Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Zapo64 · 18 décembre 2013 à 23:17 · 201 photos 31 messages · 6 participants · 12 353 affichages | | | | 18 décembre 2013 à 23:17 Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 1 de 31 · Page 1 de 2 · 9 731 affichages · Partager Après la Finlande, il y a deux ans, plus notre road trip entre la Norvège, la Suède et la Finlande, me voici de retour pour un nouveau carnet de voyage dans le sud ouest de l' Irlande, sur 5 jours le long de l'Anneau du Kerry.
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
L’ Irlande. Il ne nous a pas fallu grand chose pour nous décider, aucun de nous deux n’y avait jamais mis les pieds, les paysages, du peu que j’avais vu, me rappelait un peu la beauté de l’ Ecosse, et surtout la lecture de quelques articles sur l’anneau du Kerry sur le blog de Julie de Carnets de Traverse avait achevé de nous convaincre. Bref, on a donc décidé de se faire ça en 5 jours, histoire d’avoir le temps de prendre notre temps et de profiter des coins reculés de la péninsule d’Iveragh.
Une chose avant de commencer le récit de ce voyage : il faut toujours vérifier et re-vérifier ses réservations. Pourtant, comme tout voyageur, on est assez bornés là-dessus. Et pourtant....un oubli arrive vite. En l’occurrence un simple oubli de lettre dans un nom de famille a bien failli remettre en cause le départ. Après une petite sueur froide au check in du vol Aer Lingus pour Cork de 14h30, rien à signaler. Au final pas de souci, le personnel a été prévenant et nous a bien aidé, de toute façon la réservation ne pouvait pas être changée.
Nous sommes de retour dans le terminal 1 de Roissy, plus de 6 mois après notre voyage en Laponie, forcément ça rappelle quelques bons souvenirs. Sauf que cette fois-ci, nous sommes habillés plus...normalement on va dire. Tour rapide dans le terminal, le passage habituel aux douanes, salle d’embarquement et nous nous installons dans l’avion, à peine rempli. Il faut dire que nous sommes sur un vol en semaine, et qui n’est pas à destination de la capitale irlandaise.
Atterrissage sans encombre et première goulée d’air frais et humide. Ça fait du bien, c’est tout ce qu’on désirait, retrouver un peu l’air pur, l’air qui vient du large, celui qui vous requinque en moins de deux, et vous fait sentir plus...propre. Histoire de faire les choses en grand, Cork nous accueille avec un double arc-en-ciel. Rien que ça. C’est d’ailleurs une des premières photos de ce voyage, histoire de marquer le coup.
Voilà notre seconde maison pour ces 5 jours, on reprend nos marques depuis février, on installe la carte, on prépare la Go Pro, la bouteille d’eau pas loin, un extrait de Google Map par ci, les réservations par là, le sac photo à portée de main. Bref on retrouve nos bonnes vieilles habitudes, sauf que pour cette fois, une chose a changé... Le volant n’est pas du bon côté. Je le prends bien, j’essaye de ne pas stresser, de créer des nouveaux réflexes et surtout de les garder.
On prend la route, un peu tendus. Conduite manuelle, embrayage un peu moisi, stress des priorités, mais petit à petit les choses roulent, la route défile avec RTE, la radio nationale, en bande-son. Pas le temps de regarder les paysages, alors je me les faits décrire par ma co-pilote.
Petit à petit, les paysages se vallonnent, la route se resserre, mais le flot de camions lui ne semble pas diminuer. A droite, nos premiers moutons, à gauche un champ d’où émane un léger brouillard comme en suspension au dessus de l’herbe verte, trop verte. D’un vert presque ostentatoire.
La route s’allonge, et soudain je vois un panneau : Lough Guitane. On a un peu révisé avant de partir et on sait que Lough = Loch = Lake = Lac. Bref, un coup d’œil derrière et je m’engage sur la route minuscule en me demandant au fur et à mesure si je n’ai pas fait une connerie. La route monte en pente sèche, elle n’est pas large. A la première voiture croisée, c’est le petit coup de flip.
On ne voit pas de lac, on se demande si on est sur la bonne route, ou plutôt si elle mène quelque part. A chaque portail de maison, on hésite à faire demi-tour, puis en haut d’une montée, on aperçoit le lac coincé entre les Mangerton Mountains. La nuit tombe vite et rapidement et sur ce petit chemin, notre premier arrêt sera pour contempler ce paysage qui introduit bien le voyage que nous amorçons : un pré avec des vaches et des moutons, un lac en second plan, et les montagnes derrière.
Dans notre dos le soleil se couche, on profite de la vue sous le regard d’un bélier, on prend notre première dose de paysages. Un lac, coincé entre des montagnes Toblerone, au dessus la lune, à gauche deux vaches qui nous regardent dubitativement.
On prend quelques photos, on prend le temps de s’approprier la vue, et on remonte dans la voiture. A peine nos deux paires de fesses posées sur les sièges que la pluie se met à tomber avec force et fracas.
On ne voit pas grand chose, mais on avance, et soudain la pluie s’arrête, plus confiants on continue la route pour rejoindre Killarney. On se paume un peu dans le dédale des ronds-points, et derrière nous la file des voitures s’allonge grandement. On rate notre chemin, on fait demi tour en rase campagne et enfin on arrive à l’Inveraray Farm Guesthouse, ou plutôt chez Eileen et Noel. Eileen, nous accueille avec le sourire, on se sent déjà comme chez une grande tante.
Elle nous prépare un thé bien chaud, avec des petits cookies, et le traditionnel nuage de lait. Ca y est on est bien en Irlande. Pendant qu’on déguste notre thé, Eileen nous parle avec amour de la région, est contente de voir que, contrairement à la majorité des gens de passage, on ne va pas se contenter d’avaler l’Anneau du Kerry en une seule journée, et qu’on va prendre le temps de se perdre, de farfouiller, de se balader. Bref, elle nous donne ses bons coins, nous dit quoi voir, quoi faire, où aller. Eileen nous dit tout, jusqu’à nous conseiller un chouette restau.
Ca tombe bien, on a faim. Sans doute le décalage horaire (et oui une heure ça change tout). On saute dans la voiture, on fait la route vers un phare dans la nuit, soit le seul pub-restaurant, sur la route du Gap of Dunloe. Pas de chance, alors qu’on était contents d’être là, le serveur, avec son plus bel accent irlandais de la campagne, nous explique, ponctuant chaque mot par 'Maybe" que ce soir, exceptionnellement ils ne servent pas à manger.
Un peu dégoûtés, on décide de partir sur Killarney en se disant que là-bas, on trouvera bien quelque chose. Il recommence à pleuvoir, on marche dans Main Street, où toutes les 3 boutiques se trouve un pub. Beaucoup de restaurants fermés, malgré l’heure de dîner.
On jette notre dévolu sur un fish & chips, en "Eat-In". Le poisson est bon, la friture aussi, pas trop grasse, mais finalement on n’avait pas si faim, et pour moi la fatigue se fait sentir. Toujours ce fichu décalage horaire...
Route en sens inverse, retour au B&B, Eileen, se confond en excuse pour le restaurant fermé. Décidément la politesse des irlandais n’est pas une légende. Je prend l’air une dernière fois dehors, il se remet à pleuvoir, le vent souffle.
Et puis soudain plus rien, car ici, la pluie semble partir aussi soudainement qu’elle arrive.
| | | À: Zapo64 · 21 décembre 2013 à 20:18 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 2 de 31 · Page 1 de 2 · 9 598 affichages · Partager Bonjour,
Très beau carnet
Merci !
Stéphane | | | À: Stephdups · 21 décembre 2013 à 23:10 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 3 de 31 · Page 1 de 2 · 9 591 affichages · Partager Merci, la suite arrive mais ce n'est pas toujours très simple pour poster des photos avec cette nouvelle interface sur VF. C'était plus simple lorsqu'on pouvait mettre des liens externes.
Mais je poste le jour 2 au plus vite ! | | | À: Zapo64 · 22 décembre 2013 à 11:10 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 4 de 31 · Page 1 de 2 · 9 567 affichages · Partager Un parcours que nous avons fait il y a 6 mois alors nous allons suivre avec ma femme | | | À: Zapo64 · 23 décembre 2013 à 20:39 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 5 de 31 · Page 1 de 2 · 9 536 affichages · Partager Quel beau début, la suite s'annonce bien, donc une nouvelle envie de voyage, ça c'est certain mais bon, pas l'année qui vient, car d'autres projets. rendez vous pour la suite et les photos qui l'accompagneront sans doute. en attendant bonne fin d'année. | | | À: Louxor71 · 23 décembre 2013 à 23:54 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 6 de 31 · Page 1 de 2 · 9 529 affichages · Partager Jour 2
Le jour se lève en même temps que nous. On ouvre les rideaux, face à nous, on découvre la campagne irlandaise dans tout ce qu’elle a de plus cliché. Des champs vallonnés verts à perte de vue, et à droite les premières montagnes des Macgillycuddy’s Reeks, entre les deux le soleil qui doucement se lève et inonde les champs d’ une lueur orange et rose. Mais comment on l’a apprit hier, ici, le temps ne dure jamais très longtemps.
Avant le petit déjeuner, on sort prendre l’air. Derrière nous, au dessus du B’n’B, des nuages chargés de pluie, avancent d’un pas déterminé au dessus des vaches qui, indifférentes, continuent de paître.
A peine le temps de rentrer que la pluie se met à tomber à verses, on se rentre à l’intérieur alors que dehors les nuages et le soleil se font face pour notre plus grand plaisir.
Eileen nous arrache au spectacle en nous prévenant que notre petit déjeuner est prêt.
C’est un petit déjeuner "with view" qui nous attend. Face à notre table, une vue plongeante sur le Gap of Dunloe. On peut vraiment dire qu’on est gâtés. On regarde les nuages de pluie, les lueurs qui changent, le tout en dégustant un porridge maison, saupoudré de cannelle, un vrai régal.
A peine le temps de terminer, que le petit déjeuner continue avec une assiette "so british" ou plutôt "so irish" : œuf sur le plat, pain toasté, bacon excellent, et saucisses, histoire de bien nous blinder l’estomac avant la sortie à venir.
Le temps de payer et de recevoir quelques "hugs" de la part d’ Eileen, dehors le temps le ciel s’assombrit, c’est reparti à la pluie, le tout agrémenté d’un double arc-en-ciel. On quitte notre hôte après qu’elle nous ai souhaité d’avoir un temps ensoleillé pour notre journée.
Comme elle nous l’a conseillé, on reprend la voiture, histoire d’aller randonner du côté du Gap of Dunloe. On attaque le chemin en refusant les assauts, presque trop insistants, des conducteurs de carrioles, qui, l’été, ont l’habitude de balader les touristes sur les routes du Gap of Dunloe. A 30 euros la promenade par personne, on préfère de loin marcher. On refuse poliment au moins 5 fois, afin qu’enfin on puisse attaquer la route en toute sérénité.
Passée une petite montée, on laisse les quelques dernières maisons derrière nous, pour enfin rentrer dans le vif du sujet. Face à nous s’ouvrent les bien nommées Purple Moutains. C’est un festival de couleurs, la plus belle palette de tons automnaux.
Du rouge, du pourpre, du marron, du jaune, du orange. Autour de nous, les paysages sont gorgés d’eau, quelques petites cascades, les flaques d’eau ont des airs de mini lacs, le tout sous un ciel argenté qui peine quand même à délaisser les nuages au profit d’un franc soleil. Mais on y croit, on pense au fond de nous que le soleil va gagner ce combat incessant.
On aperçoit notre premier lac, qui a des allures de marais, avec ses grands plants d’herbes touffus et ses joncs...et sa baignoire abandonnée servant sans doute d’auge.
Le chemin serpente et nous avec, surtout entre les flaques d’eau. Au loin, on aperçoit notre premier "view point", un vieux pont en pierre que j’avais déjà repéré sur internet, sur quelques sites de photos. Sous le pont une cascade part de l’ Upper Lake et vient se mourir dans le marais, et dans les tourbières.
On prend notre pied face à ce paysage magnifique, surtout avec le soleil qui semble cette fois-ci bien installé. Les reflets, sur les pierres mouillées, sur les rivières, les cascades, tout ça donne à voir des tons argentés, des reflets de mercure qui semblent contraster à merveille avec les couleurs brunes et chaudes de la lande environnante. Et que dire du vert qui vient terminer le tableau.
On peut dire qu’on a devant nous le type de paysages qu’on est venu chercher. On se pose quelques instants sur le pont, face au soleil, et on reprend la route longeant le lac.
La suite du Jour 2, très bientôt ! | | | À: Zapo64 · 24 décembre 2013 à 8:00 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 7 de 31 · Page 1 de 2 · 9 521 affichages · Partager Vos photos de Gap of Dunloe sont magnifiques ! ET quelle chance avec le temps... On attend la suite ! | | | À: Cavadabor · 24 décembre 2013 à 11:07 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 8 de 31 · Page 1 de 2 · 9 511 affichages · Partager Oui quelle chance car nous n'avons pas pu en profiter à cause du brouillard. Tant pis! | | | À: Toopil · 27 décembre 2013 à 8:56 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 9 de 31 · Page 1 de 2 · 9 454 affichages · Partager Vous verrez que c'est le seul jour de vrai beau que nous aurons 
Suite Jour 2
Les berges vert pomme ont des allures de rizières. Au loin la face impressionnante du Gap of Dunloe, semble dominer ces paysages multicolores.
En plus, le soleil vient lécher les crêtes, magnifiant ces dernières. Par un subtil jeu d’ ombre et de lumière, les lignes vives des arrêtes ressortent et accentuent l’allure magistrale de ce gros bloc de pierre.
On prend le chemin du retour sous un soleil plus que réchauffant, on continue de s’émerveiller devant la beauté des paysages qui moi me rappelle l’ Ecosse ou même le Pays Basque par ses couleurs, ses formes, ses montagnes.
On croise quelques personnes, un père de famille qui se balade avec une poussette et son chien galopant à ses côtés.
Pendant ce temps un petit vieux promène ses chevaux de trait, tout le monde nous salue d’un "How are you ?" à la place d’un simple "Hello" ou d’un "Morning". Le retour se fait au même rythme que les chevaux, qui grimpent les rochers parfois à la limite de la glissade. On est bien face à ces paysages de toute beauté. On ne presse pas le pas, d’autant que contrairement à ce matin, ça y est, le soleil est bel et bien là.
On décide de repartir sur Killarney, histoire de faire quelques courses utiles, et puis on se paume dans les rues de Killarney. Mauvais rond-point, plus de panneaux, demi tour, puis de nouveau des ronds-points, et puis non c’est pas là, "essaye à gauche", "mais on est déjà passé par ici ?".
Pour être honnête un met un certain temps pour trouver la direction du Ross Castle au pied du Lough Leane où on a décidé de casser la graine. Sa tour carrée fortifiée domine le Lough depuis le 15ème siècle. Epoque à laquelle il était le fief du clan O’Donoghue Ross.
De nouveau le ciel est argenté, les canards barbotent, les mouettes font les folles en s’amusant avec le vent, et nous après quelques photos de rigueur, on choisit de se poser sur le petit banc sous un arbre face au Lac.
A peine le temps de déballer les sandwichs que la grêle se met à tomber. Ni une, ni deux, on remballe le tout et on se met à courir à la voiture...mais comme on l’a remarqué hier, le temps se dégrade aussi vite qu’il repart. Pas grave, on continuera dans la voiture.
Comme on a quand même peu de kilomètres entre nos étapes, on décide de couper par les chemins de traverse, on a repéré quelques petites routes qu’on débute sous une pluie battante à faire pâlir un breton (ou un normand), mais il faut savoir que les Irlandais sont très avares en panneau de signalisation.
Ne sachant pas vraiment si nous sommes sur la bonne route, on continue quand même, avec pour seule indication le Carrauntoohil.
Sauf que voilà, la plus grande montagne d’ Irlande a beau nous dominer de toute sa hauteur – 1038m -, ce n’est pas censé être vraiment notre direction, mais on continue tout de même le chemin, en gardant en tête qu’on finira bien par retomber sur un panneau, ou au pire sur nos pas...
Enfin, un carrefour nous remet sur le bon chemin et les kilomètres déroulent jusqu’à Killorglin, petite bourgade avec un peu de charme, qui nous fait notre pause goûter, et nous permet de déguster un Mince Pastry, spécialité irlandaise, sorte de petit roulé aux épices.
On ne s’attarde pas trop et on garde le reste du goûter, pour aller filer sur Cromane. Après ces quelques jours, on n'a qu’une seule idée en tête, voir la mer. Sur la carte Cromane semble être posé sur une langue de terre.
On trouve notre chemin, et on descend se garer le long d’un talus de cailloux. En face, la péninsule du Dingle nous fait front, à notre gauche, un spectacle magique. Une longue plage de galets, et au bout la mer, et un soleil magnifique, insistant, flamboyant, bien calé entre ces quelques nuages.
Même si le soleil rayonne, il ne nous réchauffe pas pour autant. Le vent souffle, il est glacé, et semble ne faire qu’un avec l’humidité ambiante.
Le temps de regarder ailleurs, de se poser la question si la mer monte, et va nous coincer, le ciel a déjà changé. Les nuages sont revenus, ne laissant percer qu’un rai de lumière qui illumine les petits îlots de la Dingle Bay. Le spectacle est divin. On ne s’attarde pas, car on aimerait avoir encore de la lumière pour notre prochain arrêt du côté de Glenbeigh.
C'est tout pour aujourd'hui | | | À: Zapo64 · 27 décembre 2013 à 12:09 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 10 de 31 · Page 1 de 2 · 9 441 affichages · Partager Magnifiques photos! | | | À: Toopil · 28 décembre 2013 à 13:38 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 11 de 31 · Page 1 de 2 · 9 296 affichages · Partager Jour 2 (re-suite)
Un peu comme pour le pont du Gap of Dunloe, j’ai repéré un chouette spot photo sur la plage de Rossbeigh dans la crique du même nom. Après quelques petites routes, on arrive enfin dans la crique. On se gare sur une dune de galet, on sort et là c’est la gifle. Le vent souffle avec une force extrême, faisant claquer les portes de la voiture, et presque envoler mon manteau.
Cela n’empêche pas quelques courageux de se promener, et deux petits vieux de pêcher. On tente le coup, au loin on aperçoit notre but. On s’avance sur la longue plage de sable, ne sachant toujours pas si la marée est montante ou descendante.
On admire la vue, les reflets du soleil couchant, des nuages dans le sable encore humide. Encore une fois le spectacle est magique, magnifique et tous les éléments semblent être réunis rien que pour nous faire plaisir.
On continue notre chemin, apercevant au loin une mouette qui semble plus occupée que les autres. Par curiosité on s’approche, histoire d’essayer de comprendre ce qu’elle fabrique, et très vite on comprend qu’elle est occupée sur une carcasse. En s’approchant un peu plus, on voit très vite que c’est sur celle d’un phoque échoué sur la plage.
On la laisse à son diner, pour arriver enfin à notre destination. Le vent nous abrutit, le froid nous fait rougir les oreilles, mais nous voilà au pied de la carcasse que j’ai tant vu sur quelques sites de photo sur internet. Cette épave est bien connue des photographes de passage dans la région.
Là voilà tout à nous, enfoncée dans sa flaque d’eau faisant refléter le ciel et mettant en valeur ses formes. Il n’en reste que la structure extérieure, et le gouvernail. L’intérieur est rempli de cailloux et une rigole continue sans cesse d’alimenter la flaque qui l’entoure.
En tournant autour et en la prenant sous toutes ses coutures, on se demande quelle est son histoire. On l’apprendra en rentrant, en tombant sur un site irlandais qui répertorie toutes les carcasses de bateaux dans le pays.
Cette goélette s’appelle Sunbeam . D’origine anglaise, elle date de 1860, elle s’est échouée sur la plage de Rossbeigh un jour de Janvier 1903 lorsqu’elle faisait route entre Kinvara et Cork, suite à une grosse tempête.
Au loin le soleil est déjà caché derrière les montagnes et les nuages. On prend le chemin du retour, toujours sous les assauts du vent, ce qui n’empêche pas la lumière d’être toujours aussi belle. Cette dernière donne au sable humide l’impression d’un miroir.
On grimpe de nouveau la dune, et face à la mer on prend un thé bien chaud et bien réconfortant, le tout accompagné de shortbreads.
Le temps de tout sortir, on se rend compte que face à nous, la plage sur laquelle on marchait il y a 10 minutes à peine est, par endroits, entièrement recouverte par des petites vaguelettes.
Autant dire que le timing était parfait, et qu’on a rebroussé chemin juste à temps ! Le soleil n’est déjà plus, alors on reprend la route vers notre hébergement. La nuit n’aidant en rien, on passera plusieurs fois devant sans le voir.
L’occasion de constater qu’hors saison, la région vivote et n’a rien à voir avec l’affluence massive qu’elle peut connaître durant l’été.
La randonnée du matin, associée à la promenade sous le vent et le froid, nous a littéralement cassés, harassés. On rentre, on se pose dans notre petit studio, pas trop décidés à aller manger dehors, alors on se met en mode comme à la maison dans notre maison toute vide, nous rappelant le côté "Shining" de notre hébergement à Riksgransen , cet hiver en Suède.
Demain, peu de kilomètres nous attendent, l’occasion de prendre notre temps, et de faire quelques ballades, en espérant qu’il fera plus chaud, car oui, ce soir il fait 2°c. Voilà c'est la fin du Jour 2 | | | À: Zapo64 · 28 décembre 2013 à 21:24 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 12 de 31 · Page 1 de 2 · 9 287 affichages · Partager Une journée que vous avez dû trouver magique! | | | À: Toopil · 29 décembre 2013 à 0:35 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 13 de 31 · Page 1 de 2 · 9 282 affichages · Partager Oh que oui ! C'était clairement la plus belle journée de ce voyage, tant au niveau du temps, que des paysages, de l'atmosphère, même si le reste était très bien. Je poste le jour 3 demain, merci de prendre le temps tout lire | | | À: Zapo64 · 29 décembre 2013 à 8:56 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 14 de 31 · Page 1 de 2 · 9 277 affichages · Partager Perso, je n'ai pas pu attendre et je suis allée lire la suite directement sur votre site. C'est vraiment un joli compte rendu de voyage, qui, j'en suis sûre, devrait en inspirer plus d'un ! Votre carnet sur la Laponie me donne aussi des envies de voyage vers le nord. | | | À: Zapo64 · 29 décembre 2013 à 13:46 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 15 de 31 · Page 1 de 2 · 9 267 affichages · Partager Hello,
je suis toujours là à regarder la suite, et toujours aussi charmée par ce pays fascinant, quel dommage pour cette goélette. je pensais que même à cette époque l' Irlande bénéficiait d'un climat plus doux, disons moins froid. A bientôt. | | | À: Cavadabor · 29 décembre 2013 à 17:39 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 16 de 31 · Page 1 de 2 · 9 263 affichages · Partager Je savais qu'il y en a qui craquerait avant la fin des posts sur VF  Content de voir que ça vous inspire et de monter, là-haut, au Nord, n'hésitez pas si vous avez des question !
Jour 3
Encore une fois, nous sommes réveillés plus tôt que le réveil. Dehors le jour se lève à peine, et nous prenons notre petit déjeuner face à un soleil naissant, et à notre 8ème arc-en-ciel au dessus de la péninsule du Dingle qui nous fait face.
Affaires rangées, sac paré, appareil photo rechargé, on se remet en route, en commençant par un petit détour via Kells Beach. On a beau y être passés hier soir, forcément de jour, on découvre un nouveau paysage. La route serpente jusqu’à la petite plage coincée entre les rochers et un petit camping.
Encore une fois on prend le temps, le vent nous fouette le visage, nous revigore. Le ciel bleu, et les nuages s’étirent, pendant que nous admirons le paysage qui reflète les rayons du soleil sur le ciment mouillé du ponton
Aujourd’hui nous avons le temps pour prendre notre temps, alors on se met à couper par des petites routes sans trop savoir où elles vont nous mener. Sur le plan que nous a remis notre hôte de la veille, on repère une curiosité qui semble être un cimetière ou une église du côté de la montagne Cnoc ad dTobar, on décide de pousser voir ce qu’il en retourne.
Dehors le temps semble tourner au gris, les petites routes s’enchaînent, s’entrecroisent, à chaque carrefour c’est un coup de poker pour savoir quelle direction emprunter, mais je fais confiance au pif de Cécile qui finit par nous mener au bout de la crique.
Un petit port, quelques maisons, des nasses, des bateaux en cale sèche nous y attendent, mais rien de plus. Le coin est littéralement paumé, nous sommes seuls, hormis deux chats qui nous regardent d’un air ahuri sur le pas de la porte. Paumé mais assez magique, après tout c’est un peu pour se genre de coin qu’on se balade, et qu’on aime se perdre.
Autour de nous, on cherche à comprendre ce qui figure sur la carte, on regarde sur la montagne, la fameuse Cnoc ad dTobar (ou Knocknadobar en anglais). Mais on ne discerne rien de particulier, pas d’église, pas de croix, rien. Si ce ne sont les délimitations des champs qui grimpent sur la colline d’un noir charbon, parsemées de taches vertes.
A nos pieds, les falaises recouvertes de mousses vertes, blanches, marrons viennent mourir dans une mer agitée.
Le coin donne vraiment une sensation de bout du monde, on ne croise personne, pas une seule voiture, pas âme qui vive, à part une mouette qui, perchée sur un lampadaire, nous regarde avec défi. On repart encore plus intrigués qu’à l’arrivée, avec même une petite pointe de déception.
Nous voilà de nouveau sur la route principale, et alors qu’on s’arrête pour vérifier le chemin, je jette un œil en arrière sur Cnoc ad dTobar et j’aperçois en haut une sorte de forme. Je monte alors le téléobjectif et jette un œil. C’est bien ça, tout en haut de la montagne, se trouve une croix, voilà ce qui était indiqué sur la carte.
Mais quand on regarde, le dévers de la montagne, on se dit que la montée jusqu’en haut ne doit certainement pas être réservée à tout le monde. Alors que des nuages menaçant commencent à envelopper les montagnes environnantes, nous avalons les kilomètres jusqu’à l’un des points que nous avions noté avant de partir : Ballycarbery Castle.
Vous en expliquer l’histoire serait assez compliqué, d’ailleurs nous même ne sommes pas vraiment sûr d’avoir tout compris tant le château est passé de familles en familles depuis sa construction.
Malheureusement la ruine du 15ème siècle n’est pas visitable l’hiver, et impossible de s’en approcher sans enjamber les barrières. Alors on tourne autour de la ruine qui, sous un ciel des plus gris, nous donne une impression assez mystique. Depuis l’ Ecosse, à chaque ruine de château que je vois, je ne peux m’empêcher de m’imaginer ces lieux habités, en parfait état, la vie qui se déroulait à l’époque, les querelles des territoires.
Dehors la pluie tombe de plus en plus, et autant mettre fin au suspens toute de suite, ce sera comme ça toute la journée et n’ira pas en s’arrangeant.
A côté de Ballycarbery Castle se trouvent deux ruines de forts datant du 10ème siècle, Cahergal Fort et Leacanabuaile Fort. Le premier est lui aussi inaccessible, pourtant c’est celui en meilleur état, sans cesse rénové, et d’ailleurs nous verrons des échafaudages tout autour. On tente le chemin qui monte jusqu’au second, à pieds, sous la pluie de plus en plus glaçante. Le fort est perché sur un petit promontoire de pierre au beau milieu d’un champ de moutons. Ces derniers nous regardent d’un air hagard lorsque nous poussons la porte pour pénétrer dans le champ.
| | | À: Zapo64 · 30 décembre 2013 à 23:44 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 17 de 31 · Page 1 de 2 · 9 250 affichages · Partager Jour 3 (Suite)
On grimpe la petite montée sur un sol qui ressemble à une éponge, nous chaussures s’enfoncent d’un bon centimètre dans un mélange de boue, de déjections de moutons et d’eau. Chaque pas nous donne droit à de magnifiques bruits de succion. Alors qu’on grimpe, on se dit que la descente risque d’être épique.
En haut de la colline, on a une vue dégagée sur le coin, avec au loin la silhouette du Ballycarbery Castle qui se découpe.
On déchiffre le plan, on essaye de comprendre quelle pouvait être la vie au 9ème siècle dans ce genre de construction, et on s’étonne des chambres souterraines installées dans l’épaisseur du mur d’enceinte de plus de 4 mètres.
Je tente quelques photos malgré la pluie, mais rapidement l’objectif est constellé de gouttes, je remballe vite fait le matériel, et on attaque la descente. Et arriva ce qui devait arriver, alors que j’esquive deux chutes consécutives, Cécile, elle n’y coupe pas, le temps de me retourner et je la retrouve les quatre fers en l’air, le cul dans la boue, le pantalon détrempé.
A la voiture, on tente tant bien que mal de se sécher, de se nettoyer du mieux que l’on puisse. Un peu fatigués par cette sortie, et par le temps qui commence à nous glacer les os, on se réconforte comme on peut, en se disant que la vue était tout de même jolie.
Pour aller mieux rien ne vaut un déjeuner de sandwichs faits dans la voiture et face à la mer. On décide donc de retourner sur la route de Cahersiveen et d’aller sur le port d’où part le ferry vers Valentia Island, Reenard Point. Evidemment, pas de ferry à cette période de l’année, et c’est bien dommage. Mais le temps de faire le déjeuner, le temps se dégage sur le port et la crique devant nous, un bonheur pour les oiseaux et en particulier les mouettes qui se bataillent en nombre pour de la petite friture.
Ca crie, ça braille, ça s’engueule et surtout ça s’attaque à grands coups de bec. On peut observer ce ballet incessant assez longtemps tant c’est intriguant : qui va manger en premier ? Qui n’aura rien ? Est ce que le fou de Bassan remontera de sa plongée avec un repas ?
Au loin les bateaux des Lifeboats, les gardes côtes locaux très respectés de la population et en charge de toute la côte sud ouest de l’ Irlande font des rondes croisant des bateaux de pêcheurs qui se dirigent vers Beginish Island, une armée de mouettes à leurs trains.
Un dernier coup d’œil sur Knightstown, la ville principale de Valentia, et comme le temps commence à se gâter et la pluie à être un peu plus forte, on reprend la route vers Portmagee et au vu du temps qui ne se dégage pas, on reste sur notre première idée d’aller visiter Valentia Island.
On prend donc le pont qui sépare l’île de la terre ferme et la première étape sera Skellig Experience .
Un petit musée qui raconte l’histoire des îles de Skellig, deux énormes rochers acérés situés en pleine mer, classés au patrimoine mondial de l’ UNESCO, et qui, sur le principal des deux rochers, a abrité plusieurs monastères, deux phares et a subit plusieurs invasions Viking.
La visite de ce musée est habituellement couplée avec un tour en bateau des îles, mais il ne se fait que de juillet à septembre et par mer – très – calme. Si la mer est trop agitée, cela risque d’emporter les bateaux vers les petits rochers tranchants sur les abords de l’île.
L’histoire de Skellig Michael est particulièrement intéressante, car un monastère y a été érigé au 6e siècle par des moines, qui l’ont construit pierre par pierre, avant d’être attaqués par les Vikings vers 800. Le monastère sera abandonné par la communauté des moines au 12e siècle.
Un film, dans le musée, montre le nombre de marches à gravir pour y monter, et il est bien spécifié que mieux vaut ne pas avoir le vertige pour y aller. En images, on le comprend mieux. Deux autres aspects des îles Skellig sont montrés dans le musée : la faune ornithologique, car les îles sont des étapes des migrations des oiseaux, en particulier des macareux, et le phare de Skellig Michael, qui fut érigé à la fin du 19e siècle, rénové dans les années 50 et automatisé dans les années 80.
L’histoire des familles qui ont habité le phare, souvent pendant une période longue est malheureusement peu abordée. Par contre, son utilité est bien montrée : les îles Skellig étaient les premières îles que l’on voyaient avant d’aborder l’ Irlande, il a donc fallu mettre en place un système de lumière reconnaissable entre les phares de Valentia et St Finians Bay. Le musée est court, et peut-être pas assez poussé concernant les phares, mais il est agréable et cela permet de faire une pause dans la journée, et pour nous de s’abriter.
Après cette petite pause culturelle, on décide d’amorcer Valentia par le côté ouest et de faire notre première pause à Bray Head. La vue est malheureusement un peu bouchée, mais la côte se découpe bien sous nos yeux.
Ce puits, malheureusement, nous ne le trouverons jamais...la route d’accès étant pleine de flaques – un peu profondes – et de nids de poules massifs, nous ferons demi-tour au bout du chemin sans rien trouver, si ce n’est la peur d’avoir abîmé la voiture. Par contre, on y trouvera, un pub esseulé, au milieu de nulle part, avec sans doute l’un des meilleurs arguments commerciaux de ce point le plus à l’ouest de l’Europe : « Next Pint : New York »
Nous abordons maintenant le nord de l’île et le temps ne s’améliore vraiment pas, mais sur la carte les Fogher Cliffs nous font de l’œil, tout le monde nous en a parlé, même Eileen, notre hôte de Killarney...
Arrivés en bas de la Geokaun Mountain, il faudra motiver la voiture pour monter, mais nous nous arrêterons au premier palier, les deux autres étant des points de vue, nous ne pourrons pas en profiter avec le brouillard qui s’épaissit de plus en plus.
La vue sur les Fogher Cliffs vaut tout de même le coup malgré la nappe épaisse de brouillard. Autant dire que cela rajoute un petit quelque chose à la magie du lieu. De base, les falaises, c’est toujours impressionnant, mais là le brouillard qui les enveloppe, dramatise l’ambiance. Il fait ressortir le noir de la pierre et le vert des plantes grasses qui s’accrochent à la roche.
Qui plus est le lieu est chargé de légende dont celle d’ Oscar qui après avoir convoité une princesse française s’est mis un paquet de gens à dos, s’en est suivie une bataille, et le jet d’un énorme rocher sur ses assaillants. Rocher dont on peut voir la réplique malgré que la bataille ait eu lieu au 6ème siècle...
L’appareil photo est trempé après quelques clichés mais ça valait le coup de tremper les chaussures et de se geler. On ne s’attarde pas et on reprend la route principale avec une visibilité grandement restreinte.
Notre prochain arrêt sera pour the Grotto . Ce nom nous intrigue beaucoup sur la carte, alors on s’embarque sur le chemin. On tombe alors sur une énorme falaise, percée d’un trou noir.
Nichées à son sommet, une vierge et Bernadette, montées dans cette niche en 1954. Our Lady’s Grotto est à la base une carrière d’ardoise, qu’une chute de pierre fera fermer en 1910. Abandonnée jusqu’en 1954, année de Marie (Marian Year) où elle sera réhabilitée en lieu de communion. Depuis, il s’y déroule beaucoup de célébrations, et en parallèle la carrière a été rouverte pour l’export de l’ardoise, qui a, entre autres, servi pour la rénovation de l’ Opéra de Paris.
Le brouillard, s’épaissit encore, la pluie ne faiblit pas, on s’arrêtera donc là avec les photos. On continue le tour de l’île jusqu’à Knighstown. Mais si, vous savez, la petite ville en face de laquelle on a mangé ce midi !
Le versant sud de l’île sera plutôt vite parcouru. Le jour tombe, la pluie continue, pour tout dire, on est déçus mais fatigués, déçus de ne pas avoir plus d’accalmie, sans spécialement demandé à avoir du beau temps non stop, déçus de ne pas apercevoir les Skellig Islands au loin.
Depuis ce midi, la pluie n’a pas cessé de tomber, à différentes intensités. Nous rejoignons donc Portmagee, notre arrêt pour ce soir et son charmant petit port, et faisons quelques courses car demain, dimanche, tout sera fermé.
On prend donc nos quartiers chez Moorings , une charmante maison violet framboise écrasée, qui donne face au port. Ce petit coin de paradis, ça fait déjà 2 ans qu’il nous fait de l’œil, depuis que Julie des Carnets de Traverse en avait fait un joli papier. Pensez donc, l’ Irlande on ne connaissait pas, on a vu ce petit hôtel avec la vue sur le balais des chalutiers et forcément, on a voulu aller voir.
Et bien on n'est pas déçus, sans le vouloir, on se retrouve dans la même chambre que Julie il y a 2 ans. Vue sur le port, sur Valentia Island, juste au dessus d’un bar où nous irons décompresser avec une pinte de Guiness, face à un test match de l’Irlande face aux Samoa (nul besoin de préciser que c’est du rugby), qui se soldera par une victoire écrasante et évidente de l’ Irlande.
On s’y sent tellement bien, à observer le balais des habitués, qu’on n’y bougera pas de la soirée. On y mangera bien, voir même très bien pour un prix plus que correct. Pour moi un fish & chips très copieux, une assiette de poisson pour Cécile. A la fin du match, et du repas, tranquillement on digérera en flânant sous la bruine, le long du port, et on reprendra nos quartiers dans notre belle chambre, jusqu’à ce qu’on voit la météo pour le lendemain qui finira de nous achever.
Mais après tout, demain est un autre jour.
| | | À: Zapo64 · 31 décembre 2013 à 10:51 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 18 de 31 · Page 1 de 2 · 9 235 affichages · Partager Excursion aux Skellig annulée pour moi justement à cause d'une mer trop agitée | | | À: Toopil · 2 janvier 2014 à 8:55 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 19 de 31 · Page 1 de 2 · 9 209 affichages · Partager C'est vrai que quand on remarque les cotes acérées des Skelling, y'a plutôt intérêt à ce qu'il n'y est pas trop de vent, mais ça nous a laissé un petit gout de déception, ne serait ce que de ne pas les voir !
Jour 4 :
Le jour se lève sur le port de Portmagee, bien que les bateaux soient encore dans une semi pénombre, au loin sur la droite, on distingue rapidement le soleil pointer entre deux montagnes. Dehors il bruine très légèrement, mais impossible de savoir si ça va se maintenir.
La vue sur le port au petit matin est magnifique, pas de pêcheurs qui s’activent, mais juste les bateaux qui roulent au rythme du courant.
Après un copieux petit déjeuner irlandais typique accompagné de black et de white pudding (respectivement du boudin noir et du boudin blanc qui n’a rien à voir avec le nôtre), on s’arrache difficilement du cocon qu’est le Moorings pour reprendre la route.
Je reste un peu sur ma faim d’hier, vis à vis des paysages de Valentia, alors on se met au défi de trouver le phare que nous avons sans doute loupé la veille.
Après quelques marches arrière, et de routes loupées, on trouve une route qui d’abord nous mène au pied de la station météo de l’île, qu'il n’est apparemment pas possible de visiter. Au loin on aperçoit le phare en question, mais aussi les falaises abruptes de Doulus Head et le morceau de terre chauve de Beginish Island. Même à cette distance on distingue bien les vagues venir se fracasser sur les falaises d’un noir charbonneux. La houle est de plus en plus forte, la pluie semble suivre le même chemin, néanmoins le spectacle est assez impressionnant.
On continue la route, on s’attaque à une pente à 15% en épingle qui augure du bon pour la remontée, et on suit la route qui longe la mer. Les vagues viennent s’écraser sur les rochers avec une force impressionnante. On profite d’une accalmie pour faire les derniers mètres, et mettre la voiture à l’abri.
Pendant plus d’un quart d’heure on observera les vagues se briser, les rouleaux d’un bleu turquoise se former juste avant de s’abattre dans une multitude d’embruns. Le spectacle donne lieu à des images assez impressionnantes.
Pour ce qui est du phare, le plus à l’ouest de l’Europe, celui-ci est fermé à partir de septembre, aucune chance donc de pouvoir le visiter, ou même de s’approcher encore plus de la pointe.
On quitte Valentia, pour reprendre la route qui longe la Saint Finan’s Bay, malheureusement la vue est bouchée, on tente tout de même le coup en prenant la route en cul-de-sac (en français dans le texte) qui nous permet d’apercevoir au loin Puffin Island et qui mène à Bolus Head.
La route se transforme alors en chemin de randonnée, qu’on aurait tenté avec plaisir, mais dehors le temps se dégrade salement, et ce serait relativement dangereux et inconscient de s’y risquer. On passe tout de même à proximité du monument, rappelant l’accident que subit un équipage de G.I. américains durant la seconde guerre mondiale, écrasant leurs avions sur Skellig Michael, la plus grande des îles Skellig. A ce propos, nous ne les apercevront jamais, et pourtant elles n’ont de cesse de nous intriguer, je pense que ce sera l’un de nos plus grands regrets de ce voyage.
| | | À: Zapo64 · 2 janvier 2014 à 13:11 Re: Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande Message 20 de 31 · Page 1 de 2 · 9 201 affichages · Partager Bonjour, toujours le même plaisir à lire ce beau récit, l' Irlande en plein hiver. vous avez dû vous régaler de ces paysages magnifiques. Je vous souhaite de beaux voyages pour cette année 2014, que tous vos projets puissent se concrétiser. | Carnets similaires sur l'Irlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 791 visiteurs en ligne depuis une heure! |