J14 CR Antigua
Faute d'avoir un prix raisonnable en freelance pour faire du Kayak à Seaton Village
j'ai finalement opté pour prendre la même excursion avec Costa.
Il y avait 10€ d'écart, si nous le prenions en direct avec la société locale qui organise cela, mais il fallait payer à la réservation et trouver un transport pour 10$, c'était mission impossible.

Nos amis avaient opté pour caresser "les raies", le départ de cette activité se faisant quasiment au même endroit à Seaton, mais ils partaient 2H plus tard que nous.
A 8H nous étions au théâtre lieu de rendez vous, et nous sommes partis vers 8H15, avec 30mn de route nous étions sur place vers 9H.
On nous dirigea vers un bateau à moteur puissant, nous étions 13 touristes et notre accompagnatrice MSC, une jeune française.
Le bateau nous emmena à toute allure, dépassant les pontons d'accostage, destinés à l'excursion des raies, situés en plein milieu de cette immense mangrove.
On accosta donc bien plus loin sur un ponton flottant, arrimé pas loin d'une petite ile.
On monta sans difficulté dans nos kayaks, ma femme devant, en maillot de bain, tee short et chapeau.
Après quelques éclaboussures (pour moi), on arriva à pagayer ensemble afin de suivre le rythme soutenu des pros de la pagaie, car nous étions complètement novice de ce type de pelles à un manche.
Heureusement un Italien, seul dans son esquif n'en menait pas plus large que nous, et pagayait à tout va pour nous suivre.
Je me demandais vraiment ce que je faisais là,

pagayant comme un malade, sous le soleil et sans parasoleil, pour suivre 10 kayaks en file indienne, surtout quand on avait un petit vent de face.
Heureusement notre moniteur fit 2 haltes, une pour pécher une étoile de mer, il savait exactement où elle était, et la coquille d'un oursin, pas de quoi sauter dans l'eau.

Il faut dire que notre petit Italien était assez volubile, et les animaux de ces ilots que l'on contournait, étaient sans doute un peu perturbés.
On revint après 45mn au ponton où nous avions laissé toutes nos affaires, sauf l'appareil photos immersible.
On remonta dans le bateau avec l'aide de nos accompagnateurs, pour l'extraction de ces canots très instables. Pas d'incident, Dédé ne s'est pas noyée,

impossible d'ailleurs car nous avions tous un gilet obligatoire.
Le moteur au ralenti on s'enfonça encore un peu plus loin dans cette baie, pour jeter l'ancre prés d'une zone de corail effleurant la surface de l'eau.
Mais alors la "terre promise" de sable blanc, où était elle pour nos compagnes ?

L'assistant remonta donc son ancre et direction l'ile la plus proche, car ma moitié comme la plupart n'avait pas envie de se faire balloter, pendant notre plongée.
Finalement ils sont pratiquement tous descendus sur cette petite plage de sable, où il y avait même une tonnelle pour s'abriter du soleil et un tonneau d'eau potable à consommer avec discrétion.

Je repartis en mer vers les coraux poissonneux, avec masque et tuba, chaussé de palmes prêtées gracieusement, avec le petit Italien et un autre compère accompagné du capitaine.
Il nous donna les consignes de sécurité en anglais, "ne pas nager près des cotes rocheuses des ilots car le courant est très fort", " de toute façon les poissons sont dessous autour du bateau ".
L'Italien partit bille en tête, nager près des rochers, advienne que pourra, avec le masque impossible de lui parler.
Après 40mn de navigation sous marine, je fis une pose en surface pour vérifier mes rushs vidéo, et là, absorbé par l'écran, je me suis retrouvé très prés des rochers.
J'ai du palmer à tout va pour m'éloigner de la zone dangereuse, pleine du ressac des vagues.

Retour au bateau, on repêcha l'italien rouge comme un homard, le dos cuit à point, pour accoster une seconde fois sur l'ile où attendait "Sam me dit" "il y a une très belle plage de l'autre coté", car vendredi c'était la veille.

On hésita à prendre le petit chemin de droite, qui menait parait il à un point de vue superbe à 15mn, mais dans des ronces. En effet j'avais bien aperçu du bateau des badauds juchés sur une petite colline.
Mais on préféra suivre les conseils de notre sympathique accompagnatrice, et découvrir la seconde plage à 5mn de là, en traversant l'ilot de part en part.
Et là whaou...


...une plage sublime, donnant sur une grande crique, une eau transparente, où l'on voyait même ses pieds, pas toujours évident, car il faut renter le ventre.

Du sable blanc.. blanc blanc, bleu la mer bleu verte..avec personne autour, un havre de paix jusqu'à ce que notre Italien vienne nous plomber le silence.
J'exagère un peu, mais quel bavard ce lui là, très sympathique quand il se tait.

DD se baigna sans problème, et j'allais même explorer les berges rocheuses sur la droite à 200m de là avec le tuba, mais impossible de plonger, car j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles.

On flâna sur cette plage, 40mn à contempler ce magnifique paysage, une plage de carte postale.

Pas de quoi allumer le barbecue, près de la table en bois pour pique niquer, squattée sans doute de temps en temps par des locaux, qui accostent ici en zodiac au paradis
Après avoir faillit oublier notre touriste volubile qui avait encore bien muri, avec ses traces de lunettes de plongées, il pouvait tourner sans problème dans les "Minions".
Au retour on zigzagua entre les ilots de cette gigantesque mangrove, côtoyant une ile habitée par des centaines de pélicans, posés sur les arbres au bord de l'eau avec leurs petits, une véritable colonie.
On rentra à fond la "caisse de savon", car on glissait littéralement sur l'eau, heureusement nous étions à l'arrière et nous n'avions pas à subir les multiples secousses engendrées par le galop du moteur des 115 chevaux poussés au maximum. Il chauffeur nous fit quelques virages bien négociés face à aux vaguelettes pour dire de nous rafraichir un peu.

Un accueil très professionnel des hôtes de cette attraction, avec des lingettes pour nous sécher le visage et des rafraichissements à volonté et non pas à discrétion (celui là il s'invite partout), que nous dégusterons dans le jardin.
Une véritable volière sans filet où viennent s'abreuver également des petits oiseaux dans des mangeoires, accrochées dans les arbres de ce beau jardin privé.
Je n'aurais pas le temps de finir le deuxième punch, que c'était déjà l'heure de reprendre la route, salué par les propriétaires eux mêmes.
Notre petit Italien bien allumé, nous chanta un ancien succès dans le bus au retour, on quitta notre jeune accompagnatrice ravie d'avoir pu discuter du pays avec nous.
Tenue Blanche et rouge, pour la soirée Italienne et assister à un numéro humoristique au théâtre, un peu dur de décoincer la mâchoire des spectateurs au départ, mais il finit quand même sa prestation sous un tonnerre d'applaudissements.
Au resto la classique soirée italienne et ses chansons, on jouera une seconde fois le jeu en attendant une improbable soirée à la française pas encore programmé sur les bateaux Italiens.
Demain on débarque à la
Guadeloupe... mais on a le temps de prendre un dernier verre Hic
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