POUR INFORMATION : COURRIER DE L'AMBASSADE DE
FRANCE !
NOTE D’INFORMATION
Libreville, le 3 janvier 2011
OBJET : Synthèse des affaires criminelles en cours.
Pour faire suite aux articles de presse et aux informations transmises aux dernières réunions d’ambassade du mercredi, il est confirmé une augmentation des faits criminels.
Ainsi 5 vols à main armée, commis de nuit en réunion et par escalade ont été constatés ces deux dernières semaines à l’encontre de :
F M. F.G***, Directeur général de ***, gabonais, demeurant Bas de Gué-Gué. - préjudice : 50 Millions en bijoux + ordinateur portable et téléphones.
F M. JL. ***, p*****, français - préjudice : 2 millions de FCFA, 2000 € + 3 téléphones portables et un ordinateur.
F Mme V. ******, responsable commerciale de ***, française, demeurant à OKALA. - préjudice : 3,3 millions de FCFA et 5350 €.
F M. G. ***, directeur d’***, français, demeurant à Glass. A été victime d’importants coups et blessures. - préjudice : 200 000 FCFA
F Mme R. ****, camerounaise, gérante de société, demeurant Bas de Gué Gué. - préjudice : 7,6 millions de FCFA + ordinateurs portables et téléphones.
Par ailleurs, 2 cambriolages ont été constatés : un chez M. R. ****, gabonais, Directeur d’Administration. Il lui a été dérobé à son domicile du Bas de Gué-Gué de nombreux appareils Hifi ou Hi-Tech. Au cours de ce vol, son personnel de surveillance a été ligoté et gravement blessé (poignardé). Un autre cambriolage a eu lieu dans la nuit du 31/12 au préjudice d’un ressortissant français.
Des éléments précis tant dans la description des agresseurs (même signalement) que dans leur modus operandi conduisent les enquêteurs à penser qu’il s’agit de la même équipe.
Contrairement aux allégations journalistiques, aucune victime militaire n’a été recensée par les services d’investigations de la PJ et aucun cas n’a été signalé à la prévôté.
Les services de police infirment la connotation « anti française » des agressions.
Les faits démontrent par contre que les malfaiteurs opèrent très régulièrement dans le quartier de bas de Gué-Gué plus précisément aux abords immédiats des locaux de l’Union Européenne et du Pont de Gué-Gué.
Les investigations se poursuivent tant dans cette zone qu’auprès des receleurs potentiels.
Il est à noter que malgré ces faits graves, les services enquêteurs censés être déployés sur le terrain sont toujours aussi démunis et manquent cruellement de moyens roulants.