Bonjour,
Ton article est intéressant et résume de façon très claire de nombreux changements.
Tu parles des bus de chinois... je voyage aussi depuis plus de 20 ans et il me semble qu'ils étaient déjà nombreux (et pénibles) !

Lorsqu'on a l'habitude de voyager en individuel, voir arriver des groupes quels qu'ils soient n'est jamais très agréable... "Malheureusement", il en faut pour tout le monde !
J'ai souvenir quant à moi de groupes de français au
Maroc parcourant le pays avec un célèbre tour opérateur (Fram)...
Envie de fuir lorsque je les voyais ! Autre style...
Quant à
Marrakech que tu cites, pour moi ce fut l'inverse : découvert en 82 lors d'un voyage entre amis, ça m'avait semblé beaucoup plus pénible à l'époque (guide, harcèlement) qu'aujourd'hui, où des efforts ont été faits pour ne pas importuner les touristes.
Il était quasi impossible d'approcher la médina sans être accompagnés de marocains qui vous suivaient et vous attendaient devant votre hôtel, malgré votre refus d'abord amical, puis catégorique...
La
Birmanie, j'y suis allée à peu près en même temps que toi... 98 et 2000.
Certes, on n'était pas des précurseurs, mais on était tellement peu nombreux (parfois un seul touriste dans un bus, et peu de monde sur un site) qu'on avait tout de même l'impression d'être parmi les premiers, et d'être chanceux de découvrir ce pays...
Une ouverture à ses débuts, 28 jours autorisés alors que plusieurs années avant il n'était question que d'une semaine (à peine le temps de voir
Yangon ou Mandalay).
Les changements dus à Internet, le portable ou smartphone qui remplace les appels que l'on devaient passer depuis la poste d'une grande ville (en comptant les minutes qui défilaient !), ça oui, on peut dire que c'est un changement majeur.
Cependant, histoire de génération sans doute, on n'a pas tous la même approche et utilisation de ces outils, sites de réservation, appli etc... dont certains ne peuvent se passer.
Je prépare il est vrai mon voyage avant de partir et suis très attentive aux logements que je réserve, alors qu'avant c'était vraiment des logements de "hasard".
Pas d'Airbnb, mais en Asie il m'est arrivé de loger chez l'habitant... (rien de très nouveau finalement sur cette forme d'hébergement, si ce n'est la facilité de réservation et le développement.)
J'utilise par contre très peu Tripadvisor, préférant m'arrêter au feeling ou suivant l'endroit où je me trouve pour les restos, pas de cartes virtuelles (de style maps.me) mais un simple guide et ma langue pour demander mon chemin... Pas de tablette ou ordinateur en voyage, juste un smartphone (depuis relativement peu de temps) que j'utilise pour envoyer des nouvelles à mes proches ou en cas de besoin pour mes vols, sinon je me déconnecte... presque totalement ! Et ça ne me manque absolument pas...
Quant à la photo en voyage, gros changement en effet pour les amateurs !
10 ou 12 pellicules environ pour un mois de voyage environ (achetées à l'aéroport en duty free car c'était déjà une dépense importante). 360, 400 photos en se restreignant, car il était difficile d'en trouver sur place...
Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre et même les réfractaires sont passés au numérique ! (mais on doit trier, trier encore et le disque dur est saturé.)
Peur de visiter certains lieux trop touristiques ? Eh oui, c'est pénible... mais lorsque l'envie est tout de même présente, on essaie de s'en accommoder.
J'arrive par exemple des
Cyclades (Santorin, mi-mai)... ça n'a jamais fait partie de mes projets, d'une réelle envie, malgré la beauté du lieu et les suggestions de mes proches... et puis un jour ça se décide !
On change avec le temps ! Les destinations envisageables selon divers critères - temps, budget, éloignement, facilité et autre, sont nombreuses mais s'amenuisent.
Lorsqu'on peut choisir la période (hors vacances), lorsqu'on choisit de se lever (très) tôt, d'aller à contre courant, lorsqu'on sait à quoi s'attendre... on peut tout de même apprécier le charme ou la beauté de certains lieux, exceptionnels.
Venise en hiver,
Lisbonne et ses différents quartiers, ses multiples ruelles... c'est quand même bien !