| En Isaan: une famille, un village GeorgesOZ · 7 avril 2017 à 11:20 · 32 photos 271 messages · 27 participants · 18 893 affichages | | | | 7 avril 2017 à 11:20 En Isaan: une famille, un village Message 1 de 271 · Page 1 de 14 · 5 346 affichages · Partager 1 Frères et Soeurs
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt! | | | À: GeorgesOZ · 7 avril 2017 à 11:25 Re: En Isaan: une famille, un village Message 2 de 271 · Page 1 de 14 · 5 336 affichages · Partager Où voulez-vous en venir? | | | À: Winathai · 7 avril 2017 à 13:49 Re: En Isaan: une famille, un village Message 3 de 271 · Page 1 de 14 · 5 253 affichages · Partager Où voulez-vous en venir?
Fin du premier episode; sois patient, attends la suite... | | | À: Franklenfant · 7 avril 2017 à 14:32 Re: En Isaan: une famille, un village Message 4 de 271 · Page 1 de 14 · 5 213 affichages · Partager Où voulez-vous en venir?
Fin du premier episode; sois patient, attends la suite...
Hello, Alors j ai regardé du coin de l oeil en mangeant un somtam. Ct pas mal comme pilote. Bon, le passage buanderie a bkk un peu long et pas super sexy. Faudrait booster un peu les scriboullards qu ils nous pondent du vrai du beau de l amour brut du venal et des larmes. On attend la suite ! ++ | | | À: Nato233 · 7 avril 2017 à 16:36 Re: En Isaan: une famille, un village Message 5 de 271 · Page 1 de 14 · 5 163 affichages · Partager "Comme la légende du Fénix, tout finit au commencement"
La suite George !
++ | | | À: Nato233 · 8 avril 2017 à 3:13 Re: En Isaan: une famille, un village Message 6 de 271 · Page 1 de 14 · 5 079 affichages · Partager Hahaha, marrant! Je suis un peu musicien, j'apprécie. 
Je donne la suite dans 1 minute. | | | À: GeorgesOZ · 8 avril 2017 à 3:21 Re: En Isaan: une famille, un village Message 7 de 271 · Page 1 de 14 · 5 070 affichages · Partager 2 Culture Lao en IsàánJe vais faire une digression sur la culture Lao qui caractérise la majorité des habitants de l’Isàán. Cette culture est immédiatement évidente par ce que les gens parlent, le « phasàá Isàán » ou « langue de l’Isàán ». Ce n’est là qu’une sorte de cache-sexe posée par le gouvernement Thaïlandais, vers le milieu du 20-ème siècle, sur ce qui est en fait du Lao. Le terme « Isàán » a été introduit pour effacer autant que possible le terme « Lao ».
Après des générations de scolarisation en Thaï, avec l’invasion de la télévision où on ne parle pratiquement qu’en Thaï, et du fait que toute l’administration se fait en Thaï, les gens comprennent bien le Thaï et l’influence du Thaï dans le « phasàá Isàán » se fait sentir.
Certains disent que le « phasàá Isàán » est du Thaï parsemé de mots et d’expressions Lao. C’est faux, c’est exactement le contraire. Cette confusion peut se comprendre du fait que le Lao est en fait très proche du Thaï, disons comme le Portugais l’est de l’Espagnol.
Les gens de l’Isàán n’aiment pas trop être comparés à leurs cousins du Laos, qu’ils considèrent comme inférieurs et retardés. Les gens de l’Isàán diront haut et fort qu’ils sont Thaïs. Cependant, j’ai remarqué ces dernières années que de plus en plus les gens de la région de NBND ne me demandent plus si je parle Thaï ou Phasàá Isàán. Ils me demandent plutôt si je parle Lao. C’est peut-être une impression personnelle ?
De sa génération, Y est la seule de sa famille à parler Thaï effectivement. Elle a peut-être gardé des traces d’accent mais je l’ai vue très souvent discuter parfaitement avec des Thaïs non-originaires de l’Isàán, avec mes collègues à Bangkok par exemple. Elle a passé pas mal d’années à Bangkok après tout, mais surtout elle a fait énormément d’efforts pour apprendre. Elle a aussi fait beaucoup d’efforts pour apprendre l’Anglais, bien avant que je ne la rencontre.
Qu’on ne croie surtout pas que tous les habitants de Bangkok parlent Thaï ! Il y a au moins 2, sinon 3 millions de gens de l’Isàán qui vivent à Bangkok pour y travailler : dans les restaurants, dans les petits commerces, comme chauffeurs de taxis etc. Et ce qu’ils parlent, c’est du « phasàá Isàán », pas du Thaï.
Quant aux frères et sœurs de Y, je ne les ai jamais entendu parler en Thaï. Cela fait bien des années que je les connais mais je ne comprends toujours rien du tout à ce qu’ils me disent. Le pire peut-être, c’est Phîi Jet qui est souvent bien arrosé dès le matin. Il est bien affectueux avec moi mais je trouve le contact plutôt difficile !
Je dois dire que de toute la génération de Y, Phîi Jet est le seul à boire de l’alcool. Plusieurs des hommes m’ont dit (Y m’a traduit) qu’ils faisaient abstinence parce que leurs femmes le leur avaient demandé. Il y a aussi le fait que les gens font régulièrement des retraites organisées par les temples et que les bonnes paroles finissent parfois par avoir leurs effets.
Phîi Sak, le mari de Phîi Ploy, est un type très bien. Il est toujours en train de faire un travail ou un autre. Il maçonne, installe une plomberie, pose des carrelages – tout ça très proprement et méticuleusement. Il est aussi un pêcheur qui rapporte régulièrement des poissons à la cuisine familiale. Le soir, je le vois souvent réparer ses filets. Il est très amical et m’explique assez souvent ce qu’il fait : mais je n’ai jamais compris un traître mot de ce qu’il me disait.
Je parle assez bien le Thaï et je sais même le lire (lentement).
Pour en finir, je suis conscient de ce qu’il n’y a pas que la culture Lao en Isàán. La frange bordant le Cambodge comporte une communauté khmère très importante – 2 ou 3 millions de gens. Il y a aussi quelques petites minorités ethniques, quasi tribales. Les Phu Thaï par exemple, entre Sakon Nakhon et Mukdahan (mais leur assimilation dans le « mainstream » Lao est très avancée).
Tout cela pour clarifier le contexte culturel dans lequel se situe la famille et le village de Y. Si c’est trop long et ennuyeux pour certains, qu’ils aillent donc ailleurs !
La suite quand j’aurai le temps, car j’ai aussi d’autres choses à faire ! | | | À: GeorgesOZ · 8 avril 2017 à 3:55 Re: En Isaan: une famille, un village Message 8 de 271 · Page 1 de 14 · 5 060 affichages · Partager Merci pour ce deuxième épisode; par endroits/moments, j' ai l'impression d’être dans mon village; Quand mon beau père me parle je comprend au maximum 10 % de ce qu'il me raconte ; ma femme qui n' a jamais appris le français ni l'anglais me fait la traduction, en thaï, bien évidemment; langue que je commence à parler correctement ; ça me permet d'entrer directement en contact avec la population, commerçants ou fonctionnaires qui sont encore très rares à parler l'anglais, même à un niveau élevé dans la hiérarchie. Il faut rencontrer des directeurs comme un de mes oncles qui est le patron de la santé publique à Udon Thani; avec lui, j'ai de longues conversations en anglais..
Je vais très rarement à Bangkok, c'est loin et surtout ça me sépare de ma famille et de mes chiens et chat pendant trop longtemps.. J'aime beaucoup les taxis de Bangkok, il suffit de leur sortir trois mots en thai-issan, du laotien comme tu le dis fort bien, pour d'un seul coup avoir un sourire complice et commencer à parler du pays...un mélange de thaï, de thai-issan et même parfois un peu d'anglais..
J' ai rencontré beaucoup plus de conducteurs de camions remorque ou semi remorque que de fonctionnaires d'un niveau assez élevé parlant un anglais correct. Il faut dire que beaucoup d'entre eux, les chauffeurs de gros ou très gros camions ont très souvent été travailler au Moyen Orient ou à Taïwan, au Japon aussi; ceux-ci parlent le japonais comme un ami thaïlandais qui tient un " saloon " bar à bière à Sawang Daen Din.
J' attends la suite..merci George | | | À: GeorgesOZ · 8 avril 2017 à 10:11 · Modifié le 8 avr. 2017 à 11:49 Re: En Isaan: une famille, un village Message 9 de 271 · Page 1 de 14 · 5 009 affichages · Partager Si c’est trop long et ennuyeux pour certains, qu’ils aillent donc ailleurs !
Trop long et ennuyeux? Non, pas du tout. Pour vous dire, c'est tellement plaisant, informé et pertinent qu'après survol, j'en ai lu attentivement l'intégralité.
"Les gens de l’Isàán n’aiment pas trop être comparés à leurs cousins du Laos, qu’ils considèrent comme inférieurs et retardés".
J'attends la suite avec impatience . | | | À: Franklenfant · 8 avril 2017 à 10:50 Re: En Isaan: une famille, un village Message 10 de 271 · Page 1 de 14 · 4 991 affichages · Partager Hahaha, oui, les taxis Isàán de Bangkok! Y sait tout de suite si c’est qqn de l’Isàán qui conduit, et il ne faut pas 1 minute pour qu’ils sachent de quels coins respectifs de l’Isàán ils viennent. Quant à la discussion, c’est un changement immédiat de registre (et comme tu dis, là j’arrive à peine à suivre pour 10%). Dès qu’ils se sont repérés, ils deviennent presque « phîi-náwng kan” (“frère et soeur”).
Il y en a tellement, des taxis conduits par les gens de l’Isàán ! En faisant référence aux modes de conduite un peu surprenants de Bangkok, qqn avait collé ce mot à l’arrière de sa voiture :
« J’ai confiance au type qui me suit car je sais que c’est un Lao »
NB : je mets des accents pour marquer autant que possible la tonalité, dans la limite de mon clavier. Pour moi, écrire « Ban » pour dire « maison » ne rime pas à grand-chose, j’écrirai plutôt « Bâan » (ton retombant et « a » long). Et je fais la différence entre le « Kaw Kài » (que j’écris « k ») et le « Khaw khài » (que j’écris « kh »). Les Thais, d’où qu’ils soient font la différence, eux. Et soit dit en passant, le « g » de « guerre / gardien / gare » n’existe pas en Thai (ni en Lao). | | | À: GeorgesOZ · 8 avril 2017 à 11:21 Re: En Isaan: une famille, un village Message 11 de 271 · Page 1 de 14 · 4 979 affichages · Partager Ce n'est ni long ni ennuyeux, Georges, au contraire ! Merci beaucoup d'entrouvrir une porte sur un monde auquel je n'ai malheureusement pas encore eu accès. Très intéressantes réflexions linguistiques. Continue, s'il te plait.... | | | À: Nolack · 8 avril 2017 à 21:54 Re: En Isaan: une famille, un village Message 12 de 271 · Page 1 de 14 · 4 902 affichages · Partager D'autant plus que bien souvent les thaïs ne se comprennent pas entre-eux. | | | À: Winathai · 8 avril 2017 à 22:53 Re: En Isaan: une famille, un village Message 13 de 271 · Page 1 de 14 · 4 885 affichages · Partager D'autant plus que bien souvent les thaïs ne se comprennent pas entre-eux.
Je me demande si c'est par paresse ou le croisement des langues ?
La meilleur que j'ai entendu:
Kun pai tinai= Ou tu vas
Pai pai | | | À: GeorgesOZ · 9 avril 2017 à 0:11 Re: En Isaan: une famille, un village Message 14 de 271 · Page 1 de 14 · 4 872 affichages · Partager B  m tarde Georges,
J'imagine, à la lecture de votre présentation de topic, que vous n'en attendez aucune reconnaissance ni gloriole, mais Vous adresse tous mes encouragements de sincérité et d'abnégation pour la poursuite de votre récit en immersion Issan, pour l'enrichissement (taper <1>) et le défoulement (taper <0>) de chacun de vos Lecteurs.
PâneL3  , des <1>. | | | À: PâneL30 · 9 avril 2017 à 2:30 Re: En Isaan: une famille, un village Message 15 de 271 · Page 1 de 14 · 2 880 affichages · Partager <1> | | | À: Nolack · 9 avril 2017 à 3:12 Re: En Isaan: une famille, un village Message 16 de 271 · Page 1 de 14 · 2 874 affichages · Partager Ce n'est ni long ni ennuyeux, Georges, au contraire ! Merci beaucoup d'entrouvrir une porte sur un monde auquel je n'ai malheureusement pas encore eu accès. Très intéressantes réflexions linguistiques. Continue, s'il te plait....
Bonjour Christine,
Merci pour ton encouragement! Je me ferais un plaisir de développer le plan linguistique de ce poste, mais cela risquerait fort d’en ennuyer beaucoup, voire de réveiller les critiques acerbes qui abondent malheureusement sur VF. Je vais essayer de me limiter à quelques touches ici et là. Pour approfondir, si tu en as vraiment envie, je te conseille deux références que je considère comme absolument excellentes.
La première est le site thai-language.com dont voici le lien : www.thai-language.com/dict/
C’est un site d’une richesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs, et élaboré par des gens qui connaissent parfaitement le sujet (à savoir la langue Thaie). Il y a des pages d’introduction et d’explication qui méritent une petite lecture quotidienne. Quant au lexique, il est extraordinairement bien fait et d’un usage très pratique.
La deuxième référence est un livre qui explique l’écriture et la phonétique thaie : « Reading and Writing Thaï » de Somsong Burusphat (le livre a une couverture verte). Coût : 350 bahts chez Asia Books, c’est donné pour ce que cela peut apporter.
Je te donne aussi le lien d’une discussion où je parlais de ce livre sur VF (il y a 5 ans). Va jeter un coup d’œil, si le Thai t’intéresse tu y trouveras à boire et à manger :
voyageforum.com/...nt-ouvrage-d5469042/
Pour le reste, personnellement, je n’ai pas été tellement impressionné par les méthodes francophones, je préfère de loin les méthodes anglophones (il y a beaucoup plus de choix). Mais à chacun son petit bonheur, après tout ! | | | À: PâneL30 · 9 avril 2017 à 3:18 Re: En Isaan: une famille, un village Message 17 de 271 · Page 1 de 14 · 2 872 affichages · Partager B  m tarde Georges,
J'imagine, à la lecture de votre présentation de topic, que vous n'en attendez aucune reconnaissance ni gloriole, mais Vous adresse tous mes encouragements de sincérité et d'abnégation pour la poursuite de votre récit en immersion Issan, pour l'enrichissement (taper <1>) et le défoulement (taper <0>) de chacun de vos Lecteurs.
PâneL3  , des <1>.
Bom dia Pânel! E muito obrigado ! Il semble que nous avons une connexion “português”? Il se trouve que je me rends bientôt à Lisboa avec Y, pour y passer quelques mois. | | | À: GeorgesOZ · 9 avril 2017 à 4:13 Re: En Isaan: une famille, un village Message 18 de 271 · Page 1 de 14 · 2 863 affichages · Partager mais cela risquerait fort d’en ennuyer beaucoup, voire de réveiller les critiques acerbes qui abondent malheureusement sur VF.
Ça n'emmerde que les pisse-froid et il serait bien de les ignorer, les considérer comme trolls donc éviter de les nourrir en leur répondant.
Pour le reste, personnellement, je n’ai pas été tellement impressionné par les méthodes francophones, je préfère de loin les méthodes anglophones (il y a beaucoup plus de choix). Mais à chacun son petit bonheur, après tout !
C'est tout à fait normal, dans la langue thaïlandaise il y a énormément de mots anglais qui sont tout simplement écrits en thaï.. De plus, sur les panneaux bilingues, ceux de circulation ou de publicité ou que sais-je.. la prononciation de la transcription en alphabet de chez nous est automatiquement celle de l'anglais. Évidemment les nuls en anglais ont ou auront quelques difficultés à comprendre et à se faire comprendre en thaïlandais.
Pour ce qui est de la compréhension entre thaïlandais, se référer par exemple à l' Italie; je cite ce pays car je pense que c'est un très bon exemple; la langue nationale est l'italien dans les administrations ou vis à vis d'un étranger. Par contre entre eux c'est leur patois; or le patois de Modena a un assez lointain rapport avec celui de Reggio Emilia pourtant pas si éloignées que cela l'une de l'autre, 35 km séparent les deux métropoles. | | | À: GeorgesOZ · 9 avril 2017 à 7:55 Re: En Isaan: une famille, un village Message 19 de 271 · Page 1 de 14 · 2 838 affichages · Partager Bonjour Georges,
Merci pour vos récits, c'est très agréable à lire, je vous encourage à continuer... | | | À: Franklenfant · 9 avril 2017 à 8:13 Re: En Isaan: une famille, un village Message 20 de 271 · Page 1 de 14 · 2 825 affichages · Partager Ça n'emmerde que les pisse-froid et il serait bien de les ignorer, les considérer comme trolls donc éviter de les nourrir en leur répondant.
Je ne peux être plus d'accord!
C'est tout à fait normal, dans la langue thaïlandaise il y a énormément de mots anglais qui sont tout simplement écrits en thaï.. De plus, sur les panneaux bilingues, ceux de circulation ou de publicité ou que sais-je.. la prononciation de la transcription en alphabet de chez nous est automatiquement celle de l'anglais.
C'est juste mais ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire. Je trouve des collections telles que "Colloquial X" ou "Teach Yourself X" (où X est une langue, et pas seulement le Thaï) vraiment très bien faites.
or le patois de Modena a un assez lointain rapport avec celui de Reggio Emilia pourtant pas si éloignées que cela l'une de l'autre, 35 km séparent les deux métropoles.
Je ne l'aurais jamais cru mais je te fais confiance. Par contre, j'ai entendu pas mal de Piémontais quand j'étais jeune et c'est tellement entre l'Italien officiel et le Français que je verrais assez bien ça comme une langue en soi. | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 992 visiteurs en ligne depuis une heure! |