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Ni compromis ni guerre civile, dit l'opposition en Thaïlandepar Alan Raybould et Orathai Sriring
BANGKOK (Reuters) - Le chef de file de l'opposition au gouvernement thaïlandais a déclaré qu'il mettrait fin au mouvement de protestation en cours s'il menaçait de dégénérer en guerre civile mais il a rejeté l'idée d'un compromis avec le pouvoir avant une semaine de "fermeture" de la capitale.
L'opposition accuse de corruption le Premier ministre, Yingluck Shinawatra, et son frère Thaksin, lui-même ancien Premier ministre. Yingluck Shinawatra a convoqué des élections anticipées le 2 février mais les manifestants réclament la démission immédiate de son gouvernement.
Suthep Thaugsuban, principale figure du mouvement de protestation des dernières semaines, a exclu la tenue de pourparlers avec le gouvernement dans un entretien publié dimanche. Mais il a ajouté qu'il quitterait le mouvement si celui-ci basculait dans la violence et menaçait de dégénérer en véritable guerre civile.
"Si cela devient une guerre civile, j'abandonnerai. La vie des gens est précieuse pour moi", a-t-il dit au journal en langue anglaise Sunday Nation. "Si quelqu'un déclenche une guerre civile, je dirai aux gens de rentrer chez eux."
Le parti Puea Thai au pouvoir semble en passe de remporter les élections prévues le 2 février, une date confirmée par le roi.
Mais un membre de la Commission électorale a déclaré samedi que le scrutin pourrait être reporté au 4 mai, des candidats n'ayant pas pu déposer leur dossier dans certaines circonscriptions.
Huit personnes, dont deux policiers, ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées ces dernières semaines dans des violences entre opposants, partisans du gouvernement et forces de l'ordre.
La police a fait état de sept blessés samedi à
Bangkok, où des hommes armés se déplaçant à moto ont pris pour cibles des manifestants de l'opposition.
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