire, l'informatique a quand même du bon

. S'ensuivra une longue attente, un retard d'embarquement et bien sûr de décollage. La poisse s'arrête là heureusement. Jamais vu ça. Et dire que je pensais qu'arriver et repartir d'un petit aéroport faciliterait les choses... Je ne sais pas si c'est toujours comme ça à SLC mais pour nous, c'est pas banco

!
Retour sans soucis, repas, film, dodo, jetlag, je vous passe les détails.
Nous garderons de SLC un souvenir beaucoup moins conventionnel que ce que nous avons pu en lire

CONCLUSION
Et voilà, le voyage est terminé. Merci à tous ceux qui m'ont accompagnée, lue, encouragée, supportée (dans tous les sens du terme

). Les photos n'ont pas toujours été top, j'ai du faire de captures d'écran parfois, trifouiller, magouiller, ruser (mais pourquoi diable cette limitation à 2000 pixels !) et évidemment, le résultat s'en ressent mais ce n'est pas le plus important (si ?) le but était de partager l'expérience, l'émotion.
Ce carnet clôt, pour un temps, une fréquentation peut-être un peu trop assidue de la section US de Voyage Forum

. Nous tournons nos regards vers d'autres horizons mais nous reviendrons un jour, sûrement, il nous reste tant de choses à voir encore !