De retour du Oasis Brisas de Santa Lucia, où nous étions un groupe de 7 personnes dans la vingtaine. C'était mon huitième séjour dans un tout-inclus (voir profil) et je vais y aller de diverses impressions en vrac, en oubliant certainement plusieurs choses, que d'autres pourront ajouter si le coeur leur en dit.
Plage : de l'espace, pas la course folle pour réserver des chaises, très venteux quand même mais moi j'ai apprécié... quand on se baigne et qu'on observe la plage à partir de la mer, on se rend compte que ça n'a rien à voir avec des endroits comme
Punta Cana, et qu'on a de l'espace en masse. S'agit de s'éloigner un tout petit peu du site de l'hôtel et on se retrouve très vite loin de la foule (foule, un bien grand mot tout de même). Beaucoup d'algues, mais ils font un travail plus que correct pour les ramasser tout au long de la journée.
La bouffe, en général, était correcte. Le reproche que j'aurais à formuler au buffet est la température des aliments, qui laissait souvent à désirer. Mais personnellement, je ne suis pas difficile et j'y ai trouvé mon compte, même si je dois admettre qu'objectivement, c'est l'endroit où j'ai le moins bien mangé dans tous les hôtels que j'ai visités jusqu'à maintenant. Les restos à la carte étaient très honnêtes malgré un choix parfois limité. Il n'y a que le Cubain que je n'ai pas essayé, mais mention honorable à l'Italien (qui n'invente rien tout de même) et au resto de fruits de mer.
Nous logieons dans le bloc 14 (club Caméléon) qui est plutôt éloigné de tout, mais comme on dit, ça fait descendre le lunch et ça fait bouger un peu, lors d'une semaine où les dépenses en énergie sont assez limitées. Notre TV ne fonctionnait pas, et le type qui a apporté nos valises dans la chambre le premier soir nous a dit qu'il enverrait un technicien, mais après un très court moment de réflexion, j'ai décidé que ce serait très sain de me passer de télé durant cette semaine, donc pour moi ça n'a pas été un problème. Un ami dans le bloc 2 était près de tout, mais il pouvait oublier la petite sieste de fin d'après-midi à cause de l'animation de la piscine. D'ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi ils ameutaient tout l'hôtel à grands coups de décibels pour des activités auxquelles à peine une dizaine de personnes participaient. Question "d'ambiance" probablement, d'autres apprécieront peut-être...
Le petit bar à café est très bien, et à une ou deux exceptions près, le personnel est serviable et courtois sur l'ensemble de l'hôtel.
Discothèque pas mal animée, mais je n'y suis allé que deux soirs. D'autres n'ont pas tellement apprécié, mais j'imagine que c'est le genre d'endroit où l'expérience est propre à chacun, dépendamment de si on est bien accompagné où si on a le coeur à la fête ce soir-là.
Le séjour à l'hôtel a fini sur une plutôt mauvaise note. En 2006 à
Cayo Coco (Tryp), je me suis fait faire le coup des serviettes volées qu'ils ont essayé de me faire payer juste au moment de prendre le bus pour le retour. J'ai tenu mon bout et j'ai réussi à ne pas payer pour des serviettes dont je n'ai honnêtement rien à foutre. Je leur ai proposé de fouiller ma valise à l'époque et ils ont refusé, préférant me laisser partir en n'insistant pas du tout.
Juste pour être certain, j'ai prévenu les gens qui voyageaient avec nous que ce genre de chose pouvait arriver à
Cuba, en me disant bien que ça n'avait pas beaucoup de chance d'arriver. Or, l'avant-dernier jour, juste avant le départ pour
Camaguey où on a passé la dernière nuit, ma soeur et son chum se font dire qu'ils ont pris deux petites serviettes à main et qu'ils devaient payer 6 CUC. Là ce fut l'énervement. Le prix n'est pas trop le problème, c'est la tentative d'extorsion vraiment pas subtile. Ils proposent qu'on fouille leurs valises, mais le personnel refuse, disant simplement qu'ils devaient payer, point final, sans aucune preuve de ce qu'ils avancent, sauf une tentative de facture grossièrement rédigée à la main. Ma sœur s'énerve (je tente de la calmer un peu), dit qu'elle n'en a rien à cr**ser de leurs serviettes à 2 pour 1$ chez Dollorama, mais rien à faire, le gérant est rendu sur place et il n'entend pas à rire. Ça finit qu'il nous dit que c'est la femme de chambre qui devra payer, et celle-ci fait mine de pleurer. Là on commence vraiment à se fâcher, et y a tout le mini-bus qui attend après nous pour partir (mes excuses s'il y en a parmi vous qui me lisez). La fille de Nolitour (une Cubaine, adorable) qui s'occupe de l'excursion à
Camaguey nous demande ce qu'il se passe, on lui explique, et elle nous dit de ne pas nous en faire, qu'elle s'en occupe. Elle ne semble pas surprise du tout. 30 secondes après, tout est réglé, le gérant s'en va et elle nous dit de monter dans le bus et que tout est correct. Là on ne comprend plus rien, mais on est un peu en maudit. Bref, on n'a pas du tout apprécié cet épisode et faites bien attention car en plus de l'avoir déjà vécu j'avais souvent entendu ce genre de récit.
Bon, comme je le disais, Nolitour propose de passer le dernier jour à
Camaguey pour 39 CUC, et ça comprend une visite du centre de la ville, une nuit à l'hôtel (souper et déjeuner), une soirée dans un cabaret et autres trucs du genre. Ce fut mitigé. Très jolie ville dans laquelle déambuler (de jour, du moins) est bien agréable, mais les endroits qu'on nous a amené visiter étaient parfois de peu d'intérêt et on nous invitait souvent à sortir notre porte-feuille. Mais c'est normal et je m'y en attendais. Mais la soirée au Cabaret qu'on nous présente comme le deuxième plus important de
Cuba après le Tropicana à
La Havane, ouf, assez ordinaire. Si c'est vrai, je n'aimerais pas voir les autres endroits du genre. Une fille en g-string qui se frotte sur un gars qui chante plutôt mal, disons que ce n'est pas à ça que je m'attendais, plutôt à un show du genre Cubanissimo, flamboyant et tout. Les spectacles aux Brisas étaient de meilleure qualité. Ça commence avec énormément de retard, on nous apprend sur place que les shorts sont interdits, mais ô hasard, il y a un type qui "loue" des pantalons à deux pas du cabaret. Hahaha ! Ils sont forts, mais on refuse et on demande de retourner à l'hôtel. La représentante cède et nous dit qu'on nous ramène à l'hôtel pour se changer. Et sur place les filles qui nous accompagnaient se faisaient regarder comme de véritables pièces de viande par les Cubains, avec nombre de sifflements, de "cris" et gestes parfois assez déplacés. Et je précise qu'elles n'étaient pas du tout habillées de façon provocante. Bref on comprend qu'ils ont le sang chaud et tout, mais elles ne se sont pas du tout senties à l'aise, contrairement à la période de marche à travers la ville en après-midi, où on nous a laissé tranquille et où tout le monde était courtois. Mais le soir, c'est tout autre chose, les gars deviennent en rut. J'ai passé quatre mois à travers l'
Inde en backpacker l'an dernier (dont un mois avec une amie) et je pensais que le machisme indien était inégalable, mais le peu que j'ai vu des hommes de
Camaguey une fois la nuit tombée m'a fait passer les Indiens pour des anges. Sans compter les "I love you" dont nos copines avaient droit pour amorcer une discussion, aussitôt qu'elles allaient se promener seules, même quelques minutes. On va leur donner ça, certains Cubains (même du personnel de l'hôtel) vont droit au but. Faut croire que ça doit marcher parfois.
Mais cette excursion d'une journée et une nuit à
Camaguey (39 CUC) valait quand même le coup, ne serait-ce que pour la proximité de l'aéroport raison de l'heure de notre vol le lendemain (11h30AM - 90 min de route entre Santa Lucia et l'aéroport de
Camaguey) et où il aurait fallu libérer la chambre du Brisas pour 6hAM, en payant un supplément pour avoir l'immense honneur de prendre un déjeuner.
Pour les amateurs de plongée, un ami est allé faire l'excursion de plongée avec les requins (pas très menaçants) et il a adoré l'expérience, une de ses plus belles plongées à vie.
Bon, j'ai l'air d'insister sur ce qui s'est mal passé, mais le reste de la semaine a été fort agréable et plutôt sans histoire, et vu le prix qu'on a payé (574$ en octobre, ridicule!), ça a largement valu le coup. J'ai oublié de parler de plein de choses, et j'y reviendrai peut-être.
À+