Un court retour en
France, avant une autre escapade.
Quoique escapade, c’est pas vraiment le bon mot, je ne veux pas m’echapper, je quitte toujours mon chez-moi avec une joie douloureuse, comme j’y reviens toujours avec bonheur. Non, plutÙt vadrouille.
Une rencontre dans un cafÈ, un soir.
Je prends l’avion 2 jours plus tard pour
Hong Kong. On se voit une seule fois. Je suis instantanÈment sous le charme, sans y prÍter vraiment attention, il me reste si peu de temps avant mon envol. Une main sur son Èpaule, pour la bise de l’aurevoir. Le toucher juste un tout petit peu, sentir juste un court contact. L’a-t-il seulement remarquÈe, cette main†?
Et puis, internet, le messenger, dËs le lendemain.
Et depuis, je me rÈchauffe a ces cybercontacts volÈs a la distance, je m’y oublie un instant, imaginant sa prÈsence, dans l’Ècriture d’un scÈnario dÈfiant le raisonnable, o_ nous sommes ensemble, o_ nous nous effleurons du bout des doigts, par l’intermÈdiaire des touches de claviers.
Je suis loin et bien loin d’un retour.
Mon voyage ne change pas. Il est juste avec moi, au creux de moi. Je l’emmËne juste avec moi sur les chemins chinois.
Je pense ‡ lui.
Pas trËs raisonnable, n’est-il pas†?