Bonjour
J'avais réservé via internet un van pour 11 personnes, et notre programme pour la journée étant assez chargé, le rendez vous était fixé à 7H30 à la mezzanine du self.
Mais certaines n'ayant pas prévu de mettre le maillot de bains, on descendit en deux groupes sous le risque de s'attendre en bas, à des endroits différents.
Enfin tout le monde se rejoignit sur le quai et nous étions encore une fois les 1ers à débarquer.
Après quelques refus polis, étant continuellement sollicités par des taxis, on rejoignit notre driver avec son écriteau rcoucou, pour prendre la direction de Morne Bruce.
Un superbe point de vue surplombant toute la rade de
Castries et sur l'aéroport et le phare de la vigie baptisé depuis le "mirador de Christian".

Puis direction le village de la soufrière par la route côtière, avec de beaux points de vue et un arrêt programmé dans une bananeraie avec quelques explications mi-créole, mi-anglais de notre taxi-man sur la culture des bananiers.
On y mangea des bananes locales offertes par un charmante vendeuse, nous faisant aussi déguster ses produits locaux, le ketchup à la banane un peu épicé et la petite goutte de rhum aromatisé, à 9H du matin de quoi mettre un peu l'ambiance, quand un inconnu coiffé d'une rasta s'immisça dans le groupe.

Après plusieurs arrêts photos sur les deux pitons, vestiges du cratère du volcan de St Lucie, on arriva à la soufrière, on passa par la caserne des pompiers, où le chauffeur nous présenta son fils avec lequel j'avais échangé de nombreux mails, pour définir le programme de cette journée.
Un beau gaillard, dommage pour les dames car il travaillait ce jour là, et c'est son père qui nous accompagna donc toute la journée.

Direction le jardin botanique de Diamond falls, l'entrée qui semblait un peu chère 7,5$ qu'on négocia à 6$ car nous étions en groupe, une bonne surprise pour ma femme qui en avait gardé un médiocre souvenir en 2013.
Une guide francophone au fort accent créole nous en fit la
visite, expliquant les différentes variétés d'arbres et de plantes et leurs secrets.
Après la modeste station thermale à l'eau claire et chaude, dont le bain pouvait nous rajeunir de vingt ans, la fameuse cascade d'eau froide où on ne pouvait malheureusement pas se baigner.
On revint par une allée bordée par une source chaude, menant à un ancien vestige d'un bain de l'époque napoléonienne parait il. D'où l'eau à 38 degrés des bains encore exploités mais avec des bâtiments en bois plus modernes.
L'eau était bien trop claire à notre gout,

et on reprit la route pour rejoindre Sulfure Spring
A l'entrée du site deux choix de tarifs, soit la
visite de la partie volcan seule 8$, ou un ticket combinant les "blacks bath" et l'accès à la soufrière.
Je choisis cette fois l'entrée à 12,5$ avec quelques autres téméraires, et on se retrouva en dessous du pont où s'écoulait le précieux remède, contre tous les maux de notre ex-jeunesse.
Après un bain à 38 degrés dans une eau grise très foncée, où ma femme loupant la dernière marche immergé, faillit y plonger la tête la première.Franchement, je ne me voyais pas retrouver ses lunettes, parmi les nombreux pieds qui barbotaient dans cette "baie-noire".

On hissa les quelques marches bien dissimulées, dans cette eau saumâtre très odorante, pour se badigeonner tout le corps d'une boue chaude et sablonneuse, qui descendait directement de la soufrière, apportée par un préposé dans des seaux, puisée un peu plus haut dans le lit de ce "ruisseau de boue".
Tout le monde voulait sa part de cette saumure, si apaisante parait il, se badigeonnant même le visage jusqu'à ne plus se reconnaitre sur les photos, prisent par nos prudents paparazzis restés bien à l'écart des baigneurs poisseux.
Massage des dos par qui veut bien s'y coller, c'est le cas de le dire.

Puis petit séchage sur les rochers au soleil, un peu plus hauts dans le cours d'eau de la précieuse boue sulfureuse. Mais les nanas n'avaient rien de sulfureuse croyez moi lorsqu'elles étaient enduites de cette couche de gadoue.
Un séchage au soleil ultra rapide, il faut en convenir, car vous sentez la peau se tirer d'un coup et le sable refaire rapidement surface sur celle ci.
Puis repassage dans le premier bain, d'où l'explication de cette couleur d'eau quasiment noire, pour se débarrasser au plus vite de cette mélasse séchée. Un bain agréable que l'on ne voudrait plus quitter, quand on voyait d'un œil amusé, les prochains concurrents éberlués par cette lessive collective.
Heureusement pas de danger de maladie, car les microbes sont les premiers à trépasser dans cette boue soufrée malodorante.
Puis direction les "douches", en espérant que le filet d'eau qui tombe du mince tuyau, pourra vous débarrasser des restes de votre hypothétique traitement de jouvence.
De la jeunesse il en faut surtout en avoir l'esprit pour se prêter à ce jeu, qui restera un bon moment dans nos souvenirs et sur nos maillots.

Un souvenir de dérision et de "partage" que je recommande de faire au moins une fois, pour compléter votre album photos.
On rejoindra le reste du groupe pour continuer la
visite vers la soufrière proprement dite, mais là, au pied du parking, vous regrettez d'avoir oublié votre pince nez de piscine.

L'odeur acre d'œufs pourris, quand le vent vient dans votre direction, n'a rien à voir avec celle des bains plus bas.
Reste à gravir un escalier de bois, pour rejoindre une guide "francophone", avec des commentaires que vous décrypterez du mieux que vous pouvez. Car nous avions cette fois un groupe multilingues et heureusement qu'une charmante touriste, nous servait d'interprète dans cette cacophonie.
On remonta la route vers le point culminant du cratère en bus, jusqu'au Ladera Hotel Resort où nous pensions avoir une vue imprenable sur les deux Pitons, en effet elle le fut, car il fallait consommer pour y entrer, et nous avons préféré continuer notre chemin vers Marigot Baie.
Une charmante plage bordée de palmiers, accessible seulement par la mer, un point de vue gratuit d'une boutique il y a trois ans, mais devenu également payant. On s'éternisera pas, d'autant que la vue était aussi agréable un peu plus haut depuis un lacet de la route qui le surplombait.
Direction le port en longeant la cote et les premiers bouchons de cette agréable journée
Pas d'arrêt cette fois pour manger au bateau par manque de temps, heureusement nous avions prévu une collation, complétée par les "bananes", agrémentée par des bières locales fraiches et l'eau gratuite mises à disposition dans une glacière.

On contourna l'aéroport, car derrière celui ci, il y a une belle plage ou nous avons déposé les premiers baigneurs, avant de rejoindre le phare de la vigie avec sa coupole rouge, une obsession d'un point de vue en altitude pour certain.

Un beau point de vue sur le navire accosté dans la baie de
Castries, mais cette fois la porte été bien verrouillée, impossible d'y grimper. De plus le préposé radio avait de la compagnie, on se contenta donc de quelques photos, avant d'aller rejoindre le reste du groupe que nous avions aperçu au loin se baigner, de ce promontoire.
Un arrangement fut négocié pour écourter notre flânerie sur la plage d'une demi heure, car notre très prudent et agréable chauffeur devait rejoindre "la soufrière", et avec 1H de route de montagne et les embouteillages de
Castries, il était pas là d'arriver.
En conclusion pour ma part, une très agréable journée et très cocasse avec les "Blacks Bath", à faire, mais sans "maux, des rations" de boue.

Après une douche réparatrice et décapante.
Spectacle "Sapori d'Italia" un beau spectacle avec les danseuses du Magica et après le restau & rock & Rolls night, tout un programme....
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