Bonjour à tous,
Nous avons fait la croisière sur le Costa Magica du 31 janvier au 7 février, donc la seconde semaine de la croisière de 15 jours que Régis nous raconte si bien depuis le 12 février.
Nous avions pris les vols Costa depuis
Paris-Orly. Au départ, j'ai un peu regretté car les vols Costa sont plus chers que des vols "secs", mais finalement, nous avons été pris en charge dès la sortie de l'avion, pour être emmenés au bateau, tant à l'aller qu'au retour, et compte tenu du contexte du retour (
Pointe-à-Pitre quasi bouclé pour cause de carnaval), j'ai eu moins de regrets.
A noter que nous avions fait l'an passé une croisière partiellement similaire, presque aux mêmes dates, mais avec le MSC Orchestra.
Première inquiétude à la sortie de l'avion : c'est Costa qui se charge de récupérer nos valises et de les amener jusque dans notre cabine. Problème : nous n'avions pas mis les étiquettes Costa au départ d'Orly, pensant les mettre à la récupération de nos bagages à l'aéroport de
Pointe-à-Pitre. Mais il faut le dire, et ce sera confirmé tout au long de notre croisière, chez Costa, ce sont de vrais pros et nos inquiétudes étaient infondées, nous avons récupéré nos valises dans notre cabine à 19h45.
Le soir, spectacle avec les danseurs du Magica, déjà décrit par Régis. Puis, exercice de sécurité de 23h30 à 00h00, parfait lorsque l'on s'est levé le matin à 5h00 à
Orléans et que l'on vient d'encaisser le voyage plus 5 heures de décalage horaire...
Le lendemain, journée en mer. Régis avait fixé un rendez-vous aux membres VF au pont 10, restaurant Belagio, à 11h30. Nous étions à l'heure pour faire connaissance des quelques présents, et Régis a décrit l'organisation des excursions VF, pour ceux qui étaient intéressés. Pour notre compte, nous avions prévu notre organisation de visite à
Saint Domingue, seuls, Régis à alors proposé que le groupe se joigne à nous.
Le lendemain mardi 2 février, nous nous retrouvons à une dizaine de croisiéristes et, guidé par Régis qui connaissait nettement mieux le bateau que nous, nous sommes sur le quai à 9h00, direction
Saint-Domingue, et plus précisément, la Zone Coloniale, à environ 1800 m du port (trajet que nous faisons, par petits groupes, à pieds). Une fois longé le Rio Ozama, nous prenons le pont, à fort trafic routier pour entrer dans la ville. Heureusement que des policiers étaient présents pour nous aider à traverser la route entre le Rio Ozama et l'entrée de la ville, sinon, je pense que nous n'aurions jamais pu passer.
Première visite, la Plaza Espana, où se trouve l'
Alcazar de Colon, palais initialement propriété du fils de Christophe Collomb, aujourd'hui devenu un musée.
C'est là que chacun trouvant des animations à son goût, le groupe se disperse et nous-mêmes avons poursuivi la
visite de la Zone Coloniale de
Saint-Domingue.
Notre visite nous a d'abord emmené au Monastère de
San Francisco, un site très important de la Zone Coloniale puisque construit en 1508, il est aujourd'hui en ruines, pillé par le pirate Francis Drake et malmené par les tremblements de terre et les guerres contre les français en 1805 et 1809.
Après le tour de ces ruines imposantes, nous descendons la route pour trouver en contrebas l'église de La Altagracia, construite en 1503 mais aujourd'hui largement remaniée et resplendissante de sa façade blanche de style renaissance.
Nous montons ensuite la Calle Las Mercedes vers le Parc de l'Indépendance, en passant par la très belle église de Las Mercedes et nous arrivons au Parc en même temps que se déroule une cérémonie commémorative autour de "l'Hôtel de la Patrie" où reposent les restes des pères de la Patrie Dominicaine : Juan Pablo Duarte, Francisco Sanchez et Ramon Mella. On nous remet un drapeau de la
République Dominicaine et nous assistons à la cérémonie, face à l'orchestre.
A la fin de cette cérémonie qui s'est déroulée sous un beau et chaud soleil, et une fois la place un peu plus dégagée, nous pouvons nous enfoncer un peu plus dans des rues peu animées et bordées de plusieurs belles constructions pour atteindre le Palais National, immense édifice datant de 1947, dont la coupole rappelle un peu le Capitole de
Washington.
Passage devant la très belle ambassade de l'
Uruguay et nous revenons vers le Parc de l'Indépendance, notamment pour mieux y admirer la porte de l'ancien bastion de San Genaro, lieu où fut hissé pour la première fois le drapeau de la
République Dominicaine, le 27 février 1844.
Un peu fatigués et ayant épuisé nos réserves d'eau, nous avisons un café bien sympa dans la grande rue piétonne Calle El Condé pour y déguster deux énormes bières et prendre connaissance de nos messages grâce au Wifi gratuit du café.
Bien reposés et abreuvés, nous reprenons notre visite, cette fois jusqu'à la Plazza Duarte, jolie place un peu bucolique bordée du Couvent des dominicains et de l'église du troisième ordre, où un vieil homme nourrit des pigeons devant une imposante statue,
et nous atteignons la Cathédrale Primada (où il faut effectivement payer 1$ pour entrer), première cathédrale construite (en 1504) sur le sol américain. C'est une église assez massive mais abrite de très beaux retables, du mobilier en bois sculpté ainsi que divers mausolées qui abritent les restes des premiers archevêques, et même ceux de Christophe Colomb avant qu'ils ne soient transférés au phare de Colomb (ou à
Séville, en
Espagne, les historiens divergent).
A noter que c'est à cet endroit, très touristique, que nous avons été le plus "harcelé" par les vendeurs divers. A tel point que nous sommes ressortis de la Cathédrale par une autre porte pour ne pas retomber sur un vendeur particulièrement "collant" qui nous attendais à la sortie de notre visite.
Au sortir de la Cathédrale, nous sommes allés à la
forteresse Ozama, datant de 1502. Nous sommes arrivés juste à temps pour nous y abriter d'une bonne averse tropicale avant d'en découvrir l'extérieur et l'intérieur, avec notamment une très belle vue sur le Rio Ozama et...le Costa Magica, accosté juste en face.
Il ne nous restait alors qu'à remonter vers la très belle église Santa Barbara, dans de petites rues très vivantes.
Malheureusement pas très bien mise en valeur avec les trop nombreuses protections en tôle abritant des travaux de son voisinage.
Il était 15h45, l'heure de prendre le chemin du retour vers le bateau. Au passage du pont (à nouveau franchis grâce aux service de policiers locaux), nous avons remis nos restes de monnaie locale à un petit vendeur de fleurs, manifestement très heureux, comme il nous l'a manifesté alors que nous traversions le pont.
Au retour au bateau, direction immédiate au bar pour prendre des rafraichissements très attendus avant le spectacle (à nouveau de danse...), et le dîner. Le lendemain, ce sera l'
île Catalina.
Si mon récit à plu, je persévérerai dans mon récit, en écho à celui de Régis.