Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Zapo64 · 18 décembre 2013 à 23:17 · 201 photos 31 messages · 6 participants · 12 354 affichages | | | | À: Zapo64 · 2 janvier 2014 à 18:17 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 21 de 31 · Page 2 de 2 · 2 398 affichages · Partager J'ai eu la chance de faire la rando autour de Bolus Head en février l'année dernière, et malgré une fin très pluvieuse, on avait pu admirer les Skelligs depuis le haut de la pointe. La balade de quelques heures vaut vraiment le coup si vous repassez par cet endroit un jour, sait-on jamais... | | | À: Slabeudad · 2 janvier 2014 à 19:48 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 22 de 31 · Page 2 de 2 · 2 383 affichages · Partager En effet on était bien tenté par cette rando mais là on en n'aurait pas profité pleinement, le temps était vraiment exécrable !
@Louxor71 : Merci, vous aussi beaucoup de voyage en cette nouvelle année. Pour nous départ mi-février pour un nouveau voyage 
Jour 4 (suite)
Marche arrière, retour sur la route, à Ballinskelligs, on s’arrête sur la plage, d’où l’on aperçoit les ruines d’un château et celles d’une abbaye.
Cette abbaye datant du 12ème, puis du 15ème siècle, a été fondée par les moines de Skellig, lorsque ces derniers abandonnèrent leurs monastères sur le piton rocheux suite à une uniformisation de la religion catholique.
Désormais on ne peut voir qu’un seul bâtiment, sans doute un bâtiment domestique autour du cloître. Dans le cimetière, de nombreuses croix celtes en guise de tombes, certaines sont même relativement récentes. Le cimetière est quant à lui face à la mer et aux assauts du vent.
Le vent souffle toujours autant, la pluie est incessante et persistante, au point qu’il en devient très difficile de faire des photos sans en consteller l’objectif d’une multitude de gouttes arrivées en moins deux par un coup de vent ravageur. C’est assez rageant et frustrant de ne pas pouvoir immortaliser certains paysages. Je relativise en me disant qu’au moins ça fait travailler la rapidité de la prise de vue.
Mais le voyage continue, en s’enfonçant dans un brouillard si épais, que parfois la visibilité ne dépasse pas 4 ou 5 mètres. Néanmoins on arrive tout de même à Waterville, ville balnéaire, sans âme, qui pourrait aussi bien se situer en Normandie, en Belgique ou en Angleterre.
Point de passage obligé de nombreux cars de touristes, c’est la ville que choisit Charlie Chaplin comme lieu de villégiature. Sur la longue artère principale, dos à la mer, une statue rappelle sa présence. Juste à côté du parc Mick O’Dwyer, légende vivante de football gaélique, à la liste de récompenses longue comme deux bras plus une jambe, originaire de Waterville.
Aujourd’hui encore de nombreuses stars de Tiger Wood en passant par Michael Douglas, viennent y profiter de l’air marin mais aussi taper dans une balle de golf.
Partout dans la ville on croise des signes rappelant la présence de Chaplin, un musée dont on cherche encore l’entrée, des pochoirs, ou même des dessins sur les murs. Sous le regard d’un homard géant en plastique, on se met en quête de trouver un coin pour manger.
On trouve une place face à la mer, pour y préparer les sandwichs à l’abri de la pluie. Le pare brise se constelle de gouttes, la pluie continue de tomber, pendant que Cécile prépare le déjeuner sous le regard concentré de Monsieur Fromage, Glenlàra.
J’avale mon dessert sous la pluie, et me balade un peu pour profiter de la vue, m’imprégner de la ville, de son garage abandonné cherchant un futur propriétaire, m’imaginant la vie dans cette maison dont le blanc sied à l’aplomb de la falaise.
Le dessert avalé, on s’attaque au Coomakesta Pass, un col qui, en temps normal, possède une très belle vue sur la baie, Scariff Islands et les autres petits morceaux de rochers qui parsèment la Ballinskelligs Bay. Malheureusement, le temps ne s’améliore pas et on pourrait même dire qu’il empire, si tant est que ce soit possible.
On tente quand même d’aller faire un tour du côté de Derrynane House, et de la Derrynane Beach, considérée comme l’une des plus belles plages de la région. Dans l’eau un surfeur brave les multiples panneaux indiquant des courants dangereux. Les cailloux noirs, striés, s’enfonçant dans le sable et créant un relief sont magnifiques.
Malheureusement là encore, il devient très vite difficile, voir quasi impossible de faire des photos. Le vent charriant des attaques de gouttelettes, l’appareil ruisselle, l’objectif dégouline. Je m’énerve, fatigué de ce temps, qui nous prive de la plus belle partie du voyage.
Autant le vent, le froid, même l’humidité ne me dérangent pas plus que ça, mais contre la pluie impossible de faire quoi que ce soit.
On décide de tenter tout même d’aller voir Staigue Fort, l’un des forts les mieux conservés du pays, datant de 100 avant Jésus Christ, c’est sans doute l’enceinte de protection de l’habitation d’un propriétaire terrien. Il pleut tellement que le petit pont menant au terrain, et sous lequel coule habituellement une paisible rivière, est littéralement inondé par 40 cm d’eau. On fait tout de même un rapide tour du fort, regrettant vraiment cette pluie, car aux alentours le paysage est magnifique et aurait été propice à une chouette balade dans les tourbières pourpres.
Retour en sens inverse, sur une route étroite, on récupère la grande route qui devient peu à peu moins sauvage et moins escarpée. Il faut dire que là, l’étroitesse des routes de la côte ouest de la péninsule d’Iveragh nous rappellent les hauteurs du Pays basque. Désormais la pluie est tellement forte et continue que chaque crevasse sur la route, à chaque cuvette à la fin d’une descente et au début d’une montée, l’eau s’accumule de plusieurs centimètres. En voiture, malgré une visite oscillant entre 40 et 60 km/h, ce sont des gerbes d’eau, un ralentissement soudain et brusque qui sont au rendez-vous. Parfois il est difficile d’apercevoir les flaques, la voiture est littéralement freinée par la masse d’eau que l’on déplace, et ce sur plusieurs kilomètres.
Fatigués, dépités, on se remet en route en passant par Sneem. Lieu de vacances du Général De Gaulle, après avoir quitté le pouvoir. Tout le monde a en tête le Général, marchant sur la plage accompagné d’ Yvonne et de deux gardes du corps. Le village est mignon, les maisons sont toutes colorées, donnant un peu de vie à la rue sous cette grisaille.
| | | À: Zapo64 · 2 janvier 2014 à 23:12 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 23 de 31 · Page 2 de 2 · 2 380 affichages · Partager Jour 4 (re-suite)
On craque, on a besoin de se requinquer, pour ça on se dirige dans la seule petite pâtisserie de la ville, qui fait aussi boucher, restaurant, café, et supermarché. Deux chocolats chauds, accompagnés d’un muffin et d’une tarte aux pommes. Ca fait du bien, et ça nous remet d’aplomb, du moins pour quelques minutes seulement.
C’est le moment où l'on hésite. On se demande si on fait un détour par Ballaghbeam Gap, qui semble un très beau point de vue, un peu plus haut dans les montagnes de Macgillycuddy’s Reeks. Mais la nuit tombe, le ciel est archi bouché, alors on met le cap directement sur Kenmare, notre étape de ce soir.
Avant ça, tout téméraires et entêtés que nous sommes, on fait encore un énième détour dans la ville pour prendre l’air face au minuscule petit port bordé de petites maisonnettes toutes plus mignonnes les unes que les autres. Le brouillard s’est très fortement épaissi, et avec les lumières de la route, le port a des allures fantomatiques. Les couleurs magnifiques associées à la lumière brumeuse me font penser à certaines photos du photographe Mikko Largerstedt . Atmosphère cotonneuse, comme enveloppée d’une bulle de silence.
Au moment où je vais pour retourner le trépied et prendre en photo les maisons, celui-ci se desserre, ce qui donnera une photo plutôt... artistique qu’on décide de garder. Le calme est planant, la seule personne qui était dans le coin est parti, on a beaucoup de mal décoller de cet endroit, mais l’humidité a raison de nous.
On s’arrache du paysage, direction le B’n’B, duquel on ressort très vite pour partir à la recherche d’un coin pour dîner. On jette notre dévolu sur le N°35 , magnifique petit restaurant à l’ambiance chaleureuse et agréable et où mes yeux s’arrêtent dans le menu sur un Irish Stew que je rêvais de déguster. Je ne suis pas déçu. Cécile part sur un hamburger 100% maison, avec un steak de bœuf de la région.
On termine le repas rassasiés, après cette journée éreintante, nous sommes sur les rotules. Peut être aussi que la perspective de la fin du voyage a joué sur notre moral. Pour demain, on espère que le temps sera un peu meilleur, histoire d’en profiter à fond pour notre dernier jour sur l’ anneau du Kerry.
Rendez-vous pour le jour 5 ! | | | À: Zapo64 · 3 janvier 2014 à 11:23 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 24 de 31 · Page 2 de 2 · 2 372 affichages · Partager Haaaaaaa le mythique temps Irlandais | | | À: Toopil · 4 janvier 2014 à 22:19 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 25 de 31 · Page 2 de 2 · 2 358 affichages · Partager Oui pour le coup, le coté humide, pluvieux, n'était pas usurpé ! Et dire que la semaine après notre départ il à fait un temps de dingue, mais bon c'est comme ça, ça fait partie de la loterie du voyage 
Jour 5
Le jour se lève sur Kenmare. De notre chambre, un petit coup d’œil sur le temps extérieur et on y croit, pas de pluie, un soleil timide pointe même derrière quelques nuages, et on aperçoit même un petit coin de ciel bleu. De la véranda, où nous prenons notre petit déjeuner – ah le saumon au petit déjeuner ! -, on trace l’itinéraire.
Aujourd’hui nous n’avons qu’ un seul impératif, être à 16h à Cork. Entre temps on va essayer de rentabiliser les quelques heures. On part sur Ballaghbeama Pass qu’on a hésité à aller voir la veille. Cette fois-ci le temps semble plus clément, même si un léger brouillard continue de s’accrocher à la cime des montagnes.
On s’éloigne donc de la ville pour s’enfoncer sur une toute petite route. Au fur et à mesure que la route se rétrécit, les paysages deviennent de plus en plus beaux. Après un passage au milieu d’une petite forêt qui rappelle un peu les forêts allemandes, la route nous dépose au beau milieu d’une immense plaine. Avec ces tons de pourpre, d' orange brûlé, de caramel, et du rouge vif des branches de houx, on a en tête les images de plaines du Montana, ou des forêts canadiennes en automne.
Toute la matinée, c’est à peu près le type de paysage que nous verrons, avec des variantes. Forcément, comme à notre habitude on s’arrête souvent, parfois tous les 2 ou 300 mètres, pour admirer la vue, prendre des photos. On tente un peu d’extérioriser la journée pourrie de la veille, alors on en profite deux fois plus. Au-dessus des montagnes, les nappes de brouillard sont toujours attachées à la cime, et derrière l’épaisse couche de nuage argentée, le soleil tente quand même de percer. Sur les bords de la route, les champs font dégorger les fortes pluies de la veille dans un nombre infini de cascades, de rivières serpentant dans les paysages, et rendant le sol spongieux.
Alors que le temps défile, la route se fait de plus en plus étroite, et commence à grimper. La topologie des paysages change petit à petit se transformant en petites collines verdoyantes où paissent des moutons tagués, et un bouc massif qui nous regarde d’un drôle d’œil. Une percée dans les nuages gris s’est formée, nous laissant voir un beau ciel bleu. C’est d’ailleurs le seul moment où nous verrons autant de ciel bleu.
Au loin, nous voyons très bien la route grimper encore un peu plus et serpenter en lacets entre les rochers recouverts d’ herbe et de mousse. Les cailloux gris sont remplacés par d’énormes blocs d’un noir charbonneux, contrastant avec le vert de la mousse. L’herbe brûlée à des couleurs surréalistes, presque irréelles. L’orange et le brun sont poussés à leurs extrêmes.
Soudain la route se rétrécit à son maximum, deux rochers noirs couleur charbon, et au loin la route amorce la descende. Ca y est nous y sommes, voilà Bealach Béime ou Ballaghbeama Gap.
A notre gauche, une falaise abrupte d’où l’on attend à tout moment de voir débouler des rochers. Le spectacle qui nous est donné à voir est magnifique, sans doute avec le Gap of Dunloe, l’un de nos coups de cœur de ce voyage. Le jeu des couleurs, les tons utilisés, tout y est parfait, excepté le vent qui, s’engouffrant dans le passage des deux montagnes, souffle avec une force assez impressionnante.
Nous reprenons la route en sens inverse, croisant ainsi les mêmes moutons, le même bouc et les mêmes ruines de maisons qu’à l’aller.
On se dirige vers Moll’s Gap, un autre col, qui nous fait passer devant un magnifique petit lac, le Lough Barfinnihy. Avec sa petite île plantée au milieu, les tons carotte brûlée de ses fougères, et la route qui passe à côté, font que cette route est vraiment un beau passage, qui nous en met plein la vue.
| | | À: Zapo64 · 12 janvier 2014 à 17:40 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 26 de 31 · Page 2 de 2 · 2 327 affichages · Partager Me voilà de retour après un petit moment d'absence !
Jour 5 (suite)
De Moll’s Gap pas grand chose à en dire, si ce n’est qu’on a même du mal à comprendre où se trouve le col. Comparé à Ballaghbeama, celui ci fait clairement pâle figure.
Comme on reste un peu sur notre faim, qu’on est plutôt bons sur le timing, on décide de rebrousser chemin, et de s’engager dans un cul de sac : Blackwater Valley en direction de l’intriguant Gentlemen’s Rock. La route en zigzag descend et s’enfonce dans une très large plaine. Rien à voir avec les paysages au-dessus de nous.
Hormis une voiture et deux personnes, encore une fois nous ne croisons pas grand monde, les paysages sont pour nous et rien que pour nous. Pas de peur de croiser une voiture, de ne pas avoir de place pour se ranger. Dans le creux de la vallée, nous sommes absolument seuls.
On longe quand même quelques maisons, dont une particulièrement british avec son toit de chaume, sa vue sur un pont de pierre antique. On se verrait pas mal dans le coin, pour y passer quelques jours par an.
Soudain au détour d’un virage, plusieurs maisons, un chien foufou, une école et une église, le tout dominé par les Tomies Moutain et Purple’s Moutain. Le spectacle, en bas des montagnes, nous surplombant de toutes leurs splendeurs est assez grandiose. On s’arrête quelques instants pour regarder le panneau avec un plan.
On se rend alors compte qu’on n’est qu’à quelques kilomètres, sans doute 1 ou 2, du Gap of Dunloe, là où nous étions partis nous balader le premier jour. En effet si nous avions continué notre randonnée, nous nous serions retrouvés là où nous sommes. Une belle manière de terminer la boucle du voyage.
Demi-tour et nous refaisons la dizaine de kilomètres dans l’autre sens, croisant un couple de nos âges, arrêtés sur le bord de la route, profitant du paysage comme on l'a fait quelques heures avant eux.
Une fois de retour sur la route principale près de Moll’s Gap, on regarde d’un œil neuf cette vue plongeante sur Blackwater Valley. D’en haut le paysage s’étend à perte de vue, si bien qu’il est même quasiment impossible de distinguer la route que l’on a emprunté. Comme si elle n’avait existé où ne s’offrait qu’au plus curieux, aux plus aventureux, bien décidés à farfouiller ce coin de l’ Irlande pour y emprunter les chemins de traverse.
Au loin une chaîne de montagnes plus haute que les autres domine Blackwater Valley, tentant de donner une échelle, un repère. A bien y regarder c'est une chaîne de montagnes de la Macgillycuddy’s Reeks, qui sont juste à la gauche de Carrantuohill, la montagne la plus haute d’ Irlande.
La route défile de nouveau, longeant Blackwater Valley que l’on laisse désormais derrière nous. Nous filons afin de trouver notre spot pour le déjeuner de ce midi. On a déjà une petite idée sur la question. Direction Ladie’s View.
Caché derrière une rangée d’arbres et malgré le parking devant, le coin n’est pas simple à trouver, mais pourtant la vue en vaut le détour. Pour la petite histoire; cet endroit doit son nom à une anecdote datant de 1861. La Reine Victoria, venue avec sa suite et son attelage, tomba tellement amoureuse de la vue qu’elle demanda à s’arrêter. Exceptionnellement pour l’époque, elle autorise alors ses dames de compagnie, que l’on appelait les Ladies in waiting, de profiter de la vue avec elle. C’est ainsi que l’on baptisa l’endroit Ladie’s View en souvenir de cette épisode.
Face à nous Upper Lake, l’un des principaux lacs rejoignant Lough Leane, le lac principal de Killarney, où nous avions vu Ross Castle le premier jour. Upper Lake, est un gruyère formant ainsi une multitude de petits lacs, de rivières, et d’îlots recouverts de sapin aux teintes colorées et chaudes. A voir la vue, on comprend que la Reine y soit tombée en admiration.
On retourne à la voiture préparer les sandwichs, et on embarque tout pour se poser et déguster ça, le cul sur une rocher, face à la très belle vue. On ne se lasse pas du spectacle, qui nous donne envie de revenir découvrir encore plus l’ Irlande, et de s’attaquer à l’ Ecosse par la même occasion. Les montagnes nous entourent, et la seule percée dans l’horizon, c’est bien cette vue sur l’ Upper Lake.
Repas terminé, on remballe tout, faisant bien gaffe à ne rien laisser traîner. Le voyage continue nous faisant longer les eaux cristallines de l’ Upper Lake et ses petits lacs sans noms. On s’arrête sur le bas de la route profitant de l’eau transparente, argentée, qui fait refléter les montagnes avoisinantes. Le spectacle est là encore grandiose et magnifique.
| | | À: Zapo64 · 12 janvier 2014 à 21:24 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 27 de 31 · Page 2 de 2 · 2 316 affichages · Partager Tout simplement magnifique!!! | | | À: Toopil · 16 janvier 2014 à 23:50 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 28 de 31 · Page 2 de 2 · 2 301 affichages · Partager Bon je vais bien le terminer ce carnet de voyage, fin du jour 5
Jour 5 (re-suite)
Il nous reste encore un point à voir, avant de boucler la boucle. Torc Wacterfall, une cascade de 18 mètres de haut.
On s’engage dans le petit chemin qui serpente dans une forêt dense, où le sol est recouvert de feuilles jaune et orange. Encaissée entre les rochers, la cascade est plutôt modeste mais tout de même, elle fait son petit effet.
On prend un peu notre temps, pour profiter du spectacle, mais pas trop tout de même et on laisse la cascade derrière nous. Il nous reste un peu de route à faire, pas loin de 80km, pour aller rendre la voiture.
Rangement dans la voiture, histoire de gagner du temps, et nous voilà partis pour avaler les derniers kilomètres de ce voyage. On a pris un peu retard sur le timing, sans doute à Ladie’s View, mais il était difficile de quitter le coin, ce qui fait qu’on est obligés de speeder un peu. Mais voilà, beaucoup de monde sur la route, et surtout beaucoup de travaux que nous aurons vu dans tout le Kerry.
Sur une portion de route entièrement en rénovation, nous restons bloqués pas loin de 20 minutes. Nous devions rendre la voiture à 16h, il est 15h56 et il nous reste plus de 58 kilomètres. Autant dire que nous ne serons jamais à l’heure. On avale à grande vitesse les derniers kilomètres, on retrouve par la même occasion la civilisation qui, une fois encore, ne nous avait pas vraiment manqué. On dépose la voiture, après 436 kilomètres parcourus.
On respire un peu en attendant le bus Eireann qui nous dépose dans le centre de Cork. Durant le trajet on profite du wi-fi à bord pour poster quelques photos de la journée sur internet.
Il fait nuit, nous somme un peu fatigués, on prend rapidement nos quartiers dans l’hôtel, pour faire un tour très rapide de la ville, faire quelques emplettes alors que la quasi totalité des magasins est déjà fermée.
Il est déjà l’heure de dîner, et pour ça, nous avions convenu de tester le même restaurant que Julie avait testé il y a plusieurs années, The Market Lane . L’ambiance y est cosy, le service de Martin, notre serveur y est pour beaucoup. Alors qu’on déguste des bières artisanales, brassées exclusivement pour le restaurant, je craque pour un confit de canard croustillant avec sa roquette et ses croûtons. Croquant, succulent à souhait, mariné dans une sauce sucrée avec des poires, un vrai régal.
On enchaine tous les deux sur un jambonneau cuit lentement avec ses petits légumes croquant et son gratin de chou-fleur.
Tout aussi merveilleux visuellement que gustativement parlant. Une tarte au citron vient terminer tout ça. Il nous faut tout de même une petite promenade digestive pour faire passer tout ça, afin de rentrer à l’hôtel, préparer la valise, avant de prendre l’avion demain.
Irlande, nous t’avons beaucoup aimé, et c’est sûr nous reviendrons.
Je vais essayer au plus vite de poster le tout dernier jour à Cork, bonne soirée ! | | | À: Zapo64 · 19 janvier 2014 à 13:45 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 29 de 31 · Page 2 de 2 · 2 287 affichages · Partager Et voilà on termine avec le dernier jour et la fin de ce road trip dans le Kerry.
Jour 6
Le lendemain matin le timing est plutôt serré. Mais on prend le risque de visiter un peu Cork, ou tout du moins, de rayonner entre notre hôtel et la gare routière. On s’engage dans les rues, alors que le soleil commence à se lever, on profite alors des lumières bleutées au-dessus de la Lee, la rivière qui traverse Cork.
On remonte les rues, sans savoir où elles nous mènent. C’est bientôt l’heure du début des cours, les gamins en uniforme fourmillent dans les rues, se croisent, se bousculent, se chamaillent, nous au milieu de tout ça, on jette un œil sur l’ architecture de la ville. Croisant des bâtiments en brique, des maisons au toit pointu, une cabine téléphonique hors d’usage et totalement déglinguée ou encore une église tout droit sortie d’un bouquin d’heroic fantasy.
Au détour d’une rue on s’engage dans une impasse, intrigués par l’ambiance qu’elle dégage. On comprend vite que l’impasse se termine par une cascade naturelle qui vient mourir dans un petit bassin juste au pied de la terrasse d’un B’n’B.
La présence des poutrelles métalliques et des poulies, montre bien que beaucoup de coins comme celui là doivent se cacher dans Cork, rappelant le passé industriel et portuaire de la ville.
Les façades des boutiques sont colorées, majoritairement des pubs dans cette rue. Mais aussi un fish’n’chips à la devanture bleu turquoise, qui, avec le même système que la friterie Antoine à Bruxelles, n’ayant pas de place à l’intérieur, vous propose de commander votre repas et d’aller le manger, accompagné d’une bière, dans le pub d’en face.
On s’enfonce encore un peu plus dans les ruelles, pour tomber dans une série de petites artères où le street art est roi. Sur le même côté de la rue, on peut trouver des graff’ plus classiques aux couleurs vives, rappelant que l’ Irlande a aussi sa place sur l’échiquier du graffiti.
Mais aussi des pièces, des scènes différentes, plus humoristiques, prenant en compte l’espace dans lequel elles ont été peintes. Comme ce regard de femme coincé entre le bas de fenêtre et le sol.
Ou encore ces pièces géométriques, presque psychédéliques qui ont été faites dans l’espace restreint d’une porte de garage.
On termine la rue par une vision, disons différente de la théorie de l’évolution, et un angle de bâtiment qui rappelle les couleurs flashy de Murakami pour retomber sur la rue principale, aveuglé par un rayon de soleil.
On retraverse la Lee River, pour retourner en sens inverse, sur l’autre berge, vers la gare routière, profitant des dernières belles lumières que nous offre Cork. Cette visite rapide de la ville, tôt le matin, nous a donné envie de revenir, de farfouiller, de fouiner dans cette ville au passé important.
On saute dans le bus, direction l’aéroport pour un retour sous le soleil vers Paris. Arrivés en France, nous serons accueillis par une purée de pois sans nom, faisant démentir qu’en Irlande il fait plus moche qu’en France.
Et voilà de cet Irish And Chips, road trip de 5 jours en Terre irlandaise, merci à bous de m'avoir lu, merci pour vos retour, prochain voyage prévu pour dans 1 mois ! | | | À: Zapo64 · 20 janvier 2014 à 12:53 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 30 de 31 · Page 2 de 2 · 2 271 affichages · Partager Comment avez-vous trouvé Cork? Nous, nous avons eu du mal à accrocher! | | | À: Toopil · 21 janvier 2014 à 8:38 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 31 de 31 · Page 2 de 2 · 2 261 affichages · Partager On a fait un article sur notre blog à ce propos. En fait on a globalement rien vu de Cork, on est arrivé le soir, on ressorti mangé, et on est rentré. Le lendemain matin avant de sauter dans le bus pour l'aéroport, on avait quelques courses à faire, donc on à peine bouger 45/1h dans la ville, difficile de s'en faire un avis. Mais quelques retours que j'ai pu avoir me disent qu'ils ont eu du mal à accrocher. | Carnets similaires sur l'Irlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 611 visiteurs en ligne depuis une heure! |