Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Mimimicha · 26 avril 2017 à 22:09 · 569 photos 197 messages · 25 participants · 26 943 affichages | | | | À: Mimimicha · 16 juillet 2017 à 23:14 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 161 de 197 · Page 9 de 10 · 1 974 affichages · Partager .../... J15 – 17 février – Campeche, suite et fin de la journée Fin de la journée... mais pas tout à fait de Campeche.
Après avoir grignoté quelque chose (???) sur le Zocalo, nous reprenons la visite, à pied cette fois.
Casa no. 6 Centro Cultural (calle 57, en face du Zocalo)
C’est un ancien palais de style mauresque, à l’intérieur duquel a été reconstituée une demeure coloniale. Toutes les pièces sont magnifiquement décorées dans les moindres détails. On y trouve aussi des expositions d’art temporaire.
Catedral de Nuestra Senora de la Purisma Conception
« Il s’agit de l’un des rares édifices baroques de la Péninsule. Commencée en 1540 sur un site sacré précolombien, elle ne fut achevée qu'en 1705. Elle abrita le culte catholique bien avant que Mérida soit conquise et peut donc s'enorgueillir d'être la plus vieille église conventionnelle du Yucatan. » (sic)
Honnêtement, ce n’est pas le genre de visite qui prend du temps.
On est surpris d'y trouver un petit jardin intérieur.
Mansion Carvajal (au nord du Zocalo, calle 10 – entrée libre ouv 8h30-18h). Voilà qui est facile à manquer tant la façade ne paie pas de mine. Mais quelle surprise en poussant la porte !
C’était l’une des demeures les plus opulentes de la ville, aujourd’hui transformée en bureaux.
Ex Templo de San JoseOn y va pour sa façade recouverte d’azulejos bleus et jaune, et.... des emplettes ?
Je me demandais pourquoi « ex » ??? Et oui, Campeche a aussi ses marchands du Temple  : il a été transformé en salle d’exposition/boutique. On y voit de près ces magnifiques costumes que portaient les danseuses de Merida.
Le Palais des Gouverneurs
Il a apparemment fait couler beaucoup d’encre lors de sa construction. Je le trouve plutôt réussi avec sa jolie fresque.
Des anciennes portes ouvrant sur la ville, il n’en reste que deux : La Puerta de la Terra et la Puerta del Mar, à l’opposé.
La Puerta de la Terra, construite en 1732, est restée en son état originel.
La Puerta de Mar, que nous empruntons pour aller sur le Malecon a été reconstruite au milieu du XXe siècle et n'a pas le même charme, mais on voit bien la petite caravelle au-dessus de l'arche.
Sur le Malecon, nous assistons au plus beau coucher de soleil « marin » qu’il m’ait été donné de voir (et j’en ai vus !)  .
Je ne suis pas sûre que mes photos soient d’un rendu parfait, mais elles se rapprochent un peu de la réalité.
Une fois le soleil disparu, le tableau s'est éclairci, me laissant béate.
Un bon photographe devrait s’éclater ici.
La nuit est tombée, et nous retournons au centre-ville. Et, surprise, un son et lumière de toute beauté a lieu sur le Zocalo. Aujourd’hui, l’ingénieur s’est lâché, alternant poésie et psychédélisme. Mais où sont mes photos ?????? Je crois bien les avoir jetées suite à une mauvaise manip, et bien sûr, la carte de l’appareil avait déjà été reformatée. Grrrrrr !!!!    Celle-là, je ne l’avais jamais faite. 
Nous allons dîner à la Casa Vieja, à l’étage d’un bâtiment qui donne sur le Zocalo. Nous sommes installés en terrasse, avec une superbe vue, profitant ainsi des dernières images du Son et Lumière. Apéritif de courtoisie : Margarita Chaya. Le serveur, Renate, d’origine italienne comme son prénom l'indique, est très classe et éminemment sympathique... et il parle français !!!! JP : Atun au vinaigre balsamique, Moi : Camarones coco. Un régal ! (770 pesos pour deux, avec boissons et café – env. 38€). Excellente adresse.
Bonne nuit!
- Quelques informations supplémentaires que j’avais sur mon book :
Fontaines Lumineuses Musicales: Place du Patrimoine Mondial, toutes les 20 min de 18h à 22h Je l'ai dit hier, il n'y a pas de quoi s'ébahir, mais on peut s'y arrêter en allant sur le Malecon.
Baluarte de la Soledad: Musée d’Architecture Maya, 8h30-17h. Visite 30 min
Sérénades Campechanas: présentations de groupes et trios locaux au Centre Culturel Casa 6. Tous les jeudis à partir de 20h30.
Plaza de la Republica: Festival Campechanisimo (présentations musicales et folklore). Du mercredi au dimanche à partir de 19h
Baluarte de San Carlos: Musée de la ville, raconte l’histoire du port, surtout à l’époque des pirates
Casa de Artesanias Tukulna, Calle 10 333, Ouv 8h-20h, entrée gratuite Différents types d'artisanat naturel de l'Etat de Campeche: céramique de Tepakán, élaboration de hamacs, tissage de chapeaux et autres articles à base de jipi (feuille de palme).
Baluarte de San Pedro: Musée d'artisanat ouvert de 9h à 21h, tous les jours, gratuit
Mercado Pedro Sainz de Baranda, côté Est de la Calle 53 (derrière la Puerta de Tierra): « l'un des endroits les plus traditionnels où l'on pourra trouver de l'artisanat original, des vêtements traditionnels et des produits de la gastronomie locale »
Fuerte San José el Alto, Campeche (que nous verrons demain)
Fuerte de San Miguel (que nous voulions voir en arrivant à Campeche la veille, mais nous sommes arrivés trop tard). D’aucuns ne le trouvent pas incontournable (???) : on y a une belle vue sur la baie et on y trouve des masques en jade et des stèles mayas. Image attachée: | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Mimimicha · 17 juillet 2017 à 0:22 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 162 de 197 · Page 9 de 10 · 1 968 affichages · Partager sympa ce petit coucher de soleil à Campeche. Le première photo me fait penser à certains papiers peints des années 80, les fameux couchers de soleil qu'on collait sur nos murs pour s'évader | | | À: Mimimicha · 18 juillet 2017 à 0:05 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 163 de 197 · Page 9 de 10 · 1 942 affichages · Partager "Je ne suis pas sûre que mes photos soient d’un rendu parfait, mais elles se rapprochent un peu de la réalité."
En tout cas, elles sont magnifiques ces photos de coucher de soleil.
"Aujourd’hui, l’ingénieur s’est lâché, alternant poésie et psychédélisme. Mais où sont mes photos ?????? Je crois bien les avoir jetées suite à une mauvaise manip, et bien sûr, la carte de l’appareil avait déjà été reformatée. Grrrrrr !!!!    Celle-là, je ne l’avais jamais faite.  "
Oh mince, c'est rageant.
A bientôt !
Christine | | | À: Lescaribous · 26 juillet 2017 à 21:17 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 164 de 197 · Page 9 de 10 · 1 877 affichages · Partager sympa ce petit coucher de soleil à Campeche. Le première photo me fait penser à certains papiers peints des années 80, les fameux couchers de soleil qu'on collait sur nos murs pour s'évader 
Coucou! Réacclimaté? Je vois tout à fait ces papiers, on les mettait aussi sur les portes. Bon, je reprends.... ce début de "vacances" est bien encombré (dans un sens tant mieux    ), et j'avais mis le carnet en stand by. A bientôt, Michèle | | | À: Mimimicha · 27 juillet 2017 à 0:10 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 165 de 197 · Page 9 de 10 · 1 860 affichages · Partager Hôtel Socaire à Campeche (Calle 57 No. 19 entre 12 y 14, Colonia Centro Campeche) Que cet hôtel est agréable ! Déjà, il est situé au cœur du centre historique, à deux pas du Zocalo. De l’extérieur, il pourrait presque passer inaperçu. Dès l’entrée, on est sous le charme. De charmants patios desservent les chambres. L’hôtel (entrée principale calle 57) est traversant et donne sur la rue opposée (calle 55, qui est l’entrée du bar : le Cafe Sotavento).
Notre chambre (suite junior), en rez-de-chaussée, est immense et donne justement sur l’un des patios : idéal pour se laisser aller dans la douceur de la nuit après avoir arpenté les rues en pleine chaleur.
Elle est décorée de façon très sobre, peut-être un peu austère, mais le confort est là. Les lits sont excellents et il y a un réfrigérateur.
La piscine est petite mais agréable, avec quelques sièges relax et des tables. Le petit déjeuner (succulents pancakes) n’est pas compris dans le prix. Le service est un peu long... même quand il n’y a pas de panne de gaz  . On peut le prendre soit à l’intérieur,
soit sur la petite terrasse, mais il n’y a que 2/3 tables, soit encore se le faire porter dans la chambre.
Il n’y a pas de parking, mais en fin de journée, le centre historique se vide et on peut se rapprocher de l’hôtel. Pour nous, ce n’était pas gênant, car nous n’avions pas l’intention de prendre la voiture. Ce serait donc le seul bémol que je mettrais à l’hôtel pour ceux qui veulent visiter les alentours.
Faut-il le dire ? Campeche est mon énooorme coup de cœur, mon « number one » des villes coloniales que nous avons visitées.
J16 – 18 février – Campeche (fin), Hacienda Yaxcopoil (183 km)
Je file commander le petit déjeuner à 8h. Las, la salle est déjà pleine  . Et ça traîne....Il semble qu’il y ait un problème en cuisine. Panne de gaz !!!!!  Nos pancakes arriveront une demi-heure plus tard: un mauvais point pour l’hôtel. Mais un bon point pour compenser : pour se faire pardonner, le serveur les supprimera de la facture  .
Comme c’est sur la route, nous allons visiter l’un des forts de Campeche.
- Achevé en 1792 - Inscrit au patrimoine de l’Unesco - Ouvert du mardi au dimanche de 8h00 à 20h00 Après pas mal de détours et même un court instant en sens interdit  (panneau non visible), nous arrivons tout en haut de la colline (la grimpette est impressionnante et je ne voudrais pas la faire à pied). Il n’y a pas de quoi s’extasier devant le fort, si mignon soit-il... « Mignon », c’est bien le terme qui lui convient, rien de plus.
A l’intérieur, le musée « Armas y Marinería ». Certes, on y voit quelques belles pièces : des armes originales datant de la période 16e-19e siècle, et 2/3 maquettes de bateaux. La maquette du fort aussi.
Il ne faut pas se laisser abuser par la pub qui annonce de « nombreuses armes ». Que nenni : quelques-unes seulement.
Quant à la vue sur la baie :bof!
Nous quittons Campeche à 11h45 avec un ciel bleu pétard et un petit 34°C qui va vite grimper.
- Nous arrivons à Becal, toujours dans l’Etat du Campeche, à 14h40. 38°C à l’ombre
.
A peine entrés dans le village, nous sommes assaillis par une nuée d’adolescents, qui à vélo, qui à mobylette, voulant nous entraîner. « Mais où veulent-ils bien les entraîner » vous dites-vous ? On verra ça plus tard  . Là, tout de suite, la priorité des priorités, c’est de manger !!!! Nada, pas un resto : juste 2 minuscules supérettes où nous trouvons un paquet de tortillas et du jambon. Sur la place, sans âme qui vive, un kiosque ombragé où nous nous sustentons, guettés de loin par nos ados qui ont la délicatesse de nous laisser tranquilles pour l’instant  .
Pour l’instant, car dès que nous nous dirigeons vers la voiture, ils reviennent, dans une ambiance très bon enfant. C’est du harcèlement, mais sympathique, si tant est que cela puisse exister. Bon, d’un autre côté, on est là « pour ça » : Becal, « capitale du chapeau ». D’ailleurs, le décor est planté sur la place principale, la Plaza del Progreso :
Ce minuscule village abrite un nombre considérable de caves, qui sont autant d’ateliers de fabrication (il paraît que près des ¾ de la population tisse des chapeaux).
Nous suivons les jeunes gens les plus sympathiques vers l’atelier familial où nous découvrons la confection ancestrale de ces couvre-chefs que l’on voit sur la tête de tous les Mexicains.
Le sisal, fibre végétale de l’agave, « jipi japa » en langue maya, est travaillé depuis des temps immémoriaux, puisque les mayas l’utilisaient à des fins vestimentaires et en maîtrisaient la technique.
La plante est effilée à l’aide d’une aiguille (la qualité du chapeau dépend de la finesse des fils), séchée, et éventuellement teinte selon la couleur désirée pour le chapeau.
Il est ensuite temps de passer à la confection, au fond des caves creusées dans les roches calcaires de la région: la fibre doit être maintenue à un certain niveau d’humidité pour pouvoir être travaillée.
Les murs suintent de tous leurs pores et l’atmosphère y est oppressante.
Une fois le chapeau réalisé, il n’y a plus qu’à le passer dans des presses à l’atelier pour leur donner leur forme définitive. Il y a tout un tas de formes dans l'atelier.
La confection d’un chapeau peut prendre des jours et même aller jusqu’à 3 semaines pour les plus élaborés. Pour un chapeau des plus simples, compter 24h. Je n’avais pas l’intention d’en acheter un, et à aucun moment nous n’avons ressenti la moindre la pression; la démonstration s’est faite tout au long avec de chaleureux sourires, encore plus radieux de la part de nos jeunes à qui nous avions « glissé la pièce ». Dans la boutique, il y a une multitude de modèles, y compris des sombreros, bien sûr. On peut juger sur pièce le travail effectué, et l'on distingue bien les différentes qualités. Finalement, arrivée à la voiture, je me dis « quand même, un chapeau en sisal confectionné sur place, je vais regretter de ne pas en ramener un », d’autant que je suis très « chapeau »  . Et demi-tour ! Je sais que je le paie un peu plus cher qu’il ne le faudrait (350 pesos, env. 17€), mais on ne roule pas sur l’or dans ce village et ce sera ma petite contribution pour leur gentillesse.
Le village n’est pas dénué de charme.
Nous reprenons la route par le chemin des écoliers, car j’avais repéré sur Google Earth un charmant petit village pour égayer la route monotone du Yucatan que nous avons rejoint maintenant: Maxcanu.
Il est 16h15 lorsque nous arrivons à notre étape du soir, l’ Hacienda Yaxcopoil.
... A suivre | | | À: Mimimicha · 27 juillet 2017 à 1:10 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 166 de 197 · Page 9 de 10 · 1 855 affichages · Partager salut, ALors moi je dis BRAVO pour avoir réussi à trouver un scooter de la MEME couleur que le haut des murs du Fuerte el Alto  . QUel talent de photographe  , dis quand tu exposeras à New York, fais moi signe  . La visite de Becal devait être particulièrement intéressante, puis quelque chose me dit que cela t'a ''réconciliée'' avec les ateliers d'artisanat local..... Un ptit bonjour en passant de Montréal | | | À: Mimimicha · 27 juillet 2017 à 1:14 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 167 de 197 · Page 9 de 10 · 1 853 affichages · Partager .../... Suite et fin J16 – 18 février – Hacienda Yaxcopoil
La visite de la péninsule ne saurait être complète pour moi sans la visite d’une hacienda, et je voulais en voir une « dans son jus », car s’il existe de très nombreuses haciendas dans la région, elles ont souvent été transformées en hôtels de luxe.
Les haciendas et l’or vert du YucatanNous avons déjà pu constater à Merida, au vu des splendides demeurent qui jalonnent le Paseo de Montejo, quelle a pu être la richesse des grandes familles propriétaires d’haciendas.
« Ce sont les espagnols qui donnèrent au sisal (henequen) une notoriété planétaire... » « La péninsule du Yucatán offre aux colons espagnols qui y découvrent l'emploi du henequén l'opportunité d'une industrie florissante. C'est le temps d'explosion du transport maritime et le besoin en cordages est immense, sous peine de ralentir la colonisation du Nouveau Monde. En quelques décennies, le sisal est à l'origine d'immenses fortunes. A la fin du 18e siècle, la prospérité se transforme en véritable boom, grâce à l'incroyable résistance de la fibre du henequén. Au début du 19e siècle, le Yucatan exporte 80 000 tonnes de sisal par an, soit 90% de la matière première des cordages utilisés dans le monde. Au centre de ce système de production féodal étaient les haciendas au luxe insolent, inspirées des riches demeures palladiennes d' Italie. Jusqu'à l'horizon, les champs d'agave s'alignent, monotones, striés de rails destinés à l'acheminement des wagonnets jusqu'aux séchoirs où la fibre extraite de la plante est suspendue aux fils tendus à l'air libre. A l'apogée de cet or vert, pas moins de mille haciendas officient pour la planète. Des écoles et des églises poussent à proximité des haciendas. Le sisal incarne alors la prospérité d'un Yucatan qui deviendra brièvement une nation indépendante, de 1843 à 1846. C'est l'entêtement des Mayas à ne pas se soumettre aux nouveaux maîtres qui portera le premier coup à la splendeur de domaines implantés sur les terres ancestrales indiennes. En 1847, les Mayas yucatèques initient ce qui demeure à ce jour la plus sanglante des insurrections autochtones depuis la conquête espagnole: la guerre des Castes. Elle va durer jusqu'en 1901.... Les haciendas finiront tant bien que mal par renaître de leurs cendres. La révolution mexicaine (1910) et la réforme agraire qui l'accompagne porteront le second coup. Et c'est finalement l'invention du nylon qui sera fatale à l'industrie du henequén. Aujourd'hui, à peine une centaine de haciendas cultivent encore le sisal. Les demeures rescapées hébergent quelques prospères familles. Certaines sont devenues des musées. » (sic)
L’Hacienda Yaxcopoil (Carretera Federal 261 KM 186,97391 Yaxcopoil)
Et nous voici devant la porte d'inspiration mauresque, image que l’on voit sur tous les guides de voyage.
De l'autre côté, un imposant bâtiment tout en long, marqué par les ans, semble en ruine. Décrépi, noir, lugubre même. 
Moi qui voulais une hacienda « dans son jus », je commence à me poser des questions. Me serais-je trompée ? C’est que nous y sommes attendus pour la nuit, mais aussi pour le dîner (l’hacienda dispose de deux chambres). Nous nous hasardons à gravir l’escalier, un peu inquiets. 
Nous sommes vite rassurés. 
L’hacienda a été fondée au 17e siècle. Yaxcopoil signifie « peupliers verts » en langue maya. Elle a connu les trois grandes périodes qui marquèrent la vie politique et économique du Yucatan : - la période préhispanique : il y a d’ailleurs quelques ruines mayas sur le site, mais trop loin pour que nous allions les voir;
- la période coloniale ; - l’expansion de l’industrie de la fibre d’agave (le sisal).
Elle fut en son temps l’une des propriétés rurales les plus importantes du Yucatan (11.000 hectares), constituant l’un des centres économiques pour l’élevage et l’industrie de la fibre d’agave. De l’élevage bovin de plusieurs milliers de têtes, le seul témoignage encore visible sont ces murets construits autour des arbres pour les protéger des animaux.
L’hacienda a été rachetée en 1864 par Don Donaciano Garcia Rejon, et appartient toujours à la même famille.
Nous sommes accueillis avec beaucoup d’attention par Mario, qui a travaillé pendant des décennies dans l’hacienda. Il nous fait découvrir les moindres recoins de la propriété, l’ingénieux système d’irrigation à partir du cénote, les anciens bureaux et même une piscine, vide depuis des lustres.
Quelle splendeur ça a dû être.
Nous découvrons aussi l’usine, fermée depuis longtemps, les hangars à sisal, le matériel d’époque dont il nous explique le fonctionnement, le dortoir des ouvriers, avec tous les clous pour accrocher les hamacs (en sisal bien sûr).
Certains bâtiments sont splendides et nous sommes surpris d'apprendre que ce sont d'anciens ateliers.
Vue de la partie « habitation » depuis l’usine :
L'heure des visites est passée, mais étant logés sur place, nous avons tout le loisir d’aller au gré de notre curiosité pour découvrir l’habitation.
Il y a même une chapelle, comme dans nos bons vieux châteaux.
Nous finissons l’après-midi par une tournée générale à la bière avec le personnel, ravi de partager un moment convivial.
Nous sommes à présent dans un autre monde, loin de tout, l’hacienda s’est vidée de toute présence humaine hormis Mario, et nous prenons nos quartiers. Je réalise que nous serons seuls dans la propriété toute la nuit.  Derrière l’hacienda, au milieu de la jungle touffue, nous disposons d’une petite maisonnette avec son jardin privatif, sa terrasse dotée de hamacs,
une grande pièce équipée d’une salle à manger et de hamacs au cas où l’envie nous prendrait de dormir comme de vrais mexicains qui se respectent. Carlos, notre guide à Mexico, ne nous avait-il pas dit qu’il dormait lui-même dans un hamac ?
Il n’y a pas de fenêtres, juste d’immenses volets en bois d’une hauteur inimaginable.
A la nuit tombée, Mario et son épouse Aurore viennent nous apporter le dîner que nous prenons sur la terrasse. Aurore s’affaire autour de la cuisine d’été. Nous pensions qu’ils allaient nous laisser en tête à tête, mais le romantisme n’est pas de mise ce soir : nos « serviteurs » - mais quelle horreur, on dirait vraiment des serviteurs, comme sûrement autrefois dans l’hacienda - restent là, à nos petits soins. Nous sommes un peu surpris, mais nous passons une excellente soirée à discuter  . Comme quoi, ne pas maîtriser une langue étrangère n’est pas forcément une barrière insurmontable: grâce aux quelques mots d’Anglais de Mario, l’espagnol appliqué d’Aurora, notre origine latine et avec le secours de mon mini dico et de Mr Google, nous avons l’impression de nous connaître un peu mieux en fin de soirée. Je bois des litres d’Orchata (JP n’aime pas trop  , mais comme il a été bien élevé, il en sirote un petit verre – Pfff, je l’ai même vu boire du thé : une fois dans sa vie, mais je m’égare...  ). Les plats sont succulents : la Sope de Lima est à tomber par terre. De plus, elle est tellement copieuse qu’elle aurait pu suffire à notre dîner. Mais non, suivent des Ta Males: différentes viandes enroulées dans des feuilles de maïs et de bananier. Le dessert ne m'a pas emballée.
Il est temps d’aller dormir, et là, nous sommes VRAIMENT SEULS, Mario et Aurora n’habitent pas sur le site. Sensation un peu bizarre, et je fais taire cette espèce de trouble sournois qui se faufilerait bien vite dans mon esprit si je le laissais faire. Elle est pas belle la vie? | | | À: Mimimicha · 27 juillet 2017 à 17:56 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 168 de 197 · Page 9 de 10 · 1 811 affichages · Partager J17 – 19 février – Valladolid (203 km)
Après une nuit tranquille – tu m’étonnes  -, nous retrouvons Mario et Aurora qui nous amènent notre petit déjeuner maya, des sortes de crêpes aux épices et aux tomates. J’aurais préféré quelque chose de, de... disons : plus « continental ». Non qu’elles soient mauvaises, mais elles conviendraient plus à un apéro. JP, lui, a bien aimé. Un dernier tour dans l’hacienda et nous prenons la route à 9h30. Déjà 35.5°C !!!  Ça promet.
Nous traversons quelques villages et comme à mon habitude je fixe quelques images depuis la voiture, à la va-vite.
Je suis sûre que les chérubins mexicains s'amusent tout autant sur leurs petits manèges d'un autre monde que les nôtres dans des fêtes foraines ou autres parcs de plus en plus bling bling.
Et toujours cet habitat misérable: comme je l'ai déjà dit plus haut, la richesse est ailleurs.
et toujours ces minuscules églises qui rappellent combien la population est pieuse.
Et, puisque nous traversons des villages, il y a une chose dont je n'ai pas encore parlé, mais qui est vraiment curieuse: les abords cramés dans les villages. Cramés par le feu, pas par le soleil. Au début, nous avions pensé que des fumeurs indélicats jetaient leur mégot par la fenêtre  . Mais en fait, c’est une façon de nettoyer les bas-côtés. Il nous est ainsi arrivé de passer sur la route alors que les flammes léchaient le bitume  , tandis que les habitants tout autour vaquaient à leurs occupations comme si de rien n’était    . Il y a bien quelques loupés  à en juger par certaines maisonnettes calcinées. En février, c’est la saison sèche, et il ne faut pas trop compter sur la pluie pour limiter l’extension du feu. Curieuse habitude quand même.
- Il est 14h lorsque nous arrivons à Valladolid où nous logerons à l’Hôtel El Méson del Marqués (post à part).
Il est un peu tôt pour prendre possession de la chambre; nous déposons nos bagages à l’accueil et déjeunons sur place.
Autant en parler tout de suite du restaurant : outre le côté pratique (pour les feignants comme nous en fin de journée  , ou, de façon plus sympa, les fatigués), outre son cadre idyllique au cœur de la ville, outre ses jolies hôtesses en costume traditionnel et les sympathiques serveurs aux petits soins, il sert des plats qui peuvent damer le pion à bien des restaurants dits gastronomiques. Je ne dois pas être la seule à le penser : il est plein la plupart du temps et il faut parfois attendre un peu. Mais ça, nous arrange : nous avons tendance à être tardifs dans nos repas  , et du coup les serveurs ont plus temps pour nous  , vu que la plupart des convives sont déjà partis  .
Attendre : non, pas comme aux US où il y a un tas de table libres et on te fait attendre des plombes  . Ici, plein, c’est plein ! Photos dans le post sur l’hôtel.
ValladolidDeuxième ville de l'Etat du Yucatan, elle possède le même charme colonial que les villes que nous avons visitées précédemment et l’on s’y sent bien, même si Campeche garde ma préférence.
« Elle a été bâtie en 1543 par Francisco de Montejo, el Sobrino (le neveu), sur l’ancien centre cérémoniel maya de Zací. La ville possède sept églises de cette époque: la splendeur de ses richesses coloniales a valu à la ville le surnom de « Sultane de l’Orient ». Ayant été le théâtre de nombreux événements guerriers tout au long de son histoire, on la nomme également la Ciudad Heroica « Ville Héroïque. » C'est ici que la Guerre des Castes a éclaté en 1847 et que la première étincelle de la Révolution Mexicaine, le 04 juin 1910, s'est allumée. Elle est aussi classée « Pueblo Magico » (village Magique).»
Parque Francisco Cantón Rosado (place principale) La plupart des photos ci-dessous ont été prises le lendemain matin, à une heure où la ville était encore endormie, ce qui explique aussi la différence de lumière.
Il suffit de traverser la rue pour accéder à cette jolie place où l’on retrouve les mêmes bancs confidents qu’ailleurs et d’autres, plus traditionnels, portant les armoiries de la ville.
Elle est animée toute la journée et on y trouve des artisans venus de la Casa de los Artesanos locale... et donc avec des prix normaux, aucun risque de se faire avoir  . Il y a un choix extraordinaire de huipil (robe traditionnelle maya) et je ne sais plus où donner de la tête tant ces pièces brodées à la main sont belles  . Et, comme le disait fort justement Jean-Yves, je me suis réconciliée avec l’artisanat local: j’y trouverai de jolies robes brodées pour mes deux petites poupées.
Au centre de la place, la Fontaine de la Mestiza (fontaine de la Métisse), avec la statue d’une « jeune femme à la peau claire (pas une maya), tenant une jarre dans ses bras et vêtue d’un huipil. »
La peau claire? ça ne se voit pas beaucoup. Certes, elle n'a pas les traits mayas et semble de haute taille. Pour avoir vu des photos avant sa restauration, je préfère la version colorée.
(photo empruntée sur le Web)
La restauration de cette fontaine a soulevé une polémique: sa peinture rougeâtre, couleur de boue, a déplu à certains; d'autres alléguaient que c'était sa couleur d'origine.
De l’autre côté, la Catedral de San Gervacio
Le bâtiment original a été construit en 1545. Après sa démolition, la cathédrale a été rebâtie au début des années 1700. Comme dans tout le Yucatan, les pierres des anciens temples mayas ont été utilisées.
Au-dessus du portique, il paraît que l’on peut voir le corps sculpté d’un serpent maya. Pour ma part, je le cherche encore  . L’intérieur ne présente aucun intérêt particulier. Et si je dis qu'il y a un office en cours, ça n'étonnera plus personne.
Elle rappelle un peu celle de Campeche.
Museo de San Roque (calle 41, entre calle 38 et 40: derrière l'Office du Tourisme) D’un intérêt très moyen, tout petit, on a vite fait d’en faire le tour.
Toutes les explications sont en espagnol, uniquement. Nous sommes étonnés qu'une ville de cette importance sur le plan touristique n'ait pas de traduction anglaise.
Parc Santa Anna et son Eglise toute jaune
Cenote Zaci (Calle 36, Sta Ana, à 10 min à pied de l’hôtel - Ouvert tous les jours de 8h à 18h
« Zací » est un mot maya qui signifie « épervier blanc». C’est un cénote de type caverne, avec une ouverture oblique. Le diamètre du bassin est d’environ 40 m, et sa profondeur varie en général entre 25 et 30 m, selon les endroits. Certains fonds iraient même jusqu’à 100 m.»
La description que j’avais pu lire de ce cénote était idyllique : « L’eau est belle et transparente, et on y trouve de très nombreux poissons ». Mais, franchement, en le regardant, je me demande s’il s’agit bien du même (mais si ! c’est écrit dessus !  ), car même avec la chaleur de plomb qui nous écrase, rien ne pourrait nous décider à y tremper ne serait-ce que le bout d’un orteil. Nous y rencontrons un Miguel ravi de parler Français, ravi surtout, je pense, à l’idée de nous fourguer sa marchandise  . Il n’insiste pas et discute foot avec JP. Tout arrive!
Plus loin, nous rencontrons un jeune couple avec des enfants, en quête dudit cénote. Ils ont la ferme intention, eux, de se baigner, ça se voit, ne serait-ce qu’à leur équipement. Nous nous gardons bien de leur donner notre avis: après tout, nous ne sommes que de vieux croutons jamais satisfaits. 
Une jolie rue mène à une petite place moins courue.
On y découvre cette petite église, toute rouge, mais elle est fermée: l' Eglise de la Candelaria (Calle 44 Y 35)
Comme nous en avons plein les pattes, nous en profitons pour faire une pause devant une petite bière bien fraîche et un grand verre d’orchata.
La lumière décroît déjà, le crépuscule n’est pas loin, et la nuit non plus, qui le suit à grandes foulées sous ces latitudes.
Il est près de 19 h lorsque nous arrivons à l’hôtel.
Nous sommes ravis de pouvoir dîner sur place (500 pesos, env 24 €). En soirée, nous profitons de la place en face de l’hôtel.
Demain, notre dernière cité maya  . Le voyage se termine bientôt. | | | À: Mimimicha · 27 juillet 2017 à 18:15 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 169 de 197 · Page 9 de 10 · 1 808 affichages · Partager Bonjour Michèle, Je continue à suivre votre carnet avec ravissement  . Encore merci pour ce retour, une mine d'informations pour notre prochain voyage au Mexique  Isabelle | | | À: Rouquine38 · 31 juillet 2017 à 13:27 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 170 de 197 · Page 9 de 10 · 1 751 affichages · Partager Toujours aussi bien !!! Je prends plein de notes...Dommage que ce soit bientôt fini | | | À: Mimimicha · 3 août 2017 à 11:46 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 171 de 197 · Page 9 de 10 · 1 694 affichages · Partager Campeche semble avoir été un beau coup de coeur !... je suis ravie d'avoir inclus cette étape dans notre parcours, et avec le même hôtel grâce à tes conseils ! On n'a pas envie que ça s'arrête, ce carnet !!! | | | À: Rouquine38 · 5 août 2017 à 23:27 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 172 de 197 · Page 9 de 10 · 1 661 affichages · Partager Bonsoir Isabelle, Merci encore pour ce compliment: je suis ravie de transmettre notre vécu. A bientôt, Michèle | | | À: Lescaribous · 5 août 2017 à 23:46 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 173 de 197 · Page 9 de 10 · 1 658 affichages · Partager salut, ALors moi je dis BRAVO pour avoir réussi à trouver un scooter de la MEME couleur que le haut des murs du Fuerte el Alto  . QUel talent de photographe  , dis quand tu exposeras à New York, fais moi signe  . La visite de Becal devait être particulièrement intéressante, puis quelque chose me dit que cela t'a ''réconciliée'' avec les ateliers d'artisanat local..... Un ptit bonjour en passant de Montréal 
Salut Jean-Yves, Un grand bonjour de la plage où on crève de chaud: beaucoup plus qu'au Mexique . Qu'est-ce que j'ai pu pester contre ce scooter! Personne et juste ce deux-roues. Finalement, il s'intègre bien dans le paysage. Je vais exposer mes photos très bientôt  ... dans une galerie où il acceptent les flous, les contre-jours, les photos de nuit sans trépied et autres bêtises. Tu crois qu'ils ont ça à New York? A bientôt! Michèle | | | À: Miossy · 5 août 2017 à 23:55 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 174 de 197 · Page 9 de 10 · 1 654 affichages · Partager Toujours aussi bien !!! Je prends plein de notes...Dommage que ce soit bientôt fini 
Merci Carole pour cette fidélité!  Et oui.... on arrive à la fin. A très bientôt donc, Michèle | | | À: Mimimicha · 6 août 2017 à 0:40 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 175 de 197 · Page 9 de 10 · 1 650 affichages · Partager J19, 20 et 21 – 21, 22, 23 février – Bulle à Cancun (192 km)J22 – 24 février – Retour vers la France
Valladolid: Je profite de la place une dernière fois au petit matin. Il n’y a personne, la température est encore douce, c’est un régal. Un autre coup d’œil à la Cathédrale. Bien sûr, la messe tourne en boucle.
Nous arrivons dans le Quintana Roo à 11h, mais le décalage horaire nous a rattrapés et il est midi.
Nous traversons de petits villages très colorés, comme partout. Les enfants en uniforme sortent des écoles.
Sur la route, le ciel s’obscurcit et nous essuyons quelques gouttes de pluie, les premières depuis le début du séjour. Pourvu que les jours à venir ne soient pas mouillés.... 
Nous ramenons la voiture chez Alamo dans les temps. RAS. Nous prenons leur navette qui nous amène à l’aéroport, où nous reprendrons une autre navette, celle de l’hôtel : Omni Cancun Resort & Villas. Nous y arrivons à 16h.
Le soir, alors que nous prenions le frais sur la terrasse en jouant aux cartes, nous avons eu droit à notre unique et véritable averse tropicale.
Pour les lecteurs qui ont eu la patience de me suivre et qui sont encore là  : les jours qui suivent ne présentent d’autre intérêt que notre appréciation de l’hôtel.
www.omnihotels.com/hotels/cancun . Je l’ai choisi pour son rapport qualité/prix à Cancun. Cancun ? Tout simplement parce que nous ne voulions rien faire d’autre que nous reposer en fin de voyage, et aussi être plus près de l’aéroport pour repartir. Je cherchais une structure pas trop géante, et les pieds dans l’eau. C’est très pratique, car il ne faut pas marcher ¼ d’heure voire plus pour aller à la plage.
Vue de l'hôtel au soleil levant.
A noter : pour les familles ou plusieurs couples, il y a des villas au bord de la plage.
La chambre n’est pas prête, mais on nous donne les bracelets qui vont nous permettre de profiter de tout pendant 3 jours, sans bourse délier, hormis les pourboires qu’il est de bon ton de distribuer à longueur de journée : il n’est pas question pour nous de contribuer à dégrader la réputation de radins des Français en voyage. Que je déteste ce concept  : les bracelets qui nous transforment en bétail bagué. Aurons-nous droit un jour au marquage ? Ou, de façon plus moderne, à une puce ? Mais il faut en passer par là. En général, je préfère l’avoir dans le sac. Mais comme nous allons rester dans l’enclos, je me résigne.
Compte tenu de l’heure, certains restos sont fermés et nous déjeunons à La Pina Colada sur la plage... ben oui, 16h, mais il n'y a pas d'heure pour les braves  ou du moins pour les affamés. Très correct.
La chambre : conforme à mon attente, avec vue sur la mer.
J’ai trouvé la meilleure offre sur le site cancun.com. Aucune autre plateforme n’a pu l’égaler, malgré toutes les promos proposées. Pas même le site direct de l’hôtel. Chambre « Deluxe Ocean View », 941 US$* (844€ en février), pour 3 nuits en all inclusive, avec vue sur la mer et navette aéroport On ne peut pas vraiment parler de luxe, mais pour nous, c’est parfait. * sur la Riviera, la monnaie de référence est l’US $ - no comment  .
La plage : par quelque miracle, nous trouvons des transats en plein milieu de l’après-midi le premier jour. Ah, ces fameux transats dans les hôtels all inclusive ! Le lendemain matin, en admirant la mer au petit jour (il faisait encore un peu sombre), je remarque des va-et-vient au bord de la piscine déserte. Ce sont les gens qui se précipitent. J’en ai même vu courir.  Pas en mode jogging : c’est plutôt genre pingouin pressé avec une serviette au bout de chaque bras pour réserver les transats.  Et c’est ainsi que les transats sont parfois occupés pendant des heures entières par des serviettes, juste des serviettes (photo ci-dessous, au lever du soleil).
Mais ce n’est pas par miracle que nous avons pu en avoir le premier jour : c’est juste que, s’ils étaient libres, c’est qu’ils n’étaient pas des plus confortables (sur la partie droite de la plage). Et là, il faut que j’avoue, la honte au front, que par la suite, levée aux aurores, j’ai fait comme tout le monde : j’ai réservé nos transats   .
Cette plage, c’est un havre de paix : pas de musique tonitruante, pas d’animation hormis le Beach Volley. Je craignais la présence d’algues, mais le sable est nickel.
On y trouve (outre le resto La Pina Colada), le Kuku’s Jacuzzi Beach Bar. Côté plage : des balançoires en guise de sièges. De l’autre côté, le jacuzzi. Il est très agréable, ce jacuzzi... à condition de ne pas s’y trouver en même temps que les touristes brailleurs  . Vous connaissez sûrement : « all inclusive » pour certains (pas tous heureusement, car nous avons aussi rencontré des gens charmants) signifie : « c’est gratuit, je bois, je bois, je rebois encore et encore, et de préférence des boissons alcoolisées ». Le décor étant planté, il n’y a plus qu’à imaginer l’ambiance  . Mais n’allez surtout pas croire que je joue les sainte-nitouche  : nous ne nous sommes pas privés non plus  ! Les serveurs ne lésinent pas sur les rations d’alcool dans leurs cocktails : ils sont délicieux. 
Lever de soleil sur la plage :
Plusieurs restos sur place, mais nous ne les avons pas tous essayés, cherchant au plus simple. Nous avons adoré la Pina Colada, les pieds dans le sable. Le Viva Mexico : bof ! Le buffet : très bien.
Les piscines : prises d’assaut dès le petit matin, y trouver une place avec parasol tient du parcours du combattant. Peu importe, nous ne sommes pas au bord de la Mer des Caraïbes pour aller à la piscine.
On peut y faire du sport (animations presque toute la journée).
Les enfants ne sont pas oubliés : il y a aussi des animations pour eux.
Détail appréciable pour le dernier jour : après le check out le matin, on vous laisse les bracelets pour profiter des restaurants si l’heure de votre vol est dans l’après-midi.
J22 – 24 févrierCes deux jours et demi étaient nécessaires pour récupérer. Vol interne vers Mexico à 16h40. Attention : à l’aéroport de Mexico, il n’y a pas d’annonce : il faut bien regarder les panneaux (j’ignore si c’est pareil dans toutes les salles d’embarquement). Traversée de l’Atlantique de nuit... la routine quoi. RAS. Arrivée un peu tardive à Madrid : course pour attraper le vol. OK. Survol des Pyrénées enneigées. Arrivée à Toulouse, les valises n’ont pas couru assez vite  . On nous les livrera le lendemain.
Et voilà un voyage qui se termine. On était bien là-bas, n’est-ce pas ? 
ConclusionPour ce périple d’un peu plus de 2000 km, j’avais fait des choix, il faut toujours en faire. Etaient-ils judicieux ? Peut-être, peut-être pas. En tout cas, tout le monde a bien compris que nous avons adoré. Adoré le pays bien sûr, mais aussi les autochtones. Loin des clichés que l’on peut voir. Des gens accueillants, enjoués, jamais pesants. Un sentiment de sécurité, partout.
On aurait pu voir beaucoup plus de la péninsule, compte tenu du nombre de jours sur place, mais nous aimons prendre notre temps. Même au mieux de notre forme par le passé, nous avons toujours aimé musarder. Je le répète : nous aurions dû rester un peu plus à Mexico.
Une envie de revenir : pas forcément dans la péninsule, même s’il y a encore tant à voir. J’ai en tête un autre circuit, que nous ne ferons sûrement jamais, comme d’autres aussi (encore l’Ouest US qui a tant à offrir).
Une page se tourne, je vais peaufiner notre prochain périple : départ le 20 septembre pour quelques jour en Italie (la Ligurie), avant d’embarquer pour la Corse . Notre France est tellement belle !  
Et aussi, je vais pouvoir enfin dévorer tous les carnets que j’ai mis sous le coude et que je suis impatiente de découvrir.
J’espère ne pas vous avoir trop soûlés...  mes résolutions de faire au plus simple s’étant avéré promesse de Gascon   . En tout cas, merci de m’avoir suivie.
A bientôt sous d’autres cieux, Bien cordialement, Michèle | | | À: Mimimicha · 6 août 2017 à 9:10 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 176 de 197 · Page 9 de 10 · 1 640 affichages · Partager Merci, merci Michèle pour ce beau récit... Je te l'ai dit plein de fois mais j'ai adoré !!!Quel beau voyage ! (Je ne suis peut être pas très objective vu que je rêve du Mexique depuis de nombreuses années  )
Je vous souhaite encore plein de belles aventures ici ou ailleurs et surtout n’hésite pas à nous les faire partager  . Bises. Carole | | | À: Mimimicha · 6 août 2017 à 10:18 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 177 de 197 · Page 9 de 10 · 1 635 affichages · Partager Bonjour Michèle Merci pour ce magnifique carnet. Ce fut un régal de te suivre. Bons préparatifs pour ta prochaine ballade et.... peut être à dans quelques semaines sur une terrasse ajaccienne. Françoise | | | À: Mimimicha · 6 août 2017 à 16:03 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 178 de 197 · Page 9 de 10 · 1 606 affichages · Partager Toute belle chose a une fin comme dit le proverbe!! Bon tu as donc ''gouté'' aux ''Tout inclus'' en Février, et tu as certainement entendu des accents de par ici (noyés dans l'alcool  ) car Cancun est aux Québécois (surtout Montréalais) en Février ce que la Martinique ou la Guadeloupe peut être aux Français (surtout Parisiens) à Noël..... Et au prix de l'alcool au Québec, certains se laissent aller  dans les tout inclus où l'alcool est gratuit, oubliant que la modération a bien meilleur goût  En tout cas je garde l'adresse de ton hotel à Cancun car des offres de tout inclus avec villas ''privées'' ne courent pas les rues et justement, en bon québécois, j'ai prévu de partir dans le Sud à Noël prochain avec des amis!! (mais sans forcer sur l'alcool  ) L'anecdote des serviettes est tellement ''représentative'' de cette période dans les tout inclus.....Généralement ce sont les européens les premiers arrivés car à la faveur du décalage horaire ils se réveillent alors que les nord Américains fraichement arrivés dorment encore !
En tout cas merci encore pour le partage (je sais le temps que cela prend de mettre en ligne un CR) et on a tous très hâte au suivant - ah, la Corse....  D'ici là profite bien de ton voyage dans l'Ile de Beauté.. | | | À: Mimimicha · 6 août 2017 à 20:05 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 179 de 197 · Page 9 de 10 · 1 589 affichages · Partager Encore une fois, merci beaucoup Michèle pour ce carnet que j'ai lu avec intérêt depuis le début. Je vous solliciterai sûrement lors de la préparation de mon voyage pour l'année prochaine car votre circuit correspond à mes envies. Ah la Corse, l'île de beauté porte bien son nom, que de beaux souvenirs.... | | | À: Miossy · 12 août 2017 à 20:05 Re: Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya Message 180 de 197 · Page 9 de 10 · 1 538 affichages · Partager je rêve du Mexique depuis de nombreuses années  )
Merci Carole! Tu y viendras je le sens....  Mais peut-être attendras-tu aussi longtemps que nous? Bonne fin d'été, Amicalement, Michèle | Carnets similaires sur le Mexique: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 008 visiteurs en ligne depuis une heure! |