Article sur les évenements de la journée (source
www.moov.mg
):
Crise politique : La capitale est plongée dans les troubles politiques
(26-01-2009) - La station de la radio nationale et la station privée MBS appartenant au groupe du président de la République n’émettent plus après que les manifestants y aient mis le feu dans le courant de la matinée d’aujourd’hui.
Lors du mouvement de la foule pour attaquer la MBS, on parle de trois morts mais cette information n’est pas encore confirmée. Comme la diffusion des stations privées qui relaient l’évolution des événements est coupée par on ne sait quel procédé, les informations ne circulent plus. Il est d’ailleurs très difficile de se déplacer dans la ville à cause des barrages mis en place un peu partout, notamment sur les lieux stratégiques comme les endroits où sont érigés les émetteurs des stations et des chaînes de télévision.
Depuis quelques heures, les rumeurs enflent partout dans le durcissement du conflit entre l’Exécutif et le maire de la capitale. Après l’incendie de la MBS, on parle d’une foule qui s’est déplacée vers l’un des grands sites du groupe Tiko appartenant au président de la République. Il s’agit du magasin de distribution Magro que les manifestants ont incendié. Et la journée est encore longue. De son côté aussi, le régime fait appel à la population pour défendre « le légal ».
Il faut toutefois souligner que les deux camps se réclament d’être des démocrates. Or, le maire dont la chaîne de télévision Viva a été suspendue puis fermée par le pouvoir dénonce le non respect de la Constitution et de la liberté d’expression exercé par le régime. Quant à ce dernier, il parle de déstabilisation et de désobéissance et également de non respect de la Constitution.
La communauté internationale s’inquiète de la situation et au nom de quelques ambassadeurs dont celui des
Etats-Unis et du chargé d’affaires de l’ambassade de
France, elle appelle au dialogue et à la non violence. A titre de rappel, le conflit entre le gouvernement et le maire trouve sa source dans la suspension de la chaîne de télévision Viva avant Noël après que celle-ci ait diffusé une vidéo de plusieurs dizaines de minutes de l’ancien président Ratsiraka actuellement en exil en
France. Le ministère en charge de la Communication a parlé d’une faute qui peut nuire à l’ordre public et a décidé la suspension puis la fermeture de la chaîne.