SUBERBE Philippe !!
C'est fait avec ton reflex ? J'avais raison de ne pas m'inquièter pour la maitrise du truc !
Merci Patrick !
Oui c'est pris avec mon reflex tout neuf, mais comme il s'agissait encore des débuts de son utilisation, je prenais plusieurs expositions différentes pour "assurer" dans ces cas de lumière un peu difficile.
Que nenni, ce
Navajo qui détestait tous les blancs.
Bien evidement...
Ce n'est pas le cas de tous les Navajos. J'en ai rencontré plusieurs de sympas qui me donnaient même des indications pour trouver mon chemin sur les pistes (je le leur demandais même si je n'en avais pas besoin, cela permet d'entamer la conversation, de montrer son respect et son amabilité, et de demander en même temps l'autorisation de visiter). Sur un autre endroit retiré de la réserve, alors que nous allions attaquer notre descente dans un slot canyon, 2 Navajos sont arrivés en pick-up, nous ont dit qu'on était sur leurs terres (mais sans agressivité) et qu'il allait donc falloir payer un droit de passage. On était OK et on a commencé à discuter, j'ai remarqué que l'un d'entre eux portait des éperons et j'ai lancé une discusiion sur les chevaux (qui étaient sa passion) puis je leur ai offert des bons gros cookies tout frais (que m'avaient cuisiné la veille la femme de mon ami américain). A la fin, quand je leur ai demandé combien on leur devait pour le droit de passage, ils ont répondu "rien" car "ils avaient passé un agréable moment à discuter avec nous et nous étions donc invités sur leurs terres". Il y a donc tous les cas de figures...
Mais c'est un sujet qui ne nous regarde pas surtout que moi mes ancêtre ils étaient tous manouvriers dans les champs de
France et - malheureusement - pas un n'a eu l'idée d'aller voir de l'autre coté de l'océan si l'air était meilleur donc perso je me sens pas vraiment responsable
C'est ce que je disais au
Navajo agressif à chaque fois qu'il m'expliquait les malheurs de son peuple, mais toujours après avoir sincèrement abondé dans son sens et lui avoir donné des exemples précis et argumentés montrant que j'étais très au fait et bien conscient de ce qu'ils avaient subi. Il était de plus en plus difficile pour lui de rester agressif avec quelqu'un qui était d'accord avec lui et dont les ancêtres n'étaient pour rien dans ce qu'avaient subi les siens. Quand il m'a parlé de sa famille qui vivait dans cette partie du désert depuis longtemps, je lui ai demandé s'il était un descendant direct du shaman respecté qui vivait il y a un demi-siécle dans le hogan qui se trouvait exactement à tel endroit en lui montant un point très précis au pied de la falaise qui s'étirait devant nous sur des miles (et à des dizaines de miles de toute habitation ou route), j'ai vu qu'il avait été destabilisé et qu'il se demandait bien comment ce français pouvait connaître un tel détail (mais je prépare bien mes visites !)
A+
Philippe