A mon avis, il vaut mieux que tu arrives à Madras et que tu repartes de
Bombay pour deux raisons : fin décembre, il fait meilleur sur la côte ouest que sur la côte est (retour de mousson par le golfe du Bengale), fin décembre sur Madras (donc sur
Pondichéry) le ciel est souvent couvert et il fais frais (un peu froid). Fin décembre, début janvier, il y a parfois des tempêtes (d'une façon générale, le golfe du Bengale est beaucoup plus soumis aux tempêtes que la mer d'Arabie); puisque tu as pour objectif "sentimental" de connaître le lieu de naissance de ton grand-père, il te faut y répondre le plus vite possible, après tu seras libérée de cette préoccupation et tu profiteras beaucoup plus de ton voyage.
Quelques remarques : Madras et
Bombay ne sont pas très intéressantes et sont very busy, y séjourner le moins longtemps possible; au lieu du Routard, tu devrais utiliser le Lonely Planet du sud de l'
Inde beaucoup plus complet et aussi la carte Nlle Verlag du sud de l'
Inde; pour la période de Noël, Goa est certainement intéressante mais le
Kérala (plus particulièrement la région de Kottayam, Allepey,
Cochin/Ernakulam) n'est pas mal non plus (20 % de chrétiens, des maisons illuminées d'une étoile partout sous les cocotiers).
Si j'étais à ta place : j'arriverais en avion à Madras que je quitterais immédiatement pour
Pondichérry; séjour à
Pondi autant que tu en as besoin pour t'imprégner de cette ville moyennement intéressante mais reposante, agréable et instructive pour les français (histoire oblige); puis je m'enfoncerais à l'intérieur du Tamil Nadu en m'arrêtant dans plusieurs villes temples (Chindambaram,
Thanjavur,
Trichy (facultatif), Maduraï (obligatoire)); de Maduraï j'irais à
Munnar d'où je rayonnerais pour voir les montagnes, le lac artificiel, les fôrets, les superbes plantations de thé (prendre les petites routes au hasard et s'y perdre); je prendrais la petite route de
Munnar à Thekkady où je ferais la ballade en bateau sur le lac de la
Periyar avec les groupes d'indiens en goguette; de là, je "descendrais" vers les
backwaters (Quilon, Allepey, Kottayam,
Cochin); si j'ai vraiment du temps j'irais jusqu'à la pointe sud de l'
Inde (
Kanyakumari) en m'arrêtant au palais de Padmanabhapuram, et à
Varkala le temps d'une baignade (pas plus sauf si je suis vraiment fatigué); au passage j'observerais les centaines de milliers de pèlerins qui se dirigent vers Sabarimala, à pied, en train, en voiture, en jeep, toujours vêtus de noir et toujours de bonne humeur avec leurs cris de ralliement et leurs chants à la gloire de Ayeppa (un dieu assez original); puis, je "remonterais" progressivement vers le Nord en m'arrêtant à plusieurs endroits au Karnataka (
Mysore et sa région notamment); si je passais par Goa ce serait dans la Vieille Goa pour son ambiance portugaise (Eglises blanches en style manuélin, maisons basses avec tuiles romaines, parfois un air de fado et quelques rares personnes parlant portugais); Cela me permettrait de comparer avec l'ambiance "française" de
Pondi; et puis j'arriverais tranquilement à
Bombay un ou deux jours avant de reprendre l'avion, histoire de marcher un peu dans cette ville (le long de Marine drive le soir).
Pour un premier voyage en
Inde, ce serait déjà un très beau programme !!!
Pour le logement, pas de soucis, le choix est énorme, depuis le palace jusqu'à la plus modeste (ou magnifique) guest house. Quand on arrive quelque part, en voir plusieurs avant de faire son choix, demander systématiquement à voir la chambre avant de se décider, ne pas se limiter à la liste des hôtels du Lonely planet. Monter dans un rickshaw, et lui faire faire le tour de plusieurs hôtels, on le paiera environ 10 roupies le km (excellent investissement par rapport à l'économie que l'on peut faire en comparant les hôtels). Ne pas se laisser influencer par le rickshaw dans le choix de l'hôtel. S'il insiste et s'il devient pénible, ne pas avoir de scrupules et le planter-là (il y en a suffisamment d'autres). Les chauffeurs de rickshaw ne sont pas malhonnêtes, mais ils sont extrêment roublards et jouent à fond la crédulité du voyageur inexpérimenté (y compris celles des indiens).