| Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Rouquine38 · 23 janvier 2018 à 19:46 · 225 photos 84 messages · 14 participants · 12 757 affichages | | | | À: Ptitortue · 27 janvier 2018 à 16:45 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 21 de 84 · Page 2 de 5 · 1 936 affichages · Partager Oui en effet, j’imagine la pagaille pour les agents de la TAP et ce sont les aléas des voyages  Heureusement qu’on ne retient pas que ça sinon on ne partirait plus | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Rjulie95 · 28 janvier 2018 à 17:53 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 22 de 84 · Page 2 de 5 · 1 909 affichages · Partager Si ta CB arrive à échéance avant ton départ tu peux potentiellement avoir un problème. Donc quand la banque te remplace ta CB il faut leur dire que tu as besoin de l'ancienne et que tu la gardes. En principe la banque doit détruire l'ancienne.
Bonjour, Je paye régulièrement avec une carte virtuelle sur internet lors de toutes mes réservations. Comment se passe ce type de contrôle, si ce dernier est effectué ? En cas de non correspondance entre la CB "plastique" et le moyen de paiement, que ce passe t'il ? Merci Catherine | | | À: Cath60 · 28 janvier 2018 à 18:17 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 23 de 84 · Page 2 de 5 · 1 899 affichages · Partager Je paye régulièrement avec une carte virtuelle sur internet lors de toutes mes réservations. Comment se passe ce type de contrôle, si ce dernier est effectué ? En cas de non correspondance entre la CB "plastique" et le moyen de paiement, que ce passe t'il ? Merci
Ben ça devient compliqué, il faut appeler ta banque au moment de l'embarquement, selon l'horaire ce n'est pas possible...... Donc jusqu'à présent tu es passé entre les gouttes, mais dorénavant ne tente pas le diable.
Toutes les compagnies peuvent te la demander, si tu veux continuer avec les cartes virtuelles, la solution peut-être de l'imprimer. | | | À: Rouquine38 · 28 janvier 2018 à 18:58 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 24 de 84 · Page 2 de 5 · 1 886 affichages · Partager Dimanche 24 Décembre: découverte de l’île
Nous avons réservé une chambre avec vue mer, c’est donc avec impatience que nous ouvrons les rideaux avec déjà dans les yeux l’image de l’océan, du ciel bleu... Oups ! Mais nous sommes en Bretagne là ! Un épais brouillard bouche complètement la vue  . En effet, la brume sèche sévi sur les îles capverdiennes depuis quelques temps, eh bien, voilà qui n’était pas prévu au programme  .
« La brume sèche est une réduction de la visibilité par des particules microscopiques. Ces particules sont apportées par l’harmattan, un vent qui souffle du Sahara entre fin Novembre et mi-Mars. »
Nous avons loué une voiture pour les 3 premiers jours sur l'île de Santiago. Bizarrement, les centrales de locations ainsi que les grandes enseignes ne proposent pas cette destination. En fait, il n’y a qu’Hertz présent à l’aéroport. Sur le net, il est possible de trouver 2-3 sites de location d’agence locale. En surfant sur le forum, j’ai eu les coordonnées de l'agence Atlântico Rent a Car par RDemond. Réservation faite en septembre sans aucun acompte d'une Ford Fiesta à 47€ par jour  .
Début décembre, nous convenons de l'heure d'arrivée de notre vol mais la veille de notre départ suite à notre problème de vol, je dois modifier l’horaire et lui propose par mail de nous apporter la voiture directement à l’hôtel le lendemain matin.
J'avais une petite appréhension suite à la lecture du carnet de Steph2mars début décembre. Donc à 10h, nous sommes rejoint par un jeune qui nous conduit vers la voiture qui sera la notre pendant ces 3 prochains jours. Et là, douche froide, je pense aussitôt à Steph2mars, comme lui, ce n’est pas la voiture réservée mais un petit Terios et surtout dans un état déplorable : cabossée, rouillée par endroit, le compteur n’affichant même plus le nombre de kilomètre... Et bien sûr, le jeune homme ne parle que portugais et demande le prix de la location en liquide  .
Bon contre bonne fortune, bon cœur, nous voilà partis sur les routes de Santiago, enfin, pas très loin car la jauge d’essence de notre bolide est déjà dans le rouge... Fantastique !  Heureusement, les stations-services sont bien présentes autour de Praia  .
C’est donc, enfin prêt vers midi que nous partons à la découverte de Santiago en cette veille de Noël. Santiago : la plus grande des îles de Cap Vert 80 km de long sur 29 de large. C'est sur cette île que les portugais ont débarqués en 1460. La moitié de la population du pays vit sur cette île et à Praia, la capitale, le quart de la population capverdienne.
La traversée de Praia est assez difficile, nous sommes dimanche et il y a beaucoup de monde dans les rues. Nous voilà enfin sorti, direction la baie de San Francisco réputée pour être la plus belle de Santiago. Enfin ! Peut être sans la brume sèche ! 
Nous ne nous y attarderons pas, d’ailleurs personne d’autre que nous n’a eu cette idée aujourd’hui. Bon, puisque les plages ne sont pas au top, allons faire un tour à la montagne des fois que... Eh ! bien, non pas mieux  .
Notre bolide grimpe à l’assaut de la montagne tant bien que mal, heureusement, les routes sont très bien entretenues. Nous allons quand même jusqu’à Assomada, en chemin, nous nous arrêtons au petit village de Picos.
En redescendant, nous faisons un détour par Caleta de San Miguel et rencontrons nos premiers troupeaux de chèvres sur les routes  .
Après ce petit aperçu des beautés cachées de l’île, nous voici de retour à l’hôtel à 17h. Le soleil essaie de percer la couche brumeuse avant de se coucher  .
Nous n’avons pas trop le courage de trouver un restaurant pour le réveillon de Noël, du coup, nous restons à l’hôtel qui propose une petite soirée pour l’occasion accompagné par un artiste local  . | | | À: Rouquine38 · 30 janvier 2018 à 19:58 · Modifié le 2 mars 2020 à 13:11 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 25 de 84 · Page 2 de 5 · 1 842 affichages · Partager Lundi 25 Décembre : La Sierra Malagueta et Tarrafal
Un bon petit déjeuné avalé, nous voici avant 10h sur les routes de Santiago en espérant qu’en ce jour de Noël, la brume sèche sera moins présente.
Personne dans les rues de Praia, la traversée se fait rapidement, nous prenons donc la même direction qu’hier car l’objectif aujourd’hui est d’aller jusqu’à Tarrafal situé au Nord de l’île.
La brume est moins épaisse, on aperçoit un peu mieux les paysages, Picos sort un peu des nuages  .
Nous nous dirigeons vers Ribeira da Barca, la descente est assez raide, la route est revêtue de pavés, je ne sais pas si notre voiture va résister à toutes ces vibrations  .
C’est un petit port de pêche tranquille où les cochons divaguent dans les rues  .
La remontée jusqu’à la route principale est laborieuse, mais nous rejoignons néanmoins l’asphalte en entier (enfin, la voiture!)  .
Nous nous arrêtons au parc de Serra Malagueta, pour une petite marche de 2h30 afin de se dégourdir les jambes. Différentes randonnées sont possibles dans la Serra, la plupart permettent d’aller d’un point à un autre mais pas de faire une boucle. Il faut donc prendre un Aluguer (taxi collectif) afin de retourner à son point de départ.
On se dit, une nouvelle fois que les paysages doivent être superbes sans ce voile de brume. Quelques coins de ciel bleu font leur apparition furtive  .
Vers 15h, nous voilà arrivé à Tarrafal, qui est réputée pour sa belle plage de sable blanc en demi-lune. Elle est quasi déserte, les bateaux de pêche sont aussi au repos.
Nous décidons au retour de Tarrafal de passer par la côte, la route est de nouveau pavée et étroite par endroit. De plus, les animaux y sont rois et daignent nous laisser passer  .
Il n’y a pas que les ânes qui sont chargés, les femmes portent de tout sur leur tête, c’est assez impressionnant  .
La côte est escarpée mais la visibilité est quasi nulle  .
Nous sommes de retour à l’hôtel à la nuit tombée et nous dînons juste à côté.
La suite est ici | | | À: Rouquine38 · 30 janvier 2018 à 20:04 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 26 de 84 · Page 2 de 5 · 1 833 affichages · Partager Tu n'as pas une photo de ton carrosse | | | À: Rjulie95 · 30 janvier 2018 à 20:49 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 27 de 84 · Page 2 de 5 · 1 825 affichages · Partager Eh! Non, même pas pensé à en faire une  . | | | À: Rouquine38 · 30 janvier 2018 à 20:52 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 28 de 84 · Page 2 de 5 · 1 824 affichages · Partager rrrrhhhoooo...dommage!!! j'attendais aussi avec imaptience de la voir apparaitre sur un coin de photo pour rigoler un coup! ;o)) | | | À: Ptitortue · 31 janvier 2018 à 6:05 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 29 de 84 · Page 2 de 5 · 1 814 affichages · Partager Ah! Je vois que notre bolide intéresse, c'est vrai que nous allons nous en rappeler  Ce fut une journée épique, imagine lorsque nous passions les innombrables ralentisseurs, surtout lorsqu'on ne les a pas vu. Une fois, j'ai cru qu'on allait décoller, nous avons fait bien rire les enfants au bord de la route  De plus, la plupart du temps, la deuxième vitesse ne voulait pas passer, je ne t'explique pas le bruit du moteur  . Bon, nous sommes quand même rentré à l'hôtel avant la nuit, c'est l'essentiel  . No stress a été notre devise | | | À: Rouquine38 · 31 janvier 2018 à 13:59 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 30 de 84 · Page 2 de 5 · 1 798 affichages · Partager il s'avère que notre vol Lisbonne / Praia a été annulé et nous avons été basculé sur le vol suivant.
Une petite astuce pour tout le monde je n'y ai pas penser sur le coup, mais ça m'est revenu en mémoire suite à l'alerte comme quoi mon vol était décalé de 5 mn, bien évidement la compagnie ne m'a pas averti.
Par contre j'utilise l'application suivante chekmytrip qui elle m'a bien prévenu que l'horaire de mon vol avait changé.
J'encourage tout le monde à installer ce type d'application pour pallier les déficiences des compagnies en matière d'alerte | | | À: Rjulie95 · 31 janvier 2018 à 17:45 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 31 de 84 · Page 2 de 5 · 1 790 affichages · Partager En général c'est Google qui est le plus rapide pour nous prévenir... vu qu'ils lisent par dessus notre épaule | | | À: Max68 · 31 janvier 2018 à 17:47 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 32 de 84 · Page 2 de 5 · 1 788 affichages · Partager Google te previens quand il y a un changement d'horaire ? Moi ils ne l'ont jamais fait | | | À: Rjulie95 · 31 janvier 2018 à 18:10 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 33 de 84 · Page 2 de 5 · 1 786 affichages · Partager Oui, merci Régis, en effet, je connais ce genre d'application (nous utilisons Wipolo qui est assez efficace) mais elles ne préviennent pas lorsque le vol a été annulé 6 mois avant  . | | | À: Max68 · 31 janvier 2018 à 18:14 · Modifié le 1 fév. 2018 à 21:09 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 34 de 84 · Page 2 de 5 · 1 783 affichages · Partager Ah! j'ai horreur qu'on lise sur mon épaule  déjà qu'avec nos smartphones, ils savent tout ce qu'on fait...  Bon, on continue dans notre bolide, la journée va être mouvementée... | | | À: Rouquine38 · 1 février 2018 à 19:22 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 35 de 84 · Page 2 de 5 · 1 748 affichages · Partager Mardi 26 Décembre : Cidade Velha et transfert FogoNotre vol initialement prévu en fin d'après-midi avec Binter pour Fogo a été modifié 2 jours avant de partir et avancé à 15h35. Néanmoins, nous avons encore une bonne matinée pour nous balader  .
Au départ lorsque nous avions réservé, nous avions un vol avec TACV mais dans le courant de l'année la compagnie a décidé de ne plus desservir cette destination.Pour cette partie de notre séjour au Cap Vert, nous avions deux solutions, soit nous occuper seuls des réservations (vols inter îles, hôtel, guide pour l'ascension du volcan) ou soit utiliser les prestations d'une agence. Ne parlant, ni l'un ni l'autre Portugais et par facilité, nous avons choisi la deuxième solution. C'est donc CapVertrando qui s'est occupé de nous modifier nos vols de TACV à Binter.
Cidade Velha étant à moins de 20 km de l'hôtel, nous décidons de nous y rendre pour cette matinée. Nous voilà de nouveau sur les superbes routes capverdiennes, les vaches laissent passer notre bolide et nous bifurquons pour visiter le fort Sao Filipe qui surplombe le village.
Cette forteresse ainsi que d’autres bâtiments de Cidade Velha ont été complètement reconstruit entre 2000 et 2007 afin de figurer au patrimoine de l’Unesco. Un petit documentaire de 15 mn retrace l'histoire de Santiago ainsi que cette reconstruction.
L’archipel de Cap Vert a été découvert par le portugais Diogo Gomes en 1460. Les premiers colons s’installent en 1462 et fondent à Ribeira Grande, sur l’île de Sao Tiago, la première ville européenne sous les tropiques.
La vue panoramique du fort doit être magnifique par beau temps sur la vallée de Ribeira Grande  .
Ensuite, en passant, nous jetons un petit coup d’œil aux ruines de la première Cathédrale construite sur la côte ouest africaine.
Au centre du village, la place du « pilori » sert de lieu de mémoire pour rappeler la barbarie de l’esclavage. Les esclaves rebelles, récalcitrants, ou ceux qui avaient tentés de s’enfuir étaient ligotés au pilori et publiquement punis. La majorité d’entre eux ne ressortaient pas vivants du supplice.
Plus loin, nos pas nous mènent dans la Rua Banana, les maisons en pierre sont couvertes de chaume et peintes à la chaux. Au bout de la rue, l’église de Notre Dame du Rosaire, le plus ancien bâtiment de Cidade, accueille encore les fidèles le dimanche.
Nous continuons encore un petit bout de chemin le long de la côte mais n’allons pas jusqu’à Porto Mosquito situé complètement à l’ouest.
A midi trente, nous voilà de retour à l’hôtel, valises bouclées, attendant la venue du loueur pour rendre la voiture avant notre départ pour l’aéroport. C’est là que je reçois un mail urgent de l’agence Capvertrando  .
Notre vol pour Fogo est annulé... pour cause de brume sèche    .
J’appelle aussitôt Roseane, mon contact de l’agence, elle nous a déjà réservé des billets pour la liaison Praia / Sao Filipe en ferry.
A 13h comme prévu, nous restituons les clés de la voiture sans faire de commentaires car nous sommes en train de finaliser notre séjour sur Fogo. Dommage, je lui aurais bien dit quelques mots, mais il a pris les clés et n’a pas demandé son reste .
En fait, initialement, nous devions rester sur Fogo 3 nuits dont 2 journées entières sur le volcan, mais suite à l’annulation des vols, nous ne pouvons pas rester plus d’une journée car il n’y a plus de place sur le ferry pour le retour. Bon, on fera avec... ou plutôt sans  . A ce stade, nous sommes un peu dépités car nous étions venus au Cap Vert spécialement pour faire l’ascension du Grand Pico  .
Bon, tant pis, allons y quand même... billets de ferry en poche, nous voilà à 14h au port maritime, le départ étant prévu pour 15h30. C’est une pagaille monstre, sur notre billet, nous sommes 8 passagers, je dois retrouver les personnes inscrites avec nous, des allemands... sauf que, il y en a tout autour de moi des allemands... 
Après avoir trouvé le reste de mes troupes, et repéré le groupe de 14 allemands avec qui nous sommes sur le billet de retour, nous attendons patiemment l'arrivée du ferry  .
L’arrivée du ferry met de l’animation, le déchargement des bagages est épique : chacun crie en montrant sa valise pour la récupérer. Et pour le chargement, tout dans la benne, et hop dans le ferry.
A 18h, avec 2h30 de retard, enfin le ferry démarre, pour 4 heures de navigation. Une hôtesse nous distribue des sacs plastiques, ça nous fait tous bien sourire  . Ah oui ! Eh bien, au bout d’une heure, je ne riais plus du tout. La traversée a été très, très difficile pour moi, je vous passerai les détails  . Et c’est à ce moment-là que j’ai pensé à Camille (Aotearoa69), qui avait fait cette traversée en 2015 en ferry, son mari avait été bien malade aussi. Elle m’avait pourtant bien prévenu de prendre des cachets contre le mal de mer  .
Il est 22h, Ouf ! Nous voilà enfin arrivés à bon port, nos valises récupérées de la bétaillère, nous sommes accueillis par un chauffeur de taxi et nous allons directement à l'hôtel Savana situé au centre de Sao Philipe. Le temps de poser nos bagages dans notre chambre, nous partons au petit restaurant pour dîner, léger le dîner pour moi  . Et c'est à minuit que nous nous couchons bien fatigués. | | | À: Rouquine38 · 3 février 2018 à 18:29 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 36 de 84 · Page 2 de 5 · 1 708 affichages · Partager Mercredi 27 Décembre : Cha das Caldeiras – Pico do Fogo
Lors de notre dernière conversation téléphonique avec Roseane, hier soir, nous avions convenu de ne pas faire l’ascension du Grand Pico puisqu’il faut partir de la caldeira à 6h30 du matin. Il aurait fallu partir de Sao Filipe à 4h30, et ensuite partir faire l’ascension, nous avons pensé que c’était assez déraisonnable avec peu de sommeil ! Oh, on n’est plus tout jeune !! 
Le chauffeur d'hier soir vient donc nous chercher à 7h pour nous conduire à Cha das Caldeiras.
L'île de Fogo n'est constituée que d'un seul et unique volcan du même nom, sa taille immergée fait 40 kilomètres de circonférence. Sao Philipe sa capitale est située au bord de la mer et les différents villages sont repartis soit autour soit sur les pentes du volcan. Il y avait un village de 1500 habitants situé dans la caldeira, l'éruption du petit Pico qui a eu lieu de fin novembre 2014 à mi-janvier 2015 l'a complètement détruit.
Lors de la montée sur le volcan les paysages sont déjà très beaux. Mais lorsqu'on arrive au bord de la caldeira, ces paysages volcaniques, on adore ! Devant nous se dresse le Grand Pico du haut de ses 2800 m d'altitude et nous fait de l’œil  .
Le chemin pour rejoindre l'ancien village est coupé par une énorme coulée de lave, nous la contournons pour rejoindre notre casa de l'autre côté.
Quelques habitations en périphérie ont été épargnées, pour d'autres nous n'en voyons plus que quelques structure, là un toit, ici un pan de mur. Et dessus cette énorme coulée de lave, déjà des maisons sont reconstruites, nous sommes dans un autre monde.
C'est 1h15 plus tard que nous arrivons à Casa Marisa qui a été reconstruite 6 mois après l'éruption sur une coulée de lave. Dans les chambres, il y fait très chaud car le sol est encore chaud, parfois on peut entendre de petites explosions dues à la chaleur. Bon, pas très rassurant tout ça ! 
Initialement, nous avions prévu la montée au petit Pico avec 500 m de dénivelé mais le chauffeur nous a dit qu'on peut monter au grand Pico aujourd'hui car le ciel est couvert et il ne fait pas très chaud  .
Donc, nous changeons d’avis, et à 9h15 nous voilà parti au milieu de la caldeira, située à 1700 m d'altitude, avec Juan notre guide.
Juan parle très bien français, depuis le début de notre séjour au Cap Vert, nous sommes étonnés qu'il y ait beaucoup de capverdiens parlant français.
Juan, nous explique qu’un aristocrate français, le comte de Montrond est venu s'installer ici dans la caldeira en 1860, il a eu une dizaine de femmes et du coup beaucoup d’enfants. 60% de la population de la caldeira porte son nom et depuis le français est parlé en famille et enseigné à l'école.Nous longeons dans un premier temps la coulée où le village est en pleine reconstruction, soit juste à côté de la coulée de lave soit dessus comme casa Marisa. C'est impressionnant de voir les restes de construction, quelques maisons ont été épargnées et sont là juste à côté de la coulée de lave.
Les cultures sont encore bien présentes malgré que la majorité des champs ait été recouvert. La culture principale est la vigne, il pleut rarement mais le soir la fraîcheur et l'humidité venant de l'océan apporte le peu d'eau nécessaire, la pouzzolane permet de garder l'humidité c'est pourquoi les cultures sont possibles. Il y a aussi d'autres cultures, pois chiches, pommes (deux récoltes par an), figues.
Quelques petites fleurs survivent aussi  .
| | | À: Rouquine38 · 4 février 2018 à 14:04 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 37 de 84 · Page 2 de 5 · 1 685 affichages · Partager Au bout d'une heure de marche, l'ascension commence, au début assez facilement puis la pente se fait de plus en plus raide  . Nous sommes émerveillés par ce paysage, et nous arrêtons souvent pour le contempler. Bon, ça c'est l'excuse car on a surtout besoin de souffler  .
Surtout lorsqu’on commence à escalader un grand champ de pierres. Bon, impossible de faire demi-tour maintenant même si le sommet semble de plus en plus inaccessible. Allez courage ! 
Les habitations semblent si petites là tout en bas.
Mais nous montons tranquillement et sommes récompensés par le spectacle du haut du sommet. Nous avons mis 3h30 depuis Casa Marisa pour gravir les 1100 m de dénivelé. Des émanations de soufre sortent du cratère, bien que celui-ci ne soit pas entré en éruption depuis 1769.
Les différentes coulées de lave distinguables par leurs couleurs sont issues d'autres résurgences comme le petit Pico entré en éruption en 1995 et 2014.
Après une petite pause piquenique de 20 minutes, nous voilà repartis. Nous longeons un côté du cratère puis la descente commence. La vue est superbe sur le petit Pico qui semble vraiment tout petit là en dessous. De la chaleur très humide sort par de petit trous dans la roche, elle est très chaude, on ne peut pas y laisser la main.
Ensuite, une immense pente de 500m de dénivelé en pouzzolane nous attend. Juan nous montre comment courir et sauter dedans. C'est tout simplement magique, on a l'impression d'être dans de la poudreuse, la pouzzolane est très légère, on ne risque rien même si l'on tombe  . Bon, le seul inconvénient est la poussière noire que nous soulevons à notre passage et qui s'incruste partout. Avec Juan, nous nous amusons comme des enfants  .
Lorsque nous arrivons en bas, nous pouvons contempler derrière nous la belle descente réalisée  .
En bas, nous nous situons juste au-dessus du petit Pico où il y a 4 cratères distincts, nous avons du mal à imaginer qu'il y a 3 ans il était en éruption et qu'il ait pu faire autant de dégâts  .
| | | À: Rouquine38 · 4 février 2018 à 14:45 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 38 de 84 · Page 2 de 5 · 1 680 affichages · Partager La descente du petit Pico est tranquille, beaucoup moins pentue. C'est très agréable de marcher sur ce sol, nous croisons un peu plus de monde, en haut, nous étions seul.
Après le village, nous coupons à travers le champ de lave. Au début, la lave ressemble beaucoup à celle rencontrée lorsque nous avions fait notre marche à Hawaii. Mais ici, les fissures sont énormes, Juan nous explique que la lave refroidi en surface et lorsqu'elle commence à refroidir en dessous, il se produit de très fortes explosions dues à la pression et la lave s'ouvre. Ensuite, le champ de lave est différent, plus d'aspérités cette coulée était très fluide et éruptive.
Nous arrivons ensuite directement chez Marisa, nous aurons mis au total 7h30 pour faire 12,5 km. Nous avons pris notre temps, et avons su apprécier chaque moment de cette randonnée. Après une bonne douche, nous finissons cette superbe journée par un excellent repas servi par Marisa  .
Bilan : Nous avons passé magnifique journée avec pour moi un grand challenge que cette montée de 1100 m, heureusement le temps était avec nous aujourd'hui car il ne faisait pas trop chaud  . Habituellement la montée se fait le matin avec un départ à 6h30 car l'après-midi il fait trop chaud et il n'y a aucune ombre sur le parcours.
Le top du top de cette randonnée est la descente dans la pouzzolane, vraiment une expérience inoubliable. Bon, nos sacs, chaussures... S'en rappellent encore car ils sont incrustés de poussière noire  .
Et que dire des paysages, tout simplement magnifiques, paysages lunaires.
Mais nous gardons quand même un petit pincement au cœur lorsque nous voyons ce qui reste du village. Juan, notre guide, nous a dit que c'est comme ça, la fatalité et ne voudrait pas habiter ailleurs. Suite à l'éruption des maisons ont été construites sur les flancs du volcan pour les habitants du village mais petit à petit ils reviennent dans la caldeira pour reconstruire leur maison.
Quelqu’uns dont notre jeune guide ne sont pas partis lors de l'éruption, ils sont restés pour vider le contenu des maisons et le mettre en lieu sûr dans la Bardeira qui est la barrière rocheuse entourant la caldeira. | | | À: Rouquine38 · 6 février 2018 à 18:05 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 39 de 84 · Page 2 de 5 · 1 638 affichages · Partager Jeudi 28 Décembre : Retour à Praia
La nuit fut très chaude, la température à l’intérieur des chambres reste élevée malgré la fraîcheur de la nuit et même le fait de laisser fenêtres et portes ouvertes pour avoir un courant d’air ne parvient pas à diminuer la température de la pièce  .
Nous sommes debout avant le lever du soleil car nous devons déjà quitter la caldeira pour nous rendre au port prendre le ferry. Après un bon petit déjeuné (léger pour moi par anticipation), à 7h, nous sommes dans le taxi nous menant au port prendre le ferry.
Hier, Juan nous a dit que les vols pour Praia fonctionnaient, nous avons contacté l’agence pour rester un jour de plus sur Fogo comme initialement prévu mais elle n’a pas voulu prendre de risque. En effet, si demain les vols sont de nouveau annulés, nous n’aurions plus de place sur le ferry avant le 3 Janvier, ce qui bien sûr n’est pas envisageable pour nous. Du coup, c’est avec une grande déception de n’avoir pas pu rester plus longtemps que nous nous quittons casa Marisa  . Un dernier aperçu du Grand et du Petit Pico avant de redescendre les pentes du volcan.
Nous entre apercevons, entre les nuages et la brume, un petit bout de Santiago, elle est si proche et j’appréhende déjà les 4 heures de traversée pour la rejoindre. Ah ! Si seulement nous avions pu prendre l’avion, en moins d’une demi-heure de vol, nous serions à Praia  .
A 8h30, nous sommes devant les grilles du port, peu de temps après, le groupe d’allemand arrive, nous nous joignons à eux afin de prendre le ferry. Il arrive une heure après de l’île de Brava. Nous chargeons les bagages, embarquons avec les chèvres et vaches.
La traversée a été aussi difficile que celle de l’aller. Enfin, à 13h30, nous voilà de nouveau sur Santiago, bon, le bateau n’est définitivement pas mon truc. Moi qui voulais faire une croisière en catamaran, il va falloir que j’oublie !! 
Nous sommes pris en charge à notre arrivée et emmené directement à l’hôtel Santa Maria où nous logerons cette nuit, il est très bien situé, sur la rue piétonne de Praia  . Nous profitons de la situation idéale de l’hôtel pour visiter la ville. Nous remontons la rue, jusqu’au marché couvert puis nous dirigeons vers le palais présidentiel.
Une statue de Diego Gomes fait face à la mer, tiens du ciel bleu, cool !! 
Quelques petites boutiques bien colorées, l’image bien présente de Cesaria Evora. Bon, globalement, pas trop emballé par la ville...
Le soir, nous allons diner dans un petit restaurant à côté de l’hôtel. Nous sommes accompagnés de musique locale, qui nous fait passer un bon moment car l’attente a été très longue. Trois heures pour un plat et un dessert : No Stress, ok mais quand même. Quelques clients sont partis au bout de deux heures d’attente sans avoir eu leur plat. Du coup, nous avons sympathisé avec deux femmes qui restent au même hôtel que nous et avons bien discuté, c’était leur premier séjour au Cap Vert et elles ont eu aussi des problèmes de vol avec la TAP.
| | | À: Rouquine38 · 7 février 2018 à 18:23 · Modifié le 2 mars 2020 à 13:15 Re: Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress Message 40 de 84 · Page 2 de 5 · 1 614 affichages · Partager Vendredi 29 Décembre : Petite journée à Praia
Aujourd’hui, nous devons de nouveau changer de logement, nous avons réservé pour les deux dernières nuits à l’hôtel Cesaria situé quelques rues plus loin. Nous restons la matinée au centre, et profitons d’aller au marché de Scupéria.
Sur ce marché, on peut y trouver de tout, habits, chaussures, droguerie... Les produits sont en vrac dans le gros bidons noirs. Il est encore tôt, les étals commencent à se remplir, les boutiques à ouvrir.
Vers 11h, nous prenons notre chambre au Césaria, de l’extérieur, il ne paie pas de mine mais il est très bien, belle décoration et très propre  .
Pour l’après midi, nous prenons un taxi pour nous rendre sur la plage Kebra Canela au sud de Praia. En fait, elle est toute proche de l’hôtel VIP où nous étions descendus en début de séjour. Cette plage nous avait été conseillée hier soir lors de notre long repas. Ouais, bof! 
Les capverdiens viennent s’y baigner, pas de toilette publique, les pêcheurs rentrent avec leur prise.
Nous attendons en dînant pour voir le coucher de soleil car la brume est nettement moins épaisse aujourd’hui  .
Retour à l’hôtel en taxi, à l’aller 300 escudos et au retour 200 escudos, pour un trajet identique bien sûr  . C’est vraiment à la tête du client et vu que nous détestons marchander surtout pour 1€, nous payons ce qu’on nous demande mais le principe ne nous plait pas du tout  .
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