| Endurance à vélo Laddakh · 16 mars 2007 à 18:59 26 messages · 15 participants · 4 006 affichages | | | | 16 mars 2007 à 18:59 Endurance à vélo Message 1 de 26 · Page 1 de 2 · 2 775 affichages · Partager "Qui veut voyager loin ménage sa monture "
Salut. Je viens d'avorter d'un beau voyage, entamé il y a 6 mois en France, et qui m'a mené jusqu'en Argentine, en passant par la France, l' Espagne, le Maroc, le Mauritanie, le Sénégal, l' Argentine. J'aimerai avoir qques opinions à propos de ce qui m'est arrivé.
Jusqu'à Dakar, aucun accroc. Certes, je suis poursuivi régulierement par des maux de ventre intempestifs, certes je dors d'un sommeil un peu trouble et peu profond (j'ai pourtant appris a relâcher la garde, à me détendre, seul ds ma tente plantée à la diable au bord de la route, un pen nimporte où), certes je serre un peu fort mon budget, en evitant les nuitées payantes et les restaus (meme les boui boui). Mais pas un matin où je ne me suis pas senti capable d'arracher mes 100 bornes journalieres à la route, pas une tension musculaire, pas un coup de barre qui m'ait réellement alarmé. Un p'tit casse croute ou un p'tit roupillon et je recouvrai tjrs qque force. J'ai parfois fini la journée rompu, les jarrets brisés, le coeur gros, les jambes lourdes, les nerfs aiguisés par le vent, mais j'ai toujours été happé par l'horizon, jamais je n'ai voulu retourner au bercail. Apres m'être reposé pres de Dakar chez un ami, je passe deux semaines ds un club de voile, attendant mon bonheur pr apareiller vers le Brésil, tout en récupérant d'un gastro. Je mange peu, mais je finis par recouvrer suffisamment de force pr pédaler jusqu'à l'aeroport et prendre un avion vers Buenos aire, trop impatient pr attendre encore une embarcation. Je joue au touriste pdt 1 semaine ds la mégalopole, et remonte en selle, plus heureux que jamais, à l'assaut de la pampa, direction Ushuaia. Canicule, orages, l'été argentin est plutot rude cette année. Je roule tjrs sur le meme patron, a raison d'environ 100 bornes par jour, sur une route relativement facile. 4 ième jour, je me sens fatigué, plus que de coutume, mais continue. 5 ieme jour, la fatigue s'accroit, mais il faut boucler l'étape. Je veux arriver jusqu'à Bahia Blanca, capitale de province ou je ferai halte. A 12 h, un peu étourdi par un gros cagnard (le mercure indique a peu pres 40), j'amorce une montée. Mes jambes sont cotonneuses, mon regard s'obscurcit d'un voile, je me sens pris d'une peur panique, et m'allonge ds le fossé. Un bouquet d'arbres un peu plus loin me ménagerait un peu d'ombre, mais je suis incapable de rouler dix metres de plus, je suis flasque comme une méduse. Un petit pont ds le fossé fait communiquer la route à un champs blanchi a la chaux par le soleil. Je vais passer 4 h sous ce pont, la tête et le bras dépassant pr signaler ma détresse aux véhicules qui passent. Car ce coup ci je sens bien que je suis littéralement vidé, et que ma tension continue de flancher. La plupart des automobilistes qui me voient secouer le bras voient, ou feignent de voir cela non pas comme un appel au secours, mais comme un amical salut auquel ils me répondent en levant le pouce. COntinue mon gars ! ouais ben j'aimerai bien... je vois meme une ambulance passer, au passage de laquelle je me leve en sursaut. Le soleil commence à être bas, j'ai décidé de m'allonger parallèle au bord de la route, a coté de mon vélo, pr continuer mes lentes gesticulations. Finalement un homme s'arrête, essaye en vain d'appeler une ambulance, pas de réseau. Il s'en va. Qques heures plus tard, je suis à l'hopital, av 8 de tension, apres qu'un couple d'allemand m'ait avancé jusqu'à un p'tit resto de routiers où une ambulance est venue me chercher. Je passe 2 nuits à l'hopital, ts les analyses sont bons. A partir de là le calvaire commence. Je vais encore, dieu sait pourquoi, faire 400 km av des jambes molles et l'esprit légèrement inquiet. La prochaine halte sera la derniere. J'arrive vanné à Las Grutas, petite station balnéaire ou je vais passer 3 semaines et rapidement me faire connaitre du personnel travaillant aux centres de premiers soins. Les premiers jours, j'ai l'impression de récupérer qque force, mais des dhiarrées me les prélèvent aussitot. Je refais une chute de tension et me déshydrate. C'était il y a peu pres un mois. Depuis, j'ai fait a peu pres ts les hopitaux de la province du Roi negro, où les médecins apres m'avoir fait perfusé et analyser reprenaient tous le meme refrain ("tu es très fatigué "), et n'ait jamais pu marcher plus de 300 mètres sans tomber ds une extreme fatigue (fatigue au point de ne presque plus pouvoir parler, fatigue au point de respirer difficilement). Apres plusieurs crises d'angoisse et trop de perfusions, j'ai fini par m' "auto rapatrier " (AVI a seulement financé le retour, évidemment ils allaient pas envoyer un hélico pr un gars qui est fatigué) de las Grutas en utilisant différents modes de transport dont j'esperais pouvoir me passer (taxi, avion, et entre les deux, fauteuil roulant). Pdt les trois semaines passées a Las grutas, j'ai toujours gardé espoir, et replongé le nez ds les cartes qd je sentais un léger regain d'énergie. Lors de mon rapatriement, qui s'est fait sur 4 jrs, apres avoir été refusé ds le premier avion bahia blanca / Buenos aire dont l'équipage me trouvait trop instable (je suis arrivé ds lavion nausééeux, tremblant, soutenu par deux gars de l'aeroport) et provoqué une petite panique ds l'équipage du vol Buenos aire / Paris, j'ai mangé 4 ou 5 biscuits et dormi à peu près 4 heures. Depuis une semaine que je suis rentré, je suis toujours traqué par l'angoisse, et incapable de marcher sur plus de 500 mètres.
Je suis juste fatigué...
Les alpinistes parlent d'un second souffle. Cela fait trop longtemps que j'y suis.
Qd on est jeune et crédule, on part à la diable, on voyage au jour le jour, et l'on croit avoir les coudées franches... Sans doute ai-je mal géré certains points de mon voyage... Mais qd même ! après 6 mois de voyage, est-ce possible qu'au fond de moi j'ai bu la derniere goutte d'eau ? Et qui a jamais connu un tel contrecoup à tous ces coups de pédale ? Apres un moi ds cet état, j'ai l'impression d'une vieillesse plus que d'une fatigue. | | | À: Laddakh · 16 mars 2007 à 19:28 Re: Endurance à vélo Message 2 de 26 · Page 1 de 2 · 2 749 affichages · Partager salut
je te conseille de consulter au CHU (centre hospitalier universitaire) près de chez toi en médecine infectieuse peut être as tu choppé un parasite quelconque pas toujours facile à identifier eux ils ont l'habitude des pathologies parfois tordues et inhabituelles de voyageurs en plus les consultes sont gratuites dans le secteur public si tu as carte vitale + mutuelle bon rétablissement Alain | | | À: Mimialain · 16 mars 2007 à 22:28 Re: Endurance à vélo Message 3 de 26 · Page 1 de 2 · 2 704 affichages · Partager salut
je te conseille de consulter au CHU (centre hospitalier universitaire) près de chez toi en médecine infectieuse peut être as tu choppé un parasite quelconque pas toujours facile à identifier eux ils ont l'habitude des pathologies parfois tordues et inhabituelles de voyageurs en plus les consultes sont gratuites dans le secteur public si tu as carte vitale + mutuelle bon rétablissement Alain
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Ton récit me fait plus penser à une maladie infectieuse qu'autre chose. Je ne suis pas médecin, mais vu ton âge et le "faible" kilométrage quotidien (les coureurs pro en font le double en course), je ne pense pas que tu sois fatigué par le petite reine.
Bon rétablissement à toi ! | | | À: Mimialain · 17 mars 2007 à 0:36 Re: Endurance à vélo Message 4 de 26 · Page 1 de 2 · 2 682 affichages · Partager bonsoir, je pense aussi que c'est microbien, mais je ne suis pas médecin non plus et la consultation en CHU est la meilleure solution; je ne traînerai pas à ta place vu ton état de fatigue; j'en profite pour saluer Alain, Montbrisonnais comme moi; çà fait toujours plaisir de voir que dans sa ville, il existe des personnes qui ont les mêmes passions que toi, ici en l'occurence: vélo et camping car; à un de ces jours Alain j'espère;
André | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 2:35 Re: Endurance à vélo Message 5 de 26 · Page 1 de 2 · 2 668 affichages · Partager Je te souhaite de bien te reposer, de savourer l'instant présent, de reprendre des forces, et de bien te rétablir.
En attendant ton prochain trajet...
Bon rétablissement! | | | À: Tofonzeroad · 17 mars 2007 à 12:27 Re: Endurance à vélo Message 6 de 26 · Page 1 de 2 · 2 626 affichages · Partager Salut
Merci de vous pencher sur mon cas
J'ai eu le droit a 3 analyses de sang et 3 analyses d'urine en Argentine (je précise que ce pays est assez développé sur le plan médical) qui n'ont jamais rien révélé. Et si j'ai bien été embarassé durant mon voyage par des maux de ventre intempestifs, je n'ai eu ni dhiarrées ni vomissements depuis ma première chute de tension. J'ai donc du mal a croire aux agissements sournois d'un microbe, amibe ou autre, qui se manifesterait a mon avis de maniere plus violente. Je viens d'avoir les résultats de nouvelles analyses sanguines, faites ce coup ci en France. Toujours rien à signaler. J'attends cependant toujours les resultats d'une coproculture. Mon généraliste est du meme avis que les médecins argentins auxquels j'essayais d'exposer mon cas. Un effort démesuré au vu de mon alimentation. Durant ma traversée du désert je ne mangeais que pates, bananes, pain av boites de thon, au Sénégal je tournais toute la journée au pain " nutella ". Je dis : mais apres avoir pédalé 6 mois, on est plus fort que jamais, on tombe pas ainsi comme une mouche, presque du jour au lendemain! On me dit : mais justement, c'est ca le probleme, tu as pédalé 6 mois en puisant ds tes reserves sans jamais les recharger. Maintenant tu es vidé. Mouais... | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 13:43 Re: Endurance à vélo Message 7 de 26 · Page 1 de 2 · 2 615 affichages · Partager Salut,
J'ai eu la meme en Inde apres analyse c'etait une epathite A.....3 mois de repos et je suis reparti.
Continue a faire des checks chez different medecins, il doit y avoir un service des maladies tropicales vers chez toi ??
Enfin bonne chance mec.
Fais nous signe et si tu trouves ce que c'est n'oublies pas de venir nous dire ce que c'est.
@+ Stefan. | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 15:48 Re: Endurance à vélo Message 8 de 26 · Page 1 de 2 · 2 606 affichages · Partager Il faut bien sûr attendre les dernières analyses parasitologiques et infectieuses, et traiter ce qui devra l'être éventuellement. Mais à part cela, à la lecture de ton régime alimentaire, il me semble que cela manque terriblement de produits frais et donc de vitamines, oligo-éléments, et acides aminés essentiels ! Les bananes sont le seul fruit que tu cites.... Les boîtes de thon, tu pourrais sûrement les remplacer par du poisson (à peu près) frais (mais cuit !) dans les pays où il y en a. Le Nutella, c'est un "produit du gavage", pas grand chose de plus. Certaines ressources alimentaires locales, notamment en céréales et légumineuses, font leur preuves aussi, il faut juste oser laisser (en grande partie) de côté les ouvrages de conseils académiques occidentaux pour touristes en bus et 4 X 4 qui ne bougent que l'index pour le déclencheur de l'appareil photo et doivent reprendre "lundi prochain sans fautes" le boulot.... Se méfier des viandes, certainement, par contre, c'est souvent de là que viennent les pires cochonneries.
Et si la consommation de fruits et crudités te fait craindre des ennuis intestinaux infectieux, alors la prochaine fois emporte au moins un mélange de polyvitamines et autres oligo-éléments bien dosé, en demandant conseil à ton médecin.
Poursuivre ses chimères mérite bien un peu d'effort diététique, non ? | | | À: Vieuxpicard · 17 mars 2007 à 18:00 Re: Endurance à vélo Message 9 de 26 · Page 1 de 2 · 2 586 affichages · Partager Je suppose qu'une hépatite A est autrement plus foudroyante et identifiable... J'ai pas le foie qui tiraille, je digère bien, j'ai seulement plus de forces... et depuis 10 jours plus d'appétit et de gros troubles du sommeil. Alors maintenant que le moral encaisse et que mes nuits sont blanches, je m'étonne moins d'être fatigué, mais ds le fond, je sais pas pourquoi j'ai pas réussi à me remettre sur pied, la bas en argentine, alors qu'on m'a réhydraté et que j'ai relativement bien bouffé, persuadé de retrouvrer forces. J'y croyais dur comme fer !
Apres resultats de la coproculture, il me restera plus qu'à accepter l'idée que j'ai mal géré voyage. Durée des étapes, bouffe, sommeil.
Vieuxpicard : merci pr le menu des années de voyage à venir ;) J'étais surement "carencé " en protéines, mais 6 mois sans elles, a 23 ans, ca devrait tenir nan ? C'est vrai maintenant, av des conseils avisés, je pourrai assurer le plein de protéines et de vitamines en bourrant mes sacoches de simples gellules. Spiruline ? Sinon pr ce qui est de la viande argentine, j'aurai vraiment du y faire plus honneur... pareil j'aurai pu profiter des eaux poissonneuses de la côte nord ouest africaine... pff la technique pain bis et saindoux pr garder les sous et aller plus loin, c'etait vraiment une connerie...
Mais la vraiment, sacrebleu, j'aurai besoin de Panoramix ! | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 18:27 Re: Endurance à vélo Message 10 de 26 · Page 1 de 2 · 2 580 affichages · Partager Bonjours, ce que tu racontes et vu le nombrede tests médicaux négatifs que tu sembles avoir subit pourrait etre également un épisode de dépression;avais tu souvent envie de pleurer;avais -tu parfois une sensation d'angoisse et de "mort imminente ?", as-tu essayé d'envisager dans cette voie l'origine de ta "grosse fatigue ?"Amicalement, Alain | | | À: Scouf · 17 mars 2007 à 19:18 Re: Endurance à vélo Message 11 de 26 · Page 1 de 2 · 2 568 affichages · Partager Envie de pleurer : peut-être sur la fin, oui, à l'idée que j'allais peut-être devoir rentrer. Mais je voulais à tout prix rester, ce voyage me comblait, et j'étais sur la roue comme ds mon élément. Mentalement, il y a eu un soir, au bord de la route, où je me suis senti traqué, pourchassé par des idées noires. Légère crise d'angoisse que j'ai fini par refouler. Mais c'était déjà apres mon premier séjour à l'hopital, suite a ma chute de tension et à ma déshydratation. On m'a dit que la déshydratation pouvaient provoquer des troubles de la conscience. Puis au fil du temps, voyant que mes forces ne me revenaient pas, cloîtré que j 'étais ds une auberge, av des difficultés croissantes pour me nourrir et pour dormir, av des crises d'angoisse de plus en plus fréquente (survenant en général à la nuit tombante), j'ai pensé à une dépression, ou à un pétage de plombs. Mais vraiment, il ya eu cette chute de tension, alors que tout allait bien, ce facteur déclencheur qui a mon avis est avt tout d'ordre physiologique.
Si je devais faire une dépression, c'était vraiment pas en Argentine, pays que j'attendais av impatience, où les gens m'acceuilllaient à bras ouverts, où se profilaient, dans l'horizon dévasté de la pampa, la chaîne des Andes. Par contre maintenant que je suis en France, oui, je sens, en plus de mes crises d'angoisses et de mon immense fatigue, un fond dépressif, cette affligeante impression d'un avortement... | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 20:32 Re: Endurance à vélo Message 12 de 26 · Page 1 de 2 · 2 556 affichages · Partager Un état dépressif ou d'angoisse arrive d'un coup parfois sans qu'on en trouve la raison. Ca peut même arriver au moment même où tu devrais au contraire être content ou heureux. Plus rien ne t'interesse même les choses qui te tenaient à coeur. Le corps peut accumuler jusqu'à un certain point mais à partir du moment où tu dépasses ce point, tu te retrouves dans un état qui n'a rien à voir avec ce que tu as connu ou ce que tu as été jusque là. Quand tu dis qu'à 22 ans ont peut accumuler la fatigue puis récupérer quand on veut, c'est vrai mais jusqu'à une certaine limite qu'il ne faut pas dépasser. Le corps humain est une machine qui a ses limites. On peut prendre l'exemple d'un bâton: on peut le plier plus ou moins fort, il revient à sa place mais si on va trop loin, il se casse. La déprime peut aussi être favorisée par une mauvaise nutrition. Fatigue physique+mauvais équilibre nutritionnel peut engendrer cette maladie. | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 21:35 Re: Endurance à vélo Message 13 de 26 · Page 1 de 2 · 2 538 affichages · Partager Dis, tu serais pas enceinte par hasard ? Je déconne, mais l'analogie c'est que je peux te dire, comme beaucoup d'autres, que l'accumulation de fatigue, même "saine", et d'émotions est un cocktail détonnant qui même si on est en parfaite santé et avec une bonne hygienne de vie entraine des phénomènes inexpliqués dans le genre de ceux que tu vit. Pour te dire je suis même tombé dans les pommes quelques secondes le jour où ma fille a fait sa première grosse fièvre ! Pourtant je suis 2eme dan d'aikido, j'ai bu l'eau d'un tas de pays exotiques, je fais du vélo tous les jours... Mais à chaque petit épisode de santé bizaroïde, que ce soit pour moi ou ma moitié, le diagnostique et les analyses sont simples : repos, les batteries sont à plat. Pour te rassurer, maintenant qu'on commence à faire des nuits complètes, la machine répond à nouveau.
J'espère donc que tu n'as qu'un coup de pompe, ce qui n'arrive bien sûr pas à ce qui ne font rien et c'est pour ça que tu dois te sentir seul. Courage, car c'est parfois quand on tombe qu'on arrive à rebondir. Les récits d'aventuriers sont remplis d'exemples identiques. N'hésites pas à faire toutes les analyses qui pourront sûrement te rassurer et tiens nous au courant. | | | À: Laddakh · 17 mars 2007 à 23:10 Re: Endurance à vélo Message 14 de 26 · Page 1 de 2 · 2 516 affichages · Partager Bonjour Laddakh,
J'ai lu ton messsage avec beaucoup d'attention...je ne suis jamais partie aussi longtemps en voyage à vélo, je n'ai donc pas de référence par rapport à l'effort physique sur une si longue période mais j'en ai d'autres. Je ne suis pas médecin mais je m'intéresse beaucoup à la santé, aux médecines alternatives, à la relation corsp/esprit etc.... POur ma part, je ne crois pas que tu aies pu être dans un état de carences en vitamines et oligo-éléments (même si effectivement ton régime alimentaire en a été beaucoup dépourvu pendant 6 mois) au point d'être aussi diminué physiquement et incapable de marcher si brusquement. Je crois que le corps, si le mental suit, est capable de beaucoup plus qu'on ne le croit.... Pour te citer un exemple, j'ai fait une semaine de jeûne avec randonnée pédestre en 2001. Je marchais 4 à 6 heures par jour sans manger (juste boire), et après un état de fatigue passager le deuxième jour, je me sentais mieux de jour en jour, avec un regain d'énergie au lieu d'avoir les forces qui diminuent, comme on aurait pu le croire. Je ne suis pas un cas unique, tous ceux qui s'essaient au jeûne connaissent les mêmes phases d'évolution positive.
En ce qui te concerne, je pense plutot-comme le suggérait un peu les internautes du bas de page en parlant de dépression- que ton corps a voulu te dire qqch, peut-être te mettre en garde contre un danger que tu refusais de voir, au point de t'empêcher de poursuivre ton voyage. Il y avait visiblement urgence à tout interrompre. Maintenant, il est peut-être important que tu te demandes pourquoi (pourquoi ton désir de voyage par exemple? etc...), peut-être nécessaire de faire un peu d'introspection.... Enfin, Je ne veux pas faire ma psy à deux balles, mais je sens un truc comme çà....car je ne crois pas qu'à 22 ans on puisse manquer à ce point d'énergie physique en étant un sportif endurant. Le blocage est à mon avis ailleurs....et puis si ton corps avait été carencé, la fatigue aurait été beaucoup plus progressive et non pas si subite. Cela me fait penser à un choc émotionnel, en biodécodage. Ca te dit qqch? | | | À: Lilyprune · 18 mars 2007 à 8:10 Re: Endurance à vélo Message 15 de 26 · Page 1 de 2 · 2 498 affichages · Partager En tout cas, si ca ne va pas mieux, va voir un psy, c'est a a que ca sert, quelqu'un de confiance a qui tu pourras "balancer" ce que tu as sur le coeur, il y a aussi des medicaments qui peuvent aider a surmonter une difficulté passagére, j'ai perdu personnellement beaucoup de temps avant d'oser le faire.Mais n'oublie pas que Neruda, Kerouac, c'est de la littérature, tres belle, mais que la réalité c'est autre chose et qu'il faut patfois savoir faire la différence et redescendre sur terre.Amicalement, Alain | | | À: Scouf · 18 mars 2007 à 17:12 Re: Endurance à vélo Message 16 de 26 · Page 1 de 2 · 2 419 affichages · Partager Salut Scouf,
Comme tu m'as adressée la réponse, je voulais avoir une précision...le conseil d'aller voir un psy, c'est pour moi ou pour LAddakh? | | | À: Laddakh · 18 mars 2007 à 23:53 Re: Endurance à vélo Message 17 de 26 · Page 1 de 2 · 2 359 affichages · Partager Je te souhaite un prompt rétablissement....Je te conseille de consulter dans les hôpitaux militaires (Desgenettes à Lyon possède un service spécialisé dans les maladies tropicales-Consultation ouverte au public également)si ton état ne s'améliore pas.... Les médecins militaires sont assez compétents dans cette spécialisation car confrontés à ce genre de pathologies du fait de l'implantation de groupes armés un peu de partout dans le monde.... N'hésite pas à en parler à ton généraliste... La cyclote. | | | À: Laddakh · 19 mars 2007 à 10:40 Re: Endurance à vélo Message 18 de 26 · Page 1 de 2 · 2 325 affichages · Partager Salut Laddakh ! Comment ça va !?... Pour ma part je crois qu'il faut que tu creuses au moins trois des raisons que les cyclos de VF ont invoqué :1 - consulter un service hospitalier de médecine tropicale pour te faire un check-up complet. 2- ton alimentation a sans doute provoqué des carences que tu n'a pas su rattraper quand c'était possible en mangeant mieux quite à te payer des petits resto pas chers. 3 - tu as sans doute un peu surestimé ta résistance physique et ton endurance en démarrant ton voyage trop fort. On ne peut pas se comparer avec les coureurs du tour, ça n'a absolument rien à voir !
Dis-nous plus de ce qu'ont été ces premiers mois au niveau kilomètres parcourus en tout, journées de repos et durée et contenu du voyage projeté...
C'est assez "normal" de vouloir rouler fort pour un jeune cyclo, beaucoup sont passés par là (moi compris), avant de réaliser que le voyage à vélo se fait aussi bien en roulant moins et en profitant sans doute plus des endroits que l'on traverse. Je crois sincèrement que si tu as un petit coup de déprime c'est sans doute que tu vois ton rêve s'écrouler sans solution apparente de retour de ta forme physique... ça va revenir avec du repos et de l'investigation médicale. Je te souhaite de repartir au plus vite ! Tiens-nous au courant. | | | À: Ciclomundo · 19 mars 2007 à 19:43 Re: Endurance à vélo Message 19 de 26 · Page 1 de 2 · 2 263 affichages · Partager Ben ecoute ca va ciclomundo J'ai un peu l'impression d'être arriver à Ushuaia finalement, mais alors ds son bagne, tout au bout du bout du monde, av un maton nommé FATIGUE derrière la porte de ma cellule et l'océan sous la fenêtre. L'impression d'être pris au piège. Mais j'ourdis déjà des plans pr m'échapper, parmi lesquels du repos, une bonne bouffe, et la lecture (qui m'a toujours invité au voyage).
Merci pour vos commentaires. Aussi vrai que la fatigue nous vient progressivement, une dépression ne peut a mon avis pas frapper un cycliste enjoué du jour au lendemain et lui faucher les deux jambes. J'insiste sur la déshydratation et la chute de tension brutale, qu'aucun de vous n'a visiblement trop prise au sérieux. En jetant un coup d'oeil derrière l'épaule, je me rends qd même compte que ce voyage était très mal géré, et que cela reste très difficile pour ceux d'entre vous qui essaye de m'aider, ainsi que pr les médecins, de comprendre comment les choses ont pu a ce point se dégrader. D'abord il y a cette espèce de ruée à travers la France et l' Espagne... On dirait un cycliste en cavale qui vient de braquer une banque et qui s'en va les sacoches bourrées d'or. En fait ds mes bagages il y a pres de 40 kilos, dont une dizaine, sinon plus, de livres. Premiere grosse connerie. Deuxieme " connerie " : je ne suis pas entrainé. Ou plutot si, mais voila... en allant, etudiant assidu que j'étais, trimestriellement à la fac, distance d'à peu pres 3 km, pr torcher mes partiels. En faisant qques centaines de kilomètres sur l'espace d'un mois, à la diable, juste apres m'être remis d'une sciatique qui m'a handicapé pres de 2 mois. Bref le vélo j'ai jamais trop aimé ca, mais comme j'ai pas mon permis et que javais pas de thune, jai préféré la reine a la trotinette pr me lancer ds un excentrique tour du monde, qui a effectivement foiré. Sur mon carnet de bord, je vois par exemple, pdt la traversée de la France, une étape d'une douzaine de jours sans repos. Je prends meme pas le temps de piocher ds mes 10 kilos de bouquins. Je ne profite pas plus des liasses de billées braquées pr me payer des camping, et qd je marrete ds ces lieux de repos, cest en général pr me sauver des l'aube et filer à l'anglaise avt que le receptionniste soit levé (je me suis une fois retrouvé a traverser un bois, vélo sur l'épaule, bagage suivant, pr sortir d'un camping sans bourse délier). Ensuite la cavale reprend, jusqu'à l' Espagne. La je vais faire sauter les mailles des nombreuses sierras, tjrs av du pain, des bananes et des boites de patés ds le ventre, et ces tonnes de livres qui ne serviront pas plus à allumer un feu qu'à me cultiver, puisqu'ils resteront toujours ds le fond de mes sacoches. Bon je traine en longueur. En tout cas, en étudiant un peu mon carnet de route, je me rend compte que la bibliotheque ambulante fait parfois des étapes de plus de 10 jours sans s'arreter, ce qui n'est peutetre pas tres raisonnable, surtout en Espagne ou le terrain est difficile mais où je suis en pleine forme (assez pr monter jusqu'a 3200 metres, tt en haut de la sierra Nevada, et redescendre en trouant la brume et poussant maints cris barbares)
AU Maroc, les difficultés commencent, sous la forme de maux de ventre à répétition autrement plus décourageants que les dénivelés du Riff. J'avoue m'être souvent dit " stop j'arrête " entre deux gemissements, accroupi ds les champs. Un brin d'herbe entre les dents. Mais bien sur c'est l'estomac qui parlait, et finalement il avait jamais le temps de me convaincre. Une fois vidé, je repartais, av cette impression d'être quitte maintenant. Non mais ! A Casablanca, je choppe une belle tourista. Ce coup ci je me releverai qu'au bout d'une semaine. Et encore, apres ce laps de temps, les jambes restent tres molles, le retour en selle (sans jeu de mot) difficile. Mais j'ai encore beaucoup de réserves, les jambes reprennent du tonus et je m'en vais vainqueur ds les premieres effluves de bouse de chameau. Je franchis le no man's land de 20 km (certains disent 3, dautres 4, dautres 8, moi, apres lavoir fait, franchement je dis 20) en zigzaggant entre les mines, à la barbe du front Polisario. Je me sens héroique :)
Tout ca en ayant déféqué entre les dunes en l'honneur de Saint Elme, dont chacun sait qu'il fut supplicié à l'endroit très saint des intestins, enroulé autour d'un treuil et tiré jusqu'au bout en dehors du ventre. | | | À: Laddakh · 19 mars 2007 à 20:24 Re: Endurance à vélo Message 20 de 26 · Page 1 de 2 · 2 255 affichages · Partager Arrivé au Sénégal, je suis fatigué, mais c'est cette bonne fatigue qui vous fait peser fort sur la terre et vous donne l'impression d'exister, d'avoir pris de l'épaisseur et de l'étoffe en pédalant. Saine fatigue qui miraculeusement s'évapore au matin suivant. Apres une semaine de repos (en fait j'ai l'impression d'être plus fatigué qd j'arrête de pédaler, et c'est aussi pdt mes haltes que surviennent le plus svt mes maux de ventre) a Sally, exécrable enclave touristique, je repars a dakar. En traversant la banlieue sud de Dakar, je me tiens autant le ventre que le guidon. Arrivé au Club de voile où je compte trouver un bateau pr rallier le Brésil, la gastro, que je trainais sans doute deja depuis qque temps, m'oblige à aller voir un médecin qui me donne des antiobiotiques. Je reste a peu pres 10 jrs a me trainer ds le club au milieu des loups de mer. Comme a Casablanca, c'est une gastro qui m'épuise pdt de nombreux jours, mais dont je vais finir par me remettre. Seulement j'ai du perdre dejà pas mal de poids, peutetre meme me suis -je déshydraté, puisque je ne buvais presque pas d'eau (j'ai rarement bu plus d'un litre d'eau à part en Mauritanie où j'ai réellement senti la soif). Je menvole pr l' Argentine, je passe une semaine a buenos aire et repart sans un gd soleil. En fait au bout du 4 ieme jour je sens que je sens que j'accuse le coup, j'ai encore eu des maux de ventre et brusqement perdu l'appétit. Les jambes sont molles. 5 ieme jour je m'effondre, puis reste 2 jours à l'hopital, et 5 jours ds 1 camping. Pdt cette halte, j'ai déjà du mal a me déplacer, a chaque déplacement que je fais pr aller en ville faire mes courses, cest a dire qques kilometres, m'enlevent toutes les forces que j'ai l'impression de récupérer. Je décide qd meme de repartir pr une étape de 400 km, monumentale connerie, durant laquelle j'aurai de gros coups de barre. Mais maintenant je les sens venir et m'arrete juste avt de ne plus pouvoir me relever, juste avt ce seuil ou les forces ne reviennent plus. Je suis comme une bangnole av un tout petit reservoir, qui s'arrete ts les 10 km pr refaire son tout petit " plein ". Bref je pédale sur la corde raide. Je boucle l'étape tant bien que mal, me repose un jour, et repart pr une etape de 200. C'est seulement de la lande. Je crois pouvoir la boucler en 2 jrs. Cela fait maintenant deja longtemps que je suis épuisé, une dizaine de jours, mais je n'ai jamais senti de troubles psychologiques. Je me suis fait un ami à l'hopital qui m'a offert une sorte d'amulette. J'irai jusqu'à Ushuaia, et serai d'autant plus content d'y arriver apres ces coups durs. Bref, je convertis tout en énergie positive. Premier jour ds la lande, tres faible, je pédale reguilerement mais en poussant à peine sur les pédales pr preserver mes maigres forces. Le soir, pr la premiere fois, en pleine lande, je sens que mes oreilles bourdonnent, le vent m'est insupportable, tout est extremement sombre, la nuit s'écroule sur moi, je me sens extremement angoissé. Premier crise d'angoisse. Lendemain vers midi, je marrete, je sens que ma tension flanche et que cela va devenir impossible. Je prefere garder juste un peu de force pr lever le pouce, en plein cagnard. Une voiture passe ts les 10 minutes, et je n'ai plus qu'un fond de bouteille. J'agite ma bouteille d'eau et finit par etre pris par 1 pick up qui me laisse 35 km plus loin a une station essence. Il me reste 15 km, que j'arrache en 3 fois. J'arrive en titubant a Las Grutas, où s'arretera mon voyage. Premier jour ds 1 camping, je crois récupérer un peu de forces, je suis invité a droite a gauche par les familles argentines en vacances, et suis super content. Le lendemain, re maux de ventre qui m'achevent. Le lendemain soir je fais une crise d'angoisse assez violente, le lendemain je vais a lhopital, au bord des vappes. 8 de tension, déshydraté. J'y retournerai plusieurs fois, tjrs a moitié ds les vappes, les jambes ne soutenant plus rien, av à la clé mon biberon de sérum vitaminé. A ma 4 ieme visite, une infirmiere me signale que je bois pas assez, que je suis encore déshydraté. Les crises d'angoisse se rapprochent, je commence a perdre appétit et sommeil. Je me force a boire. Depuis ma premiere déshydratation, il m'arrive assez souvent de pisser abondamment, genre ts les 10 min, transparent. L'eau passe a travers moi. On me dit que les reins prennent le sel des muscles. On me repete que je suis épuisé, au bout du rouleau et qu'il faudrait mieux rentrer. Je finis par m'avouer vaincu.
Maintenant oui, depuis mon retour, et peutetre sur la tte fin, en Argentine, j'ai senti un certain découragement, une certaine solitude qui pouvait ressembler a une dépression. Mais c'était d'avoir trop lutter pr rien, sans aucun retour de force, c'était de ne plus comprendre, d'avoir peur d'etre en difficulté, peut etre gravement touché. Avt ce découragement, il s'agissait d'angoisse, de peur panique, de " troubles de la conscience " (impossible de se concentrer par ex) surement provoquée par la déshydratation.
J'ai eu hier, par l'intermédiaire d'une personne, d'une personne travaillant a l'hopital des armées de Brest et qui a l'habitude de voir dses gens déshydratés. La déshydratation est qque chose dont on met parfois beaucoup de temps a se remettre et provoque souvent des troubles psychologiques.
Pr moi je penche plutot sur l'idée d'une déshydratation dont je n'ai pas réussi a remettre, et que j'ai aggravée en poursuivant betement mon effort. Je me suis jeté ds un engrenage. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 20 263 visiteurs en ligne depuis une heure! |