Bonjour,
Depuis 1 semaine, je suis en train d'envisager un voyage au
Nunavut à bord du MV Lyubov Orlova l'été prochain... je suis un peu "refroidi". Le MV Explorer était pourtant un navire ayant réalisé plusieurs "premières" dont le 1er passage du nord-ouest par un navire de croisière. L'âge ne veut pas forcément dire "pourri" : Hurtigruten exploite encore pour les nostalgiques les MS Nordsjternen (1956) et Lofoten (1964) en hiver le long de la côte norvégienne, Mer de Barentz comprise ; le 1er croisant au Spitzberg en été.
Cet été, j'étais à bord du Fram (lancé en avril 2007) le long de la côte ouest du
Groenland et un des passagers franco-australien était un expert international en travaux maritimes, dragage, etc. Il a navigué en Antarctique à bord du brise-glace Kapitan Khlebnikov et me disait qu'il ne mettrait pas les pieds à bord des anciens navires de recherches russes de 70 m environ après en avoir visité l'un d'entre eux... à part éventuellement une croisière au Spitzberg où le navire longe en permanence la côte à quelques centaines de mètres. Mais bon, on trouve d'autres échos ici postés par des passagers de ces navires.
En Antarctique et Patagonie, j'étais à bord du MS Nordnorge qui a récupéré les passagers du MV Explorer et était prêt à mettre en oeuvre des moyens anti-pollution autour du MV Explorer. C'était mon second voyage à bord du NN après la ligne de l'Hurtigruten en avril 2000.
Ce que j'apprécie notamment pour les MS Nordnorge et Fram : leur taille de 120 - 130 m qui permet de naviguer confortablement avec une capacité d'accueil relativement réduite (respectivement 350 et 318 ; nous étions 140 passagers en nov 2005 alors qu'il ne peut y avoir plus de 100 personnes à terre simultanément en Antarctique) les polarcirkel boats : ils ont la forme de pneumatiques mais sont intégralement en plastique dur donc très stables pour l'embarquement/débarquement, disposent de bancs et dossiers très sécurisants pour les 8 passagers, de rampes, etc. Même à 27 noeuds sur une mer relativement plate, on est vraiment à l'abri des embruns.
l'accès très facile à ces polarcirkel boats et en particulier pour le Fram le respect de l'environnement : prêt de bottes (obligatoires pour passer dans les 3 pédiluves avant et après le débarquement à terre), matériel anti-pollution au cas où...). Sur la toile, on voit des photos de passagers en baskets près du rivage en Antarctique... j'imagine qu'ils ne sont pas passés par des pédivuves

les conférences
Paul