Bonjour,
Et cela a toujours été comme cela...
J'y suis allée en 1987 et c'était déjà très séparé entre les touristes et les maldiviens. Sur Makunudu, l'île où nous étions avec mes copines (et où j'ai rencontré monsieur Madikéra pour la petite histoire), il n'y avait que des hommes comme travailleurs et ils logeaient dans un bout de l'île qui nous était interdit. Nous n'avions pas le droit de leur parler en dehors des échanges professionnels et cadrés.
Le fils du propriétaire de l'île souhaitait fêter son anniversaire sur l'île en faisant une fête et avait obtenu une autorisation spéciale pour la faire. Il y avait trois espaces de fête: un pour les touristes avec alcool, un pour les maldiviennes et un pour les maldiviens. La seul chose qui était commune, c'était le bateau sono pour faire discothèque... et la police était venu surveiller le tout...
Nous étions allés sur une île habitée mais notre visite avait été très encadrée et nos possibles des plus limités.
Tant de séparation m'avait énormément gênée et je n'y suis jamais retourné même si j'en garde un doux souvenir. A l'époque on avait moins d'infos et c'est surtout sur place que nous avons pris conscience de cette réalité.
Du coup, j'ai pris une décision pour mes voyages: si la gestion du pays me disconvient trop même si j'ai top envie d'y aller, je n'y vais pas... Cela m'en élimine pas mal et parfois je suis limite avec ma conscience en allant dans certains mais il en est plein où je ne mettrai pas un pied et n'y dépenserai pas un centime. Mes premiers freins sont : non égalité de droits entre les femmes et les hommes, direction du pays par des religieux intégristes, non respect des droits de l'enfant...
Donc, les
Maldives je n'y retournerai probablement jamais...
Il m'est juste dingue d'imaginer que des gens puissent penser faire vivre un enfant qui aurait fait une bêtise à 8 ans avec comme but de vie "A 18, tu seras exécuté..." En même temps, je sais à quel point certains extrémistes, religieux ou non, peuvent avoir ce genre d'idées et en suis bien triste pour l'humanité.