Korriganelgv · 14 juillet 2015 à 6:39 · 338 photos 120 messages · 17 participants · 14 433 affichages | | | | Bonjour Françoise,
Merci pour ton retour :), bonne année également !
Si tu passes par Yellowstone en 2017, sais-tu qu'une éclipse totale de soleil y est prévue en août ? Je crois que c'est autour du 20, que la pénombre totale est un tout petit peu au sud de Yellowstone ( Grand Teton ?), je ne sais plus bien mais si ça t'intéresse je peux retrouver les infos et la carte précise...
Edit : j'ai rehcerché le lien de la NASA, car il n'est pas impossible que j'envisage d'y aller de nouveau en 2017... eclipse.gsfc.nasa.gov/...017Aug21Tgoogle.html | | | Annonce · Sponsorisé | | | A la flotte ! ( Yellowstone 1 : Grand Canyon et Mammoth Hot Springs)
Premier jour à Yellowstone, je suis aux anges. On est réveillé assez tôt par les premiers rayons de soleil : notre chambre donne plein Est, et les stores sont assez peu occultants. C'est parfait, on pourra profiter au mieux de la journée !
Les filles n'ont pas pu finir leur nuit, mais rien de tel qu'une tartine de Nutella pour oublier le manque de sommeil...
Dès que l'on se renseigne sur le parc national de Yellowstone, on le sait : c'est grand, très grand. Mais on a beau le savoir, on ne le perçoit réellement qu'une fois sur place. J'ai souvent lu que la superficie de ce parc était identique à celle de la Corse. Les distances sont importantes, mais absolument rien à voir avec la Corse en ce sens que la durée nécessaire pour les parcourir reste tout à fait raisonnable. Point de petite route de montagne sinueuse ici... ça roule bien et les miles défilent vite. Il faut par contre prévoir des ralentissements importants, selon l'animation locale (j'entends par là selon les animaux à observer et les voitures qui s'arrêtent en grand nombre pour les admirer), les travaux ou encore les caravanes qui avancent moins vite que nous. Mais je n'ai jamais ressenti d'ennui au sein de ce parc : les routes restent un vrai plaisir.
Bref, compte tenu des distances plutôt conséquentes, pour notre premier jour à Yellowstone, on choisit de découvrir ce qu'il y a aux environs de notre lodge, puis d'aviser en fonction de l'état des filles : on a fait pas mal de route ces derniers temps, lever le pied serait certainement préférable pour elles.
Nous logeons à Canyon, on file donc vers la rive sud de la Yellowstone River, qu'on entend, au loin, depuis notre chambre. Après une première halte aux "Upper Falls", qui donne un point de vue sympa sur une très jolie cascade, direction Artist Point. Et là, waou... Une chute de presque 100 mètres avec un panorama grandiose.
On voit la Yellowstone River se déverser à grands flots puis parcourir un long chemin, c'est magnifique.
Bien sûr, aucune photo ne remplacera le fait d'être sur place et aucune représentation ne peut rendre compte de l'ampleur du lieu.
On aperçoit une traînée verte sur la gauche de la chute :
J'ai lu et entendu plusieurs explications à ce phénomène, pas toujours concordantes... Mais il semblerait que ce soit le manque d'oxygène qui induise cette coloration : une entaille se trouve dans la roche à cet endroit et elle provoque des remous plus importants qu'ailleurs...
C'est l'occasion de faire connaissance avec nos premiers chipmunks - tamias en français, qui sont les écureuils de l' Amérique du Nord. On en reverra beaucoup d'autres au cours de nos balades yellowstonniennes...
Après notre pause pique-nique, les filles semblent plutôt en forme, même si l'on sait que la plus petite a besoin de faire une sieste. On décide donc de prendre la route en direction de Norris : si Eléonore dort quand on y arrive, on poursuit notre route jusqu'au Nord, vers Mammoth Hot Springs pour ne pas la réveiller, si elle ne dort pas, on s'arrête. Il n'a pas fallu plus de quelques minutes pour que les 2 filles et leur mère piquent du nez !
Comme partout dans ce parc, la paysage alterne entre forêt dense, prairies dégagées et étendues d'arbres calcinés. Même lorsque la forêt est verdoyante, il subsiste toujours des traces de ces arbres morts. Un incendie s'est produit en 1988 et a ravagé une superficie importante des forêts du parc... Seules les chutes de neige à la fin de l'été en sont venues à bout. Presque 30 ans plus tard, les marques de ce désastre sont bien palpables.
La météo n'étant pas très clémente ce jour-là, le ciel est couvert et les couleurs des photos bien ternes. Les yeux, eux, se régalent malgré tout... Après notre première source d'eau chaude...
.. et notre premier lac vert...
.. nous arrivons à Mammoth.
D'accord, mais que faire dans le cas inverse ? La "vie sauvage", habituée à la présence humaine, se prélasse sur les grandes étendues vertes qui entourent les bâtiments sur Mammoth, et n'hésitent pas à traverser les routes, à leur rythme... et semblent totalement insensibles à la multitude de paparazzis qui les observent.
Après leur avoir dit au revoir, on se dirige vers les "lower terraces", dont les sources d'eau chaude ont la particularité de générer des formations de calcaire originales, sous forme de paliers. Pour y accéder, on doit emprunter un chemin sur pilotis, comme à beaucoup d'endroits dans Yellowstone : ils permettent de protéger l'endroit, mais aussi de nous protéger, nous, les sols étant fins et fragiles...
Il y a de nombreuses marches, et malgré un soleil plutôt capricieux (voire absent), la chaleur grimpe ; avec la petite en porte-bébé, je me rends vite compte qu'elle n'est plus si petite que ça !
La variété des couleurs et des formes est fascinante. Le blanc est éclatant, presque éblouissant... Plus blanc que blanc.
Tout en haut, l'eau a créé un plongeoir pour mieux se jeter dans les piscines qui ont l'air fragiles mais qu'on aimerait bien tester nous-mêmes (c'est évidemment impossible et dangereux) :
Je n'ai jamais vu de rizières, mais l'analogie est immédiate...
Il y a vraiment beaucoup de monde, mais il y a de l'espace et comme tout le monde semble partager la magie de l'endroit, ça n'est pas dérangeant.
En tout cas, cette balade a plu aux filles ! On reprend la voiture pour les "upper terraces", très proches des premières. Malheureusement, la boucle qui permet d'y accéder est fermée, on décide donc de compléter notre aventure à pied, sur la partie supérieure du lieu... Là, la pluie risque de nous accompagner d'une seconde à l'autre et semble avoir refroidi de nombreux visiteurs : on est presque seul pour découvrir ces paysages d'un autre monde, quel plaisir !
On navigue entre ocres, rouges, jaunes, gris, noir et blanc, les reflets de lumières sur l'eau sont magnifiques.
On est vraiment catapulté "ailleurs". Je croise un Québécois qui me parle un peu de son voyage : il est venu de Québec en traversant son pays d'Est en Ouest... Il dit qu'il n'y rien à y voir ! Je suis assez surprise, alors pour me convaincre, il me dit qu'il a fait 3 photos la première semaine, et qu'il en a fait plus de 3000 depuis qu'il a approché la région.
Quand on passe devant les sources, on sent la chaleur qui se dégage des entrailles de la Terre, c'est amusant et même agréable car plus les nuages se densifient, plus la température baisse. | | | Bonjour Christelle, Merci pour ton message. Oui, oui, je sais pour l'éclipse, et c'est une des raisons de notre envie d'aller aux USA en août plutôt qu'en juillet en 2017. Il reste à trouver l'endroit le plus adéquat pour y espérer observer l'éclipse totale (c'est de toute beauté!). Ceci dit, ce n'est pas au Grand Teton que la météo serait la plus favorable. D'où l'idée d'aller voir un peu dans le Nord Ouest... Affaire à suivre... | | | mardi 28 juillet 2015 Plop, blurp, pshhhhhhhhhhhhhh ! (Yellowstone 2 : entre Norris et Old Faithful)
Haha, ça y est, on attaque la partie Sud-Ouest du parc, c'est-à-dire LA région des geysers, des sources d'eau chaude, des couleurs éclatantes... bref, le pourquoi du comment on est ici, à Yellowstone.
Départ vers 10h, quelques achats rapides pour le repas du midi, et hop, nous voilà partis en direction de Norris, à quelques miles de nous... L'atteindre est rapide, s'y garer est long. Très long. Tellement long que nous n'arrivons même pas à accéder au parking, il est totalement impossible d'avancer. Jusqu'à maintenant, nous avions vu du monde, beaucoup de monde, même, dans le parc, mais là, même aux abords des plages de la Côte d'Azur en plein moi d'août, je crois qu'il est plus facile de trouver de quoi stationner ! On abandonne donc l'idée de découvrir le bassin de Norris : avant que l'on soit engagé dans la "one way" du parking où l'on avance à la vitesse d'un escargot et tant que l'on peut encore faire demi-tour, on s'éclipse, après plus de 20 minutes d'attente au point mort. Enfin, façon de parler, puisque nous conduisons une automatique... On prend donc la direction de Old Faithful, le geyser le plus connu qui entre en éruption toutes 60 à 90 minutes, et entre temps, on s'arrête partout : à chaque endroit "prévu à cet effet" on visite un nouveau lieu époustouflant.
Commence alors notre exploration d'espaces hors du temps, hors de tout ce que l'on a déjà pu voir, avec des sols qui semblent à la fois ravagés et détruits et pourtant très (très très) vivants. Voici Fountain Paint Pot.
La vue d'un tel spectacle m'épate... je crois que j'ai dû employer le mot "fascinant" à peu près cinquante-sept fois et demie depuis le début de notre parcours, mais que dire d'autre ?
On en prend plein la vue, comme on pouvait s'y attendre. Malgré une idée assez précise de ce qui nous attendait, la surprise reste immense, c'est beau, c'est magique, c'est incroyable... et surtout, c'est varié ! Ce sont toutes des sources d'eau chaude, pourtant, mais chacune a sa propre couleur, sa propre forme, son propre environnement, chaque geyser crache l'eau à son rythme, de manière régulière et continue, ou bien de manière cyclique (il se vide après avoir craché son eau, puis se remplit lentement, au calme, puis projette le trop-plein, et on recommence), chaque phénomène géo-thermique est singulier différent du précédent.
La boue en ébullition est peut-être ce qui se rapproche le plus de l'intérieur d'un chaudron de sorcière maléfique... Les bulles éclatent de mille et une manières différentes, mais seules les photos permettent de s'en rendre compte, c'est beaucoup trop rapide pour le percevoir à l’œil nu.
Les autres sens aussi sont en éveil : les odeurs sont parfois celles des œufs pourris, à d'autres moments ce sont les saucisses Herta qui assaillent nos narines, ça fait sourire mais ça n'est jamais nauséabond, jamais franchement désagréable.
Et enfin, chose à laquelle on s'attend beaucoup moins : ce sont les sons, les bruits. Plop, flic, splash, pshhhhhhh... Evidemment, les jets d'eau sont tels qu'on pourrait les imaginer... Mais le souffle sorti tout droit du cœur de la Terre a parfois une puissance effrayante. Dark Vador, tu peux aller te rhabiller : ta respiration outre-tombe, c'est de la gnognotte !
Les filles emboîtent le pas des parents, même s'il leur arrive de ne pas toujours être très enjouées ! Heureusement, leur tête de mule ne dure jamais très longtemps... et Eléonore veut participer à tout. C'est par moment un peu plus dur avec Romane, qui alterne entre enthousiasme débordant et ras-le-bol très expressif en freinant des quatre fers pour tout et n'importe quoi, en colère. Bref, égale à elle-même, elle est exactement comme à la maison et en profite bien, quoi qu'elle en dise dans ces moments-là...
Hello toi !
J'ai assez peu de commentaires pour la suite : les (trop nombreuses) photos parlent d'elles-mêmes, me semble-t-il...
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Après Fountain Paint Pot, on longe la petite boucle de Firehole Lake Drive. Encore d'autres couleurs, d'autres impressions... On passe devant Great Fountain Geyser, qui entre en éruption toutes les 9 à 15 heures. Autant dire que la chance de tomber au bon moment est assez mince, mais sait-on jamais...
Hé bien non, ça ne sera pas pour cette fois. On poursuit notre chemin...
On repart, et on essaie de voir Grand Prismatic, la source d'eau chaude aux couleurs de l'arc-en-ciel, immense (plus de 110 mètres de diamètre), celle que je rêve de voir depuis que nous sommes ici. L'accès classique à ce lieu n'étant pas le plus intéressant, on vise une balade pour le découvrir d'en-haut, mais d'après les indications que j'avais, il était difficile d'estimer la durée de la marche pour atteindre ce point. On crapahute depuis le matin, on est tous un peu lessivés, Eléonore refuse la poussette et le porte-bébé... C'est bien, elle veut marcher, mais à son rythme, on y serait encore 3 heures plus tard. Voire 8 heures plus tard. Alors on fait l'impasse sur Grand Prismatic aujourd'hui : il sera toujours là demain !
Les quelques bassins du coin sont dignes des eaux tropicales !
Allez, zou, on remballe, après 10 heures de vadrouille, je pense que personne ne fera de vieux os ce soir ! | | | Hello Christelle. Chouette la suite! Et quelle suite! Magnifiques photos, superbes couleurs... ça me donne vraiment envie d'y retourner... donc je pense que je vais réserver déjà un logement là-bas pour 2017... et construire un projet autour en intégrant l'éclipse et puis, soit les roches rouges encore (si je suis à nouveau sous le charme cet été), soit des nouveautés au Nord-Ouest (c'est un peu travailler à l'envers mais tant pis; c'est tellement difficile de choisir). Je vais revoir encore tes photos et rêver. Merci. | | | Salut Françoise, Merci ! Ça m'encourage à continuer ^^ C'est vrai que ces lieux sont vraiment sublimes, je ne me lasse pas de les contempler également... Pour 2017, la roche rouge et sa chaleur me font un peu peur en plein été, je crois que pour ma part, si départ il y a, ça sera plus pour le nord-ouest... même si j'entends très fort l'appel de l'ouest "tout court". J'ai une solution : pourquoi ne pas partir 6 mois et faire les deux ? | | | pourrais tu me dire qu'est ce qui t'a le plus marqué dans ton voyage ?
merci | | | Waou. C'est tout. (Yellowstone 3 - Norris et Lake) - mardi 28 juillet 2015
Bonjour bonjour !
Après notre tartine de Nutella désormais quotidienne, hop, on reprend le volant pour tenter de visiter le secteur de Norris que nous avions loupé la veille à cause du monde qui rendait l'accès impossible. On a bien fait : on a trouvé une place immédiatement et la foule semblait s'être estompée.
De très nombreuses photos aujourd'hui, elles sont toutes ici : lien. En voici quelques unes...
Moi, je suis subjuguée par les paysages qui s'offrent à nous, par leur diversité. Je crois que toute l'équipe l'est... On décide donc de suivre tous les sentiers de cet endroit on ne peut plus dépaysant. Ils sont longs mais très faciles et ils en valent largement la peine !
On prend notre temps, on apprécie particulièrement les endroits les plus éloignés du parking, car il devient presque rare d'y rencontrer d'autres touristes.
Je suppose que sous le soleil, ce doit être encore plus prenant.
C'est amusant, à certains moments, lorsque l'on regarde l'horizon, on voit s'élever des fumerolles à travers la forêt un peu partout (sans en voir l'origine)... On imagine des clans préparant diverses potions, réunis autour de druides, projetant, au choix, d'attaquer le clan voisin, ou, en version plus pacifique, ou de créer des fragrances ou des formules médicinales...
Romane finit par trouver cette balade interminable et se plaint un peu sur la fin, Eléonore finit par s'endormir dans la poussette, et nous, les grands, on profite de ce lieu indescriptible.
Après trois heures de pérégrinations, on avale notre pique-nique et on repart en direction de Old Faithful, vers le sud. Comme on a beaucoup marché et que les filles en ont un peu marre, on essaie cette fois de voir Grand Prismatic (la fameuse source multicolore) à partir de son accès classique : accès immédiat, pratiquement sans marche. Même si l'on sait que le point de vue est moins intéressant (car vu du sol), j'ai vraiment hâte de voir ce lieu emblématique ! Par chance, on arrive à trouver une place relativement facilement, on s'y dirige... tindin... le soufflé monte, monte... puis retombe encore plus vite qu'il ne faut de temps pour le dire : on ne voit strictement rien. Que dalle. Rien d'autre que des fumerolles épaisses, emportées par le vent, qui s'étalent autour de la source. Quelle déception !
Les couleurs sont pourtant prometteuses...
.. mais on ne voit que les abords de Grand Prismatic. Heureusement, Eléonore est là pour ajouter un peu de couleur à ce paysage finalement bien gris !
La source à proximité de Grand Prismatic, la vedette, n'est pas des plus moches pour autant :
Hors contexte, on pourrait presque croire à une côte bretonne, avec du brouillard. L'épaisseur de la roche ne fait pourtant que quelques centimètres ! On hésite à prendre de la hauteur et à faire la balade qui, par manque d'information, nous a découragés la veille. Mais soyons francs, les filles en ont plein les pattes, et on se dit que des fumerolles vues d'en haut, ça reste des fumerolles (oui, quand la journée avance, on devient philosophe), et on se promet de revenir le lendemain tôt. En effet, le matin, il y a moins de vent, et le ciel est dégagé...
Bon, ben allons à Old Faithful alors ! Et passons notre chemin : trop de monde, trop d'infrastructures, trop de bitume, on n'a même pas essayé de s'y arrêter. Old Faithful est le grand geyser du parc, pas le plus important en terme de dimensions mais le plus "pratique" car ses éruptions sont fréquentes et, malgré tout, assez grandes. Mais on repart sans le moindre regret, je crois que je deviens capricieuse : le cadre ne m'a pas donné envie d'attendre plus d'une heure sur place, pour voir un geyser (on en a vu d'autres, et Eléonore en a peur !).
On décide de rejoindre Canyon (où nous logeons) par la route qui longe le lac de Yellowstone.
Je n'attendais pas grand-chose de West Thumb, je n'en avais pas entendu beaucoup parler, et ça a été la belle surprise de la journée. Voir les sources d'eau chaude à proximité immédiate du lac, avec les montagnes au loin, m'a vraiment beaucoup plu. La boucle est rapide à faire, le vent refroidirait les plus courageux d'entre nous, mais j'y suis restée longtemps (j'ai lâchement été abandonnée par le reste de l'équipe sur la fin du parcours) et je m'en suis donné à cœur joie.
Encore une surprise avant le départ :
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Sur la route du retour, les filles sont calmes (ou dorment), on ne voit pas beaucoup le lac tout compte fait car la forêt masque souvent sa vue, mais il arrive qu'il soit dégagé.
Allez, les derniers petits geysers pour boucler la journée, au Sud de Canyon...
"Maman, ça sent pas bon !". Oui, je ne peux que confirmer, Eléonore...
La Yellowstone River, en fin de journée, donne une lumière vraiment sympa. Loin des univers faussement calcinés de la journée, on retrouve des prairies verdoyantes, et de nombreux oiseaux.
Un attroupement de voitures nous indique qu'il y a un animal à voir. Effectivement, il n'est qu'à quelques dizaines de mètres de nous...
Encore une magnifique journée s'achève, encore 10 heures de vadrouille, on boucle la journée avec un burger avalé rapidement au "general store" de Canyon avant de filer au lit. Demain, on fera sonner le réveil et on ira voir Grand Prismatic au plus tôt... Du moins, on l'espère. | | | À: Schuller · 30 mai 2016 à 22:08 Re: Un mois dans l'Ouest et le Nord- Ouest américain en famille Message 91 de 120 · Page 5 de 6 · 890 affichages · Partager Bonjour Adrienne,
Difficile de répondre... En terme de lieu, Yellowstone. C'était LE but de notre voyage, on en attendait beaucoup et on n'a vraiment pas été déçus, on a tous adoré.
En terme de voyage en tant que tel, je dirais "tout", c'est un ensemble qui nous a énormément plu. La variété de ce que l'on a pu voir / faire, le fait de rester plus d'un mois sur place (ça change vraiment les choses, ce ne sont pas juste "3+2 semaines"), on a ainsi pu s'attarder sur des choses qu'on aurait évitées sans ce temps dont nous disposions, la solitude extrême dans certains endroits, l'ambiance "à la cool" de certaines villes en Oregon, le fait que ça "rééquilibre" la famille (mais comme tous les voyages)... Si je devais choisir un seul point, je dirais - pour ce voyage en particulier - la variété des lieux.
| | | La plus belle machine à créer les nuages que je n'aie jamais vue (Yellowstone 4 - Grand Prismatic, Great Fountain et Bateau) - mercredi 29 juillet 2015
Le réveil sonne. Il est 7h00, bien plus tôt que l'heure à laquelle on se réveille de nous-mêmes (ou plutôt des filles-mêmes) les jours précédents. Je ne l'entends pas, mais Thierry, si.. il jette un œil par la fenêtre : temps couvert. Il nous laisse nous reposer. Dans mon semi-sommeil, il me précise qu'il est inutile de lever les filles, je dois dire quelque comme "mais s'il fait moche ici, ça ne veut rien dire de l'autre côté du parc, c'est tellement grand..." Alors finalement, branle-bas de combat, on se bouge et une heure plus tard, nous démarrons.
On n'aurait pas eu le courage de faire ça tous les jours, les journées sont chargées et fatigantes pour tous, mais quel plaisir de partir si tôt ! Personne ou presque sur les routes, et un temps qui s'avère finalement très ensoleillé !
Direction Grand Prismatic, pour la 3ème fois. Ou plutôt, derrière Grand Prismatic, pour LA vue. Dès notre approche, on sent que cette fois est la bonne : les fumerolles sont moins nombreuses et s'élèvent bien droites, a priori, on devrait pouvoir voir la source dans son ensemble !
On remarque même le reflet des couleurs dans les vapeurs, c'est inattendu et très joli. La promenade dont on avait du mal à estimer la longueur et la difficulté est finalement très facile, la grimpée pour atteindre le sommeil de la colline qui surplombe la source est rapide. C'est un accès interdit, mais de nombreuses personnes y vont, on a croisé des Français qui avaient même lu dans le Routard comment emprunter ce chemin qui n'en est pas un.
On a beau avoir vu maintes sources d'eau chaude depuis notre arrivée, la surprise reste réelle et la découverte entière: c'est beau !
Malheureusement, il faut bien repartir. Un dernier coup d’œil aux fumerolles colorées avant de reprendre la route...
Thierry avait aperçu, la veille, Biscuit Basin, qu'il avait très envie de découvrir. Je reconnais bien là mon gourmand préféré... Pourquoi 'biscuit', je ne sais pas, mais les couleurs sont éclatantes et l'endroit est, encore une fois, magnifique.
A l'instar de la piscine azurée ci-dessus, voici un oiseau qui attire l'attention !
Un petit coup de voiture plus loin, on repasse devant Great Fountain Geyser, vous savez, le geyser qui n'entre en éruption que toutes les 9 à 15h. On jette un œil aux prédictions... Pour nous apercevoir qu'il est en cours d'éruption ! Les plus optimistes diront que c'est une chance inouïe de voir un si grand geyser en action, au hasard, les plus pessimistes diront qu'il est fort dommage que nous ayons raté le spectacle : nous arrivons pour les 5 dernières minutes. En attendant qu'ils se mettent d'accord, je sors l'appareil et rassure Eléonore qui prend peur face à ses jets d'eau immenses !
Plutôt sympa ! Et un cadre qui n'a strictement rien à voir avec le non regretté Old Faithful. Une fois fini, les fumerolles et l'eau disparaissent, et le calme revient. Plus aucun signe ne trahit l'éruption récente, si ce n'est l'eau qui reste sur le sol aux alentours, et tout le monde s'en va, laissant le geyser en paix.
Un pique-nique et quelques miles plus loin, on décide de louer un bateau sur le Yellowstone Lake. Pendant que Romane découvre Pennac et ses facéties - apparemment avec délice car elle se bidonne toute seule !... et qu'Eléonore s'adonne à sa nouvelle passion, à savoir la conduite ("mais voulais conduire ma voiture, moi !", nous lance-t-elle à chaque redémarrage), on se renseigne, et c'est parti pour une heure sur l'eau frigorifique du lac.
Au départ, tout le monde est content, les filles dirigent le bateau, en sont très fières et prennent leur rôle très au sérieux ! Puis Romane prend peur, se met à pleurer et transmet son effroi inexpliqué à sa sœur. La fin de la sortie reste donc mitigée, mais dans l'ensemble, on est content : ça change, ça permet de prendre le vent et l'écume en pleine poire, ça réveille, ça fait du bien !
Un "petit" goûter pour se remettre de ses émotions, et tout rentre dans l'ordre.
Demain, c'est le grand départ, on reprend la route pour se diriger, lentement mais sûrement, vers l' Oregon. Adieu, les formations géothermiques, à bientôt peut-être, qui sait... Vous ne m'avez vraiment pas déçue ! J'avais peur d'avoir trop d'attentes : dans ce cas-là, il arrive que la découverte de ce que l'on attendait avec impatience ne réponde pas à nos espoirs trop grands... et bien non, aucune déception cette fois-ci, j'ai été incroyablement transportée et surprise par ce qu'est Yellowstone.
J'ai croisé par la suite un Français qui me disait qu'il trouvait Yellowstone surfait.. Surfait ? On peut ne pas apprécier, j'en conviens : il en faut pour tous les goûts. On peut ne pas être sensible à Yellowstone, on peut lui préférer la roche rouge de l' Utah ou la nature sauvage de la côte Pacifique, le vert d'une partie de l' Oregon... On peut aussi regretter les infrastructures, les hôtels, les magasins, les parkings, le monde, l'ambiance inexistante, bien sûr (mais n'est-on pas bien content qu'ils soient là pour nous accueillir ?), mais surfait ? Non, je ne suis pas d'accord. Il ne s'agit pas d'un lieu créé de toutes pièces par l'Homme, nous ne sommes pas dans les villages "Mickey like" aux maisons en carton-pâte, à la façade bien proprette mais au décor qui s'écroule... On est loin, aussi, de Vegas, par exemple (mais je ne reviendrai pas dessus). Là, il ne s'agit que de nature à l'état brut, aucune fabrication humaine : la caldera (supervolcan) qui ne trouve sous nos pieds à Yellowstone et qui génère ces couleurs, ces paysages lunaires quasi fictifs ne peut pas être surfaite : elle existe bel et bien, et, en ce qui me concerne, je l'ai trouvée fascinante, j'ai été happée par la magie et la diversité de ce que l'on a pu voir ces derniers jours. | | | Bonjour Christelle,
Tes photos sont de toute beauté et je me régale en les admirant.
Dans 1 an ou 2, il va y avoir un chemin officiel qui va permettre de dominer le Grand Prismatic Spring. Actuellement, c'est en travaux et on ne peut plus y accéder : www.nps.gov/...t/gpareaclosures.htm
Bonne soirée ! | | | Bonjour Christine,
J'ai, en effet, lu qu'on faisait des travaux autour du Grand Prismatic. Cette idée de ne pas pouvoir revoir cette merveille me fait un peu hésiter à réserver au Yellowstone. En sais-tu un peu plus (que ce qui est indiqué sur le site)? Merci. | | | Bonjour Christine,
J'ai, en effet, lu qu'on faisait des travaux autour du Grand Prismatic. Cette idée de ne pas pouvoir revoir cette merveille me fait un peu hésiter à réserver au Yellowstone. En sais-tu un peu plus (que ce qui est indiqué sur le site)? Merci.
Bonsoir Françoise,
Non, je n'en sais pas plus que ce qui est écrit sur le site officiel.
Tu avais prévu d'y retourner quand ?
D'ici-là, le chemin officiel sera peut-être terminé. | | | Bonjour Christine,
Merci pour les photos. Ces lieux sont tellement sublimes, ça aide 
Merci beaucoup pour l'info concernant les travaux "autour" de Grand Prismatic... J'envisageais d'y retourner en 2017, c'est donc bon à savoir !
Bonne soirée :) | | | De Yellowstone à Idaho Falls, Idaho, ou du plaisir de s'en mettre plein les babines
Nous sommes le 20 juillet, nous en sommes à peu près à la moitié de notre voyage ; l'heure est arrivée pour nous de quitter Yellowstone et de repartir sur les routes de l' Ouest américain. Prochains objectifs majeurs : découvrir quelques endroits perdus en plein désert dans l'Est de l' Oregon, passer quelques jours tranquilles à Bend (OR), visiter Crater Lake, qui semble être LE lac de la région, traverser les forêts "rouges", puis longer la côte Pacifique jusqu'à San Francisco : encore de quoi faire !
Mais pour le moment, nous devons rejoindre Idaho Falls (est-il nécessaire d'en préciser l'état ?). Deux options s'offrent à nous : la route plus ou moins directe, ou la route un peu plus longue qui nous ferait traverser Grand Teton National Park. Ce parc offre semble-t-il des panoramas montagneux absolument magnifiques, mais qui se méritent : sans randonner, l'intérêt est limité. Comme nous ne randonnons pas (les petites boucles de quelques miles avec la puce sur le dos, ou à son rythme de marche, sont suffisantes !), nous avons volontairement fait l'impasse sur ce parc... mais on se dit que rien ne nous empêche d'y jeter un œil malgré tout, par la route.
La route pour quitter Yellowstone par le Sud est relativement longue, on a l'impression qu'on ne va jamais atteindre Grand Teton. Puis, alors qu'on ne s'y attendait plus, on y est. Par contre, on a été très surpris de ne pas trouver d'entrée à proprement parler : habituellement, à l'entrée de chaque parc se trouve une guérite avec des rangers à qui l'on montre notre pass annuel d'accès aux parcs nationaux, et qui nous fournissent une carte du parc, indispensable pour s'y repérer. Là, comme Yellowstone et Grand Teton sont accolés et qu'on ne peut venir que de Yellowstone pour entrer dans Grand Teton (on suppose donc que le droit d'entrée est commun), il n'y a rien. Pas de carte, donc... Il y a bien un panneau mais pensant avoir une carte plus tard, je ne l'ai pas pris en photo.
On poursuit donc notre route sans trop savoir où l'on va, on reste sur la route principale, ce qui est dommage car elle ne nous permet que de découvrir (et longer) la chaîne montagneuse qui constitue le parc, mais je n'ai pas retrouvé les points de vue époustouflants que j'avais en tête... Mais comme il fait très moche aujourd'hui, aucun regret.
Le temps est tellement couvert et il fait tellement sombre que les photos sont pratiquement en noir et blanc sans retouche !
Du coup, autant les passer en N&B !
J'ai pu longuement observer un ourson manger, totalement indifférent à la présence humaine qui s'entassait sur le bord de la route.
Dès que l'on quitte le parc, un peu de couleur revient.
"Tiens, encore un geyser ?" Romane y a cru...
Mais non, ou alors un geyser des temps modernes.
Contrairement à ce que l'on a pu voir avant d'atteindre Yellowstone, on voit tout de suite qu'ici, l'eau n'est pas un réel souci : les étendues que nous traversons sont vertes et entretenues, irriguées et cultivées. L' Idaho est l'état de la pomme de terre, on comprend effectivement que l'on est désormais dans un milieu très agricole. Les miles défilent vite, on n'est plus qu'à quelques dizaines de minutes d' Idaho Falls quand une pause inattendue ravit les plus petit(e)s comme les plus grands : arrêt forcé dans une station service au milieu de nulle part, avec des routiers et, comme il se doit, de gros camions pour décor. On s'attend à un endroit comme il y en a tant d'autres, sans charme, sans cachet, sans grand intérêt... Je vous rassure, de charme et de cachet, il n'y en avait point, par contre, la boutique de glaces fraîchement ouverte et toute pimpante, aux couleurs vives et accueillantes a mis un peu de peps sur la route ! L'idée est simple : un pot, des crèmes glacées aux multiples parfums en self-service, des "toppings" (trucs que l'on met par-dessus), des "dressings" (sauces que l'on met par-dessus les trucs que l'on met par-dessus), une cuillère (mise au-dessus des sauces qui sont... bon, j'arrête), le tout avec pas mal de choix et des goûts pas trop chimiques, contrairement à ce que l'on a l'habitude de déguster, on pèse, on paie un prix pas excessif du tout, et on se régale. Ça n'a rien de révolutionnaire non plus, mais c'est sympa, bon, et ça plait à tout le monde, c'est plutôt une bonne surprise ! Par contre, j'avoue ne pas très bien comprendre l'intérêt, pour les locaux, de prendre leur voiture, de venir jusqu'ici - rappelons que c'est une station service, avec tout le charme que ça présuppose - de manger une glace et de repartir. On y a pourtant croisé plusieurs familles qui n'étaient absolument pas en voyage !
Promis, de retour à la maison, je retrouve la photo de la grande sœur à San Francisco avec les mêmes moustaches.
La bébête du jour ! Ça change des "chipmunks". | | | Farniente (Idaho Falls, Idaho)
Romane - "Maman, on fait quoi aujourd'hui ?" Moi - "On va dans un parc..." Romane - "Oh non, encore ?" Moi - "Oui, tu verras..."
Je parle d'un parc type aire de jeux, mais ça, Romane ne le sait pas encore.
Comme, pour des raisons logistiques que je vous épargne, nous passons deux nuits à Idaho Falls, ville qui n'a aucun intérêt touristique, nous décidons de faire une "journée filles". Rien de bien folichon à vous présenter, rien de spectaculaire à montrer, rien à dire, si ce n'est que l'accueil, ici, est des plus... sommaires. Depuis notre arrivée sur le sol américain, en dehors de quelques gens pressés - mais aimables - à Las Vegas, l'accueil a toujours été charmant et souriant, la douceur de nos différents interlocuteurs a jusqu'à maintenant été appréciée à sa juste valeur ! Si je n'ai malheureusement pas eu l'occasion d'échanger plus de deux phrases avec des autochtones, ces derniers se sont par contre toujours montrés chaleureux et accueillants. Je ne peux pas en dire autant des personnes que l'on a croisées ici ! En arrivant à Idaho Falls, je suis tombée sur deux personnes soit très mal lunées, soit ayant une approche de la relation clientèle un peu particulière, dirons-nous. Rien d'agressif ni d'hostile, mais le strict strict minimum, sans sourire ni politesse. Bon, soit, deux personnes, ça ne veut rien dire... Puis, la journée suivante, on a tous remarqué que le "mauvais accueil" se poursuivait, dans d'autres situations. Je n'en tire pas de conclusion sur l'ensemble de la ville ni sur l'humeur générale des Idaho Fallsiens, mais globalement, ambiance pas très agréable...
. ce qui n'empêche pas les filles d'apprécier le parc, la "vraie" sieste (dans un vrai lit !), le dessin animé et le tour dans la piscine de l'hôtel ! | | | Scoop : il pleut sur la lune ! (Idaho Falls > Boise, Idaho)
L'étape de la veille était nécessaire mais je suis contente, aujourd'hui, de reprendre la route !
Alors que l'on traverse la verdure un peu desséchée de l' Idaho, on rejoint Craters of the Moon. Nous sommes entourés de noir et de brun : 2000 ans seulement après que la lave ait été déversée ici, la végétation peine à reprendre le dessus et, selon les endroits, y parvient plus ou moins...
La première partie du parc est plutôt verte comparée à la suite.
Un peu plus loin, on observe de petites fleurs blanches clairsemées, sur le sol très noir.
Puis elles disparaissent totalement pour laisser place à un dôme entièrement dénudé...
.. que l'on s'apprête à gravir.
Lorsque l'on arrive au sommet, on s'attend à surplomber l'ensemble du parc, perdu au milieu de cette poussière grise, on s'attend peut-être à d'autres choses mais en tout cas pas trouver un arbre ni de la pierre rouge... contraste et surprise sont donc au RDV !
A l'approche du sommet...
Et me voici tout en haut.
La balade suivante nous emmène directement au cœur d'un petit cratère !
Pas de photos pour la suite : nous nous sommes aventurés dans deux grottes de lave, lampes de poches à la main et bosses sur la tête (les parois sont parfois basses !), on a pu s'y rafraîchir (il y a même de la glace par endroits) avant de poursuivre notre balade en plein soleil. Plutôt sympa !
On reprend la voiture, et c'est parti pour de longues lignes droites interminables... 25 km sans le moindre mouvement du volant, sans le moindre tournant, aussi imperceptible soit-il... J'adore ! Cela n'a rien de très photogénique, cela pourrait en ennuyer certains, mais j'aime ces moments suspendus, hors du temps.
35 km et toujours aucun "virage"... Notre route est bordée de petites montagnes, de granges abandonnées comme on en croise très souvent sur les routes. On se demande ce que ça doit faire de grandir ici, à des distances assez faramineuses de la moindre ville, voire du premier voisin... On voit souvent des school bus, ou du moins leurs arrêts, mais combien de temps prend le "ramassage scolaire" ici ?
Le ciel se couvre, et, comme toujours, la luminosité fait ressortir le jaune et le vert des plaines et tranche avec le ciel de plus en plus sombre.
La route se poursuit. Il parait que l'été, il y a des concerts gratuits en plein air à Boise, y serons-nous à temps ?
Puis on rejoint l'autoroute. Je disais "comme toujours", un peu plus haut, en parlant de la pluie lointaine, passagère, avec une belle lumière... Haha, quelle erreur ! La pluie qui nous accueille à quelques kilomètres de Boise est moderne, elle, elle fait dans le durable ! La même que chez nous : sans lumière et qui s'inscrit dans le temps. Il parait que l'été, il y a des concerts gratuits en plein air à Boise, pourrons-nous y assister sans pluie ?
On arrive à Boise. Trop tard pour le concert, trop moche pour le plein air : sans regret pour la sortie du soir. On se contente du fast food du coin et hop, au lit ! | | | Boise, Idaho, où Romane découvre ce qu'est une xistera... à 8000 bornes du Pays Basque !
De retour à Paris et après quelques jours de réadaptation, je reprends le blog afin de poursuivre notre carnet de voyage. C'est parti !
Puisque la pause d'une journée à Idaho Falls n'était initialement pas prévue, nous avions choisi de nous arrêter une journée complète à Boise pour faire souffler les filles. Pas de route, donc, aujourd'hui... Nous partons à la découverte de cette petite ville très agréable.
Premier objectif : le quartier basque. Oui oui, basque ! Une communauté importante s'est établie en Amérique du Nord, entre autres en Idaho. Je m'apprêtais à dire qu'il s'agissait essentiellement de Basques venus d' Espagne au début du 20ème siècle pour fuir les persécutions, c'est du moins ce qui était expliqué au musée basque que nous avons visité. Mais en lisant quelques articles sur Wikipedia ou d'autres sites dédiés à ce sujet, j'ai lu des informations contradictoires les unes avec les autres, je n'en dirai donc rien... si ce n'est qu'ils s'accordent tous à dire que les Basques se sont installés dans des conditions très rudes en tant que bergers.
On a beau savoir au préalable qu'une communauté basque y vit, on est surpris de voir les drapeaux basque et américain se côtoyer !
Le "quartier" n'est finalement qu'un "bloc", mais impossible de le rater : entre les drapeaux rouge, vert et blanc, les panneaux, les fresques murales, le nom des familles basques locales incrustés dans les pavés à-même le sol (la walk of fame revisitée), les restaurants affichant fièrement de la piperade, le fronton (en intérieur), tout y est ! Ou presque : je n'ai trouvé ni gâteau basque, ni mer.
J'ai vu quelques personnes porter des chapeaux de cowboy arborant la croix basque, loin de tout folklore un peu surfait destiné aux touristes : nous étions alors dans de petits villages minuscules en plein désert, avec aucun touriste en vue à moins de 100 miles. Les animations sont fréquentes et la vie basque semble très animée, et surtout, authentique...
Camille, les deux suivantes sont pour toi...
Après avoir visité le musée basque, dans lequel Romane a pu découvrir ce qu'était une xistera, nous partons à la recherche du temple perdu. Enfin, de l'ombre perdue. Il fait une chaleur étouffante, le soleil est au zénith, alors on visite les alentours rapidement avant de proposer une sieste et un tour à la piscine de l'hôtel aux filles !
Juste assez pour humer l'atmosphère de la ville : ambiance très agréable, immeubles aux dimensions raisonnables, briques rouges omniprésentes... On est loin de l'effervescence excessive des grandes villes, on est tout aussi loin de la dure vie du désert : il fait bon vivre ici et cela se sent.
En repartant, en plein quartier résidentiel, je vous présente un salon de coiffure. Élémentaire, mon cher Watson...
Après une après-midi de repos, la chaleur s'étant dissipée, on voudrait profiter du " downtown" de nouveau. On atterrit dans un resto vietnamien avec la ferme intention de déguster un pho, finalement personne n'en prend mais tout le monde se régale !
On déambule dans les rues de Boise : certaines sont très animées, on croise ici des jongleurs, là des musiciens... le centre-ville est petit mais vivant et vraiment plaisant. On commence dès lors à se projeter, Thierry et moi nous faisant la même réflexion : si nous devions choisir la ville que l'on pourrait habiter aux USA, je crois que ce serait celle-ci, ou alors une ville qui y ressemblerait ! Si Eléonore ne tombait pas de sommeil, nous poursuivrions avec plaisir notre balade nocturne, mais il faut rentrer : demain, plongée en plein désert, piste sablonneuse au menu, j'ai hâte !
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