Claire2005 · 29 juillet 2005 à 0:11 41 messages · 16 participants · 12 328 affichages | | | | Apprendre à maîtriser ses sentiments en se raccrochant à quelque chose de doux pour supporter la crasse, la misère : un chant, une odeur, un sourire, un bel arbre... Dans je ne sais plus quel livre, une infirmière ou un médecin disait que pour ne pas être dégoûté, pour ne pas avoir de recul devant un malade difforme ou défiguré, il/elle recherchait ce qu’il avait de beau, son regard, sa main, son cou... L’ Inde, c’est pareil, il faut chercher ce qu’il y a de beau pour ne plus voir crasse et misère, et la violence sous-jacente.
Bien vu ! Faut reconnaître que c'est plus facile à dire qu'à faire...
Bien aimé aussi (entre autre)
Bizarrement, quand on « décide » que les gens vont être accueillants, ils le sont !
Dis, tu vas pas rester sur un empoisonnement au moins ? Super ton récit ! | | | À: Babeli · 24 août 2005 à 22:58 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 22 de 41 · Page 2 de 3 · 6 325 affichages · Partager merci  !... empoisonnée ?!.. je vous laisse la surprise... la suite donc !
Lundi 9 mai 2005 Olivier se lève en vomissant et en chiant de l’eau... me voilà peu rassurée (pour qu’il soit malade...). Et puis c’est mon tour de me vider. Journée blanche où j’arrive quand même à trouver la force d’aller acheter des biscuits, de l’eau minérale et des bananes. J’avale une assiette de riz dans un bouiboui. Je fais un petit tour seule dans les rues en pente du village. J’en ai trop fait : l’après-midi je m’écroule, fiévreuse, secouée de frissons. J’attaque les médicaments pendant qu’Olivier continue de se soigner au coca ! J’ai l’impression d’être dans un nouveau pays : le relief, l’organisation du village, les 4x4 et les petits bus ont remplacé ambassadors et rickshaws. Les hommes aussi sont différents, plus petits et burinés par le soleil, certains aux yeux bridés, un bonnet sur le tête, pull et anorak et rares sont les tongues !! Mais ici aussi, il y a des plus pauvres, qui dorment sous des tentes, des porteurs. Nous nous couchons après une chasse infructueuse à l’araignée... Olivier agonise, je n’ai pas le choix. Courage ma fille ! J’arrive à noyer la plus petite. Mais l’énorme hideuse poilue m’échappe et tombe dans le tas de nos affaires en vrac sur le lit... Et me voilà à 10h du soir à attraper précautionneusement une fringue après l’autre pour déloger le monstre... Je suis naze et dégoûtée de ne pas l’avoir trouvée. Olivier continue de se vider mais passe une bonne nuit....moi, je fais des cauchemars d’araignée ! Toujours malade...
Mardi 10 mai 2005 Olivier semble aller mieux et part se balader un peu en ville. Je comate, bien vaseuse. On discute avec deux russes qui sont en Inde depuis un an et pensent rester là encore un an « tant qu’il y a de l’argent sur notre compte ». Très désabusés des conditions de vie dans leur pays... Un peu pommés ?... Olivier essaye d’aller faire un tour. Le ciel est bouché. Je regarde les montagnes par la fenêtre, couchée sous les grosses couettes de l’hôtel. C’est beau. Des drapeaux qui claquent dans le vent, des gamins qui jouent au cricket sur la place devant l’hôtel, des chiens, des buffles... Le soir Olivier vomit à nouveau et je fais un petit malaise.
Mercredi 11 mai 2005 On reprend le bus dans l’autre sens. Je suis un peu stressée par notre état de santé dans ce petit village sans médecin à 11h de bus sur des routes de montagne d’une ville. Olivier est dégoûté de ne pas passer plus de temps en montagne. Il fait grand beau. Des sommets avec une calotte glaciaire apparaissent au loin (la Nanda Devi n’est pas bien loin). Sur la route, on croise des troupeaux, des bergers. Les femmes sont toutes petites avec de grands paniers en osier dans le dos. Certaines ramassent des feuilles dans les arbres. Mules, buffles, moutons, une chèvre avec de grands poils blancs... Les maisons à 1 ou 2 étages ont des toits plats. Elles sont imbriquées aux terrasses qui courent sur les versants. Certaines ont un toit en lauzes. Déçus de ne pas avoir profité de ce coin de montagnes... Des fleurs, des arbres en fleurs (mimosa, arbrisseau à fleurs rose et orange qui pousse chez grand-mère (!), un arbre avec seulement des grandes fleurs rouges, la papilionacée à fleurs violettes qu’on a vu au Chili, des palmiers, un arbre avec une grosse fleur tubulaire blanche). La route passe au milieu de moraines et d’éboulis : on se demande par quel miracle la route tient... Fin de trajet épuisant pour moi : j’ai à nouveau très mal au ventre. Manque de bol, le bus n’est pas direct jusqu’à Haridwar. On doit changer à Rishikesh. Olivier s’énerve « On aurait du rester à la montagne ! Fait trop chaud ! ». Il peut bien s’énerver, je suis trop naze pour lui répondre... On se plante d’hôtel et nous voilà marchant sur 3 km (après les 12h de bus) pour retourner vers le centre ville. Je n’ai toujours rien pu avaler. Je suis crevée.
Jeudi 12 maiJ’ai toujours la diarrhée et mal au ventre ! Tout va bien ! Je manque de tomber dans les pommes en allant manger une assiette de riz dans la rue... Je positive, je positive ! J’adore le riz, tout va bien ! Olivier me traîne dans un tuktuk jusqu’à Rishikesh. Je suis un zombi en mode survie « faire attention aux bouses, aux voitures, rester à l’ombre, boire, ne pas trop s’agiter ». Rishikesh est plein de touristes et de babos en tout genre. Ca me rassure, c’est débile ! Olivier me pose dans un coin et part en quête d’un hôtel. Grosse sieste ! Le soir, je me risque à manger un thali. Petit tour dans ce quartier paisible : le pont suspendu, le grand temple, les échoppes pour les touristes Indiens et étrangers. Un petit vieux qui chante sur le pont en s’accompagnant de deux petites cymbales : ça me fait penser à un air africain à la fois apaisant et gai. Des plages, l’impression d’être à la mer.
Vendredi 13 maiOlivier a encore vomi cette nuit. J’ai vraiment faim : j’avale un banana pourridge. Quitte à avoir la diarrhée autant manger quelque chose de bon (marre de manger du riz blanc) ! On n’a pas vraiment l’esprit « zen ». On essaye désespérément d’appeler les 50 numéros de téléphone qu’on a trouvé pour confirmer notre vol de retour. Ca ne marche pas ! Internet rame ! et nous on pète les plombs... On fait un peu tache au milieu des babos coolos !! Nous nous risquons à faire une « longue » balade le long du Gange vers le sud (2-3 km). De jolis jardins, très calme. Mais nous ne sommes vraiment pas en forme, obligés de s’arrêter prendre un thé pour se reposer. Un homme bizarre devant la porte, tout maquillé, les cheveux en pointe sur la tête, qui sonne une cloche pour attirer les passants. Les enfants Indiens se font photographier avec lui. On demande des explications à un gars sympa... Pas concluant ! Le thé sucré ne fait aucun effet (pourtant j’ai vidé le pot de sucre à la petite cuillère !) : vrai coup de pompe ! On rentre encore plus doucement qu’à l’aller en passant par les plages, avec une jolie lumière du soir. Olivier fait trempette dans le Gange ; assise sur un rocher les pieds dans l’eau, je me sens bien faible. Une assiette de riz et au lit ! Gros orage (et coupure de courant...).
Samedi 14 mai 2005 Olivier n’a pas vomi et je me sens un peu mieux. On change d’hôtel (pour un moins bien... on est con !). On retourne à la plage tant qu’il fait frais. Un saddhu nous fait un brin de causette en français ! sympa ! Olivier se baigne, je fais bronzette ! On pourrait presque se croire en vacances !! On devient des habitués du petit resto Jaj Ganga. On commence à délirer sur les petits plats, les gros steacks, les fromages qui puent et tout ce qu’on va pouvoir s’avaler dans quelques jours... J’essaye de me renseigner sur les horaires de train pour Delhi « pas possible, le responsable est en vacances ». Et ma grand-mère, elle fait du vélo ! Les Indiens sont les champions des bobards à deux balles ! Finalement, on décide de prendre un bus le lendemain matin le plus tôt possible. Inch Allah ! J’angoisse un peu... Pour l’instant, essayer de se reposer. Cool ! Relax ! T’es en vacances ma grande !
Dimanche 15 mai 2005 Une journée qui commence bien ! Il fait frais, un petit air agréable, les rues sont désertes. On achète une bouteille d’eau et le vendeur nous la vend moins cher que ce qu’on était prêt à lui donner ; il nous indique le prix pour aller à la gare des bus en rickshaw. On arrive à négocier le prix et le rickshaw nous laisse exactement où on voulait sans qu’on ait à lui expliquer le chemin !! Et dernier miracle : on pensait prendre un bus gouvernemental pourri pour Delhi, et un bus express nous attend ! Un quart d’heure à attendre ! Le bus part à l’heure ! C’est dingue comme après un mois en Inde, on s’émerveille pour un rien !! On arrive à l’heure à Delhi à 14h avec une chaleur infernale. On est à cours d’eau et tout est fermé. Soif ! On se fait trimbaler par des vélo-rickshaws qui nous pomment, on fait des allers-retours. Un petit jeune qui m’émeut... impossible de trouver quelqu’un pour lui expliquer où on veut aller. On part à pied en quête d’un autre rickshaw. Le temple sikh n’a pas de chambre de libre ; on se contente de faire une rapide visite. Quelle fourmilière ! Nous retournons donc à Pajarh Ganj avec tous les touristes. On trouve un hôtel sympa avec la télé ! Mon estomac semble mieux et j’étais presque contente de me balader dans les rues de Delhi (et pourtant il fait 46° !). Chaleur et bruit, courte nuit ! | | | Pour finir...
Lundi 16 mai 2005 Je suis guérie et j’ai à nouveau la pêche pour arpenter Pajarh Ganj. Nous partons vers Connaugh Place par une grande avenue sans charme. On essaye de dépenser nos derniers roupies. L’estomac semblant guéri, nous nous offrons des fruits, des tas de petits plats. On marchande trois grands tissus sans grande conviction. La qualité des souvenirs pour touriste est médiocre mais on n’a pas le courage de courir dans Delhi par cette chaleur pour chercher ailleurs. Les monuments et les musées sont fermés le lundi : on profite donc de la relative tranquillité du quartier des routards. Je commence à lire un livre assez intéressant sur la condition de vie des femmes indiennes (« Que vous soyez mère de cent fils » d’une journaliste américaine qui a habité plusieurs années en Inde). La traduction française est atroce mais les informations sont saisissantes. Plusieurs thématiques sont abordées. Les mariages arrangés (80% des cas) concernent toutes les castes et les Indiens s’en arrangent, fatalistes. Pour les castes supérieures, il s’agit souvent d’améliorer les affaires de la famille. La journaliste explique qu’elle n’a jamais rencontré beaucoup de complicité dans les couples indiens : le mari reste très attaché à sa mère et le femme reporte son amour sur son propre fils. Cela engendre des frustrations sexuelles pour chacun et les sexologues font fortune ! Pour les castes les plus pauvres, avoir une fille est une catastrophe. Le nombre de meurtre de bébé fille est inestimable. Pour les plus riches qui auraient les moyens d’élever une fille, ne pas avoir de garçon est un déshonneur. Alors (avant que cela ne devienne interdit) les femmes faisaient des tests pour déterminer le sexe du bébé. Dans 80% des cas, si le test concluait que c’était une fille, les femmes avortaient. Le problème de la dot qui n’est pas toujours versée entraîne des meurtres de jeunes épouses par leur belle famille, souvent en les brûlant vives... accident de cuisine. Là encore, impossible de connaître le nombre exact. Autre triste « tradition », le sati (?), l’épouse s’immole sur le bûcher de crémation de son mari défunt. Pratique interdite. Je ne sais pas si c’est encore d’actualité aujourd’hui (le livre date des années 80). La journaliste raconte aussi son expérience dans un petit village rural. Les femmes des castes supérieures ne travaillent pas, ce serait un déshonneur pour leur famille. Elles restent donc cloîtrées chez elles. C’est ce que Pinki nous avait expliqué à Bundi, mais je n’en avais pas mesuré les conséquences. Les femmes les plus pauvres travaillent, effectuant les travaux les moins qualifiés pour des salaires inférieurs de moitié à celui des hommes. Elles sont en plus responsables de toutes les tâches ménagères. Elles n’ont pas de suivi médical minimum, accouchent dans des conditions qui n’ont pas évolué depuis des millénaires. Quand elles ont leur règle, elles doivent aller dormir dehors. Quand elles sont malades, elles croient que ce sont de mauvais esprits qui les habitent et vont voir le sorcier. Là encore, je ne sais pas si la génération actuelle a toujours les mêmes croyances. On a vu assez souvent des « pharmacies » et des « doctors ».
Mardi 17 mai 2005 Le dernier jour ! Olivier est à nouveau malade et fiévreux. Il n’a pas la force de sortir de l’hôtel. Il fait une chaleur atroce : je crois qu’il n’a jamais fait aussi chaud ! En tout cas il n’y a pas le moindre souffle d’air. A moi donc de trouver quelques souvenirs... Les vendeurs sont très insistants et les babioles me paraissent tout aussi médiocres que hier. Je passe donc la matinée à faire des allers-retours entre la chambre d’hôtel et les échoppes pour me rafraîchir sous la douche et montrer mes achats à Olivier. Je ne supporte vraiment pas ce rapport « touriste aux poches remplies de dollars – vendeur avide d’en récupérer le maximum ». Finalement on décide de se payer le luxe d’aller à l’aéroport en taxi. Nous suons nos derniers litres dans le taxi bloqué dans les embouteillages de vélos, vélo-rickshaws, charrettes, rickshaws, vaches, etc... à 13 h ! L’heure la plus infernale ! On imagine les étrangers qui atterrissent aujourd’hui en Inde pour la première fois... Il y a de quoi faire un malaise ! Notre arrivée à l’aéroport n’est pas mal non plus : nous n’avons pas le droit de rentrer dans l’aéroport climatisé avant les 3 h précédant l’embarquement et la salle d’attente climatisée est payante (et on n’a pas suffisamment de sous). Dehors c’est encore la fournaise et vu l’état d’Olivier, il est impensable de rester dehors. Les Indiens vont nous étonner encore une fois par leur manque de tact et leur caractère borné : « non, c’est non ! ». J’ai franchement des envies de meurtre ! On se réfugie finalement dans un restaurant hyper class (et hyper climatisé...) où on se paye le thé le plus cher d’ Inde (20 roupies la petite tasse, alors que normalement, c’est le prix d’une théière entière !). Et on attend... Olivier comate. Un peu de temps pour mettre par écrit mes impressions après un mois en Inde. Mais il faudra que je lise pas mal de livres et d’articles pour éclairer mes « impressions ». Pays où les rapports humains sont violents, plein de tension. Encore un exemple avec notre chauffeur de taxi qui insultait les rickshaws qui l’empêchaient d’avancer. Je garderai longtemps le souvenir de ce gosse à Rishikesh, handicapé qui marchait à quatre pattes dans la rue, des bouts de chambre à air pour protéger ses genoux. Ces trois autres gosses à Delhi, endormis au petit matin sur trois marches d’une ruelle un peu plus calme. A Bundi, à Jaipur, à Josimath... Je n’aurais qu’une envie : leur donner un bon bain chaud, un bon repas et les coucher dans des draps propres. Comment survivent-ils ces enfants dans un univers si dur ? Ont-ils des parents ? Reçoivent-ils un peu d’amour ?... Les Indiens aisés semblent mépriser ces pauvres gosses (et leur famille tout autant). En venant de Rishikesh en bus « deluxe », le chauffeur ne s’arrêtait que pour prendre des personnes bien habillées. Les familles pouilleuses pouvaient continuer à suer au bord de la route. J’ai rarement vu ces personnes les plus pauvres rire, ou échanger un sourire complice même entre eux. Inversement, il me semble que même les plus pauvres des Egyptiens avaient une vraie joie de vivre. Mais peut être était-ce une fausse impression pour inconsciemment mieux accepter leur pauvreté « Ils ne sont pas si malheureux, hein ? l’argent ne fait pas le bonheur, n’est ce pas ? »... Ce voyage m’aura ouvert les yeux sur le poids énorme de l’éducation judéo-chrétienne que j’ai reçue. Finalement peut être pas si mal ?! Le peu que j’ai appris sur l’hindouisme me paraît sidérant. Il justifie le système des castes, l’inégalité entre les hommes. « Liberté, égalité, fraternité », je croyais ces valeurs laïques universelles pour tous les intellectuels et religieux éclairés. Mais non, un hindou très éduqué n’aura pas plus de compassion pour un miséreux : il a du avoir une mauvaise vie antérieure et s’il se comporte bien, il aura une meilleure vie après. Ce fatalisme et cet aveuglement sont vraiment difficiles à admettre. Rien de surprenant que l’ Inde ait une économie florissante (c’en est effrayant vu l’importance de la population indienne) : on peut exploiter les plus basses castes sans se soucier de leurs conditions de vie. Il me semble qu’en France, une telle différence de niveau de vie ne pourrait pas être acceptée (mais peut-être suis-je naïve...).
Epilogue (écrit le 31 août 2005) Il me fallait quand même finir de raconter notre retour en France... Notre avion devait décoller vers minuit et demi. Deux heures avant, on se dirige donc vers l’aéroport. Il fait nuit, mais toujours bien chaud. A l’entrée un homme en uniforme nous demande nos billets et nous dit froidement que nous avons un jour de retard. Incrédulité l’espace d’un quart de seconde... puis la douche froide « Olivier, il a raison ». C’est logique, pour prendre un avion à minuit et demi le 17 mai, il faut arriver à l’aéroport le 16 au soir. Le gars en uniforme est bien sympa et nous dirige vers les bureaux d’Air France. Deux autocollants sur notre billet électronique, nous pouvons maintenant entrer dans l’aéroport et aller voir s’il y a de la place dans l’avion du soir. Un Sikh adorable parlant un français impeccable nous prend en charge. Olivier semble achevé par la nouvelle et ne dit plus rien, calé sur le chariot avec les sacs. Il est tout blanc et je réalise qu’il a vraiment maigri. Faut que je sois forte ! On n’a plus que quelques roupies, pas de quoi s’acheter à manger... S’il faut payer un supplément, j’espère que ma carte bleue sera acceptée... Attente, restons calmes... Quatre français de notre âge. L’un d’eux n’est vraiment pas en forme non plus. Du coup, le docteur de l’aéroport vient l’examiner et il ne veut pas le laisser embarquer. Palabres. Pourvu qu’Olivier ne fasse pas un malaise à son tour. Le Sikh a l’air assez confiant, il y a de la place dans l’avion mais comme on a acheté des billets Delta Airline sur un vol Air France, ça complique la tâche... Il envoie un gars faire je ne sais quelle manip avec tous nos papiers... Le gars revient, repars... Finalement au bout d’une demi-heure, tout est OK ! J’ai du mal à le croire : on n’a même pas de supplément à payer ! J’en aurais presque embrassé le Sikh ! Finalement tout c’est réglé si vite... Du coup en trois temps, trois mouvements on passe la douane et on se retrouve dans la salle d’embarquement. Prévenir ma mère qui nous attendait ce matin à Marseille et qui doit être morte d’inquiétude. Un téléphone dans la salle d’embarquement. Il me reste de quoi appeler une demi-minute en France ! Mais le gars est sympa et il ne coupe pas la communication... Olivier est toujours aussi mal. Finalement on embarque, au passage on remercie encore le Sikh pour sa gentillesse. Vol de nuit. On ne dort pas vraiment. Finalement les quatre autres français ont pu embarquer aussi. Nous arrivons à Paris avec le beau temps, mais il fait froid (pour nous, visiblement par pour les Parisiens qui ont sorti leurs tenues d’été !). Dans l’avion, j’ai à nouveau eu la diarrhée (ça faisait longtemps !). Traversée expresse de l’aéroport pour prendre notre avion pour Marseille. Ca pose problème, on devait être là la veille. Je suis tellement au radar que peu m’importe si on monte dans cet avion ou dans le suivant. Je cherche juste une colonne sur laquelle m’appuyer en attendant. Finalement, on embarque au milieu d’hommes d’affaire. Bienvenue en France. Je sens que je vais tomber dans les pommes. Je demande à l’hôtesse des sachets de sucre. On décolle. Ca ne va pas mieux. Je passe l’heure de vol à essayer de respirer, de me calmer. L’hôtesse me gave de viennoiseries. A l’atterrissage, la fatigue, l’émotion, le choc de se retrouver en France et je me sens partir. Dès que l’avion a atterri, je fais pousser Olivier (qui heureusement n’est pas dans le même état que moi) pour m’allonger sur les sièges, les jambes en l’air. Des mamies japonaises super gentilles s’inquiètent pour moi et me donnent des granules homéopathiques. Elles viennent pour la première fois en Provence et sont toutes excitées. Un passager repart même avec un éventail en cadeau ! Finalement ma mère est en retard : elle ne m’aura pas vu arriver en me cramponnant à la rampe, tant mieux !
Et après...Pendant deux mois j’ai continué à avoir la diarrhée de manière épisodique. Un peu dur de redécouvrir la France. Les premiers temps, impossible de faire des courses : je passais des heures dans les supermarchés cramponnée à mon caddy vide, incapable d’acheter quoique ce soit. Quand je me couchais, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux gamins des rues d’ Inde. Et en même temps, j’avais envie de raconter, de montrer nos photos à tout le monde ! La première semaine, j’ai attrapé un gros rhume et je me baladais en pull à col roulé alors que tout le monde était en tenue d’été et que dans la rue les marchands de glace faisaient fortune ! L’impression d’arriver d’une autre planète... Il m’aura peut être fallu le temps de remettre au propre mon carnet de voyage pour mieux réaliser ?... et avoir envie d’y retourner, sans trop savoir pourquoi... En tout cas, j’espère que mon carnet n’aura pas démotivé ceux qui s’apprêtent à partir. Mais que contrairement à moi, qui n’avait pas voulu lire trop de choses sur l’ Inde pour me faire ma propre idée, ça les aidera une fois sur place ! Et si vous voulez des infos pratiques, n’hésitez pas ! | | | À: Claire2005 · 8 septembre 2005 à 14:05 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 24 de 41 · Page 2 de 3 · 6 187 affichages · Partager Namaste Claire,
Eh ben ! J'avais interrompu la lecture de ton récit, le temps de mon voyage là bas, je viens de terminer la lecture complete....
Eh ben, que d'aventures !!! J'aime bien ton style... je me retrouve dans pas mal de tes propos, je me dis alors que peut etre ai-je tord moi, de ne pas etre aussi critique et negatif... mais rien à faire, ce que je retiens de mon voyage est souvent positif.. mais bon j'étais seul et je suis un mec... Et puis, étant malade, on voit surement les choses un peu plus négatives....
J'ai échappé au trajet en bus Khajuraho - Varanasi, et même à la route jusqu'à Satna. Plus de place en train de Satna, donc nous sommes passés par Harpalpur, au Nord pour rattraper la ligne de chemin de fer avant Allahlabad. Tres long mais surement plus confortable.
Pour prévenir la tourista, mon pharmacien m'avait conseillé LACTIBIANE VOYAGE, l'an passé déjà je n'avais rien eu et cette année, aucun probleme non plus, donc je sais pas si c'est grace à ça mais ca vaut peut etre le coup. 8 sachets, 14 Euros. A prendre tous les matins, la veille du depart et la 1ere semaine. | | | À: Claire2005 · 8 septembre 2005 à 16:27 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 25 de 41 · Page 2 de 3 · 2 739 affichages · Partager Contente de trouver la suite et fin de ce récit, depuis le temps que je les guettais!
Alors... suite au message de Phil64, est-ce que tes remarques "négatives" sont dues à la seule tourista ou... non? Car finalement, ce serait un peu confortable de vouloir les imputer à de seuls désagréements de santé. Pour ma part j'aime beaucoup ce regard sans complaisance et dénué d'angélisme et il ne me semble pas avoir desservi les aspects séduisants de l' Inde (cf l'intégralité de ton récit et non pas les seuls derniers chapitres).
En tous cas, mille MERCIS d'avoir pris la peine de venir retranscrire tout ça ici. PLEIN de bonnes choses à toi! | | | À: Claire2005 · 9 septembre 2005 à 0:07 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 26 de 41 · Page 2 de 3 · 2 719 affichages · Partager Namaskar Claire,
Je viens de terminer la lecture de ton carnet.  C'est vraiment trés intéressant, bien écrit et plein de sensations, de ressentis.  Je te tire le chapeau d'avoir réussi à tout écrire aussi détaillé. J'aimerais que mon carnet arrive à la cheville du tien...pour l'instant ça se borne à un compte-rendu + pratique que dépaysant...  Peut être que je trouverai l'énergie pour m'y mettre et réorganiser le fouillis de souvenirs (il est vrai qui ont plutôt une teinte rose par la suite...même si on a aussi eu nos moments un peu merdiques, j'ai tendance au rosissement comme Phil; toutefois nous avons tt de même moins galéré que vous). Nous venons de rentrer il y a une semaine et pour nous aussi le retour est rude, je traine une tourista de moyenne intensité (!) depuis 10 jours...ça commence à faire c.... (!)  mais je vois qu'encore une fois je suis une petite joueuse face à tes 2 mois de galère au retour. Et le retour au bureau, n'en parlons même pas...  Par contre, les trombes d'eau qui s'abattent sur la région marseillaise depuis 4 jours me dérangent moins que mes concitoyens après la chaleur écrasante et moite du Rajasthan et la pollution infernale de Delhi (j'avais du mal à respirer le dernier jour...limite malaise moi aussi...vite un resto climatisé !). On est servis aussi question ozone dans les Bouches du Rhone et je craignais de le retrouver en arrivant...ouf ! de l'eau !  Soit dit en passant, je t'envie de vivre à Besançon, j'y ai passé 2 mois formidables pendant mon DESS, un vrai coup de coeur pour cette ville paisible, à taille humaine et aux habitants si accueillants...et que dire du Comté, de la cancoillote (vous deviez en rêver en Inde !), du Mont d'Or et du Jura... Si un job intéressant s'y présentait nous n'hésiterions pas malgré le froid hivernal (je suis aveyronnaise...un peu habituée finalement...et grand besoin d'air pur...) Bon, faudrait pas que ça dure trop cette pluie quand même... Pétard ça tonne ferme et les éclairs zèbrent tant qu'ils peuvent !
Adiou comme on dit ici ! Je m'en vais me pieuter si je veux que ma cochonnerie s'en aille au + vite... et merci encore pour ce bon moment passé en ta compagnie. | | | À: Deedou · 9 septembre 2005 à 9:52 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 27 de 41 · Page 2 de 3 · 2 713 affichages · Partager Merci pour vos petits mots ! Si j'ai fait un effort pour ce voyage pour écrire le max de choses, c'est que je me rend compte que j'oublie tout de mes voyages, les impressions du moment !!  et puis même si c'était un peu pénible de prendre le temps de tout retaper, c'est aussi un moyen de prolonger le voyage sinon, est ce que c'est le fait d'avoir été malade qui a rendu bien pénible la fin du séjour ? ou est ce que c'est ce qui nous choquait et qu'on n'arrivait pas à "digérer" qui a rendu nos estomacs patraques ? j'en sais rien !... mais tout est probablement lié ! et le résultat était bien le même : on était naze de chez naze ! j'essayerais de rajouter une petite liste d'infos pratiques (hôtel, transport, visite..), mais là j'ai pas trop le temps.. | | | À: Claire2005 · 9 septembre 2005 à 10:33 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 28 de 41 · Page 2 de 3 · 2 708 affichages · Partager Très beau récit, je suis sur qu'à la longue tu ne gardera que les bons souvenirs, les autres s'estomperont ou tu finiras par en rire, j'en ai quelques uns dans le genre qui me font bien rire maintenant, mais c'est vrai que sur le moment..  Ce que j'ai apprécié c'est ta sincérité, pas de concession, tu aimes ou tu n'aimes pas, tu es révoltée, dégoutée tu le dit et j'ai trouvé celà très chouette. Et puis aussi tu t'interroge sur toi même, sur ton attitude, ton état d'esprit, et quel influence celà a ou pas sur les rencontres. | | | À: Claire2005 · 9 septembre 2005 à 12:22 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 29 de 41 · Page 2 de 3 · 2 700 affichages · Partager Bravo Claire pour ce récit si authentique. J'ai juste une question ? A partir du moment où ce sont des vacances (et je souhaite me rendre en Inde), le fait d'être aussi souvent victime de la tourista et de tous les inconforts que vous avez subis ne pousse-t-il pas parfois à se dire qu'il vaut peut être mieux dépenser un tout petit peu plus d'argent tant en transport qu'en logement et en restauration afin d'éviter une partie de ces désagréments ?
On peut être routard jusqu'à une certaine limite mais pas jusqu'au point de revenir semi-cadavérique et de surcroît encore malade 2 mois plus tard.
A moins que je ne me trompe. | | | À: Nabrab · 9 septembre 2005 à 14:30 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 30 de 41 · Page 2 de 3 · 2 697 affichages · Partager je ne suis pas sûre que le fait d'aller dans des grands hôtels et grands restos résolvent tout (des amis qui voyageaient avec plus de moyen que nous sont rentrés tout aussi malades, alors qu'ils ne mangeaient que dans des grands hôtels) ! et je serais curieuse de connaître le pourcentage de touristes malades en Inde ?! de toute façon, t'as pas forcément le choix selon les endroits où tu vas et il suffit à mon avis de faire attention à qqs petites règles de base (eau, fruits et légumes frais, tout cuit sur place...). après, je reste persuadée que la chaleur, la fatigue, les images pas faciles à encaisser... tout ça nous a certainement rendu plus vulnérables aux microbes ! il aurait certainement fallu moins courrir, se reposer d'avantage.....enfin bon, 4 mois après, pas de souci, j'ai retrouvé tous mes kilos superflus (et je ne suis pas sûre que le terme 'semi-cadavérique' n'ait jms été vraiment approprié pour moi)  ! | | | À: Claire2005 · 10 septembre 2005 à 20:22 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 31 de 41 · Page 2 de 3 · 2 650 affichages · Partager et puis pour reprendre une phrase d'unfilm de bolywood que j'approuve "l' inde s'offre a ceux qui n'ont pas d'argent et se cache a celui qui en a" si tu voyage en premiere classe avec une cabine pour toi et tes compagnons de routes, tu loupe des dizaines de rencontres, en avion tu loupe des heures de discution, le paysage qui change petit a petit, si t'es dans un hotel de bourgeois tu risque de ne pas voir des routards fauchés parcequ'ils voyagent beaucoup et donc on plein de truc a t'apprendre, tu va te faire encore plus arnaquer par le peuple qui va se dire que t'as beaucoup de sous, et comme ya peut etre pas d'indien la ou tu vas manger, tu mangeras de la merdouille... j'ai remarquer que moins le thali (plat riz avec plein de sauces) est cher, plus il est pour les indiens, plus il est bon et a volonté. | | | À: Claire2005 · 18 septembre 2005 à 16:48 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 32 de 41 · Page 2 de 3 · 2 620 affichages · Partager bravo Claire pour ce récit que j'ai enfin pris le temps de lire à tête reposée  . Cela m'a rappelé beaucoup de souvenirs je rédige le mien aussi, c'est long comme tu dis, mais ça permet de se sentir encore un peu là bas ! | | | À: Valou2406 · 23 octobre 2005 à 13:48 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 33 de 41 · Page 2 de 3 · 2 589 affichages · Partager enfin  ..., les quelques infos pratiques dont je me souviens... qqs hôtels, qqs idées pour les trajets...
DELHINamaskar hôtel : 400 roupies pour venir nous chercher à l’aéroport dans la nuit (c’est cher, réservé par internet, on l’a appris plus tard... 300 roupies serait déjà plus raisonnable). Accueil pas top. Chambre petite sans fenêtre avec ventilo pour 200 roupies la double. Un peu triste comme une chambre d’hôpital. Mais c’est propre. - change à un bon tarif dans l’aéroport (penser à demander un justificatif du change) - pas de souci pour acheter nos billets de train pour agra : prévoir le compte juste, ne font pas la monnaie + passeport + justificatif de change. Fermé entre midi et deux. - connection internet super rapide à pahar ganj, avec possibilité de graver des cd - au retour on a pris le temps de faire de le tour de plusieurs hôtels : sky view guest house 4721 Shora Kothi tel : 9871232123 / 9811136068 / 23589230 / 23589231. 200 la double, très propre, air cooler, télé, accueil très sympa, peuvent envoyer un taxi à l’aéroport, arrangent des circuits avec taxi ou en avion...
AGRA- hôtel agréable au Camal Hôtel. 150 la double en marchandant (pas un touriste !). gde chambre propre. Jolie vu sur le taj mahal depuis la terrasse. Accueil sympa. - Taj Mahal : interdit de rentrer avec tout instrument électronique, à pile genre tel portable, calculatrice, torche... sinon possibilité de les laisser ds une consigne. Mais faut à nouveau faire la queue - resto chez Joneys : +++ accueil, qualité du repas, petit prix malgré sa côte auprès des touristes - pour résister aux grosses chaleurs, de pas lésiner sur le nombre de litres d’eau potable pour boire, non potable pour se rafraîchir, pour dormir les premiers jours on prenait des douches tout habillé et on s’endormait « au frais » le temps que nos habits sèches !! l’eau à Agra, après un traitement micropure garde un sale goût (on a acheté de l’eau minérale).
JAIPUR- arrivée en train, la police fait fuir les rickshaws qui nous assaillent à coup de bâton ; au bureau touristique, on nous dit de ne pas prendre de rickshaw : certains hôtels viennent chercher les touristes gratuitement à la gare s’ils appellent du bureau touristique de la gare. On n’a pas testé... - hôtel pearl palace. On ne négocie pas les prix. 250 ou 300 la double. Belle chambre, propre, calme. Accueil un peu trop pro et faussement chaleureux. Mais semble efficace, en tout cas il y plein de touristes ! Terrasse propre avec projection de film au frais le soir. Repas bof ! - bus pour amber palace : pas de souci ! - arnaque à l’entrée du amber palace : les explications ne sont pas très claires pour entrer avec un appareil photo et pas mal de touristes se font avoir !! en travaux, mais ce n’est pas gênant. Bp de sollicitations pour donner des backshichs... - temple de Shiromani en redescendant de l’autre côté par la route. Personne. Très joli temple. - ne pas rater les cornacs et leurs éléphants ! quand les touristes sont rares, ils ont tout le temps de discuter !! et c’est agréable de les voir s’occuper de leurs animaux. On apprend que pendant la période touristique c’est très dur pour les éléphants. On ne va donc pas faire de pub !
BUNDI- en bus (différents types et différents tarifs = se renseigner à la gare des bus) - Hôtel (dont j’ai oublié le nom mais qui est dans le guide) dans une ancienne maison avec un jardin qui donne sur le lac. Un peu vieillot et poussiéreux mais accueil simple et sympa. - Shivam Guest house : presqu’en face du précédent. Trois chambres chez l’habitant à petit prix. Repas excellent (mais faut pas être pressé !). toute la famille vous fait la causette, vous accompagne et veille sur vous pour vous aider à marchander une heure d’internet, une bouteille d’eau ou un trajet en rickshaw, appelle pour savoir si vous êtes bien arrivés à l’hôtel suivant... limite trop prévenant par moments ! Espérons qu’une fois le succès (garanti) qui va venir, ils ne changeront pas ! - palais de Bundi. Attention aux singes quand ils sont en gros groupes avec des petits... on a testé... - à pied jusqu’au lac, au petit palais et aux cénotaphes : deux ou trois kilomètres, sympa pour rencontrer du monde. Cénotaphes très joli et ambiance chouette avec ces grands arbres. - ne pas trop négocier le prix du bus de nuit pour Udaipur. Il y a plusieurs catégories de bus, bus pourri à 22h et bus nickel à 23h.
UDAIPUR - hôtel le plus simple sympa, le plus agréable de tout notre voyage, propre, des jolies fresques sur les murs, vue sur le palais depuis la terrasse et certaines chambres. 150 roupies une super belle chambre avec vue sur le city palace ! repas sur la terrasse fait en temps réel, épicé à souhait. Bref, notre coup de cœur d’un mois. Panorama Guest House (ils viennent de refaire des travaux). Si les rickshaws disent qu’ils ne connaissent pas : sur la presqu’île, première rue à gauche et c’est à 300 m sur la droite. - ville touristique : accueil très souriant, très pro... parfois un peu trop intéressé. Comparer, marchander, sinon... - plus d’eau dans le lac quand on y est passé, ambiance sympa en début de soirée, tout le monde vient faire un tour dans le lac !!
RANAKPUR +++ - bus gouvernemental, c’est long mais c’est un vrai spectacle. départ 8h30 de la gare des bus - attention aux singes qui chipent la nourriture ! - temple magnifique. Calme. reposant - possibilité de manger à la cantine pour 17 roupies et dormir. On n’a pas testé. - campagnes agréables, d’autres temples dans le coin = possibilité de se promener par là. On n’a pas testé ! - bus de nuit delux pour jaipur : nickel. Tous les hôtels font les réservations pour à peu près le même prix.
BARATHPUR - attention de bien se faire déposer au Parc et non pas au centre ville (3km qui peuvent se faire en rickshaw) - en dehors de la période touristique, tout est fermé. Le safari lodge est bien poussiéreux mais tout respire le calme. Beau jardin. Possibilité de louer des vélos. - visite du parc agréable. Personne ! enfin un peu de « nature » ! pas mal d’oiseaux (même si ce n’est pas la saison et qu’il n’y a pas d’eau).
SATNA - Super petit resto en sortant de la gare (sur le droite) - Bus gouvernemental pour Khajuraho très pourri. Des travaux sur la route rend (ai)ent le trajet difficile. Pour les longs trajets en bus : boules kiess, foulard et coussin gonflable (d’autres touristes étaient mieux équipés que nous !)
KHAJURAHO- hors période touristique tous les prix se discutent. Très belle chambre avec clim, télé, baignoire à 250 roupies (700 en pleine saison). Joli jardin. Internet le plus rapide du village. Accueil efficace. - les deux restos face à face qui servent « le meilleur thali de l’ Inde » sont tenus par le père et son fils. Très sympa. Bon et thali à volonté. Hygiène un peu douteuse. - contre la tourista : faire bouillir l’eau avec une résistance électrique (on en trouve partout) + prévoir des pastilles de sels minéraux et vitamines (pour éviter la désydratation, surtout quand il fait très chaud) + riz bien cuit + biscuit sec + coca ! - hotel harmony, calme sympa et 80 roupies la double - guichet pour acheter des trains (même s’il n’y a pas de gare) à la gare des bus. Mais pas très efficace ! - bus khajuraho – varanasi à éviter : 2x3 siéges, pourri et très très long (de nuit) ! s’arrête tout le long du trajet.
VARANASI- mieux vaut savoir où l’on va. De nombreux rabatteurs. Impossible d’aller jusqu’aux ghats en rickshaw, il faut finir à pieds dans les ruelles. - alka hôtel : accueil très pro. On ne négocie pas les prix. Pas très chaleureux... les repas sont moyens. Mieux vaut chercher en ville. Attention aux singes ! - attention aux sollicitations très très insistantes sur le ghat des crémations. Un gars sympa vous explique plein de choses intéressantes et vous demande ensuite de faire une donation. Difficile voire impossible de refuser. - tourist office à la gare à gauche en entrant. Très efficace. - 24 h de train Varanasi- Haridwar
HARIDWAR- bp d’Indiens aisés viennent y passer les vacances. Pas facile de trouver un hôtel - hôtel XX : au point le plus haut de la rue principale au dessus du ghat où ont lieux les cérémonies (dans la zone où les véhicules à moteur sont interdits) - sur les ghats, des « policiers » demandent très fermement des donations. - petit bus pour Josimath départ 6h30 pour 12h de bus. Très jolis paysages.
JOSINATH - XXX Guest House (sur la grande place de la tourist guest house « gouvernementale »). Sympa et 100 roupies la double. Eau chaude au seau. - nombreuses possibilités de rando (attention à la neige tard en saison. Début mai toutes les routes n’étaient pas ouvertes)
RISHIKESH- très touristique (bp de babos, mais ambiance reposante) - des plages pour se baigner - petit resto Jaj Ganga (rive gauche) à moins de 100 m du pont. Super bon et on voit le cuisto travailler. Plutôt propre. - bus gouvernemental express pour delhi le matin | | | À: Claire2005 · 9 novembre 2005 à 23:17 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 34 de 41 · Page 2 de 3 · 2 561 affichages · Partager c'est génial, je ressents les mêmes choses à chaques voyages mais là pour la première fois je merend en inde et franchement j'appréhende énormément, mais j'ai découvert ce site et je suis rassurée merci pour le récit | | | À: Claire2005 · 15 novembre 2005 à 12:09 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 35 de 41 · Page 2 de 3 · 2 545 affichages · Partager RANAKPUR +++ - bus gouvernemental, c’est long mais c’est un vrai spectacle. départ 8h30 de la gare des bus - attention aux singes qui chipent la nourriture ! - temple magnifique. Calme. reposant - possibilité de manger à la cantine pour 17 roupies et dormir. On n’a pas testé.
Ah lala ! Grave erreur ! L'un de mes meilleurs souvenirs culinaires au Rajasthan... | | | À: Nakata · 15 novembre 2005 à 12:38 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 36 de 41 · Page 2 de 3 · 2 540 affichages · Partager Ah lala ! Grave erreur ! L'un de mes meilleurs souvenirs culinaires au Rajasthan...
Entièrement d'accord avec toi....!
et Nakata, pour une fois on est d'accord, t'as vu ?? | | | À: Phil64 · 15 novembre 2005 à 13:42 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 37 de 41 · Page 2 de 3 · 2 535 affichages · Partager Ah lala ! Grave erreur ! L'un de mes meilleurs souvenirs culinaires au Rajasthan...
Entièrement d'accord avec toi....! et Nakata, pour une fois on est d'accord, t'as vu ?? 
Eh eh... On est plus d'accord sur le Rajasthan que sur le Madhya Pradesh. | | | À: Nakata · 13 décembre 2005 à 17:43 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 38 de 41 · Page 2 de 3 · 2 511 affichages · Partager oups, je confirme, le thali était parfait, c'est la nuit à ranakpur qu'on n'avait pas testée...
je viens de me relire, revivre mon voyage...drôle d'echo...je suis en train de lire "fou de l' Inde", un petit bouquin qui explique comment certains étrangers peuvent devenir complétement fous en Inde, privés de tous les repéres de leur "société" d'origine. je réalise mieux pourquoi c'est normal de se sentir un peu chamboulé en allant en Inde. étonnante expérience de se retrouver face à soi-même (en Inde certainement plus que dans d'autres pays moins "différents")...
bon voyage à ceux qui sont sur le départ ! | | | À: Claire2005 · 14 décembre 2005 à 20:17 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 39 de 41 · Page 2 de 3 · 2 503 affichages · Partager Tout le monde parle de ce bouquin "Fou de l' Inde"... pourrais-avoir les références de ce livre afin de me l'offrir pour pouvoir le dévorer à mon tour...  merci d'avance! | | | À: Chloé31 · 15 décembre 2005 à 10:05 Re: Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 Message 40 de 41 · Page 2 de 3 · 2 499 affichages · Partager Fous de l'Inde : Délires d'Occidentaux et sentiment océanique
de Régis Airault je vais pas faire de pub pour amazon... mais pour noël livraison gratuite  c'est un bouquin écrit par un médecin sur ses patients qui présentaient différents types de trouble après un séjour en Inde. ça n'a rien d'un roman. mais c'est intéressant. en tout cas ça permet un peu de comprendre pourqoi en Inde on se sent un peu "perturbé" (si je l'avais lu avant de partir, ça m'aurait peut être un peu inquiétée ?!!) mais d'autres personnes on du donner leur avis sur ce livre dans la rubrique "livres" de voyage-forum ?... | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 757 visiteurs en ligne depuis une heure! |