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D'Etambura à Orupembe, il n'y a que 25 km, la piste est mieux indiquée que dans le sens contraire et elle est en bon état. Ce village n'a vraiment rien d'attrayant, de même que son environnement. La boutique n'a pas grand chose à vendre et surtout pas de carburant ce qui va poser problème pour la suite du programme. Le poste de police est aussi accueillant qu'une porte de prison : rien à attendre de ce côté !
Il existe des traces dans tous les sens mais notre route est au sud dans le lit du Khumib à 4 km du village. Ce dernier alterne sable mou et rocaille, aussi faut-il s'y aventurer avec prudence et parfois utiliser les ressources de notre 4x4. Cet endroit est difficile mais on le quitte pour grimper sur la rive pour encore retourner dans le lit de la rivière (km 49) avant d'escalader un rude raidillon, au sommet duquel, nous pouvons admirer un paysage fort joli. La piste suit un crête entre le Khumib et un de ses affluents puis redescend dans le lit vers un énorme arbre mort et à proximité d'un kraal déserté depuis longtemps, semble-t-il ? Nous prenons ensuite la direction de la Montagne du Sphinx, de couleur chocolat, facilement reconnaissable. Le paysage est fantastique et peuplé de quelques animaux sauvages : zèbres de Hartmann, oryx, springboks, autruches, vautours et sans doute un rhino noir (un peu loin !). Vers 13 h 30 (4 heures depuis ce matin) et au km 76, nous sommes devant un panneau indiquant à droite "Welcome to Puros Conservancy" mais notre piste qui progresse dans le lit de la rivière depuis un moment continue à gauche, ce que semble indiquer la copie de "Google map" que j'ai faite du secteur. Nous continuons dans la rivière mais elle devient vite très mauvaise avec des rochers, des troncs d'arbres etc..... Nous rebroussons chemin pour emprunter celle de droite, étroite, pentue et rocheuse, elle longe en contre haut, un petit canyon, gravit un replis de terrain et débouche sur un formidable belvédère découvrant la vallée de l'Hoarusib qui sinue dans sa forêt galerie (km 88 + 3/4 d'heure). Nous descendons dans la vallée, traversons son très large cours très sablonneux (pas facile). A 16 h 45 soit après 7 h 20 de conduite et 121 km, nous sommes arrivés devant la cabane des gardes de Puros qui nous indique les emplacements de camping. Il n'y a que deux voitures (venant du sud) dont celle d'un couple de Français avec qui nous avons échangé sur VF et à qui nous avions donné un éventuel RV. Ils ont vu des éléphants, ce matin, en aval du camp, en attendant, il n'y a que des oiseaux, des babouins et une famille de girafes, c'est pas si mal que ça.
Le lendemain, inutile de descendre la rivière, les pachydermes sont venus à nous, ils cassent la croûte dans la forêt à moins d'un km de nous. Ce sont eux que nous avons entendu tournailler pendant la nuit. Nous allons les observer avec un guide qui nous fait descendre dans le lit de la rivière, ce qui ne semble pas plaire à un jeune éléphant qui rapidement nous charge. Nous devons notre salut à la puissance et à la rapidité de notre Toyota : on a eu chaud !
La piste qui longe l'Hoarusib étant bloqué avant New Schoemanscamp par un fort orage, nous devons faire une croix sur notre programme original qui devait rejoindre l'Hoanib, la longer puis retrouver Sesfontein, cela joint à notre problème de gasoil ! D'ailleurs nous devons utiliser notre jerrycan de secours vers Tomakas sur la D3707. Cette piste est un peu délicate dans son parcours chevauchant la Gomatum River et sans problème jusqu'à Sesfontein où on est content de boire un pot et de remplir notre réservoir (attention la station est parfois à sec, nous a -t-on dit ! Nous avons parcouru 111 km depuis ce matin et ce en 4 h 30. Avons croisé un peu plus d'animaux, deux voitures (5 en une semaine) et admirer de superbes paysages.
Maintenant nous continuons vers le
Damaraland (Palmwag,
Twyfelfontein, Dorros, Brandberg puis le sublime Spitzkope et son voisin Erongo.
Bien cordialement.
Jacky.
"Moins faire pour mieux voir !"
PS : avons aussi passé 3 jours à Grootberg, le site est spectaculaire, la traque des rhinos a été fructueuse, celle des éléphants, non, mais les deux nous ont permis de découvrir les magnifiques paysages de cette région. La grimpette vers le loge nécessite un 4x4, certains laissent leur véhicule au bas, préférant monter avec les gardes : c'est raide et impressionnant.