Boeing a encore dû repousser, mardi 23 juin, son premier vol d'essai du 787
Dreamliner, son avion de ligne de nouvelle génération, sur lequel l'avionneur américain a fait un énorme pari commercial mais qui a déjà pris près de deux ans de retard. La nouvelle a été très mal accueillie par le marché. L'action Boeing perdait 8, 91 % à 42, 72 dollars à la
Le groupe de
Chicago a expliqué qu'il devait
"renforcer une zone sur une section du fuselage", et que ce besoin avait été identifié
"lors de récents tests" effectués sur l'appareil. Ce nouveau retard est une surprise, alors que Boeing affirmait encore une semaine plus tôt, lors du Salon aéronautique du Bourget (
France) être dans les temps, entre un vol d'essai prévu d'ici la fin du mois et de premières livraisons au premier trimestre 2010. Initialement, les premières livraisons de cet avion présenté comme le plus économe du marché étaient prévues en mai 2008.
La direction a voulu minimiser l'importance de ce nouveau contre-temps, affirmant que des changements structurels avant un vol d'essai n'étaient
"pas rares" dans cette industrie. Un expert du secteur ayant requis l'anonymat fait en revanche remarquer que si les équipes de Boeing
"parlent d'un problème structurel, c'est quand même bizarre qu'ils n'aient pas vu ça" plus tôt.
"Dans ce type de développement aéronautique, revoir un fuselage, ce n'est pas rien".
Interrogé sur les conséquences pour les cinquante-six compagnies clientes du 787, qui pourraient réclamer des indemnités ou annuler leurs commandes, la direction de Boeing assure que
"tous respectent le processus" et la nécessité de cet
"ajustement". Boeing a déjà essuyé deux annulations de commandes en début d'année, de la compagnie russe S7 pour quinze 787 et du loueur émirati LCAL pour vingt et un appareils.