2/07
Je suis inquiète : la lumière qui filtre a travers les rideaux ne me convaint pas. Ce n’est pas lumineux. Je saute du lit et constate ce que je pressentais : gris, GRIS, GRIS ! Arghhhhh ! Je me décide donc. Départ tranquillou, petit déj au lodge (très moyen et pas donné...), puis les points de vue. Nous croisons un proghorn, un des rares que j’arriverai à photographier car suffisament proche (mais quand même un peu trouble !).
Je nous laisse en réserve
Queens Garden et
Navajo Loop pour l’après-midi. Avec un peu de chance, le temps changeant rapidement, cela va s’arranger. J’aime particulièrement Natural Bridge.
Mais sous le ciel gris, c’est un peu triste même si les couleurs restent très vives.
Un squirrel trop mignon se laisse admirer sur toutes les coutures.
Un joli mâle tangara à tête rouge :
L’après-midi, c’est : pire ! Pour passer le temps, nous faisons laver la voiture. Finalement, les rayures, une fois la voiture propre, sont moins effrayantes que prévues. Cela me console un peu. Nous décidons de faire le check-in du Ruby’s Inn que nous avons réservé pour la nuit suivante (Et oui, un an auparavant, le Canyon Lodge était déjà complet pour cette seconde nuit...). Nous trouvons notre chambre, pile devant la jolie piscine et le jacuzzi. Par contre, elle donne sur le parking où viennent livrer les camions.
Nous nous apprêtons à ressortir quand éclate un violent coup de tonnerre et voilà comment nos belles randos se transforment en descente au laundry du coin pendant que les garçons se jettent dans la piscine. Ah, le laundry ! Très pro de la question, nous nous dirigeons droit vers les séchoirs à linge, que nous commençons à remplir d’un air convaincu. Personne ne saura que c’est notre première fois... Sauf que tout le monde se gondole !??!
Bon Ok. Il n’y’a plus qu’à demander de l’aide à un couple d’italien pour savoir comment tout cela fonctionne. Ah oui, en fait les lave-linges sont devant nous... ¾ d’heure plus tard, nous nous amusons bien de voir arriver un couple qui se dirige avec leur linge sale, droit vers les sèche-linges. Chacun son tour d’avoir l’air finaud... Vers 19:00, un dernier coup d’œil au ciel nous surprend : un vrai rayon de soleil. Un coup d’œil à Francesco me suffit pour savoir que l’on s’est compris... Course à la voiture et nous fonçons vers Natural Bridge pour la seconde fois. Il est tard et plus je monte, plus je réfléchis que situé comme il est, nous risquons de le voir à l’ombre. Arrivés sur place, cela se confirme : toute cette route pour rien ! Bon nous redescendons et faisons quelques points de vue.
Comme la veille, nous bénéficions d’un soleil couchant et d’une belle lumières pour quelques minutes somptueuses !
Nous nous promettons de revenir un jour pour randonner dans ce magnifique parc ! En attendant, la lumière s’amenuise et des teintes plus rosées se dévoilent :
Nous récupérons les garçons et dînons sur place. Mouaif : peut mieux faire. J’ai pris le buffet et le rayon des gâteaux pourtant bien fourni est assez pitoyable. A peine mieux pour le plat de mes 3 hommes. Il faut pourtant prendre des forces : demain rando à cheval !
3/07
Ciel bleu ce matin ! Tant mieux. Nous nous pressons et rejoignons le hall d’entrée du Ruby’s pour le rendez-vous à 8 :00. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir faire une rando à cheval. Comme nous, tous ont signé une décharge détaillant en long et en large tous les malheurs pour lesquels nous ne sommes pas couverts. On nous entasse dans 2 fourgonnettes dont l’odeur nous met tout de suite dans l’ambiance et rejoignons notre lieu de départ situé dans Red Canyon. C’est une ballade d’environ 3h:00. Nous ne sommes pas de grands cavaliers mais apprécions volontiers une rando à cheval. Les garçons sont ravis : visiter sans marcher reste pour eux le comble du luxe. Les selles sont confortables : nous avons connu bien pire. Notre petit groupe est encadré de plusieurs cow-boys affublés de cuir pour protéger leur jeans et de beaux chapeaux de cow-boys.
Magnifiques décors et ballade sereine au sein de hoodoos très colorés.
Nous apercevrons quelques biches. Nous ne ferons pas une boucle mais un aller-retour. Quand nous descendons de cheval quelques heures plus tard, nous avons tous les 4 les jambes arquées et marchons comme si le cheval était encore là. Le Ruby’s avait envoyé sur le début du parcours un photographe sur place et l’on nous remet chacun, et gracieusement, une photo montage « Reward » de nos exploits. C’est bien organisé et très sympa.
L’après-midi est chargée, nous partons découvrir cette fameuse Scénic Byway 12 dont tout le monde dit le plus grand bien ;
Une fois de plus le temps se couvre !
Une pause quand même pour les sandwichs. Francesco qui a branché son MP3 dans la voiture nous fait écouter des chansons napolitaines, dont l’une concerne justement les
Etats-Unis. “Andiamo in America”. L’accent napolitain est à mourir de rire et le texte se prête si bien à nos aventures que nous nous les repasserons en boucle de bien nombreuses fois. Elle nous déclenchera systématiquement bonne humeur et allégresse jusqu’au bout de notre voyage. Et voilà comment une chanson napolitaine va se retrouver être le symbole musical de notre voyage ! Oui, nous avons aussi écouté un peu de country mais une mauvaise réception nous a finalement fait écouter bien plus notre MP3 que la radio...
Nous empruntons la Hole in the rock road. Je compte rejoindre Devils Garden. Il refait beau mais je surveille du coin de l’œil un amas de nuages noirs à ma droite. Tout est bleu à ma gauche. Les miles de la piste s’enchaînent et le noir commence sérieusement à empiéter sur le bleu. Maintenant j’aperçois les traînées de pluie et même des éclairs. Bon, avec un peu de chance, ça devrait passer... Ben non ! A peine arrivés sur place le déluge s’abat sur nous. J’ouvre la fenêtre pour tâcher de faire 2 photos mais les bourrasques de pluie éclaboussent l’appareil.
Hors de question de sortir dans la boue qui s’est formée. Attendre, repartir ???
La route prend un aspect désolé et un orage de grêle aussi violent que soudain nous décide à repartir. En 4x4, nous passons sans problème. Par contre, des voitures de tourisme restent sur le bas côté, attendant de meilleures conditions. Quelques miles plus loin, c’est terminé. Voilà donc un jardin qui portait bien son nom ! Le ciel reste très nuageux. Quel dommage, car la portion de route entre Escalante et
Boulder était vraiment sublime. Zig zag de bitume au milieu d’un plateau de roches colorées. C’est magnifique malgré les nuages noirs à l’horizon!
Les miles s’enchaînent les uns aux autres.
Nous passons des cols. Dans une forêt de bouleau, nous voyons un urubu à tête rouge.
(pas aussi photogénique que le tangara !!!)
Notre but : Torrey. Pour la 1ère fois, nous allons expérimenter un B&B. Je veux d’abord joindre le Visitor Center de Torrey avant sa fermeture pour ma journée du lendemain. Nous rejoignons d’abord le centre d’informations touristique de cette petite ville. Une dame d’un âge certain est au téléphone depuis un moment, un long moment... Un TRES long moment... Attendre, ou faire les 15 miles pour le Visitor Center avant sa fermeture ? Bon, la dame propose à son interlocutrice de la rappeler plus tard. Enfin ! Bonne nouvelle : le Visitor Center sera ouvert demain malgré la fête du 4/07. Elle nous gratifie de 2 posters, et se jette de nouveau sur le téléphone avant même que nous n’ayons fini de la remercier. Nous retournons en arrière de quelques centaines de mètres et arrivons devant le Torrey Pines Inn. Sur la porte de la maison, une grande affiche toute décorée nous indique que la propriétaire est absente et que la clef est sur la porte de notre cottage indépendant. Le petit chalet pour 4 est absolument coquet, charmant et parfaitement propre et bien équipé. Un de nos coups de cœur ! Et c’est pour 2 nuits : tant mieux !
Un petit mot des proprio pour indiquer qu’ils sont absents tout le week-end pour une convention. Une sœur n’habite pas loin. Nous pouvons l’appeler si nous le souhaitons mais comme d’habitude, notre téléphone n’a pas de réseau. Nous laisserons nos travellers chèques sur la table en partant (nous en avions emmenés quelques uns pour les prestataires qui n’acceptaient pas la CB) et trouverons un mail de remerciement au retour. Dîner au resto du
Austin Chuckwagon Motel. C’est correct en dehors de canapés si bas que nous n’avons guère de chemin à faire parcourir à la fourchette de l’assiette à la bouche... Sont-ils donc tous si grands ces américains ???
4/07
Encore une grosse journée aujourd’hui. Je souhaite faire Cathédral Valley et enchaîner sur la Scénic Drive..
Passage au Visitor Center. Je m’informe du temps, de la hauteur d’eau et de la facilité à faire le loop. La ranger n’est rassurante que sur la hauteur d’eau du gué. Pour le temps, les prévisions sont toujours en % : genre « 30% de risque d’orage... » et par ailleurs aucune garantie de ne pas se perdre. Zut ! je ne demandais qu’un vague encouragement et finalement, elle me stresse plutôt qu’autre chose.
J’avais décider de me mettre en mode 4WD, n’ayant utilisé jusqu’à présent que le AWD. Un essai quelques jours auparavant m’avait laissé circonspecte car une sonnerie stridente se déclenchait quand je passais d’un mode à l’autre. A
Bryce, j’avais toutefois repéré un possesseur du même Toyota
Sequoia qui m’avait expliqué qu’il faut être en position Neutral pour accéder au 4WD : là, j’ai beau essayer, ça sonne toujours... Soudain, miracle, ça ne sonne plus et je sens au comportement de la voiture que ce mode est bien enclenché. Nous sommes à l’embranchement, devant le gué de la Fremont River. Nous venons de déranger un héron. Pas le temps de sortir l’appareil et puis je suis occupée à examiner le niveau de l’eau : bon allons-y ! Qui vivra verra ! Finalement, ça se fait les doigts dans le nez... Je vous rassure, en ce qui me concerne, les doigts resteront sur le volant malgré tout...
Nous traversons les zones de bentonite, très coloré, à la consistance étrange quand on marche dessus.
Nous roulons doucement pour s’adapter à la piste plus ou moins cassante par endroit. Le ciel est bleu mais comme d’habitude, cela ne dure pas. Le soleil finit par être caché, évidemment quelques minutes après notre arrivée au premier overlook.
A partir de là, le soleil joue à cache-cache avec nous ! Je me rends bien compte du potentiel photo de cette magnifique vallée mais la lumière n’est pas avec nous ! Dommage ! Grrrrr !!! L’après-midi, même topo. De plus nous sommes à contrejour. Multiples arrêts tout de même, notamment à Temple of the sun, of the moon et le sympathique glass moutain que nous n’avons trouvé qu’en repartant.
Glass Moutain : colline d’environ 3m de pur gypse (sel cristallisé)
La route est encore longue et le ciel s’obscurcit de plus en plus.
Quelle lumière !
Nous rejoignons enfin la Hyway 24. Ne reste plus qu’à repasser en 2 roues motrices ! Plus facile à dire qu’à faire. Sonnerie stridente, et re, et re... J’arrête une voiture. Je commence mes explications mais la passagère me propose de poursuivre en français. Bon, cela prouve que mon accent est loin d’être au top. Enfin, je le savais déjà !!!. Bien que le mari descende, il ne m’est pas d’un plus grand secours que le mien de mari. On connaît ou bien, on ne connaît pas. Point.
J’arrête donc un second véhicule remorquant un bateau. C’est un américain et c’est un 4x4. Cette fois devrait être la bonne. Ben non ! Parce que lui, il a un 4x4 manuel et le mien est électronique. Alors, il ne sait rien. Au passage je remarque le vernis vert fluo de ses ongles de pied. Sans commentaire... Vu que l’orage éclate sur nous, il nous laisse rapido et je suis trempée. Nous décidons de repartir à toute petite allure en mode 4x4 sur l’asphalte. J’essaie encore et encore. Rien à faire. Et puis je finis par comprendre que même si le levier est sur la position Neutral, il faut que cela soit confirmé sur le tableau de bord, ce qui ne se fait pas forcément selon la façon de placer le levier. (vous me suivez ?...) Bref, miracle, ça repart ! sans sonner jusque « chez nous ». Exit la Scénic Drive vu le temps. Juste un arrêt pour un mignon petit mule deer gourmand.
Bon, ce soir je me coucherai un peu moins idiote que ce matin ! Après toutes ces émotions, nous décidons de dîner au Rim Rock Inn devant un superbe coucher de soleil (il nous nargue je suppose !!!).
Mon mari choisit un mixed grill et retrouve entre autres dans son assiette une... caille. Déjà qu’il n’aime pas trop la viande ! Cette pauvre bestiole fait un peu pitié par sa taille et la position de ses minuscules pattes. Adrien, qui n’en loupe pas une, nous fera des imitations de la « pôôôvre petite caille » pendant plusieurs jours au grand dépit de mon mari qui, affamé, avait finit par la manger.
Dodo car demain : grosse journée en prévision ! (enfin, comme d’habitude quoi...)
5/07
Nous partons de bonne heure. Cette fois, il fait beau et le restera toute la journée ! Nous passons devant Factory Buttes.
A Hanksville, nous prenons la 95. Premier arrêt à Little
Egypt, très facile à trouver. Ces champignons de pierre sont très jolis et compensent ceux de Devils Garden.
« Madame de Pompadour » :
Nous restons presque une heure sur le site mais la chaleur nous fait apprécier le retour à la voiture et sa précieuse clim. Second arrêt à Hite overlook.
Quel sublime panorama ! mais plutôt à contrejour pour les photos !Nous longeons le
Lake Powell avant de le traverser.
Je retrouve mes formes préférées de roches arrondies aux délicates teintes rosées.
Nous poursuivons jusqu’au parc de
Natural Bridges National Monument. C’est là que nous déjeunerons pendant qu’un geai bleu tournicote autour de nous.
Nous parcourons rapidement le loop de ce parc en voiture. Charmant petit parc avec de jolies vues... de naturals bridges !
Bon, ce n’est pas le tout, mais la route est longue... Nous empruntons ensuite la 261. Je propose d’aller au Muley Point Overlook. La piste est beaucoup plus longue que je ne m’attendais pour y arriver !
Mais le point de vue est encore démentiel !
Je pense que le point de vue de Gooseneck sera un peu identique quant aux roches. Je décide donc de zapper celui-là. Nous descendons la Moki Dugway prudemment et sans problème.
Nous traversons cette immense vallée et passons devant le célèbre chapeau de Mexican Hat.
Cette colline semble décorée à l’indienne, à moins que... les déco indiennes ne s’inspirent de ces collines !
Nous traversons la
San Juan River. J’hésite à prendre de l’essence, regrette après coup de ne l’avoir pas faite ignorant où sera le prochain poste. Finalement, je la ferai le lendemain au Gouldings et même, bien moins chère ! Nous arrivons enfin, après toutes ces heures de voyage, à
Monument Valley, encore un endroit mythique ! Il est 15h00. Nous faisons le check-in au tout nouveau View : la chambre est dispo. Nous arrivons au 3ème étage, ouvrons la porte et... QUELLE VUE !!!
Je ne regrette pas le prix. Toute le monde reste la bouche en cœur ! Nous trouvons avec difficulté un engin pour poser nos nombreux bagages et également un ascenseur. Les nombreux escaliers nous avaient fait craindre l’absence de ce précieux lift. Bref, c’est aux alentours de 16h00 que nous attaquons la fameuse et chaotique piste. Un soleil bas nous donne une très belle lumière. Quel plaisir !
Selon l’endroit de la piste, nous sommes parfois à contrejour. Avec les nombreux arrêts photos, il nous faudra 2h00 bien comptés pour la faire. Les ombres s’allongent rapidement. Il n’aurait pas fallu partir plus tard !
Bigre ! Après une telle journée, la faim se fait ravageuse ! Aller ! Dîner au View avec la view ! Je teste le fried bread, servi en entrée avec sucre glace et miel. Commencer par le sucré ne me gêne pas. J’adore ! Je poursuis avec un autre plat
navajo où haricots rouges, légumes et salade sont également servi sur du fried bread. Copieux, mais très bon ! Je vais donc dépasser mes limites et prendre un dessert. J’en avais repéré un sur un présentoir qui me plaisait beaucoup. Après moult déductions, je décide qu’il doit s’agir d’un cheese cake. Erreur ! D’ailleurs je déteste ça ! Tant pis pour moi... En sortant du resto, nous voyons un vieux western projeté sur un mur, avec évidemment John Wayne en VO, et nous passons juste au moment où la diligence passe dans
Monument Valley. Ca le fait, alors nous restons un moment sur la terrasse. C’est quand même magique de regarder ce film et de se retourner pour voir un tel décor en vrai.
6/07
Dès que nous voyons la lumière filtrer sous les rideaux, nous nous levons d’un bond avec mon mari pour admirer le lever de soleil depuis la terrasse. Jamais je n’ai émergé si vite de mon lit. (Il n’y a qu’à me voir d’habitude avant de partir au boulot)... Nous ne sommes pas les seuls. Il est 5:30 et tout l’hôtel est au balcon ! Il faut dire que c’est magique !
Une photo est une chose, mais le vivre en est une autre ! Après le petit-déjeuner au View, moins cher car nous avions obtenu des coupons de réduction au check in, nous partons vers
Canyonlands après avoir fait le plein de la glacière et du réservoir. Dernières photos de ce lieu mythique et c’est parti.
Nous passons à côté de Valley of the Gods. Nous avons prévu autre chose pour aujourd’hui, donc : niet ! Les miles s’enchaînent de nouveau ! Un plaisir de conduire. Aucune incivilité, pas de coup de klaxon pour vous faire dégager plus vite !
Notre but : The Needles. Petit arrêt à church rock. C’est là qu’il faut tourner à gauche !
Arrêt suivant à News paper rock. Impressionnant !
Longue et belle route jusqu’au Visitor center. Il fait très chaud aujourd’hui. La ranger nous déconseille fortement de faire la rando jusqu’à l’overlook à Chessler park. Je me doutais bien qu’il aurait fallu dormir beaucoup plus près pour pourvoir commencer ici très tôt. Mais je ne regrette pas ma nuit au View. Alors tant pis. Nous nous contentons de faire les points de vue et quelques mini rando. Le vent souffle si fort que nous devons parfois faire bien attention de ne pas tomber. La lumière n’est pas bonne. Soit ! Nous pourrons toujours refaire tout cela dans d’autres conditions.
La route est encore très longue jusqu’à
Moab. Juste avant d’arriver, nous faisons arrêt à Wilson Arch et grimpons pour profiter de la vue.
Allez, suivons les indications du gps pour un autre b&b : Desert Hill B&B. Ce n’est pas dans le centre mais nous préférons. Jeune couple très sympathique, mari italien (enfin l’assurance d’un bon café !) et épouse américaine. Nous avons pris une suite avec un séjour, 2 chambres et salle de bain exclusive pour nous mais malheureusement séparée. Une très jolie terrasse privative donne sur un agréable jardin.
Encore un endroit très sympathique. Cette fois, le petit-déj est inclus et toujours délicieux. Nous sommes ravis de l’accueil et de l’appartement. Notre hôtesse est charmante.
Nous sortons dîner et expérimentons dès le premier soir, le
Moab brewery, lieu culte pour nombre de forumer. Je n’aime qu’à moitié (désolée). J’ai le nez fin et dès l’arrivée une forte et désagréable odeur nous accompagnera tout le reste de la soirée. J’ai, par ailleurs, osé prendre une entrée et un plat. Grossière erreur car même mon remarquable coup de fourchette ne viendra pas à bout de l’entrée. Alors pensez-vous pour le plat... En plus, c’est moyen. Bref, un peu déçue malgré la déco sympa. Le reste de la famille n’est pas non plus très emballé : bruit, odeurs... Allez retour “casa” et dodo car demain, pour changer : grosse journée ! (enfin, entrecoupé le dodo, comme d’hab !)
7/07
Réveil de bonne heure. Au moment de partir, le gps nous fait sa crise d’ado ! Retour en trombe : où est l’aéroport ?, car nous avons rendez-vous pour un survol de la région de 3h00 ! Et de nouveau, nous faisons la route en trombe. 10 mn de retard seulement. Nous sommes bien accueillis et l’on nous présente notre pilote : impossible de nous rappeler son prénom qu’il n’a dit qu’une fois. Il est très sympathique et nous sommes impatients. Adrien lui sert de copilote, Francesco et Nathan en seconde file et moi à l’arrière ce qui me permet de naviguer de droite à gauche. Ce n’est pas la première fois que nous volons sur de petits appareils. Décollage ! Avec un ciel et des conditions météo parfaites, c’est un vrai bonheur de contempler ces paysages vu d’en haut.
Rainbow Bridge
Bizarrement, au bout de ¾ d’heures, je me sens nauséeuse. Nathan est tout blanc et mon mari a cessé de le regarder depuis un moment pour ne pas se laisser influencer. Où sont ces fichus sachets en plastique !!! Gloups. Voilà les 3 membres de la famille le nez dans les sacs, remboursant leur petit-déjeuner à qui de droit. Adrien ravi de la ballade se retourne et se fiche de nous. Lui se porte comme un charme. Nous demandons à plusieurs reprises à notre aimable pilote où se trouve la piste d’atterrissage et si c’est encore loin. Il s’agit de Marble Canyon. Quel bonheur de remettre pied sur terre. Nous marchons vers les 2 ponts profitant de la vue et surtout du bon air pour reprendre des forces.
Notre pilote, un ancien ranger est depuis 7 ans à la retraite. Il était chef ranger du
Parc de Canyonlands pour les 12 dernières années. Il a piloté plusieurs années en
Alaska. Un type vraiment sympa avec une belle vie ! Bon, nous espérons que le retour se passera mieux.
Horse Shoe
Bend vu d’en haut :
Cet endroit est d’une beauté à couper le souffle :
Notre pilote passe les commandes pendant près de ¾ d’heures à Adrien pour son plus grand plaisir et c’est avec un sourire jusqu’aux oreilles qu’il s’acquittera de sa tâche avec d’apparentes dispositions pour la chose pendant que nous continuons de vomir en coeur à l’arrière. On n’a pas l’air malin ! Nous survolons le
Lake Powell, les Henry Moutains
et sommes dans un état lamentable quand nous atterrissons ! Nathan a sans aucun doute été le plus malheureux. Les conditions du vol étaient parfaites, mais cela arrive quand même parfois, dixit notre pilote que nous remercions. Quand je pense le prix qu’on a payé pour aller voler, non pardon, vomir en l’air... Bon quelques heures plus tard, un peu remis, nous convenons que l’expérience était quand même très sympa. Mais c’est plus facile à dire après que pendant !!!
Seul Adrien mangera ce midi après avoir fait quelques courses très péniblement. Vers 16:00 nous reprenons suffisamment courage pour repartir. Cet après-midi, Dead Horse Point et Island in the Sky au programme. Nous sommes un peu à contrejour, mais une fois de plus, nous apprécions le spectacle.
Dead Horse Point
Bassins d’évaporation de potasse à la belle couleur bleue
Les miles s’enchaînent : mine de rien, le parc est très grand !
Island in the sky nous fait penser à une empreinte géante de dinosaure.
Les ombres s’allongent
Nous rentrerons donc tard sur
Moab, très affamés. Nous choisissons Eddie Mac Stiff pour dîner. Nous attendrons quasiment une heure notre repas. Correct, mais l’attente était pénible après la fatigue d’une telle journée.


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