Je suis d'accord avec toi : Nosy Bé n'est pas une île pour Bidochon, dès lors que l'on quitte les plages des hôtels (je reviendrai sur les hôtels plus loin). Magnifique île volcanique, sentiers sauvages et déserts dès qu'on quitte la route goudronnée, plantations d'Ylang, avec leurs malformations horribles et touchantes, plages alternant le sable fin et les rochers de basaltes, marées qui permettent de chouettes ballades à marée basse, lacs de cratères, inquiétants et sacrés. Villages pauvres et population aussi accueillante que sur la grande île (non ils sont pas tous enrichis et pourris par le tourisme). Et puis Hell ville, certes mangée par les magasins pour touristes, mais il faut aller chercher les vieilles maisons coloniales dans les petites rues, et puis le marché et puis le cimetière....
Il manque désormais une chose à Nosy Bé... c'est la culture de la canne. j'ai eu la surprise de voir, en août, tous les champs de cannes dévastés par les incendies. L'Usine de Dzamandzar, oh combien désuette et rouillée vient de fermer ses portes. Les ouvriers, non payés depuis longtemps ont brûlé les champs pour y installer (avec l'accord du gouvernement ?) des cultures vivrières. Bien sûr, c'est dommage, car les plantations de canne donnaient un certain cachet au paysage (cf.
Maurice). Ceci dit, il y a vraiment de quoi faire, notamment de belles ballades sur les crêtes du centre de l'île.
Bon, les hôtels : il y a en de tous niveaux. Personnellement, je préfère le luxe pour le confort, mais je m'évade dans la journée, en mer, sur les îles voisines ou à l'intérieur.
p.s. : pour les amateurs de Rhum Dzamandzar, il en reste dans une boutique de l'aeroport de
Tana... et sans doute ailleurs aussi.