Bibouns51 · 2 janvier 2013 à 15:54 · 295 photos 75 messages · 20 participants · 15 429 affichages | | | | À: Bibouns51 · 13 janvier 2013 à 8:26 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 21 de 75 · Page 2 de 4 · 3 170 affichages · Partager Je me suis régalée de cette lecture, merci. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Bibouns51 · 16 janvier 2013 à 6:14 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 22 de 75 · Page 2 de 4 · 3 102 affichages · Partager Salut et merci pour ce carnet que j'ai dévoré (sur le blog) Je vais peut être arriver à convaincre ma chère et tendre pour la Thaïlande... Félicitations pour ta manière de raconter avec beaucoup humour. (Y a du San-Antonio) a+ | | | À: Ellobo · 16 janvier 2013 à 8:32 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 23 de 75 · Page 2 de 4 · 3 097 affichages · Partager Salut Ellobo et merci pour l'allusion à San Antonio qui me touche beaucoup... C'est marrant car je prépare un tour dans le nord ouest des Etats-Unis pour l'été prochain et j'ai lu hier ton post sur lequel tu racontes au jour le jour tes aventures là-bas, sur un itinéraire similaire... En tout cas, n'hésite pas si besoin pour la Thaïlande... Pour convaincre ta chère et tendre, fais-lui lire mon carnet !!! lol A+ Franck | | | À: Dolma · 16 janvier 2013 à 10:41 · Modifié le 16 mars 2020 à 13:56 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 24 de 75 · Page 2 de 4 · 3 085 affichages · Partager 27 février - De toutes les matières, c’est le Wat que j’préfèreLe lundi, généralement, j’suis un peu comme Robinson Crusoé. J'attends vendredi. Pourtant, là, ce matin, quand j’me regarde dans la glace en m’activant sur ma brosse à dents, je m’dis que j’suis bien content d’être là où je suis, même si on est lundi... En plus, désolé de te décevoir, mais l’hémorroïde attendu ce matin suite au repas d’hier soir, manque à l’appel, donc tout va pour le mieux ! Et je crois que ce sentiment est partagé par toute ma tribu, impatiente de me suivre de nouveau dans cette ville trépidante et reposante, moderne et traditionnelle, pleine de règles et bordélique, repoussante, parfois, mais attirante, souvent... Bon, sauf peut-être Sandrine, alias mon schtroumpf grognon unijambiste, qui ne s’est pas levée du bon pied et s’en est rapidement aperçue ! Mais tu sais, le matin, l’humeur de mon schtroumpf grognon, ça s’en va et ça revient, c’est fait de tous petits riens... Et là, le petit rien en question se nomme pancakes ! Oui, bon, ok, j’avoue, ce n’était pas très malin de ma part d’avoir balancé, huit mois avant de partir : « Vous verrez, en Thaïlande, pour le petit déjeuner, on trouve des pancakes partout ! » Sauf que j’ai beau retourner tout Rambuttri, pas l’ombre d’une odeur de pancakes à r’nifler ! Le nom des temples que j’ai prévu de visiter, ça, sûr qu’elle s’en tamponne le nombril avec le pinceau de l’indifférence, mais alors le coup des pancakes, je peux te dire qu’elle n’a retenu que ça de tout le planning ! Et quand grosse-bouffe a faim, ben elle est comme une bombe à retardement qu’il faut tenter de désamorcer... Et attention à ne pas couper le mauvais fil, sinon, ça t’explose en pleine tronche !!! « Oh, tiens, un shake aux fruits ! C’est bien ça, non ? - Moi, je veux des pancakes, tu m’avais dit qu’il y aurait des pancakes, donc moi, je veux des pancakes ! - Oui, mais je n’en trouve pas... Alors, ton shake, banane ou ananas ? - Je suis venu ici pour les pancakes donc tu te débrouilles pour me trouver des pancakes ! - Franchement, tu devrais prendre un shake aux fruits, ça serait meilleur pour c’que tu as... » Aïe, là, j’ai malencontreusement arraché tous les fils,... explosion,... fin des tractations... Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip. Bon, moi, tu commences à me connaître, je tente de rester calme, mais dans ma tête, je peux te dire que je l'ai déjà tuée au moins trois fois ! Une personne ayant assisté à la scène et voulant rester anonyme, m’a confié que quand une femme n’en fait plus voir à son mari, c'est qu'elle ne l'aime plus. Ben moi, je lui réponds qu’en voyage, la mienne m’aime encore plus que d’habitude ! Sans commentaire...
Serveur, la suite s’il vous plait ! La suite, c’est la visite du Wat Phra Chettuphon Wimon Mangkhalaram Ratchaworamahawihan, un temple bouddhiste. Un de plus, comme dirait ma mère... Comme je me suis auto-donné le droit de raccourcir les noms thaïlandais sur mon blog, on se contentera de Wat Pho, son petit diminutif... Pour info, tu l’auras certainement remarqué, le nom de tous les temples qu’on visite commence par Wat. Là, j’en profite pour ouvrir une parenthèse et étoffer ton maigre vocabulaire en thaï... Wat, cela veut simplement dire temple. Pour vérifier que tu as bien assimilé ce nouveau terme, je te mettrai à contribution lors de nos prochaines visites de temples. Ah bon, y’en aura d’autres ? comme dirait ma mère... Bref, le Wat Pho est surtout connu pour son grand Bouddha couché. Et moi, couché ou pas, hors de question de ne pas lui rendre une petite visite !
Allez, métro, boulot, dodo ! A Bangkok, il faut plutôt dire dodo, bateau, Wat Pho... Car pour y aller, direction le fleuve Chao Praya pour y prendre un bateau bus. Là, nous suivons le fameux proverbe thaï qui dit « Ne prends pas un bateau qu’un thaï refuserait de prendre ». En d’autres termes, ça veut dire qu’on prend un bateau orange destiné aux locaux. Et qui dit locaux, dit pas cher : Dix baths le trajet par personne, pourboire et TVA incluse. Lorsque notre embarcation se pointe, de nombreuses personnes en descendent, pendant que d'autres commencent à embarquer. Ce n’est vraiment pas le moment de rêver si on ne veut pas se retrouver sur le bateau en laissant Sandrine et ses histoires de pancakes à quai... Quoique, à y repenser, je t’avouerai que ça m’a traversé l’esprit... Non, allez, c’est bon, j’rigole...
Aaaah, la Thaïlande... Ses îles, ses plages, ses eaux limpides... Bon, pour l’eau limpide, on attendra un peu car pour l’instant, nous naviguons sur le Chao Praya et le moins que l’on puisse dire, c’est que je plains les poissons, pour rester poli... Là, nous débarquons maintenant en plein milieu d’un petit marché. Chouette, ici, je vais certainement trouver des pancakes !... Attends un peu, je me bouche le nez, je traverse en courant et on en reparle après...... Ouf ! Et ben dis donc, je peux te dire qu’elle est loin l’odeur de la lavande, elle est loin la Provence, et à vue de nez, je dirais même qu’on s'en éloigne ! Il y a là des étals de poissons séchés sous toutes les formes, de toutes les odeurs (toutes très mauvaises) et pour tous les goûts, sauf les nôtres ! Mince, on a couru tellement vite qu’on n’a pas pu voir s’ils vendaient des pancakes... Pas grave, apparemment, l’odeur a retourné l’estomac de Sandrine, les pancakes ne sont plus à l’ordre du jour, j’ai enfin réussi à lui faire passer l’envie !
Emporté qu'on est, dans notre élan, nous arrivons tout juste devant l’entrée du Wat Pho. On s’acquitte des cent baths par personne auprès d’un thaï qui fait une entrée fracassante dans notre top trois des gens désagréables rencontrés lors de notre voyage (pour l’instant, il y est tout seul) : « Désolé mon bon monsieur, je n’ai qu’un billet de mille ! - ?!?!... !? » Pas de réponse. Il nous balance notre monnaie et nos tickets. Son regard et son silence valent plus que des paroles, un peu du genre « Vous me faites vraiment biiip, prenez vos tickets et cassez-vous ! » Bref, on entre en n’oubliant pas d’ôter nos godillots et paf, un bouddha poids lourd en pleine tronche ! Quarante six mètres de long pour quinze de haut ! Maman, ce n’est pas toi qui voulais te ramener à la maison un bouddha en souvenir ?... En matant cette statue en photo sur internet, elle me semblait déjà bien balaise, mais une fois devant moi, en chair et en or, ça en jette grave !... Allez, reluque un peu ces photos pour réaliser la taille de la bêêêêêête...
Au fait, petite question à deux baths : Pourquoi, à ton avis, Bouddha est-il en position couchée ? Non, ils ne l’ont pas couché pour qu’il puisse tenir dans le bâtiment... Non, aucun rapport avec les massages ! Oui, ça a un rapport avec la méditation... Oui, tu chauffes, là..., c’est bien la position de Bouddha avant d’atteindre le nirvana ! Un peu comme moi, après un ou deux apéros et un bon barbecue, lorsque je m’allonge dans la pelouse pour y méditer... Ok, j’avoue, les apéros, y’en avait peut-être trois ou quatre... Bref, la visite continue avec les galeries de statues de Bouddha, les grands chedis en l’honneur de Bouddha, les... Stop !!! Quatre de mes acolytes ont hissé le drapeau blanc pour défaillance technique dues aux difficiles conditions climatiques. Même si je t’avais promis de ne pas te parler des températures, sache quand même qu’il fait une chaleur à transpirer rien qu’en réfléchissant ! Donc je te rassure, mon père et moi, nous ne transpirons pas beaucoup et continuons nos investigations... jusqu’à la sortie et la première buvette qui passe par là. Et c’est à ce moment précis que j’ai pensé à toi, transi dans le froid en France, lorsque j’ai remarqué les glaçons qui flottaient dans mon Coca... C’est pas beau ça ?
Bon, en Théorie, mon second objectif de la matinée, c’est le Wat Arun ! Un jour, j’irai vraiment vivre en Théorie car c’est vraiment le pays où tout se passe comme prévu, où on n’a pas d’enfant et où notre femme et nos parents ne font pas une overdose de temples au bout de... deux ! Encore un temple ? comme dirait ma mère... La théorie du complot, tu connais ? Car oui, tu lis bien, nous sommes en présence d’une conspiration qui s’active en coulisse pour déjouer tous mes plans et m’empêcher de vivre le rêve de toute une vie ! Je n’ai d’autre choix que de faire une croix indélébile sur le Wat Arun ! Pour moi, la journée est fichue, le voyage est fichu, ma vie toute entière est fichue ! C’est quoi le programme, alors ? Bon, le bonheur de sa famille, ça passe avant tout, moi j’dis ! Donc, je m’déguise en adulte responsable et ramène tout ce p’tit monde à l’hôtel, en prenant bien soin de repasser dans le marché aux poissons au cas où une envie de pancake referait surface... Là, on ramasse nos clics, on ramasse nos clacs et on saute dans un taxi pour aller à la gare Hualamphong !
Ça, c’est fait. Maintenant, il faut trouver le guichet qui va nous permettre d’acheter les tickets de train pour aller à Ayutthaya. Sauf qu’ici, pas l'ombre d'un touriste, nous sommes l'aiguille dans la botte de foin... Heureusement, je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des pingouins et suis rapidement pris en charge par une gentille thaïlandaise vraiment très mignonne.... Ooops, désolé, le mot m’a échappé... Je vois Sandrine qui me regarde du coin de l’œil, les dents sont sorties, elle est prête à mordre... J’essaierai donc de ne plus faire allusion à cette jolie créature,... Aïeeeeeeeeeeeeee, ok, c’est bon, j’ai compris !!! Je disais donc, l’autre pouffe à qui je n’avais rien d’mandé m’emmène jusqu’au bon guichet. Là, la vendeuse tente bien évidemment de m’refiler des tickets en première classe mais que nenni ! Ce n’est pas au vieux thaïlandais qu’on apprend à faire le pad thaï ! Moi, je veux voyager à la dure, je veux avoir mal au cul en descendant du train,... Je veux des billets en troisième classe ! « Ok, ça vous fera vingt baths par personne pour un trajet d’une heure quarante. Et c’est gratuit pour les enfants ! » Oui, mon bon monsieur ! Tu as bien compté, ça nous fait l’équivalent de deux euros pour six !!! Et encore oui, mon bon monsieur, on est bien loin des cent soixante euros que nous aurions dû débourser pour un trajet similaire en France. Je l’sais, je viens de faire la simulation sur le site de la Sur Neuf Cinq Faignants (SNCF) !
Bon, il est à peine midi, notre train décolle à seize heures. Comme la vie est un cadeau avec une date de péremption, je veux profiter au maximum ! Quatre heures de libres, ça nous laisse largement le temps d’aller vadrouiller dans le quartier de Chinatown, situé juste à côté. Et puis j’ai le steak buccal qui commence à saliver... Ce sera donc l’occasion de casser une ‘tite graine... On dépose nos sacs en consigne et en avant la compagnie créole... Bon, Chinatown, c’est réellement à côté de la gare,... sur une carte ! On marche, on marche, on marche... Avec la chaleur qu’il fait et Sasha que je suis obligé de porter, je crois bien que je viens de battre le record du monde de la taille des auréoles sous les bras ! Et en plus, il faut bien le dire, Bangkok, ce n'est pas la ville la mieux fléchée au monde... Bon, en puisant dans nos ressources physiques, nous arrivons quand même dans ce petit bout de Chine. Et là, c’est folklo tout plein ! La moitié des gens a une tonne de babioles à acheter et l'autre moitié a dix tonnes de babioles à vendre. Des vêtements, des poissons, des tongs, des cd pirates, des rats, des peluches, des crapauds séchés, des bijoux fantaisie,... toute l’ Asie du sud-est est en vente ici ! C’est simple, Dieu créa le monde... Pour le reste, c’est made in China ! Bref, on trouve ici tout ce dont on n'a pas besoin, ça brille le plastique et le pas cher... On se fraie un passage dans ce labyrinthe de petites rues débordant de monde. Plus y’a de fous et plus y’a de riz ! En parlant de riz, nous posons nos fessiers sur les premières chaises agrémentées d’une table prête à nous accueillir. « 想要吃点什么吗. » Non, là, ce n’est pas du thaï, c’est bien du chinois et apparemment, la dame me demande ce que je veux manger... « Allons-y pour ce que le vieux monsieur d’à côté a dans son assiette, cela doit être du porc, non ? » Elle me répond que oui,... enfin, que yes ! Erreur fatale que de croire une thaïe te répondant « oui »! Elle nous ramène un truc vraiment étrange sorti de n’importe où, sauf d’une cuisine, et qui assurément n’a de porc que l’odeur de ses excréments... C’est une soupe dans laquelle se battent des espèces de boulettes au goût vraiment dégueulasse ! Désolé, mais y’a pas d’autre mot pour décrire ces jenesaispastropcequecest. Du coup, je me contente juste d’avaler les quelques nouilles qui flottent dans mon jus de chaussette... Tu vas me dire, que ce soit du caviar ou ces boulettes, le résultat en fin de chaîne reste le même, mais bon, la Thaïlande nous a habitués à mieux, quand même ! Par contre, la chose positive, c’est que je ne pleure pas en mangeant... Pour cette fois, je ne suis pas obligé d’appeler les pompiers à la rescousse...
Et c’est à ce moment-là que je les ai vus. Bernadette a vu la vierge à Lourdes, et bien moi, en mangeant, je vois mes premiers ladyboys à Bangkok ! Pour te mettre au parfum, je vais une fois de plus te venir en aide et t’expliquer ce que c’est... En fait, on est sûr d’une chose, c’est que les ladyboys, à l’origine, sont des hommes. Pour certains, ils se travestissent simplement en femmes ; pour d’autres, ce sont de vrais transsexuels avec tout l’attirail qui va avec : de « vrais » seins et un vagin artificiel en silicone pour les plus fortunés, en pneus rechapés pour les plus ric-rac... Désolé, je n’ai pas de photo à te montrer... Le problème, c’est que dans un groupe de vraies femmes se glissent toujours un ou deux spécimens. Et je peux t’assurer qu’il est souvent difficile de savoir qui est qui présenté par Marie-Ange Nardi ! Donc s’il te vient à l’idée de séduire une petite thaïe durant ton séjour, sache que ce ne sera qu’au moment de célébrer l’entente franco-thaïe, que tu découvriras si elle a à t’offrir ou non un gros paquet cadeau. Bon, je t’épargne les détails mais si vous vous mettez à table et qu’après l’apéro et les amuses-bouches, il ou elle te propose de passer directement au trou normand sans passer par l’entrée, pose-toi la bonne question... Et si tout se passe pour le mieux mais qu’en pleine action, tu commences à sentir une odeur de brûlé, idem, rends-toi à l’évidence, tu es en train de faire l’amour à Robert qui s’est équipé pour l’occasion de son vagin en plastoque ! Donc comme dirait le grand philosophe Jean-Claude Van Damme, « sois aware », ouvre-toi sur le monde, mais je rajouterai « ne t’ouvre pas trop quand même, on n’sait jamais... » Voilà, je t’aurai prévenu !
Bon, pour en revenir à Chinatown, disons que le quartier mérite le coup d’œil pour ses enseignes chinoises et le capharnaüm ambiant, mais je crois que ça n’a pas trop plu à mes parents qui sont restés sur leur faim, dans tous les sens du terme. Trop de monde, trop chaud, trop de pagaille... Et en Thaïlande, c’est un euphémisme ! Et puis les gens sont moins souriants, moins sympas... La preuve, ils se foutent même royalement de Sasha ! Pour conclure, pas de quoi casser trois pattes à un canard laqué ! Pour ma part, je dirai plutôt que nous n’avons pas assez approfondi le quartier. Pas grave, je reviendrai y traîner mes guêtres dans une autre vie, quand je reviendrai pour visiter le Wat Arun !!! Allez, retour à la gare !
A seize heures dix, départ de notre TGV, train à grandes vibrations ! Direction Ayutthaya ! Tu vois où ça se situe, au moins ? Non ? Toi, je vois l’genre... A l’école, t’étais le cancre au fond d’la classe qui s’amusait à donner des claques au prof de géo en lui disant « Et celle-là, elle vient d'où ? »... Bref, sache que c’est à quatre-vingts bornes au nord de Bangkok et qu’il faut une heure quarante de train pour s’y rendre. Sachant ça, peux-tu me dire quelle sera notre vitesse moyenne ? Non, toujours pas ? Ok, t’étais également l’élève qui donnait des claques au prof de maths en lui disant « Et celle-là, tu l’avais pas calculé ? » Tout ça pour dire que notre train avance tellement vite qu’on aura le temps d’en descendre si on voit un accident arriver ! Et sinon, je te confirme, la troisième classe, c’est bien de la troisième classe ! Sièges en bois, impossibilité d’éteindre le système de ventilation super ingénieux, en l’occurrence, pas de porte ni de fenêtre, plancher défoncé,... Mais comme prévu, une fois de plus, nous sommes les seules têtes blondes de la partie ! Bon, comme je suis dans un bon jour, je n’irai pas leur réclamer le remboursement du prix des billets pour les dix minutes de retard à l’arrivée. Car oui, ça y est, nous sommes arrivés à Ayutthaya ! Mes deux fesses disent bravo !
Objectif suivant, l’hôtel. Pour ça, on prend un bac pour traverser la rivière et on prend nos jambes pour traverser la ville. Sauf pour Sasha, ok pour le bac, mais en total désaccord en ce qui concerne ses jambes. Si bien qu’elle le fait savoir ! Fortement,... très fortement,... très très fortement ! A tel point que je suis même obligé de m’écarter d’elle pour montrer à toute la ville qui nous regarde que je ne suis pas en train de lui infliger une raclée... « Donc ma petite Sasha, c’est ton papa qui te parle. Lorsque tu seras en âge de lire cette petite bafouille et d’en comprendre les tenants et aboutissants, nous aurons une petite discussion, toi et moi, entre quatre yeux. Je n’ai pas du tout apprécié le comportement qui était le tien lors de notre arrivée à Ayutthaya. Sache que cette attitude ne peut rester impunie ! A bientôt... » Mis à part notre arrivée en fanfare au Tony’s Place Hotel, rien à dire ! Hôtel nickel, belle bâtisse en bois, chambres cleans et spacieuses, personnel sympa,... et tout ça pour quatre cents baths la nuit !
Allez, ma dernière mission, si je l’accepte, consiste à nous trouver un tuk-tuk pour aller manger au marché de nuit. Et si la tête du bonhomme me revient, pourquoi ne pas négocier avec lui pour nous servir de chauffeur pour les visites de demain. Donc je cherche, je scrute, mes yeux sont à l’affût de la moindre boîte de conserve roulante, mes oreilles sont à l’écoute du moindre bruit de moteur pétaradant,... jusqu’au moment où... Là, pour bien te reconstituer ce moment d’anthologie, imagine en fond sonore la musique de la pub Royal Canin... Ça y est, c’est bon ? Donc je disais : Jusqu’au moment où nos regards se sont croisés. Là, j’ai compris que ce serait lui ! Il a compris que ce serait moi ! Nous nous élançons l’un vers l’autre... Je brise l’air pour le rejoindre ! Il ne court pas, il vole à ma rencontre... Et là, le moment tend attendu arrive enfin,... la négociation commence !... Au final, on se met d’accord pour huit cents baths pour sept heures de vadrouille dans sa carlingue demain, plus cent baths pour nous emmener au marché et nous ramener à l’hôtel ce soir. Adjugé, pendu ! Notre chauffeur s’appelle Was, il venait d’avoir soixante dix ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme. Et pis d’toute façon, il ne nous mordra pas, vu qu’il ne doit plus avoir qu’une ou deux petites quenottes accrochées à sa mâchoire... Quant au repas sur le marché en bord de rivière, en dix mots, succulent, surprenant, varié, indescriptible, savoureux, coloré, parfumé, copieux, odorant, pas cher,... Et en six mots... Ça pique un peu quand même !!! C’est également ici que nous testons notre premier mataba choco-banane, une espèce de feuille de brique frite dans de la graisse, recouverte de lait concentré, de morceaux de banane et de nutella... Ça y est, ma décision est prise... C’est sûr, je reviendrai un jour en Thaïlande... et si je peux, ici, demain, pour manger un autre mataba... De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | À: Bibouns51 · 16 janvier 2013 à 11:43 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 25 de 75 · Page 2 de 4 · 3 073 affichages · Partager Bonjour, A mon tour de dire que le blog est très agréable à lire, drôle... on s'y croirai  . Je pars en Thaïlande en mars et je compte faire un circuit presque similaire au votre, donc ça m'aide beaucoup. On m'a dit à plusieurs reprises "ça sert à rien de te prendre trop la tête à tout organiser et tout, tout se passera bien" mais en lisant votre carnet je me rends bien compte de l'intérêt d'une bonne préparation. J'ai une question sur la journée avec "panda tour" : c'était chez WOOD ? ou rien à voir ? combien avez-vous payé (2000 BAHT après négo, mais quel était le prix sans négo) ? et ça a duré combien de temps ? Je reviendrai surement vers vous pour d'autres questions, si cela ne vous ennuie pas... 
Bien à vous, | | | À: Nbj · 16 janvier 2013 à 12:06 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 26 de 75 · Page 2 de 4 · 3 070 affichages · Partager Chez Wood ? Désolé, mais je ne sais pas qui c'est... Le tarif initial avant négociation était de 2300 baths. Ils sont venus nous chercher à notre hôtel à Chiang Mai à 8h15 et nous ont ramené à 17h30, sachant qu'il y avait 1h30 de route... On va dire qu'on est resté 6 heures avec les éléphants... N'hésite pas si besoin... | | | À: Dolma · 29 janvier 2013 à 14:07 · Modifié le 16 mars 2020 à 14:51 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 27 de 75 · Page 2 de 4 · 3 004 affichages · Partager 28 février - Vamos Ayuthaya, oh, oh ohohoIl y a des noms de lieux qui me titillent le ciboulot... Zanzibar, Sana’a, Chichicastenango, Borobudur, Samarcande et j’en passe et des meilleurs... Pour moi, Ayyuthaya fait partie de cette liste. Et même si j’ai été contraint de me lever avec les poules à cause des coqs qui ont aboyé dès cinq heures, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les minutes à venir pour qu'automatiquement, tous mes neurones se mettent en rang deux par deux, prêts à aller à l’abordage de cette cité... Pour te mettre dans la confidence, je suis aussi excité qu'un nouveau né affamé nez à nez avec une belle poitrine, si tu vois c’que j’veux dire... Allez, on descend au resto de l’hôtel prendre notre petit déj’, frais dispo... Enfin, frais, c’est un grand mot,... A vue de pif, il fait déjà une trentaine de degrés bien tassés ! On s’installe, on ouvre la carte, et c’est le moment que choisit Sandrine pour entamer la danse du pancake car oui, tu l’as deviné, l’hôtel en propose à sa carte, ce qui m’ôte une fière chandelle du pied !!! Faut dire que j’avais tout spécialement choisi cet hôtel rien que pour ça, mais bon, ma femme ne voit jamais ce que je fais pour elle, elle ne voit que ce que je ne fais pas... Chuuuuut, je ne parle pas trop fort, les murs ont des orteils...
Bref, à neuf heures, Was est au rendez-vous avec sont tuk-tuk flambant neuf... un jour, mais plus depuis bien longtemps ! C’est bizarre, d’ailleurs, que dans l’euphorie d’hier soir, je ne me sois pas aperçu que son engin était plus vieux qu’mon père et plus rouillé qu’ma mère... Bon, ça fera bien l’affaire pour nous transporter toute la journée ! Euh, pardon, disons plutôt nous trimballer toute la journée ! Car comme tu l’as maintenant bien imprimé, j’ai sélectionné le tuk-tuk comme moyen de transport pour visiter Ayutaya, là où d’autres te diront qu’il est également possible de vadrouiller dans l’coin en vélo ou en scooter. En vélo, franchement, la chaleur nous aurait tués en deux temps trois coups de pédale... surtout avec ma vieille mère qui serait morte, agonisant aux pieds d’un bouddha au bout de deux minutes... Quant au scooter, ben ça revient plus cher qu’un tuk-tuk si on est nombreux et puis faut dire que c’est plus simple avec un chauffeur pour trouver les temples disséminés dans toute la ville. Car quand t’arrives à un carrefour et que t’as le choix entre "ldjvldvjl" à droite et "dgvlshevs" à gauche, ben je t’assure que ce n’est pas évident évident de s’y r’trouver, même en ayant fait allemand première langue...
Allez, comme on a du pain sur la branche, on ne perd pas une seconde et on s’assoit dans notre tuk tuk... Euh, pardon, on s’entasse dans notre tuk tuk... On boucle nos ceintures... Euuuh, quelle ceinture ? Et c’est parti pour la ballade, la ballade des gens heureux qui nous emmène jusqu’au premier temple que j’ai sélectionné, en l’occurrence, le Wat Yai Chai Mongkhon. Bon, je t’épargne la description de chaque brique pour t’éviter une lecture de quatre heures mais sache que j’adore ce site ! Pour l’instant, incontestablement, c’est mon best of the best de tout Ayuuthaya ! Oui, bon, ok, je sais que c’est le premier de la journée mais quand même, je te conseille de faire une petite croix dans ton guide du Routard devant le nom de ce temple quand toi aussi tu feras ta liste de courses avant d’aller à Ayutthaya. Des alignements de bouddhas drapés, des chedis énormes, des frangipaniers en fleurs,... Il règne ici une ambiance apaisante qui invite à la méditation et au recueillement. En tous cas, toutes les statues de Bouddhas croisées ici s'y sentent bien !
Et en plus, ça plait aussi aux filles qui ont les yeux, les oreilles et le nez grand ouverts ! Sasha la charmeuse passe une grande partie de son temps à poser pour ses groupies. Anna la curieuse passe quant à elle une grande partie de son temps à me poser tout un tas de questions existentielles : « Papa, pourquoi y a-t-il plein de statues de Bouddha ? - Parce qu’ils l’aiment beaucoup ! (ouf, la réponse a l’air de lui convenir...) - Et pourquoi chaque statue a une couverture ? (bon, en fait, ce sont des draps mais je ne vais pas la contredire, elle n’a que cinq ans...) - Euuuuh, je n’sais pas, moi... Certainement pour que Bouddha n’ait pas froid la nuit... (bof, elle a l’air sceptique...) - Et pourquoi les couvertures sont-elles oranges ? (ouh la, il faut que je mette fin à ces questions car je sens que ça va se terminer par le « comment on fait les bébés ? ») - Dans la symbolique bouddhiste, la couleur orange désigne le second chakra du corps humain qui fait lien vers la créativité et le dynamisme. Réfléchis un peu à ça, c’est aussi simple que de comprendre pourquoi la terre est ronde ! (là, ça devrait la calmer pour un petit moment...) -... Euh papa, j’ai tout à fait saisi ton explication relative à la couleur orange mais pourrais-tu développer plus amplement ta théorie selon laquelle la terre serait ronde ? » Aïe, comment vais-je pouvoir lui expliquer ça, sachant que j’en ai moi-même réellement pris conscience un jour d’avril 1986 devant un épisode d’Olive et Tom ?!? Et oui, chacun ses références...
Nouveau coup de pédale (ou plutôt d’accélérateur), cette fois en direction du Wat Phra Mahatat. Le clou de girofle de la visite de ce site, c’est bien évidemment la fameuse tête de Bouddha engloutie dans les racines d’un figuier, un des symboles de la Thaïlande devant lequel on passe quelques minutes. Puis, on contemple les temples en partie en ruine et les statues de Bouddha décapitées. A ce propos, sais-tu pourquoi les temples d’Ayuthaia sont souvent dans cet état ? Premièrement, il faut que tu retiennes que la ville était la capitale du royaume entre le quatorzième et le dix-huitième siècle. Deuxièmement, de nombreux temples et monuments ont été érigés durant cette période, si bien que la ville était considérée à l’époque comme une des plus belles au monde. Troisièmement, les birmans ont envahi, pillé et saccagé la ville qui est ensuite tombée dans l’oubli. Morale de l’histoire, c’est qu’il n'y a pas que chez nous que les gens se sont conduits comme des sagouins lors des conquêtes... Ça fait plaisir !
Allez, donne-moi ta main, et prends la mienne, et oui et oui, cette visite est finie ! On remonte dans notre carrosse, direction le Wat Phra Si Sanphet ! En route, Was prend l’initiative de nous emmener dans une arnaque à touriste où il est possible de se faire tirer le portrait sur le dos d’un éléphant enchaîné, de regarder une de ces pauv’bête jouer au foot ou encore la voir peindre... Même si Anna et Sasha contemple leur premier éléphant avec le regard d'un chien devant une tranche de jambon cru Aoste, non, merci monsieur, ce genre d’enseigne favorisant la maltraitance des animaux pour amuser le touriste, très peu pour moi... Et en plus, sur le parking, le top du top des attrape-couillons ! Le truc consiste à payer pour libérer un gentil petit oiseau en cage. Et tout ça pour faire plaisir à monsieur Bouddha himself. Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux, regardez-les s’envoler c’est beau... mais c’est payant ! En poussant la réflexion un peu plus loin, est-ce que ça fait réellement plaisir à Bouddha de libérer un oiseau en cage ? Si oui, est-ce que ça lui fait vraiment plaisir que l'on doive capturer un oiseau pour ensuite le libérer ? Et qu'est-ce qui lui fait le plus plaisir à Bouddha ? Le fait qu'on libère un oiseau captif, ou le fait qu'on capture un oiseau pour le libérer pour lui faire plaisir ? Et est-ce que si on libère un oiseau, mais qu'on oublie de payer l'offrande, crois-tu que ça va le vexé, ce bon vieux Bouddha ? Et si ce blaireau d’oiseau revient dans sa cage parce qu’il a été dressé pour ça, est-ce que ça, ça lui fait plaisir ? Au final, est-ce que Bouddha est super content si on paie la libération de l’oiseau pour la quarante-huitième fois ? Non parce qu’en fait, je ne suis pas du tout certain que cette magouille soit réellement un précepte de Bouddha ! Ce serait un peu comme dire que Jésus a demandé à ses apôtres d’enfermer des écureuils pour réclamer une rançon à la Caisse d’Epargne !... En même temps, moi j’dis ça, mais j’dis rien, je n’suis pas expert en la matière ! Bouddha, si tu nous écoutes, éclaire-nous de ton savoir !
Tout ça pour dire que nous arrivons enfin sur place, pour la visite, cette fois-ci, du Wat Phra Si Sanphet. A l’entrée, un mec me demande d'où je viens, grand sourire... Le gars, je l’vois venir à cent mètres avec ses grosses tongs ! J’essaie de trouver la combinaison pour l’esquiver. Sur Playstation, croix, rond, carré, croix, ça fonctionne, mais pas là, il s’accroche ! « Mister, mister, mes statues d’éléphants, pas cher, quatre cents baths ! - Non, merci... - Mister, mes statues d’éléphants, c’est bon pour la colique, c’est bon pour les hémorroïdes, c’est bon pour les maux de tête,... - Non, merci... » Je vais au guichet pour acheter les tickets d’entrée, je reviens, et ça continue encore et encore. C’est que le début ? D’accord, d’accord... « Mister, mes statues d’éléphants, c’est bon pour la libido de ta femme, c’est bon contre le diabète, c’est bon pour le morale, c’est bon bon,... c’est bon bon ! Allez, deux cents baths pour toi ! - Non, merci... » Enfin, bref, passons... Concernant la visite, je ne vais pas me lancer dans une description à la Balzac de ce que nous voyons... Nous faisons assez rapidement le tour des trois énormes chedis et prenons la direction de la sortie... Et là, à ton avis, qui m’y attend ? Dans l’mille Emile ! Mon pote le vendeur de statues d’éléphants qui peuvent guérir le sida, faire de nouveau gagner la champion’s league à l’OM, amener la paix dans le monde, faire passer l’envie de pancake à Sandrine,... « Mister, mes statues d’éléphants, cent baths ! - Non merci... - Cinquante baths ? - Non merci... - Quarante ? - T’es mignon, t’es sympa, tu m’as l’air sincère, mais j’vais pas te l’acheter ! » Vu le ton qu’il emploie, il n’apprécie pas ma blague à sa juste valeur : « Eh ragnagnnna, iiiiiihhh you you you taratata pukysini tarotaoao ». Chacun interprète ça comme il le souhaite...
Pour rejoindre notre nouvel ami Was, nous traversons un petit marché local. Là, pour te faire plaisir, j’ai failli t’acheter les gâteaux apéros pour la prochaine fois où tu m’inviteras : Morceaux de peaux de serpents séchées et délicatement salées, beignets de têtes de poissons, insectes en papillotes,... Une chose est sûre, on ne mourra pas de faim ce midi ! Comme j’ai un bon feeling avec Was, je lui demande quand même de nous emmener autre part... Un resto local dans lequel nous serions les seuls blancs-becs serait parfait ! Il a ce qu’il nous faut et nous dépose dans une gargote d’un de ses amis au bord du fleuve. Points positifs, le cadre, la nourriture, les bières bien fraîches, le prix... Point négatif, parmi tous les clients, il y a un autre couple de touriste ! « Was, tu as failli à ta mission. Tu es le maillon faible, au revoir !... Non, Was, je plaisante ! Et au contraire, je te remercie pour cette super adresse où nous nous sommes encore une fois fait pousser le ventre ! » A la commande, c’est marrant, la serveuse qui ne baragouine pas un traitre mot d’anglais, me dit « Oui » à tout ce que je lui demande. Une fois servi, je confirme qu’elle n’avait rien pigé ! A ce propos, je crois que les thaïs réagissent tous de la même façon. Ils ne savent pas dire « Non », ou « Désolé mon bon monsieur mais je ne comprends pas le message que vous tentez de me faire passer ». Si bien que quand tu leur poses une question, s’ils ne la comprennent pas, ils affichent un sourire et te disent « Yes ». Si tu leur demandes l’heure et qu’ils te répondent « Yes », ce n’est pas bien grave, mais en revanche, quand tu demandes à un chauffeur de bus si c’est bien celui qui va à Peta-Oushnok, mieux vaut être sûr de sa réponse. Je sens qu’on va avoir quelques aventures et anecdotes savoureuses à te raconter pendant le reste de notre périple... Bon pour en revenir au resto, c’est bon, pas cher, bref... rien à dire, si ce n’est qu’à force de manger comme ça, on ne verra plus nos strings sur les plages du sud dans quelques jours, ils seront cachés par les plis du ventre ! Par contre, je ne peux pas te donner l’adresse, ni même le nom de ce restaurant... Je me rappelle plus ou moins comment y aller de mémoire, mais pour te le décrire ici, pas évident... Si vraiment tu tiens à y aller, paie-moi le billet d’avion et je t’y accompagnerai personnellement avec grand plaisir, ce sera plus simple... Tiens-moi au courant !
Ok, attends une minute que je jette un rapide coup d’œil à mon planning... Ok, le temple suivant est le Wat Watanaram et son immense prang. Avant que tu me poses la question, un prang est une tour de style khmer qui orne certains temples. Ça ne te parle pas plus ? Allez, je te mets la photo, c'est plus simple !
Tu n’es pas sans savoir qu’il y a quelques mois, la Thaïlande en général et Ayutthahya en particulier ont été confrontés à de graves inondations... Et bien à cause de ça, le Wat Watanaram n’est pour l’instant plus accessible. On ne peut le contempler que de l’extérieur. Vraiment dommage car même d’ici, ça en jette un max ! Tant pis, on va siroter nos bouteilles d’eau en profitant de la vue ! Sauf qu’ici, la chaleur est telle que tout avance au ralenti, y compris nos cerveaux ! Si bien qu’on a oublié de se ravitailler au dernier arrêt au stand... On va mourir de soif, desséchés comme une fleur au soleil. Je n’fais pas l’aumône, je n’veux pas déranger, mais juste un peu d’eau, pas pour faire des ricochets, moi je veux la boire ! Vite, Was, une buvette ! Y’a pas d’sushi, Was nous trouve ça pile poil en face du dernier site que je veux voir : le Wat Lokayasutharam, un immense Bouddha couché et drapé... Oui maman, un de plus... Pas de bol, on arrive en même temps qu’un car de jap’ qui va certainement monopoliser le site. Ça, c’est sans compter sur Sasha que nous laissons sur le parking et qui occupe tout le troupeau qui fait presque la queue pour pouvoir lui toucher les cheveux. Et moi, pendant c’temps, j’tournais la manivelle, et moi, pendant c’temps là, j’profite de mon Bouddha... Merci Sasha !
Voilà que se termine ce petit tour organisé aux petits oignons. Visites nickelles, mode de transport nickel, repas nickel... Ben quoi, j’ai le droit de m’auto-lancer des fleurs quand même, vu que personne ne le fait... Bon d’accord, tout n’était pas si parfait dans notre vie parfaite... Il est vrai qu’on a pris quelques coups de soleil... Ben justement, on va les peaufiner puisque pour terminer cette journée en apothéose, quoi de mieux qu’une balade autour de la ville en bateau. Négociation rapide avec un ami de Was pour une balade privée d’une heure (à huit cents baths) et c’est parti ! Bon, après coup, la balade est sympa mais je ne te la conseille que si tu n’as rien d’autre à te mettre sous les baskets. Pas grand’chose à voir de transcendant, sauf peut-être les marques des inondations sur les maisons..., c’est dire !
Après ça, Was nous ramène à l’hôtel mais les adieux restent dans les cartons. Notre love story ne se termine en effet pas là puisque nous convenons d’un dernier rendez-vous dans deux heures pour qu’il nous ramène à la gare où nous sauterons dans notre train de nuit pour Chiang Mai... Une dernière petite douche à l’hôtel (merci à eux), un petit shake, une petite partie de belote pour laisser le temps à la grande aiguille d’arriver à destination et nous voilà déjà à l’heure du départ. Là, j’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu, j‘ai attendu, attendu, il n’est jamais venu, zaï zaï zaï zaï... Tant pis, nous ne reverrons jamais Was et son sourire édenté légendaire... J’imagine qu’il ne voulait pas nous imposer une séparation déchirante et larmoyante sur le quai de la gare... Merci Was, je ne l’aurais moi non plus pas supportée... Pour le transport, rien de grave, des tuk-tuk, ici, ça court les rues !
Notre train est à vingt heures. Ça nous laisse un peu de temps pour contenter nos estomacs d’un petit pad-thaï... On s’adresse donc à une petite gargote de rue juste en face de la gare, agrémentée d’une table et de quatre chaises... toutes occupées. « Bonjour Madame, on aurait bien aimé goûter à votre tambouille mais vous n’avez visiblement plus de place à nous proposer... ? - Comment ça, pas de place ? Regardez dans le resto au coin de la rue, là-bas, il y a de la place, non ? - Oui, effectivement, mais nous ne voulons pas manger dans ce restaurant. Comme je vous l’ai dit, nous désirons manger votre jenesaisquoiquibaignedansvotremarmite... - Comme je viens de vous le dire, allez vous asseoir à la terrasse super classe de ce restaurant, je vous apporte votre commande... - ?!???! Bon, beeeen, euuuh, ok... » Oui, tu lis bien ! Tu commandes ton repas dans un boui-boui dans la rue et tu le manges à la terrasse d’un resto dont les propriétaires t’accueillent en plus comme un roi... Faudra que je tente le coup en France pour voir... Ah, la Thaïlande, j'adore ce pays !... Plus je le connais, moins je le comprends...Un peu comme ma femme, quoi !... lol
Vingt heures quinze... Euh... Là, le train n'est pas là, mais il devrait arriver... enfin peut-être... Vingt heures trente... Toujours rien... On ne s'inquiète même pas, on est confiant. La philosophie bouddhiste est en train de s'emparer de nous... Vingt-et-une heures, le voilà enfin qui arrive... De toute manière, rien ne sert de courir, il faut arriver en train ! Bon voyage à nous !!!
Une fois en route, on se traîne, mais on était prévenu... Six cents kilomètres en douze heures, ça ne fait jamais que du cinquante kilomètres par heure en moyenne ! Donc les kilomètres, que dis-je, les mètres défilent lentement... A l’intérieur, la logistique est super bien rôdée. Un gars se pointe et nous transforme sur demande nos sièges en couchettes king size. A part la couleur bleue un peu kitch des rideaux, c’est la grande classe. Rien à voir avec notre SNCF nationale aux prix excessifs ! Je te dirai demain si nous avons bien dormi. De toute façon, demain est une autre aventure...
PS : Note pour le lecteur qui est arrivé au bout du récit de cette journée : Tout d’abord, félicitations... Et ensuite, tu as peut-être remarqué que je n'ai pas écrit Ayhutaya deux fois de la même façon... J'offre donc un aller-retour Paris Bangkok en première classe à qui me trouvera l'orthographe correcte !... Heuuuu, réflexion faite, j'offre toute mon estime, et c'est déjà beaucoup ! | | | À: Bibouns51 · 1 février 2013 à 10:12 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 28 de 75 · Page 2 de 4 · 2 957 affichages · Partager Eh bien, j'ai tout lu, donc j'accepte tes félicitations  !
Tu me fais rire et en ce moment j'ai besoin de rire... Va falloir que j'aille faire un tour sur ton blog un de ces jours...
Dolma | | | À: Bibouns51 · 29 mars 2013 à 19:32 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 29 de 75 · Page 2 de 4 · 2 852 affichages · Partager Bonjour Bibouns51, j aime te lire lol, nous sommes un couple approchant la cinquantaine, et désirons faire un voyage en Thaïlande ! au départ on voulait arriver a Bangkok pour deux nuits et partir dans le sud pour la beauté des îles etc.. mais comme au niveau budget on est un peu serré ! je recherche donc des informations pour passer un excellent séjour ! donc apparemment tu conseilles air Indian, mais connaîtrais tu des endroits, des hotels et restos, sympa, aux alentours de phuket et les iles a visiter aux alentour, sans oublier koh phi phi, koh lanta !
nous sommes nordiste et je voudrais savoir s il était plus avantageux de partir par Bruxelles ! merci d avance ! | | | À: Andrem59 · 29 mars 2013 à 19:53 · Modifié le 31 mars 2013 à 8:41 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 30 de 75 · Page 2 de 4 · 2 847 affichages · Partager Tu peux lire l'intégralité de mes textes sur mon blog. Tu y trouveras plein de conseils sur les îles du sud, Ko Phi Phi ou encore Koh Lanta... Pour l'avion, je te conseil d'aller sur httpdistrivols.fr. En faisant une simulation à partir de Paris et de Bruxelles, tu verras d'où c'est le moins cher à tes dates. Cela dépend... Par exemple, je suis parti en Thaïlande depuis Paris mais mon prochain voyage aux États-Unis, je pars de Bruxelles car c'était beaucoup moins cher... À+ si besoin... | | | À: Bibouns51 · 30 mars 2013 à 12:07 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 31 de 75 · Page 2 de 4 · 2 942 affichages · Partager Le problème c'est que certains n'ont pas Internet à la maison et se connectent du travail où un magnifique programme nommé Sophos bloque l'accès aux blogs et sites persos :) | | | À: Bibouns51 · 30 mars 2013 à 16:23 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 32 de 75 · Page 2 de 4 · 2 929 affichages · Partager Bonjour,
J'adore ton style d'écriture (je me permets de te tutoyer)
J'ai mis ton blog dans mes liens favoris pour la préparation de mon voyage de 20 jours en Thailande fin avril jusqu'à mi-mai..
Je te remercie encore une fois pour toutes les infos précieuses que tu as voulu partager avec nous :)
Cordialement | | | À: Bibouns51 · 30 mars 2013 à 16:24 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 33 de 75 · Page 2 de 4 · 2 928 affichages · Partager Ton blog est très sympa (je l'ai mis dans mes favoris  ), et je viens le lire et le relire souvent. Je prépare un voyage 2 adultes et 3 enfants pour février 2014.
je flippe un peu pour la résa des chambres...
J'espère aussi, que pour le taxi aéroport- bangkok, j'arriverai à en trouver un qui nous prendra tous les 5. on voyagera léger et les enfants sont toutes menues, lol... | | | À: Brincissa · 31 mars 2013 à 8:29 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 34 de 75 · Page 2 de 4 · 2 892 affichages · Partager Ici, nous sommes une grande famille... et quand on fait partie de la même famille, on se tutoie... lol Content que mes textes te plaisent et te servent... N'hésite pas à me poser des questions pour ta préparation si nécessaire... | | | À: Luisa93220 · 31 mars 2013 à 8:33 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 35 de 75 · Page 2 de 4 · 2 895 affichages · Partager Pourquoi stresser pour les résas ? No stress, tout se passe toujours bien en Thaïlande... | | | À: LuigiSicilia · 3 avril 2013 à 10:03 · Modifié le 17 mars 2020 à 9:58 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 36 de 75 · Page 2 de 4 · 2 826 affichages · Partager 29 février - Il n’y a que Chiang Mai qui m’ailleAh, tiens, une année bissextile... Si tu achètes vingt-deux jours de vacances en Thaïlande, le vingt-troisième est offert !... Chouette, donc aujourd’hui, c’est le jour gratuit... Allez, c’est parti ! Le jour se lève, six cents kilomètres plus tard...Ça va ? Bien installé ? Du fond de ton fauteuil, les kilomètres parcourus ne te font pas trop souffrir ? Pour nous, avoir passé la nuit dans un train en Thaïlande a eu les mêmes effets que si nous avions traversé l' Australie à dos de kangourou ! Ça, c’est effectivement ce qui te ferait triper, n’est-ce pas ? Non, parce que je vais peut-être te décevoir, mais nous avons très bien dormi, merci quand même de t’en soucier ! Fait suffisamment rare pour être souligné, personne n’a mis la clim en mode Sibérie, personne n’avait les pieds qui puaient le fromage, et surtout, personne n’a ronflé comme une locomotive... Alors qu’il était pressenti pour produire à lui tout seul deux de ces trois désagréments, même mon père s’est bien tenu... Pour ton info, il ne met jamais la clim... Si toi aussi tu es un jour amené à tenter l’expérience, je te conseille de réserver une couchette au niveau inférieur, presqu’aussi grande qu’un lit double... La preuve, Sandrine a passé la nuit avec Anna, et moi avec Sasha, pour éviter de leur donner l’occasion de faire le mur... A sept heures, tout le monde debout de bonne heure et de bonne humeur ! Non, nous ne sommes pas encore arrivés mais comme tu l’as maintenant bien compris, en Thaïlande, on ne peut pas mourir de faim puisqu’une gargote ou un marché est toujours dans les parages. Et bien le train n’échappe pas à cette règle ! Quand tu n’as pas de nourriture, c’est la nourriture qui vient à toi ! Mais ici, pas besoin d’un wagon restaurant puisqu’on nous amène notre petit déjeuner servi sur un plateau, comme au restaurant ! Que demande le peuple ?... Euh... Juste peut-être un peu de sel sur mes œufs sur le plat... Merci bien !
C’est avec plus d’une heure de retard que nous arrivons à Chiang Mai. En France, ce retard phénoménal mériterait de passer dans le journal, dans le journal de Claire Chazal, mais ici, rien d’anormal... Allez, bienvenue à Chiang Mai, la plus grande ville et capitale du nord ! Relax Max, ne stresse pas comme ça, on dirait un parisien ! Ici, rien à voir avec la sulfureuse Bangkok... L’ambiance y est beaucoup plus pépère. Alors relâche tes épaules, fume un pétard, et détends-toi... En fait, Chiang Mai est la seconde plus grande ville du pays mais elle ne compte pas plus de deux cents mille habitants, éléphants inclus ! Et bien pendant les trois prochains jours, la ville comptera en plus une famille de six petits français !
Déjà, première impression, ils auraient dû construire Bangkok ici car l'air y est moins pollué !! Ensuite, j’aurais cru que les montagnes auraient été plus... montagneuses que ça... Bon, après ces petites brèves de comptoir, je me demande maintenant comment faire pour rejoindre notre hôtel... Tuk-tuk,... taxi ? Taxi,... tuk-tuk ? Alors que je suis en pleine réflexion, j’aperçois un p’tit gars brandissant une pancarte de notre hôtel à l’autre bout du quai. C’est cool, il est venu nous chercher !!! Et en plus, c’est gratuit ! Il est free, il a tout compris ! C’est à ce moment que mes parents prennent conscience de la préparation intense, du sérieux et des heures à éplucher les guides pour obtenir une organisation aussi fantastique ! Moi, sur c’coup-là, je dis plutôt gros coup d’bol car je n’étais pas au courant ! Mais chut, motus et bouche d’égout, je leur fais croire que tout est réglé comme une montre suisse, calculé à la seconde près... Un p’tit mot, quand même, sur notre hôtel, la Chiang Mai Thaï House, pour dire qu’il mérite toute ton attention. Grandes chambres, bien situé, piscine, internet, navette pour la gare... Et sans vouloir ressembler à Gripsou, sache qu’il n’est vraiment pas cher ! Je n’y ai pas d’action mais je te le recommande chaudement quand même...
Bon, allez, il est grand temps de débuter le programme ! Justement, il est chargé puisque la ville ne compte pas moins de trois cents temples !!! Il faut donc s’y mettre de suite si on veut tous se les coltiner dans la journée ! On commence par lequel ? Plus sérieusement, j’en ai sélectionné trois. « Quoi ? Trois temples de plus à visiter ? » C’est pas faux, maman, mais moi, je vois les choses différemment... Ce ne sont pas trois temples de plus à visiter mais plutôt deux cent quatre-vingt dix-sept autres que j’ai dû lâchement éliminer. Et puis dis-toi que cela ne représente qu’un pour cent du capital temple de la ville ! Alors, la pilule passe mieux comme ça ?
Seulement voilà, le dicton ne dit-il pas « Ce que femme veut, femme l’obtient » ? Si ce n’est ni un dicton français, ni un dicton thaï, il s’applique en tout cas plutôt pas mal à ma mère et à ma femme... Car après la visite du Wat Phra Singh, j’ai droit à une nouvelle crise de foie de leur part... Leur médecin est formel, indigestion carabinée de temples ! Trop de temples tuent les temples ! Seule prescription, stopper immédiatement les visites templesques !! Mais bon, j’me méfie, les femmes simulent, c’est bien connu... Bref, une fois de plus, je dois revoir mes plans et me recreuser le ciboulot. Laisse-moi donc deux minutes, le temps d’y réfléchir, l’important pour moi étant de bien garder les pieds sur les épaules... Pendant ce temps-là, tu peux lire la suite si t’as quand même envie de savoir comment s’est passée notre visite du Wat Phra Singh, le premier et donc le dernier temple de la journée... Ce temple, qui est le plus visité de Chiang Mai, compte plusieurs attractions : Un Bouddha couché, une réplique du Bouddha d’émeraude, des statues de dragons, un énorme gong, et surtout des statues de cire de moines vraiment bleuffantes qui nous interpellent : « C’est une statue ou un vrai moine en train de méditer ?... Une statue ? Ouah, impressionnant !... Et là, ne me dis pas que c’est une statue, quand même ? » Bon, j’essaie de le pincer pour voir... Ah mince, lui, c’était un vrai monsieur... Désolé...
Ok, comme je te l’ai expliqué tout à l’heure, la larme à l’œil et le cœur meurtri, exit le Wat Chedi Luang et le Wat Chiang Man, contraint et forcé par la ligue féministe anti-temple... Leur pardonner, c'est bien. Se venger, c'est mieux ! Donc aux grands mots, les grands dictionnaires, c’est décidé, j’emmène tout le monde en prison sans passer par la case départ ! Mais la petite faiblesse qui me perdra, c’est que je suis trop bon ! Car la spécificité de cette prison pour femmes, c’est que les détenues prodiguent d’excellents massages traditionnels dans le cadre de leurs programmes de réinsertion. C’est simple comme bonjour puisqu’en arrivant, tu choisis ta prisonnière à la carte : Une tueuse d’enfants, une voleuse de sacs de grand-mère, une braqueuse de banques ou le must, une psychopathe qui te masse pendant une heure en tête à tête dans sa cellule d’isolement... Ne te fais pas de bile car ça, c’est le scénario du prochain long-métrage de Quentin Tarantino ! La vérité si j’mens, les choses ne se passent pas tout à fait comme ça... Une petite thaïe à l’opposé du stéréotype de la prisonnière tatouée au regard de tueuse se pointe, me lave entre les deuillettes, m’allonge sur un lit dans une ambiance feutrée et commence son massage tout en m’ôtant les vêtements, un à un... Bon, je me laisse faire, elle doit connaître son boulot, mais je m’aperçois qu’elle est, elle aussi, en train de se déshabiller et est déjà à moitié à poil ! C’était compris dans l’forfait, ça ?... Ah, excuse-moi, je me suis encore trompé, ça, c’est l’intro du prochain film de Marc Dorcel !!! Donc du calme, on respire, la donzelle reste bien vêtue... Retour au mode détente, zen, coooool... Non, la vérité est ailleurs... Malgré son corps d’enfant de douze ans, elle enchaîne les clefs et autres prises de judo, mettant à rude épreuve ma souplesse légendaire... Ça craque, ça croque, ça coince, ça couine,... Au fait, peux-tu me rappeler pourquoi j’accepte de payer pour ça ? Bon, ok, c’est vrai, j’avoue, j’en rajoute un peu... Ça fait quand même du bien par où ça passe... Et puis, être à Chiang Mai et ne pas se faire masser, ce serait un peu comme aller à Maroilles sans manger de fromage, à Neuflize sans venir me voir, ou encore au Havre sans... Euh...Y’a quoi, déjà, à faire au Havre ? Bref, c’est schtroumpfement agréable !
Maintenant, plutôt que tu ne l’apprennes par quelqu’un d’autre, je préfère t’annoncer moi-même que Chiang Mai est également connue et reconnue pour une autre activité que j’ai unilatéralement décidé de ne pas faire ici : les soi-disant treks dans la montagne ! De Chiang Mai partent en effet des milliers, des millions, voir des milliards de tours organisés à la rencontre de la faune et de la flore locale... Le problème, c’est que c’est devenu un peu... beaucoup l’usine et que tout ce qu’on te propose se résume généralement à une petite marche à la rencontre d’un simulacre de tribu locale, un p’tit tour confortablement assis dans une nacelle trimballée par un éléphant et une petite descente de rivière le cul gentiment posé sur un radeau en bambou... N’oublions pas que le tout se fait, bien évidemment, par paquet de douze pèlerins minimum ! Ce n’est bien évidemment pas ce que te diront les rabatteurs lorsqu’ils tenteront de te convaincre que le super tour qu’il ne propose qu’à toi et rien qu’à toi parce que t’as une bonne tête, est vraiment génial, en dehors des sentiers battus et avec les meilleurs guides : « Mon tour ? Ben c’est simple, c’est le meilleur de tout l’univers. Et mes guides ? Ben c'est simple, ce sont les meilleurs de tout l’univers ! Ils courent le cent mètres en neuf secondes, Schwarzenegger dans Conan le barbare, à côté, c'est une tarlouze ! Ils sont capables de te faire découvrir la jungle de jour, de nuit, à cloche-pied, les bras attachés dans le dos... Et blablabla et blablabla... » Mais attention, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit ! Il est certainement possible de passer une journée agréable en prenant un de ces tours ! Je dis simplement que tu n’en auras que pour ton argent. Pour la découverte et l’authenticité, il faudra repasser... Tout ça pour justifier le choix qui est le mien de ne pas partir à la rencontre des plantes vertes et des bébêtes du nord de la Thaïlande à partir de Chiang Mai. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler plus tard... Car là, il est l’heure d’aller se rafraîchir à la piscine de l’hôtel ! Et vu les températures, ce n’est pas du luxe ! Désolé de t’infliger ça, sachant que tu as trente degrés de moins que nous en France... Je passe donc à la suite en ne t’embêtant plus avec ces détails...
Maintenant, le soleil nous ayant dit bye bye pour aujourd’hui, nous nous rendons au marché de nuit de la ville, alias le célèbre night market de Chiang Mai. Mon savoir-faire pour la négociation dans la main droite, le porte-monnaie dans la main gauche, nous sommes fin prêts ! Sur place, l’animation pourrait se comparer à celle d’un marché de Noël. A ceci près qu’on y trouve une certaine moiteur tropicale, des articles de contrefaçon, des stands de nourriture, des produits exotiques, un artisanat coloré et de qualité, des étals de sorciers,... Rien à voir avec un marché de Noël, quoi ! Mais en tous cas, c’est le lieu idéal pour acheter les petits cadeaux pas chers à ramener au pays... Une bague Hello Kitty pour mémé Huguette, une nuisette en soie pour papy Raymond,... des ustensiles de cuisine pour Sandrine... Enfin, que des trucs qui ne serviront pas, quoi ! Bon, et si je devais n’en retenir qu’une chose de ce marché ? Et bien une nouvelle fois, ce serait la gentillesse des thaïs... Comme on peut le lire sur les brochures des agences de voyages, la Thaïlande, c’est le pays du sourire... Et bien moi, j’irai même jusqu’à dire que la Thaïlande, c’est le pays des sourires ! Car partout où nous passons, nous n’avons à faire qu’à des gens vraiment sympas s’étant fait greffer un sourire à la naissance !... Morceaux choisis, top chrono, c’est parti ! « Bonjour, que désirez-vous manger ? - J’aimerais vraiment goûter à un khâw soy, la spécialité de Chiang Mai ! - Nous n’en proposons pas à notre carte mais si ça peut vous faire plaisir, pas de problème, notre cuisinier vous en préparera un ! -...... Hmmmmm... » Par contre, désolé, pas pris de photo de mon assiette, j’ai fini mon plat avant d'y penser ! Ensuite, à un petit stand de bijoux : « Ma fille Anna voudrait ce bracelet, à combien me le faites-vous ? - Celui-ci... euh... Quatre cents baths ! - Trop cher ! Cent baths, c’est bon pour vous ? (La négociation dure pas loin de cinq minutes...) - Bon, allez, ok pour cent baths... -.... Anna, bonne nouvelle, tu peux prendre ton bracelet !... Comment ça, tu n’en veux plus ?... Euuuuuh, madame, je suis vraiment désolé, ma girouette a changé d’avis et ne veut plus du bracelet... Je suis vraiment confus... Si vous voulez me gueuler dessus, allez-y, je suis prêt ! - Non, non, pas de problème, vous êtes les bienvenus !!! »
Là, je peux te dire que dans un autre pays où nous sommes allés dont je tairai le nom mais qui commence par « Tu » et se finit par « nisie », je me suis fait insulter pour bien moins que ça... Là, non, on n’a vraiment pas l’impression d’être un saumon tentant de remonter une rivière avec vingt ours de chaque côté... Bon, à force de faire de la réclame (comme diraient mes parents) aux thaïs, tu vas certainement me supplier de comparer et de faire un choix entre les thaïs et mes amis jordaniens dont j’ai fait l’éloge dans un autre carnet de route que je t’invite à ce propos également à lire. Donc pour te répondre, je dirai que les jordaniens sont prêts à t’offrir jusqu’à leur slip sale pour t’être agréable alors qu’en Thaïlande, même s’ils sont très sympas, j’ai l’impression que les gens maintiennent une barrière entre le touriste que tu es et que je suis, et eux... En d’autres termes, n’espère pas revenir avec le slip d’un thaï en souvenir, même propre... Mais bon, ce n’est que le début du voyage, on aura l’occasion d’en reparler plus tard, peut-être demain... Car là, je commence à sentir se pointer le sommeil, si ce n’est du juste, au moins de celui d’un mec fatigué... De toute façon, demain est une autre aventure... | | | À: Bibouns51 · 13 juin 2013 à 13:35 · Modifié le 17 mars 2020 à 11:18 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 37 de 75 · Page 2 de 4 · 2 743 affichages · Partager 1er mars - 1er mars et ça repart ! Regarde, le jour se lève, dans la tendresse, sur la ville. Tu me fais vivre, comme dans un rêve, tout ce que j'aime ! Besoin de rien, envie de... vivre la suite de notre vadrouille ! Donc, on expédie rapidement le rituel matinal, pipi, douche, petit déj’, pour être à l’heure au lieu de rendez-vous fixé avec l’agence Panda Tour. Quoi ? Un rencart avec une agence ? Alors que je leur ai craché dessus hier ? Ben oui... Mais rassure-toi, je ne retourne pas mon slip aussi vite ! Là, j’ai de nombreuses paires d’oreilles pendues à mes lèvres pour écouter les arguments de ma défense... d’éléphant. Car oui, c’est pour approcher ces petites bestioles que j’ai vendu mon âme aux agences. Mais hors de question de faire comme le touriste lambda, c’est-à-dire regarder un éléphant peindre, jouer au foot ou faire la vaisselle, et faire la queue pour lui donner une cacahuète ou grimper dans une nacelle pour faire une ballade de vingt minutes sur son dos, si tu vois l’genre ! Non, moi, je veux faire dans l’affectif, dans le relationnel !... Je veux établir une vraie complicité avec ma grosse peluche... Donc je veux passer toute une journée avec mon éléphant à le nourrir... Je veux le laver, je veux le monter à crue, je veux le câliner,... et pourquoi pas se pacser si le courant passe bien entre nous... Bref, tout ça faisant beaucoup de « je veux », tu te doutes bien que l’organisation d’une telle journée n’est pas sortie du chapeau de Garcimore ! Pour réaliser mon rêve et du même coup celui de mes filles, je me suis donc mis à cheval sur mon clavier et ai comparé, recherché, scruté, hésité, interviewé, essoré internet... avant de trouver la perle rare qui correspondait à tous mes critères, à part... le prix ! Deux mille baths par personne !!! Aïe, ça pique un peu, mais un éléphant, ça vit longtemps et j'imagine qu'à nourrir ça coûte légèrement plus cher qu’un chien ou un poisson rouge, non ? Loin des autoroutes à touristes, l’agence Panda Tour propose donc de consacrer une journée complète à nos amies les grosses bébêtes dans un camp d’entraînement pour cornac ! Il semblerait, à les entendre, que ce soit le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc idéal pour moi ! Mais ne vendons pas la charrue avant d'avoir tué les bœufs ! Moi, je suis comme saint Franck, je ne crois que ce que je vois... Donc, envoyé très spécial, je vais pour toi, tenter cette nouvelle expérience en caméra caché... Euh, pardon, je regarde trop la télé, moi...
Allez, c’est parti pour une heure de route, entassés à l’arrière d’un pick-up avec une famille de cinq amerlocks. Plus on est de fous, et moins y'a d’place ! Pour passer le temps, révisons un peu ta culture éléphantesque ! Que sais-tu réellement de ces animaux ? Ok, on en trouve en Afrique et en Asie... L’africain est plus gros que l’asiatique... Oui, effectivement, il peut manger jusqu’à deux cents kilos de végétaux et boire jusqu’à deux cents litres d’eau par jour... Bon, je vois que tu as bien révisé... Mais tu oublies quand même qu’un éléphant, ça a une mémoire incroyable, qu’un éléphant, ça trompe énormément, qu’un éléphant, faut pas l’emmener dans un magasin de porcelaine, qu’un éléphant rose, si t’en vois un, c’est que t’as consommé des substances illicites, qu’un éléphant, ça peut accoucher d’une souris,... Bref, qu’un éléphant qui se balançait sur une toile, toile, toile,... toile d'araignée..., c’était un jeu tellement,... Bon, ça, c’était la séance blagues pourries... Voilà, c’est fini... Allez, reviens ami lecteur, je continue mon histoire !
Juste avant d’arriver, nous faisons une halte d’un quart d’heure sur un petit marché du bout du monde pour y acheter quelques régimes de bananes pour nos éléphants. C’est aussi et surtout l’occasion pour mon père et moi d’enfiler nos costumes de supers aventuriers, selon les organisateurs ; et de supers kakous, selon la police... Dans la famille « je mange de tout et j’ai un estomac en béton », je demande le grand-père... Allez, on ouvre la bouche bien grand et on croque la tête bien juteuse de la grosse blatte... Mmmmm... Maintenant, je demande le père ! Ah, mince, j’crois qu’c’est mon tour !... Bon, allons-y pour un gros vers blanc... Miam miam... Comme un M&M’s, ça fond dans la bouche, pas dans la main ! Bon, pas de publicité mensongère aux éditions « on part en vadrouille », je ne dirai que la vérité, rien qu’la vérité, dites je l’jure ! Franchement, faut vraiment être maso pour ingurgiter ces choses-là... Ou alors, peut-être participer à un jeu de téléréalité ! La prochaine fois, c’est décidé, je ne le referai que s’il y a une amulette ou une immunité à gagner !
« Bon, ça fait un bout d’temps que tu nous bassines avec tes éléphants et on n’en voit toujours pas le bout du bout de la trompe ! » Patience, mon ami... Justement, on arrive... On débarque dans un paysage à la « Portés disparus » avec Chuck Norris mais sans portés disparus et sans Chuck Norris... Au pied de la montagne et au milieu des rizières, un petit village d’une dizaine de baraques nous attend... Des poules, des chiens, des cochons,... et des scoubidous bidous, ah !... En fait, non, il semblerait que ce soient des éléphants ! Les voilà enfin ! Après les présentations d’usage, on enfile nos tenues de cornacs et paf, retour sur les bancs d’école pour un cours en anglais sur la vie et les ordres à donner à ces gros pachydermes : Yup, pai, yaya, kaboum... Et ben voilà, tu sais parler l’éléphantais ! Bon, faut quand même que je te traduise tout ça, ça pourra te servir lorsque toi aussi, tu auras fait l’acquisition d’un éléphant... Dans l’ordre, ça donne « je mets le doigt devant, je mets le doigt derrière, je mets le doigt devant, je fais de tous petits ronds »... Ah, excuse-moi, je change de disque... En fait, cela veut dire « Arrête-toi que je puisse descendre ! Avance tout droit, toujours tout droit, toujours tout droit ! Tu peux rabaisser ta trompe, je n’ai plus rien à te r’filer à bouffer ! Baisse la tête que je te saute dessus ! » Oui, effectivement, ça va plus vite à dire dans leur langue... Après ce cours magistral, c’est le moment que tout le monde attend : La mise en pratique ! Et là, les filles sont aux anges ! Rien que voir le regard et la banane large d’un mètre de mes deux louloutes justifie le voyage !!! Bien évidemment, je n’suis pas le dernier d’la classe lorsqu’il s’agit de tenter de nouvelles expériences, alors roule ma poule... Je lui donne l’ordre de se baisser, il s’exécute, je grimpe su’l bestiau... Puis, brusquement, il se lève et je me retrouve alors à cinq mètres du sol, une grosse trompe entre les jambes... Je ne me suis jamais senti aussi viril de toute ma vie, c’est moi qui te l’dis ! Pour m'agripper, il y a bien deux ou trois poils au dessus de la tête... Pour rester stable, je cale mes gambettes derrière ses oreilles... Et surtout, ne pas oublier les ordres appris il y a cinq minutes ! C’est bon, tu te rappelles de tout ? « Allez, maman, c’est à toi !!! Mais non, tu n’vas pas lui faire mal ! Et puis tu sais, rien qu’avec sa trompe, il est capable de soulever six personnes » Une fois grimpés sur notre jouet, il ne pense d’ailleurs plus guère à nous, un peu comme nous lorsqu’on trimballe un sac à dos... Pour t’en convaincre, savais-tu que rien que la trompe comporte entre cent et cent cinquante mille muscles ? Et pendant qu’on est dans le culturel, savais-tu qu'en multipliant par deux la circonférence du pied d'un éléphant, on obtient la hauteur de l’animal ? Je sais, ce n'est pas forcément le genre de chose qu’il te sera facile de replacer dans une discussion mondaine, mais sait-on jamais ! Et puis, si t’y parviens, tu passeras pour l’intello de la soirée, ça t’changera !
Allez, un p’tit tour à droite, un p’tit tour à gauche, lève ta trompe, baisse-là, mange tes cinq kilos de bananes, regarde le photographe, mange tes cinq kilos de cannes à sucre, j’ai dit regarde le photographe,... Mon éléphant répond au doigt et à l’œil à chacun de mes ordres, un peu comme ma femme, quoi ! On est donc fait pour s’entendre ! Hahaha... Allez, avant de m’attirer les foudres de Sandrine, de la ligue de protection de la femme, de mes beaux-parents, de la confrérie des mangeurs de pancakes,... je précise bien évidemment que c’était une blague ! « C’est bon, Sandrine, arrête de crier !... » Voilà qui est mieux... Ben tu vois, ça marche !... Aïe...
Bon, allez, reprenons le fil de notre journal de bord... J’en étais donc au moment où nous partons promener nos animaux de compagnie dans la jungle. Voilà quelques impressions compilées, entendues au hasard de la balade : « Heuuuuuu, monsieur, monsieur, y va où, là, mon éléphant ? Parce que là, y'a des bambous, quand même... Ah, ben il a tout défoncé ! » « J’crois qu’j’vais vomir... S’il vous plait, je peux descendre ??? S’il vous plait !!! Je veux descendre !!! » « Tiens, celui de devant s'arrête pour manger. Ah bon, on le double ? Hé, mais c'est trop étroit et en plus c'est en pente jusqu'à la rivière... Oh le biiiiip, il glisse !!! Oh biiiiiip ça secoue, ouh là, et ça penche, en plus ! Mais on va tomber, il va nous écraser, on va tous mourir !!!! Ah non, ça va en fait... » « J’ai mal au cul... Et pis la neige elle est trop moooolle ! » « Et toi, Sasha, tu veux descendre ?... Non, moi pas descendre, papa ! » Bon, au final, l'éléphant, ça tangue énormément, ça passe partout et c'est assez stable comme moyen de transport ! Par contre, ce n'est pas simple à garer...
« Bon, Babar, c’est bien beau d’aller faire le mariolle dans la forêt, mais maintenant, t’es tout sale. Viens prendre ta douche ! » Pas besoin de le répéter dix fois à nos quatre élephants qui se jettent direct à la baille, sans maillot ni bonnet de bain ! Et pour leur savonner le dos, toute ma tribu s’y met, sauf ma mère qui a abandonné son navire sur pattes depuis ses envies de vomir... On les gratouille, on les arrose à coup de seaux d’eau, on les frotte avec de l’écorce, ils nous arrosent avec leurs trompes, on les dorlote,... En d’autres termes, on passe un super moment avec nos nouveaux copains ! Faut dire que ça crée des liens lorsqu’on se lave tous ensemble !!! C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai vu dans les yeux de mon éléphant qu’entre lui et moi, c’était pour la vie... « Mon éléphant, j’ai un problème, je crois bien que je t’aime... » « Ouuuuh, j’ai un problème, je crois bien que je t’aime aussi ! » que j’aurais aimé qu’il me réponde...
Bref, à dada sur mon gros bidet, on reprend la direction du village en faisant un petit stop à une marre boueuse dans lesquelles se vautrent nos éléphants. « Ben ça a servi à quoi que Ducros il se décarcasse ??? » Pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, dans l’eau propre comme dans la boue, jusqu'à ce que la mort nous sépare.... que le curé nous a dit... Donc même dans la boue, je l’accompagne..., suivi rapidement par notre cornac, mon père et Anna... Bon, n’imagine pas un bain de boue dans un centre de soin... Une simple giclée de boue lancée au cornac qui nous accompagne et ça se termine en bagarre générale ! Même Anna s’y met... même si elle l’a rapidement regretté ! Ben oui Anna, qui pisse face au vent se rince les dents ! Bilan des courses, on va certainement tous se faire enguirlander par la mère Denis !
La fin d’après-midi rime avec douche, lavage des vêtements dans la rivière, sieste dans les bras d’une jolie thaïlandaise, partie de foot avec les cornacs, petite prière pour les éléphants, et petit moment improvisé de dégustation de produits du coin. Euuuh, ça n’aura échappé à personne, mais la sieste dans les bras de la jolie thaïe, ce n’est malheureusement pas moi qui suis concerné, mais Sasha... Je préfère quand même préciser... Revenons-en à la dégustation... En fait, notre cornac souhaite nous faire goûter à son tort boyau local fait à base de plantes ramassées dans la jungle. « Fol boile cu’sec, sinon ça vous brûle la gorge ! » « Et le truc à manger, là, c’est roulé sous les aisselles ? » Entre le verre d’alcool et ce qui baigne dans l’assiette, je n’sais pas vraiment lequel m’arrache le plus le gosier... Mais bon, encore un moment sympa passé ici avec des gens sympas et avec des éléphants sympas ! Mais c’est le dernier, je crois que les capotes sont cuites, il est temps de rentrer au bercail ! Hasta la vista, baby... et merci pour tout ! Bon, tu l’as maintenant compris, nous signons bien évidemment tous les six de nos douze mains et te conseillons de venir passer une journée ici, à Eléphanland ! Euh, par contre, ne tape pas Eléphanland sur internet pour avoir plus d’info, ce n’est qu’une expression que je viens d’inventer...
De retour à l’hôtel, j’enchaîne direct avec la suite du programme : Musique de Pretty Woman, séance d’essayage ! « Ben oui Sandrine, ce soir, je t’emmène dans le plus beau resto de Chiang Mai et de ses environs ! » Pour s’y rendre, je négocie un songthaew : « Sukitaki ! - Kowanini !!! - Baka nana resto baranin manger kalorista tous les six ? - ??? Ah... Toka anji rodi roumi yakoo !!! - Mimi nakoundinda tinkouji !!! - Ok, na miaou kina tim kouji !!! » Et toi comme un idiot, tu lis ça comme si tu comprenais le thaï... Ben ouais, pour moi, voyage à l’autre bout du monde oblige, je m’la joue bilingue... D’ailleurs, dans quelques semaines, une version thaïe de tous mes textes paraîtra... Bref, on se met d’accord pour la course aller-retour pour cent vingt baths, sachant que le resto est à environ dix kilomètres... Pour info, cela nous revient donc à peu près à vingt francs. Et si tu ne sais pas combien valent vingt francs, ben demande à tes parents !!!
Alors, plus beau resto de Chiang Mai ? Une fois sur place, je crois même que c’est le resto le plus beau de Thaïlande, voir d’Asie, voir du monde, voir plus... Le cadre est franchement idyllique : Chutes d’eau, lac artificiel, végétation,... et selon Anna, des toilettes tip top ! C’est même plus beau qu’au Flunch, les jours de couscous à volonté, c’est dire ! Donc encore un moment bien agréable en compagnie de gens bien agréables à manger des choses bien agréables. Car soit je me suis habitué aux piments, soit ils ont la main moins lourde que les premiers jours en repérant à mon teint blafard que je n'étais pas un des leurs. Là, aucune chance pour les hémorroïdes de poser leur candidature pour demain ! Par contre, excuse-moi, mais là, c’est un trop bon tuyau pour que je te donne gratuitement l’info. Dans les commentaires, si ça t’intéresse, envoie-moi tes coordonnées bancaires et je te ferai parvenir le nom et les coordonnées du resto par message privé. Désolé... Bon, cette journée, je l’ai aimée un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ! J’espère que toi aussi, tu as kiffé en suivant notre vadrouille du jour et que ça t’a donné envie de lire celle de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | À: Bibouns51 · 24 novembre 2013 à 21:07 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 38 de 75 · Page 2 de 4 · 2 531 affichages · Partager Super carnet et blog félicitations !!! Penses tu qu'il est possible de faire ton itinéraire en août (par rapport au climat) Merci pour ta réponse | | | À: Franck43 · 24 novembre 2013 à 21:40 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 39 de 75 · Page 2 de 4 · 2 523 affichages · Partager Oui, sauf pour la partie sud car là, ce ne sera pas la bonne période. A la place, je te conseillerai plutôt d'aller à Ko Phangan et Ko Tao... | | | À: Bibouns51 · 25 novembre 2013 à 3:22 Re: On part en vadrouille en Thaïlande! Message 40 de 75 · Page 2 de 4 · 2 501 affichages · Partager et selon Anna, des toilettes tip top !
Sawadee krap Franck A telle vue celles du Coffee Love à Paï ? 
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