TinkerNell · 13 février 2019 à 13:08 · 153 photos 60 messages · 11 participants · 6 451 affichages | | | | À: Americalover · 17 février 2019 à 14:24 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 21 de 60 · Page 2 de 3 · 916 affichages · Partager Bonjour Jean Maurice,
Tu as toi aussi prévu d'aller faire un tour dans ce coin? Je vois que cela doit être plus avancé que moi puisque tu es précise sur tes dates.
En effet, on a nos billets depuis l'été dernier (on atterrit à Vancouver) et le parcours est bouclé depuis très longtemps aussi. Mais on peut toujours y apporter des compléments (pas des grosses modifications).
Pour moi rien de verrouillé, je prépare le programme.
C'est une partie très intéressante !
Le tiens est il bouclé si oui cela peut être intéressant que tu nous le partages, j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire tes carnets, donc je pense que tu prépare encore celui ci aux petits oignons.
Je suis actuellement en Floride, donc je n'ai rien sous la main. Mais je peux te conseiller les deux carnets dont je me suis largement inspirée lors de la préparation : celui de Laure voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317 et celui de Thierry pour les cascades voyageforum.com/...ost=7219644;#7219644 . | | | À: TinkerNell · 18 février 2019 à 11:49 · Modifié le 18 fév. 2019 à 12:08 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 22 de 60 · Page 2 de 3 · 890 affichages · Partager Jour 6 : Oregon Coast – de Newport à Bandon Beach
... le jour où le brouillard ne s’est toujours pas levé sur l’Oregon Coast ! Et aujourd’hui, nous la longerons jusque Bandon Beach.
Et c’est en ouvrant les stores de notre chambre du Sylvia Beach que je m’en aperçois.
Sylvia Beach Newport
Une fois n’est pas coutume, le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Nous descendons dès l’ouverture puisque nous voudrions nous mettre en route assez rapidement. C’est encore une longue journée de découvertes qui nous attend. D’autant plus que la veille, nous avons fait l’impasse sur 2 spots que je ne voudrais rater pour rien au monde.
Nous descendons à 8h30 pile, heure à laquelle le petit déjeuner est servi. Nos amis les seniors sont déjà sur le pied de guerre ! Nous nous installons à l’une des tables partagées. Personne d’autre ne nous rejoindra.
Le breakfast se compose d’un buffet de pâtisseries, fruits, laitages, céréales, jus et café ; mais également, d’œufs, bacon et pommes de terre à la commande.
Nous ne nous attardons pas et chargeons la voiture avant de faire le checkout. A cette occasion, nous apprendrons que le brouillard ne se lèvera pas de la journée. En effet, le chat météorologue du Sylvia Beach hôtel n’a pas daigné accompagner les chiens de la patronne en sortie ce matin. Et cette dernière nous assure que si le chat ne suit pas, c’est que le temps ne se lèvera pas. La suite de la journée lui donnera raison !
Devil’s Punchbowl
Nous nous remettons en route. Rien ne pourrait miner notre moral ! Direction le Devil’s Punchbowl ! Il se trouve à 15 minutes au nord de l’ hôtel . Nous n’avions pas pris la peine de nous y arrêter la veille, bien qu’il soit sur notre route parce que la marée devait être haute à ce moment-là. Et l’intérêt de ce site, c’est surtout d’y descendre, chose faisable uniquement à marée basse.
Nous y arrivons donc rapidement et nous garons dans l’un des 2 parkings sur la droite, en face de l’accès à la plage. Tout d’abord, nous allons jeter un œil sur ce Devil’s Punchbowl vu du dessus. Sacré trou ! C’est pas tout ça, mais moi, ce que je voudrais c’est descendre dedans. Et encore une fois, l’information n’est pas évidente à trouver. Je demande même à plusieurs personnes et elles aussi ignorent comment y accéder.
Nous apercevons une brèche dans le grillage de la balustrade et décidons de nous y engager. A priori, les traces de pas semblent nous indiquer que nous ne sommes pas les premiers à le faire. J’ai quand même un doute, vu le profil des personnes que je viens de voir dans le bowl, ils n’avaient pas l’allure de crapahuteurs.
Surtout, ne tentez pas ce qu’on a fait. C’est peut-être réalisable par temps sec mais par temps humide et brumeux, c’était dangereux. Nous avons décidé de rebrousser chemin lorsque nous sommes arrivés à de gros rochers bien glissants. Même pas la peine de tenter. Pas envie de finir écrabouillée sur la plage au pied de la falaise.
Je vous avouerais que la remontée a été un peu difficile et s’apparentait presque à de l’escalade pour moi. Bon, nous décidons de descendre sur la plage mais compte tenue de la configuration des lieux, je doute que l’on puisse passer par la gauche également.
La plage est chouette, mais la visibilité est très réduite et comme je le pensais, il est impossible d’accéder au bowl à pied. C’est quand même incroyable. Il n’y a aucun plan, aucun panneau.
On se met sur google map et on trouve une piste. Il y a une impasse après les parkings. Et sur la gauche de cette impasse, il y a un autre accès à la plage. Cette fois ci, j’ai bon espoir. Nous arrivons sur la droite du Devil’s Punch Bowl. Cet accès n’était pas évident à trouver et j’avoue ne pas comprendre ce manque d’indication. Bref, nous y sommes ! Cette plage est qualifiée de « jardin marin » et effectivement, il y a beaucoup de vie ! Anémones, étoiles de mer, crevettes, crabes, beaucoup de crabes. L’humidité et les algues rendent les rochers très glissants. Nous retirons nos chaussures pour nous sentir libre de tremper nos pieds dans l’eau. Mais si les rochers sont glissants, ils sont aussi colonisés par des tous petits coquillages très coupants. Etre dans le Devil’s Punch Bowl est impressionnant ! Nous partons en exploration de chaque crevasse et passage. On retrouve rapidement une âme d’enfant. Nous restons un bon moment sur place mais il est temps de quitter les lieux.
Yaquina Head LighthouseC’était un moment attendu du roadtrip sur la Côte Orégonaise. Je crains que le brouillard gâche la fête et que le phare ne soit complètement caché.
Nous nous garons sur le parking du Visitor Center. Ce dernier est absolument à visiter. Vous y trouverez énormément d’information sur la faune marine ainsi que sur le phare. Nous parcourons les quelques centaines de mètres qui nous sépare de l’édifice en longeant la côte. Tout un coup, quelqu’un nous demande « did you see the whale ? ». Hein, what ? The whale ? Where ? Au pétard, oui, je la vois ! Ah mais misère, j’ai pris que mon grand angle et pas mon zoom. Ni une ni deux Speedy GonzalVince retourne à la voiture à la vitesse de l’éclair et me ramène mon zoom. Pour nous, c’est magique, extraordinaire et inattendu. Cela rend le moment que meilleur ! Nous avions zappé le Whale Watching Center la veille, faute de temps et puis... Alors, c’est sur, par temps clair, les photos auraient été meilleures. Mais la brume ne nous a pas empêché d’admirer le spectacle à l’œil nu.
Bon, nous pouvons nous refocaliser sur l’objet initial de notre venue ici : le phare ! Vous le reconnaissez à travers la brume qui le rend encore plus glauque, mystérieux, angoissant ? C’est le phare de The Ring. Il est magnifique et très photogénique. Nous constatons que le lieu est réputé pour l’observation des baleines. Pas étonnant d’en avoir vu finalement. Puis nous nous apercevons qu’en fait il n’y pas qu’une baleine, mais plusieurs ! Et c’est reparti pour une séance photo ! Il n’y a pas assez de profondeur ici pour qu’elles puissent sauter ou plonger et nous montrer leurs belles nageoires caudales. Elles se contentent de tournoyer dans l’eau telles des nageuses synchronisées dévoilant leurs nageoires dorsales. Et c’est vrai que j’en oublierais presque le reste de la faune locale sea lions, oiseaux marins... Nous quittons le site en nous disant que nous avons quand même une sacrée chance !
La matinée est passée très vite, il est largement midi passé. Nous repartons direction Bandon Beach. J’avais également noté pour cette journée, un tas de site sur lesquels nous arrêter. Encore une fois, il va falloir faire des choix et voir nos prétentions à la baisse.
***
Nous nous arrêtons à Taco Bell à Newport pour nous restaurer. Je suis définitivement fan de ce fastfood dans lequel je vais depuis 15 ans dès que je suis aux Etats Unis.
Nous passerons ensuite sure le Yaquina Bay Bridge qui enjambe l’estuaire de la Yaquina River.
Cape Perpetua
Nous faisons un premier stop « technique » au Cape Perpetua Visitor Center ; boire 1L de coca zero à Taco Bell n’est pas sans conséquence sur ma vessie ! C’est quand même un avantage que chaque centimètre de la l’ Oregon Coast soit un parc ou une réserve. Cela signifie qu’il a y des toilettes publiques tout du long ! Mais merci Coca, parce que le Visitor Center est assez sympa et donne beaucoup d’info sur la Suislaw Forest.
Heceta Head Lighthouse
Notre second arrêt est pour un autre phare, Heceda Head Lighthouse.
Le site est différent de celui de Yaquina. Ici, une plage, un joli pont et un phare qui n’est pas visible depuis le parking qui se trouve en contrebas. Il faut parcourir un ½ mile en montée pour le découvrir. Cette balade digestive est très plaisante. Encore une fois, la brume rend le paysage mystérieux. En Oregon, vous trouverez énormément de Mûriers. La cueillette sauvage est très répandue. Nous avons même vu un homme sortir de sa maison avec son petit Tupperware un matin, traverser la rue et cueillir quelques baies. Surement pour son petit déjeuner.
Oregon Dunes
Nous décidons ensuite de nous arrêter à l’ Oregon Dunes Overlook.
Nous n’avons pas le temps d’y randonner et je vous avouerais que l’idée de marcher avec des chaussures dans le sable ne m’enchante guère ! Nous nous contenterons d’admirer ces dunes à perte de vue et d’apercevoir les vagues au loin, derrière les dunes et un rideau de végétation.
Umpqua River Lighthouse
Nous décidons de nous y rendre en voyant un panneau l’indiquant.
Je ne l’avais pas relevé lors de nos préparatifs. Ce phare est particulier. C’est le tout premier phare construit en Oregon et le site est habité par des gardes côtes et leurs familles. C’est un lieu d’observation des baleines. Il y a aussi un musée, que nous n’avons pas visité ce jour-là. ***
Nous décidons d’arrêter là nos visites. Nous faisons l’impasse sur Yoakam Point SP, Cape Arago, Thor’s Well ; mais à contre cœur.
Mais nous devons faire le Checkin à l’ hôtel et les courses en vue de nos 2 nuits près de Crater Lake .
Le Lamplighter Inn Bandon Beach
Ce petit motel se trouve à l’entrée de Bandon. Nous héritons de la chambre Starfish. Et c’est une très bonne surprise. La chambre est spacieuse, propre et joliment décorée. Toute la déco tourne autour de l’étoile de mer. Nous nous installons rapidement et nous mettons à la recherche d’un supermarché sur Google. Nous regardons aussi où nous pourrions diner.
Nous trouvons facilement où aller faire nos courses mais encore une fois, nous nous heurtons au souci de la fermeture précoce de tous les restaurants intéressants de Bandon.
Broken Anchor, Old Town Bandon Beach
Nous avions envie de manger quelques choses de local, nous finirons dans ce qui s’apparente à une brasserie avec un burger et une pizza dans le « old town » Bandon Beach (le old town que nous visiterons un peu plus le lendemain matin).
Et je pense que Vincent a fait de l’effet à notre serveuse qui n’aura d’yeux que pour lui et qui ne comprendra pas un seul mot qui sort de ma bouche. Pourtant pas difficile à comprendre « supreme pizza ». Pff ! Il fait nuit noire lorsque nous quittons le restaurant.
***
J’avais repéré une laverie automatique à côté de notre motel et j’avais en tête de faire notre lessive tranquillement ce soir. Mais celle-ci ferme à 22h. Trop tard pour nous.
Je décide de reporter la corvée au lendemain matin puisque la laverie ouvre à 7h. Cela permettra à Vincent de faire une grass’ mat’. Pour une fois !
Et pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...ewport-bandon-beach/ | | | À: TinkerNell · 18 février 2019 à 12:08 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 23 de 60 · Page 2 de 3 · 886 affichages · Partager Jour 7 : en route pour l’Oregon Central
Ce matin, ce n’est pas sous la brume que je me réveille mais sous un crachin digne de la Bretagne. Ben au moins la vue sera dégagée ! Quoi que, en Oregon Central, nous ne devrions plus avoir de problème de brouillard.
Et me voilà en route pour la laverie à côté du motel dès 7h du matin. Et moi qui pensais être tranquille et seule à cette heure matinale, je m’étais bercée d’illusions ! Alors, il n’est pas méchant le monsieur, mais il lui manque des dents, son t-shirt est trop court laissant apparaitre son ventre rebondi et je ne comprends rien à sa prononciation. Je m’excuse poliment en disant que je ne parle pas bien anglais pour couper court à la conversation. Je lance ma lessive et retourne dans la chambre afin de ranger les affaires en vue de notre départ. Je laisse encore Vincent dormir un petit peu. Pas besoin d’être à deux pour gérer une lessive.
Lavage, séchage.. voilà qui est fait. Ca fait du bien d’avoir de nouveau une valise propre ! Entre temps Vincent s’est réveillé et nous sommes prêt à reprendre la route. Nous n’oublierons pas nos provisions. Avec ça, nous pouvons partir sereins. Avant de quitter Bandon Beach, nous souhaitons tout de même voir la plage. Je l’avais vu en photographie et c’est elle qui m’avait donné envie de faire étape dans cette petite ville de l’ Oregon Coast. Et ce ne sont pas 3 petites gouttes qui nous empêcherons de profiter.
Bandon BeachNous reprenons le chemin de la veille et nous garons non loin du Broken Anchor dans le Old Town Bandon ; nous nous garons dans un parking non loin des quais du petit port.
Il est encore tôt et les rues sont désertes à l’exception de quelques pêcheurs professionnels et amateurs. C’est d’ailleurs étonnant de voir autant de « particuliers » équipés de panier à crabes. Ca doit quand même être sympa de manger un crabe qu’on a soi-même pêché !
Nous déambulons sur les quais pendant un petit moment. De là, nous avons une vue sur le phare de la Coquille River. Nous décidons de prendre un café et devant les pâtisseries du Bandon Deli nous craquons. Je resterai sur un Cinnamon Roll made in America alors que Vincent tentera le chou à la crème au glaçage chocolat pas vraiment raffiné. Je salue les efforts de boulangerie pâtisserie qui essaie, malgré la complexité de l’exercice, de produire des gâteaux Français.
Le café (5 types différents disponibles) est en self-service. J’aime ce concept. Je regrette juste que le « french coffee » soit aromatisé vanille.
Après cet interlude gastronomique, nous filons direction la plage. Il y a quelques promeneurs matinaux, comme nous ; des pêcheurs à la ligne, des maîtres en balade avec leur chien. La plage est telle que je l’avais vue en photo et dans la lignée de toutes les plages que nos pieds nus ont foulés depuis Ecola State Park : sauvage, immense, venteuse et parsemée de rocs. Au loin, nous apercevons encore le phare de la Coquille River. La bonne nouvelle c’est qu’il ne pleut plus même si l’air est très humide.
Les plages portent toutes un numéro. Je crois que Indian Beach portait le n°2. Celle de Bandon porte le 150. Ca vous donne une idée de nombre de plage sur cette côte. Nous en profitons, c’est notre dernière plage du roadtrip. Nous partons aujourd’hui pour Crater Lake .
C’est une longue route qui nous attend pour entamer notre parcours en Central Oregon. Mais j’ai trouvé quelques sites qui nous permettrons de faire des arrêts très plaisants.
Pour le moment, la route entre Bandon Beach et Myrtle, bien que magnifique est très sinueuse et ne nous permet pas de rouler à une moyenne supérieure à 30 mph. J’avoue que je trouve un peu le temps long. Et comme par hasard, c’est le jour où j’ai décidé de me mettre derrière le volant volant !
Rapidement, nous constatons un changement radical de la météo. Maintenant, il fait grand soleil et les températures grimpent au fur et à mesure que nous avançons dans la matinée.
Cette étape est longue mais la route sur L’Umpqua Road et ensuite dans l’Umpqua Forest est magnifique. Un vrai plaisir d’y rouler. Il faut juste faire attention aux écureuils qui sont très nombreux et légèrement kamikaze.
Swiftwater Recreation Area
Notre premier arrêt, est un arrêt technique que nous ne regretterons pas, une nouvelle fois. Passage aux toilettes (très propres) de Swiftwater Recreation Area et arrêt photos de long du réservoir. Endroit paisible pour pêcher, pique-niquer, se relaxer. Des agents sont en cours d’entretien. L’une ramasse les feuilles mortes et les déchets portés par le vent tandis que l’autre repeint le panneau du site. C’est à ce moment que Vincent et moi réalisons les moyens mis en œuvre pour l’entretien de tous ces parcs aux USA.
Fall Creek FallsNotre deuxième arrêt sera pour Fall Creek Falls. Une cascade que j’avais repérée sur Google Map en préparant la route de cette étape.
Nous arrivons sur un petit parking équipée d’une table de pique-nique sur laquelle une famille déjeune. De notre côté, nous prévoyons de manger les bagels préparés le matin devant la cascade. Il faut parcourir 0.9 mile dans la forêt Umpqua pour y accéder. Le trail n’est pas très long et son dénivelé n’est pas trop fatigant. La forêt est vraiment belle et c’est un plaisir de se dégourdir les jambes dans un tel endroit. L’avantage de randonner en forêt est que, malgré la chaleur qui ne fait que progresser, nous marchons dans une relative fraîcheur, sous les arbres. Fall Creek Falls est une petite cascade hyper jolie. C’est un vrai bonheur de se poser sur un tronc d’arbre mort en face et de pique-niquer.
La forêt que nous traversons, l’Umpqua Forest, est toujours autant inspirante. Nous longeons la North Umpqua River qui se trouve tantôt sur notre gauche, tantôt sur notre droite. Je demande fréquemment à Vincent de s’arrêter (il a repris le volant après Fall Creek) dès que mon œil de photographe amateur repère un lieu intéressant. Ce pont, par exemple ; le Mott Bridge.
Toketee Falls
Notre troisième arrêt aura pour objet Toketee Falls. Celle-ci est plus connue. Le parking est plus grand et plus rempli que celui de Fall Creek Falls. Des affiches sont placardées tout le long du trail qui mènent au point de vue sur la cascade. Quelques mois plus tôt, un jeune homme imprudent a enjambé une balustrade et a fait une chute mortelle dans la rivière. A l’heure où nous avons fait le trail, son corps n’avait toujours pas été retrouvé.
Le chemin menant à Toketee Falls est bien aménagé. De vrais escaliers y ont été installés pour faciliter l’accès sur ces 0.4 mile qui y mènent. Mais du coup, ces aménagements rendent la randonnée un peu moins nature et authentique. Elle reste tout de même bien agréable. La cascade quant à elle, est sublime ! Nous contemplons ses deux niveaux depuis une plateforme en hauteur. Elle donne la sensation de s’être frayée un chemin dans une falaise.
Nous sommes mi-août, elle est certainement à son niveau le plus faible de débit. J’imagine ce que cela peut donner au printemps. Après une multitude de photos, nous reprenons le chemin inverse pour rejoindre le parking. Je passerai sur le fait d’avoir croisé un type qui s’allume une cigarette en pleine forêt, avec le risque d’incendie en alerte rouge... Allez, on respire, on ne s’énerve pas...
Un gros pipeline sur le parking attire notre attention. Ca fuit de partout, cela en est drôle. Les fuites sont peut-être volontaires et permettent d‘alléger la pression. Mais qu’est-ce que c’est ? Nous nous mettons à divaguer et nous essayons aux théories complotistes. C’est surement un élément du Toketee Project mené par une agence secrète Américaine. Faut vraiment qu’on arrête de regarder X-Files ! Cela restera un running gag durant tout le reste du roadtrip. Un bâtiment étrange, une situation ou un individu suspect : encore un coup du Toketee Project !
En vrai, l’explication la plus plausible, et nous n’avons pas creusé le sujet, c’est que l’eau du barrage situé un peu plus loin est transporté via ce gros tuyau pour alimenter un réservoir quelconque. Mais nous préférons la théorie du Toketee Project.
Diamond LakeNous reprenons la route et en arrivant aux alentours de Diamond Lake, nous rencontrons un nouveau phénomène non pas météorologique mais directement lié à la sécheresse qui sévit depuis des mois en Californie et dans l’ Oregon Central. Et oui, après le brouillard, c’est la fumée des incendies qui obstrue la vue. Plus nous approchons de Crater Lake et plus le phénomène est visible.
Nous abandonnons rapidement notre envie de faire le tour de Diamond Lake, constatant que l’intérêt du site est limité si vous ne souhaitez pas séjourner au camping . Nous décidons toutefois de nous rendre à Diamond Lake Overlook.
Nous prenons la mesure de la faible visibilité. De l’overlook, et bien on look pas grand-chose aujourd’hui ! On discerne à peine l’eau du lac et absolument pas sa rive opposée. Nous pouvons observer le Mt Thielsen au loin comme un Mirage . Ca promet pour Crater Lake le lendemain.
Nous sommes seuls sur le parking de Diamond Lake Overlook. Enfin, les seuls, humains.
Nous sommes rapidement rejoints par une armée d’écureuils. Oui une armée, prête à en découdre pour obtenir un peu de nourriture que les humains seraient prêts à leur donner. Pas de bol les gars. On ne nourrit pas les animaux sauvages. Nous assistons quand même à un véritable spectacle. Ils ne sont pas farouches. Ils s’approchent de nous assez facilement et fuient tout aussi rapidement lorsque nous esquissons un geste dans leur direction. L’un d’entre eux est particulièrement téméraire et je ne suis pas surprise de constater une grosse cicatrice sur son museau.
Chemult : bienvenue en Oregon Central !Cette fois ci lorsque nous reprenons la route c’est pour nous rendre directement à Chemult où se trouve notre motel pour 2 nuits.
Si la route dans l’Umpqua Forest était fort agréable, c’est une toute autre affaire en ce qui concerne la route entre Diamond Lake et Chemult. Deux lignes droites perpendiculaires. Quand je dis « droite », c’est réellement droite. Cette route est ennuyeuse au possible et semble interminable. Il y en a pour 30 minutes mais elles me paraissent 1 heure !
Nous nous retrouvons projeté dans l’Amérique profonde. Lors de notre précédent roadtrip, nous n’avions pas eu cette impression, bien que nous ayons traversé un certain nombre d’endroits désertiques. Là, le terme « désolation » n’est pas incongru. Chemult donne l’impression d’avoir poussé ici uniquement pour fournir une étape aux visiteurs du National Park : un motel , une station-service, un mini market minimaliste, un dinner et un Subway. Le tout, aligné le long de l’US 97. Et ça sera notre sensation tout le long de notre parcours en Oregon Central.
Je ne m’étais pas imaginé que le Eagle Crater Lake Inn était si proche d’une route sur laquelle les semi-remorques allaient et venaient jour et nuit. Petite appréhension sur l’insonorisation des lieux. J’avais pourtant eu de bons retours sur ce motel . Notre checkin a été légèrement perturbé par une autre cliente qui insistait lourdement sur le fait que son mari ne serait pas content que la TV ne fonctionne pas. La façon dont elle l’a énoncé nous a mise mal à l’aise. L’amabilité de la personne à l’accueil s’en est également ressentie.
Pour finir notre chambre était assez correcte pour le prix et le faible choix d’hébergement dans la région de Crater Lake . La circulation sur la route n’aura pas été un problème. Nous avions prévu des provisions pour nous restaurer durant ce séjour à Crater Lake , justement parce que nous avions repéré avant de partir que l’offre de restauration était limitée.
Finalement, nous décidons de tenter le dinner, à quelques pas du motel . Il semblerait qu’il vaille le coup. Pas pour sa nourriture, mais pour l’ambiance qui y règne.
En route, à pieds pour le Loree’s Chalet. D’un côté une ambiance classique et rustique où sont attablés ce qui semblent être des gens du coin. A l’opposé, une ambiance un peu plus spéciale avec néon bleu, machine à sous, billard et bar. C’est là que nous décidons de nous installer. La serveuse est très sympathique, mais la carte ne vend pas du rêve.
Ca finit une nouvelle fois en burger. Et ces derniers ne font pas dans le raffinement. Mais ils font le job et assouvissent notre faim de loup ! J’ai même tenté la tarte au citron meringuée en dessert. Je n’aurais pas dû. Niveau ambiance, c’est vraiment spécial. Des fire workers (et non pas fire fighters) assis à côté de nous rotent bruyamment. La femme derrière Vincent joue aux machines à sous entre 2 bouchées. Et les autres clients sont scotchés, les yeux rivés devant la tv qui diffuse des infos Fox News. Welcome in Central Oregon. C’était une sacrée immersion en Amérique profonde. Nous nous couchons en nous demandant si la fumée se sera un peu dissipée demain à Crater Lake . Wait and see comme on dit ! Et pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...n-central/#more-6889 | | | À: TinkerNell · 18 février 2019 à 16:43 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 24 de 60 · Page 2 de 3 · 866 affichages · Partager Jour 8 : Crater Lake
Le jour où on a fait trempette à Crater Lake .
Ce matin, le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre au motel . Petit déjeuner sommaire : bagels industriels, flocons d’avoine aromatisés à différents parfums mais l’essentiel est là, le café !
On ne s’attarde pas afin d’être assez tôt dans le parc. Nous avons presque 45 min de route avant d’arriver au premier point de vue. Au programme, nous n’avons planifié que la randonnée de Cleetwood Cove qui permet d’accéder à l’unique lieu de baignade du lac. Nous comptons donc nous rendre au Visitor Center afin d’étudier en cours de journée ce que nous allons bien pouvoir faire dans ce parc national.
Nous prenons une nouvelle fois les fastidieuses lignes droites limitées à 55mph qui nous mènent à Crater Lake . A notre arrivée à l’entrée du parc, la guérite des Rangers est déserte. Nous nous arrêtons un peu plus loin sur le bas-côté afin de récupérer une enveloppe pour y déposer les $25. Et là, il n’y a rien non plus dans la boite à enveloppes. Comme on ne va pas rester là à attendre le déluge, nous décidons que nous réglerons ça plus tard avec les Rangers du Visitor Center.
Nous n’avons donc pas pu récupérer de carte à l’entrée du parc mais j’en avais imprimé une petite dans mon roadbook. Après avoir jeté un rapide coup d’œil dessus et consulté Google, nous décidons de nous rendre directement au Watchman Overlook qui semblerait être le plus bel overlook du lac. Ce n’est pas mon avis mais nous y reviendrons. Une chose était certaines, nous allions de toute façon rouler sur la Rim Drive pour en faire le tour. Autant s’arrêter à tous les points de vue.
Crater Lake Rim Drive acte INous avions bien senti que l’air était chargé de fumée. Une odeur très forte de feu qui était vraiment désagréable. Nous ne savions pas trop à quoi nous en tenir pour l’effet que cette fumée aurait sur le panorama.
Et bien le suspens fut de courte durée. Arrivée au Watchman Overlook, nous avons vite compris que nous n’aurons pas la belle vue dégagée comme sur les cartes postales. Bon, il faut bien admettre que la luminosité à cette heure-ci du matin n’est pas en notre faveur non plus. Elle accentue l’effet brouillard. e me demande si ça vaut le coup de perdre notre temps à faire le tour du lac. Vincent propose que nous allions au Visitor Center pour vérifier qu’il n’est pas dangereux de respirer ces fumées en faisant de la randonnée. Nous verrons bien.
Direction le sud de Crater Lake et le Rim Village où la vue depuis la rim est tout aussi bouchée. Bien sûr, il est trop tôt et le Visitor Center est fermé. Nous décidons de reprendre notre chemin toujours plus vers l’est. Nous profitons de passer devant pour nous arrêter à l’autre Visitor Center, le Steel Visitor Center, qui lui est ouvert. Nous y achèterons des souvenirs (posters, magnets, carte) et demanderons au jeune Ranger présent ce que nous pouvons espérer faire sans trop être dérangé par la fumée. Il nous encourage à faire Cleetwood Cove trail. Ca tombe bien.
Ensuite, nous nous arrêtons au Phantom Ship Overlook puis à un autre overlook depuis lequel on constate l’effet du vent sur la végétation. Je trouve, personnellement, que la Rim Drive elle-même n’a pas grand intérêt puisque finalement, elle longe assez peu le lac. Mais elle reste le seul moyen pour accéder à tous les points de vue.
Cleetwood Cove Trail, notre randonnée à Crater Lake Nous arrivons au parking de Cleetwood Cove un peu avant 11h. Parfait pour le timing, nous pique niquerons après notre petite baignade, ce qui laissera le temps de sécher avant de remonter.
Evidemment, c’est la randonnée la plus prisée de Crater Lake puisque c’est aussi le chemin d’accès à l’embarcadère pour prendre le bateau pour visiter Wizard Island. Le parking est donc assez chargé. Mais, ce n’est pas encore catastrophique. Nous trouvons facilement une place pour stationner. C’est sur ce parking que vous pourrez acheter vos tickets pour un tour en bateau.
Paradoxalement, le parking est bien rempli, mais le trail de 3 km et 186m de dénivelé ne semble pas très fréquenté. On ne se plaint pas. Et il faut avouer que la remontée est tellement difficile que les randonneurs que nous croisons sur le chemin sont très silencieux. Oui, les Américains sont de réelles pipelettes en temps normal et palabrent non-stop lorsqu’ils marchent. J’avoue que parfois, ça m’agace un petit peu, moi qui aime écouter les bruits de la nature quand je randonne. Donc cette fois-ci, c’est bien calme ! ous descendons tranquillement en serpentant le long de la falaise. A chaque virage, nous nous rapprochons un peu plus de l’eau. Nous constatons que notre visibilité s’améliore. Nous passons devant l’embarcadère et poursuivons notre chemin quelques centaines de mètres et arrivons enfin sur le spot baignade. Il y a déjà quelques courageux pour se mettre difficilement à l’eau. On se déshabille en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et me voilà pieds nus à marcher dans un sable blanc qui ressemble plus à de la poussière, à descendre les derniers rochers qui me séparent de l’eau. J’ai une petite appréhension concernant la température du lac. L’accès n’est pas facile. Les derniers rochers sont glissants. On ne peut pas entrer progressivement dans l’eau : c’est pieds, puis directement jusqu’à la taille ! Alors oui, c’est un peu frais ! Mais rien d’insurmontable pour une Bretonne qui se baigne dans la Manche depuis sa plus tendre enfance ! Mais quelle sensation de bien être et de liberté. Le lac est tellement profond qu’on ne voit que du bleu dès qu’on s’éloigne un peu de la rive. L’eau est cristalline, d’une transparence extraordinaire. J’ai vécu dans cette eau, un véritable moment de bonheur.
Nous passerons un petit moment dans l’eau. Vincent s’essayera au cliff jumping. Sensations garanties ! Moi, je passe mon tour ! On profite du soleil pour sécher et pique-niquer tranquillement sur un petit rocher en regardant les autres sauter. Certains plongent carrément ! Et là, nous entendons parler français ! Il s’agit de 5 adolescents qui ne cessent de sauter du haut de la falaise. Je leur demande d’où ils viennent et ils m’expliquent qu’ils sont tous cousins/cousines et qu’ils sont actuellement en vacances chez leurs grands-parents qui habitent la région. Les petits veinards !
Nous avons assisté à une scène super touchante. Il y avait un groupe d’américains avec enfants. La plupart des enfants sautent de façon insouciante. Et puis il y en a un qui a envie mais qui a peur. Le père le rassure sur le saut mais lui dit aussi que ce n’est pas grave s’il ne saute pas « it’s ok budy ! ». L’enfant hésitera longtemps et fera de nombreux allers/retours sur le rocher. Puis au final, il se lancera sous les encouragements de toutes les personnes présentes. Il sera copieusement applaudi une fois dans l’eau.
Une fois à peu près secs, nous entamons la remontée. Oui, elle décrasse un peu les poumons, il faut l’admettre ! Mais heureusement, elle n’est pas très longue ! Et la vue est toujours aussi agréable ! De retour au parking, nous décidons de refaire un tour de la rim, puisque la vue semble s’être un peu dégagée.
Crater Lake Rim Drive acte IINous repassons donc par plusieurs points vus et constaterons avec plaisir que la visibilité s’est grandement améliorée. Au Watchman Overlook, je peux même apercevoir des détails de Wizard Island avec mon objectif. ous nous rendons de nouveau au Visitor Center du Rim Village car nous n’avons toujours pas réglé nos frais d’entrée au parc.
Mais une fois sur place, le Ranger nous annoncera qu’on ne peut pas non plus payer ici et qu’il faudra voir à la sortie du parc. On se dit qu’à tous les coups, il n’y aura encore personne à l’heure où nous partirons. Ca n’aura pas été faute d’y mettre de la bonne volonté.
Nous profitons d’être au Village pour nous rendre au Sinnotte Memorial Overlook. C’est à mon avis, le meilleur spot pour contempler Crater Lake . Nous repassons également devant le Crater Lake Trolley dont nous avions vu la mise en place le matin. C’est définitivement trop cher à mon sens ! ($27) Nous aurions volontiers effectué la randonnée menant à Garfield Peak, mais le dénivelé important combiné à l’air chargé de fumée nous a découragé. Je ne suis quand même pas très rassurée de faire un effort physique avec une si mauvaise qualité de l’air.
Sur internet, nous avons trouvé une jolie cascade à aller voir : Plaikni Falls. Nous décidons donc de nous y rendre. Mais sur le chemin un panneau nous interpelle et nous décidons de nous arrêter.
Castle Crest Wildflower GardenNous faisons halte au jardin des fleurs sauvages de Castle Crest.
Au début du trail, il est possible d’acheter pour quelques dollars un fascicule décrivant toutes les variétés de fleurs présentes dans ce jardin naturel.
La randonnée de 2 km est simple, sans dénivelé et peu fréquentée. Une vraie promenade de santé. Le mois d’août n’est surement pas la meilleure période pour faire cette visite parce que les fleurs commencent à souffrir de la chaleur et du soleil. Mais j’imagine qu’au mois de juin, ce doit être quelque chose ! Toutefois, nous passons un bon moment, essayant de reconnaître les végétaux et photographiant à tout va. Le petit cours d’eau traversant la boucle rafraîchie agréablement l’atmosphère et nous donne l’opportunité de croisé une belle grosse grenouille. Pour le reste de la faune, nous nous contenterons des habituels écureuils.
Plaikni Falls Trail
Nous reprenons la route direction Plaikni Falls Trail. Juste avant d’arriver au parking un petit animal traverse la route devant nous. A peine le temps de réagir, il s’agit de la fameuse marmotte à ventre doré ! Aaaah ! Je n’ai pas eu le temps de la prendre en photo ! J’espère en croiser d’autres sur le trail. En vain.
La randonnée de 3.2km menant à Plaikni Falls est accessible aux personnes à mobilité réduite. Elle se fait sur du plat quasiment tout du long excepté à la toute fin où un petit dénivelé m’a fait me demander comment il était possible que des personnes à mobilité réduite puissent venir jusqu’ici.
La marche est agréable sur un chemin bien délimité et entretenu. Tantôt sous les arbres, tantôt à découvert en longeant des parois aux allures volcaniques. Le trail était peu fréquenté mais lorsque nous sommes arrivés à la cascade, nous avons constaté qu’une famille s’y était installée pour y passer l’après-midi. Joli terrain de jeu pour les enfants mais un peu moins sympa pour les randonneurs qui ne peuvent plus faire une pause là-haut et profiter de la cascade et du calme qui semble y régner habituellement.
****
L’après midi touche à sa fin et la luminosité déclinante accentue de nouveau l’aspect enfumé du parc. Nous décidons de rejoindre notre motel à Chemult. Nous avons plus d’une heure de route depuis le sud du lac. Je ne peux m’empêcher de penser à la vie que mènent les gens vivant dans cette région. Les premiers signes de présence humaine à la jonction de la 138 et de la 97 rappellent les décors des films d’horreur des 70’s.
Ce soir-là, nous préférons rester dîner dans notre chambre d’ hôtel : Doritos et green salsa et Mac&Cheese instantanées. Pas le dîner du siècle, mais on fera avec !
Cette journée à Crater Lake qui n’avait pas très bien commencé, nous a, pour finir, totalement enchantée. Et je suis plutôt rassurée que la fête ne soit pas gâchée par les incendies. Le point fort de cette journée sera bien évidemment notre baignade dans les eaux bleues et rafraîchissantes du lac.
Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/.../jour-8-crater-lake/ | | | À: TinkerNell · 18 février 2019 à 19:26 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 25 de 60 · Page 2 de 3 · 851 affichages · Partager La conduite forcée qui fuit de partout sur le parking de Toketee Falls ! Il faudra que je la mette moi aussi quand j'y arriverai. | | | À: TinkerNell · 18 février 2019 à 21:09 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 26 de 60 · Page 2 de 3 · 842 affichages · Partager Hello,
Je me régale avec tes photos et ce texte précis, et très agréable à lire!
Petites questions as tu une carte de votre périple ou des étapes afin de situer vos journées géographiquement, as tu aussi une programme synthétique de votre voyage donnant comme un sommaire les étapes et le contenu d u programme journalier en 2 ou 3 points clés?
Ces 2 éléments permettent d'avoir une vision globale de votre trip pour ensuite aller zoomer sur chacune de vos étapes.
Je vais poursuivre la lecture sur le blog. | | | À: Valmichel86 · 19 février 2019 à 7:24 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 27 de 60 · Page 2 de 3 · 829 affichages · Partager La conduite forcée qui fuit de partout sur le parking de Toketee Falls ! Il faudra que je la mette moi aussi quand j'y arriverai.
Impressionnant, hein ?! | | | À: Americalover · 19 février 2019 à 7:29 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 28 de 60 · Page 2 de 3 · 827 affichages · Partager Hello,
Je me régale avec tes photos et ce texte précis, et très agréable à lire!
Petites questions as tu une carte de votre périple ou des étapes afin de situer vos journées géographiquement, as tu aussi une programme synthétique de votre voyage donnant comme un sommaire les étapes et le contenu d u programme journalier en 2 ou 3 points clés?
Ces 2 éléments permettent d'avoir une vision globale de votre trip pour ensuite aller zoomer sur chacune de vos étapes.
Je vais poursuivre la lecture sur le blog.
Merci, c'est très gentil :)
Je viens d'éditer le 1er message en ajoutant la carte de l'itinéraire global. Les itinéraires journaliers, je n'en n'ai pas fait systématiquement. J'ai juste fait un point entre chaque visite (sur le blog) pour donner un aperçu du temps de route entre chaque spot. Dommage que je ne puisse pas coller les images du blog ici. Ca aurait facilité la manipulation. | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 8:27 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 29 de 60 · Page 2 de 3 · 824 affichages · Partager Jour 9 : Newberry National Volcanic Monument
Le jour où tout est chronométré à Newberry NVM.
Une fois n’est pas coutume, cette nouvelle journée qui commence doit suivre un timing assez précis afin de pouvoir visiter la Lava River Cave en fin de journée. En effet, l’accès aux caves ferme à 15h45, il faudra donc être au plus tard au parking à 15h30.
Nous quittons donc le Eagle Crater Lake Inn et Chemult après un rapide petit déjeuner composé de café et de flocons d’avoine. Il est 7h lorsque nous reprenons la route direction Newberry National Volcanic Monument sous des températures inférieures à 10°C.
Newberry NVM – Paulina Lake
Nous arrivons dans les temps prévus au parking en face du Visitor Center. Il est à peine 8h et il y a déjà de nombreux visiteurs qui s’affairent à préparer leur matériel, essentiellement des canoés ou des barques pour passer une belle journée de pêche sur le lac.
Et ça tombe bien qu’il y ait du monde, ça me permet de demander du change aux seniors à côté de nous, qui, par chance auront des petites coupures en échange de mon billet de 20. Nous pouvons ainsi nous acquitter des frais en glissant un billet de $5 dans l’enveloppe.
A cette heure, le Visitor Center est fermé, nous y retournerons plus tard. Après un rapide passage aux wc, nous nous engageons sur le trail faisant le tour du lac.
La randonnée de Paulina Lakeshore Loop Trail fait le tour du lac en le longeant. Elle promet une balade agréable et de jolies vues. Les températures fraîches, pour ne pas dire froides, du matin commencent à laisser place à la douceur. Nous savons qu’il fera bientôt très chaud. Mais les rives du lac sont boisées. Ce qui nous préservera de la chaleur. En revanche, ce sont nos chèches qui nous préserveront des piqures de moustiques. Nous n’avons pas souffert de leur présence de façon constante durant le trail, mais ils étaient présents par nuée sur certaines portions, notamment celles au plus près du lac. D’ailleurs, je serais piquée à la lèvre à mi-parcours. A moi la bouche d’Angelina Jolie ! Le moustique est moins cher qu’une injection de collagène !
Lorsque nous arrivons aux sources chaudes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Il s’y trouvent déjà deux couples qui se prélassent dans leur jacuzzi naturel avec vu sur le lac. Je remarque que l’homme d’un des deux couples portent un bracelet électronique à la cheville. Les deux couples discutent entre eux. J’entends l’homme au bracelet expliqué que son officier de probation lui a demandé de trouver du travail. Il lui aurait répondu qu’il préférait partir en roadtrip avec sa girlfriend et son chien. Vraiment, nous avons croisé des gens étonnant durant notre voyage !
L’eau de certaines sources est tellement chaude que Vincent peut à peine y tremper les pieds. La femme de l’homme en probation nous invite à prendre la source qu’ils viennent de quitter, l’eau y est nettement meilleure. Mais je n’ai pas mon maillot de bain et je décline aimablement sa proposition. Mais c’était une gentille attention. Comme quoi, on n’est pas forcément antipathique quand on a fait de la prison.
Nous repartons sur le trail principal pour continuer notre boucle. Les paysages sont magnifiques et très variés. Tantôt boisé, tantôt découvert ; plat ou escarpé ; coulée de lave pétrifié, rocher ou prairie marécageuse (où il y a le plus de moustiques !). Il est très difficile de savoir où on en est du trail. Les seuls points de repères sont les sources et les campings qui sont traversés. Evidemment à postériori, il est plus aisé de les remarquer. J’avoue qu’en préparant la journée, je n’avais pas été autant dans le détail. Du coup, arrivés à notre 1er camping , j’ai pensé que nous étions bientôt à la fin de notre randonnée. Mais en fait, pas du tout ! C’est sur le chemin devant le panneau que vous voyons notre 2ème serpent du séjour. Il a traversé devant nous vitesse grand V. Je ne m’y attendais pas et il m’a fait sursauter.
Après avoir marché quelques centaines de mètres sur le bitume, nous repartons sur un chemin qui longe le lac. Nous traversons plusieurs autres campings , certains mieux aménagés que d’autres. Nous parvenons finalement à rejoindre le parking d’où nous étions partis 4 h plus tôt. C’est chouette, nous sommes bien dans les temps.
Nous passons rapidement au Visitor Center où nous achèterons un poster pour agrandir notre collection et où nous ferons tamponner notre National Park passeport acheté la veille à Crater Lake .
A l’extérieur du bâtiment, devant la porte d’entrée, il y a un mûr sur lequel est fixé des caissons renfermant des pierres volcaniques ainsi qu’un panneau explicatif sur ces dernières. Le Visitor Center est certainement le paradis de tous les géologues en herbe.
Nous prenons la voiture et nous mettons en route pour notre prochaine visite prévue au planning.
Newberry NVM – Big Obsidian Flow
Nous sommes sur le parking en quelques minutes. Nous profitons des tables de pique-nique pour faire une pause bagels avant d’attaquer la toute petite rando de Big Obsidian Flow. Nous sommes très rapidement rejoints par un écureuil qui a semble t il été alerté par le bruit de nos sachets. Il restera à proximité de notre table en espérant récupérer les miettes pendant tout notre pique-nique. Big Obsidian Flow est un incontournable de Newberry NVM. Nous avions déjà vu quelques bels exemplaires de cette pierre sur les rives de Paulina Lake, mais ce qui nous attend n’a rien de semblable. Cette coulée de lave solidifiée est impressionnante par sa taille et par la quantité d’Obsidian qui en résulte. Tout le long de ce petit trail d’un km, des panneaux vous expliqueront la formation du site, les différentes pierres qui le constituent, l’utilisation pratique de l’Obsidian. Bien sûr, il est interdit de ramasser les pierres. Ce qui n’est pas forcément respecté par tout le monde. Ce qui m’a le plus surpris c’est évidemment cette coulée qui semble sans vie au mieux de la forêt mais surtout les quelques arbres qui poussent au milieu de cet environnement. Vraiment étonnant. Nous avons passé 1 heure sur le site, ce qui est parfait pour notre timing ! Il nous reste du temps pour le dernier lieu que nous voulions visiter.
Newberry NVM – Paulina FallsIl est possible d’effectuer un trail depuis le parking où nous étions garés le matin pour se rendre aux Paulina Falls. Mais dans le souci de gagner du temps, nous préférons nous garer directement sur le parking des falls.
Ici, vous avez le choix de vous contenter d’observer les chutes depuis le haut. Elles sont déjà très jolies et impressionnantes. Ou vous pouvez aussi descendre les 400m du petit chemin vous menant à leurs pieds. Nous avons évidemment opté pour les deux solutions. Comme toujours depuis que nous sommes en Oregon, une courte distance pour un assez gros dénivelé. Nous commençons à sérieusement nous habituer ! Nous en avons fini avec Newberry National Volcanic Monument ! Nous sommes même en avance sur le planning. Il est à peu près 14h et nous avons largement le temps de nous rendre à notre prochaine et dernière étape de la journée.
Lava River Cave
Nous arrivons au parking de la Lava River Cave après 30 min de route. Comme prévu, le parking est totalement saturé à cette heure de la journée. Nous savions que c’était le risque. C’est bien indiqué sur le site USDA :
« 2018 Operating Season Gate closes at 3:45 p.m. Arrive before 11 a.m. on weekends and peak summer season to improve your likelihood of securing parking. »
Mais nous ne pouvions pas arriver avant 11h. Nous avions prévu en cas de problème pour le stationnement, de revenir le lendemain matin depuis Bend avant notre visite de Smith Rock SP et de profiter du reste de la journée pour nous promener dans la Deschutes Forest.
Mais il est tôt, nous nous laissons encore une chance de trouver une place. Nous faisons un premier tour du parking sans succès. Nous faisons un deuxième tour et c’est juste avant d’en sortir qu’une place se libère ! En fait, le parking est chargé mais le flux de départ est continu donc s’il n’y a pas trop de voitures qui circulent dans l’attente d’une place, vous aurez toutes les chances de pouvoir vous garer. Et à presque 15h, il y a plus de visiteurs qui quittent les lieux qu’il n’en arrive.
Nous savons qu’il fait froid dans les tunnels alors nous prévoyons vestes et foulards pour la visite. Malheureusement, nous ne remettons la main que sur une seule lampe frontale. La deuxième est certainement rangée dans une valise et hors de question de tout déballer. Tant pis, on se contentera d’une seule et nous resterons coller serrer durant la visite !
Nous arrivons un poil trop tard pour intégrer le prochain groupe de visiteurs et écouter le speech du Ranger. C’est donc le Ranger qui nous accueille qui nous expliquera l’histoire de la lava cave, ainsi que les mesures de sécurité. Nous avons le droit à un entretien particulier. Les gens qui arriveront après nous devront, eux, écouter le briefing du prochain groupe.
Le Ranger nous demande si nous avons déjà visité des caves, catacombes ou autres cavernes. Il nous demande surtout si nos vêtements et chaussures ont déjà été en contact avec des chauve-souris ou une autre caverne. En effet, pour éviter toutes contaminations des chauves-souris présentes dans la Lava River Cave, il est obligatoire de s’assurer qu’aucune contamination ne sera possible avec nos vêtements. Le Ranger nous explique que le lavage à 60° ne suffit pas pour éliminer tous les agents pathogènes responsables de la disparition de colonie entière de ces petites bêtes.
Là, on se garde bien de raconter au Ranger que nous avons eu une chauve-souris, qui est rentrée par la fenêtre dans notre salon, un soir du mois de juillet. Bon, Vincent n’était pas en chaussures de rando au moment où il l’a capturé pour relâcher dehors la bête affolée. Ouais, nous non plus on n’en revenait pas...
Voilà, nous sommes briefés et le Ranger invite le groupe à se diriger vers la cabane où un agent vérifie les pass (le pass payé à Paulina lake est toujours valable à la Lava River Cave) ou bien fait payer le droit d’entrée. C’est également ici qu’il est possible de prendre une lampe. « Notre » Ranger nous demande de les suivre. Les personnes derrière nous, quant à elles devront s’assoir et écouter à leur tour le briefing.
Ce système permet non seulement de rappeler les consignes mais aussi de réguler le flux d’entrée. Je trouve ça pas mal.
Nous voilà partie vers la bouche des enfers l’entrée de la grotte de lave ! Nous n’attendons pas pour nous couvrir, nous sentons déjà un petit courant d’air frais souffler dans notre direction.
Lava River Cave Lava River Cave Oregon Lava River Cave Lava River Cave Nous descendons à la queue leu leu les escaliers nous menant au noir absolu. Il faut très rapidement allumer les lampes. C’est assez incroyable de se retrouver dans le noir aussi rapidement. Nous ne voyons plus que des parcelles de parois et les faisceaux lumineux des lampes. Notre corps est encore réchauffé par la chaleur de la surface mais rapidement, nous allons sentir les effets du froid, surtout sur nos mains et nos nez. Nous croisons des visiteurs en tongues et T-shirt. J’ai mal pour eux.
Et c’est une obscurité indescriptible. Notre unique lampe frontale portée par Vincent ne suffit pas à nous éclairer tous les deux de façon sûre. Impossible de voir assez précisément le sol et d’éviter pierres, crevasses etc. Heureusement, mon téléphone portable est chargé à bloc et je peux utiliser ma lampe (quand je ne fais pas de photo !). La Lava River Cave est relativement fréquentée mais en laissant les visiteurs de devant prendre de l’avance, nous arrivons à garder une certaine intimité. Au retour, nous ne croiserons plus grand monde, juste les quelques derniers visiteurs arrivés pile à 15h45. C’est une visite à faire absolument sauf si vous avez peur du noir ou êtes claustrophobes. Quand on éteint la lampe, c’est assez impressionnant : le silence et le noir, la sensation de sentir la caverne respirer.
Le bémol, s’il en faut un, les personnes pas très futées qui t’éblouissent en te croisant avec leurs lampes, ceux qui jacassent sans interruption, et ceux qui s’amusent à faire peur à leurs jeunes enfants en faisant des bruits de fantôme. Marrant hein, de traumatiser son enfant ! Et la palme est décernée à un jeune couple avec un bébé (6 mois maxi) simplement vêtu d’un body. Mais bon, il était dans une couverture... les bras et jambes dépassants. Il doit faire 5° dans la cave. Imaginez-vous, en maillot de bain dans un frigo, sans bouger. Voilà ce que devait ressenti ce pauvre petit.
Tout ça, c’est tout de même anecdotique dans cette visite que nous avons adorée !
Lorsque nous sortons de la grotte, le parking s’est bien vidé.
Bend
C’est enchanté de cette journée bien remplie et variée que nous nous mettons en route pour Bend.
Nous arrivons rapidement au Holiday motel . Je ne m’attendais pas à une chambre aussi bien meublée. On a toujours des surprises dans les motels , bonnes ou mauvaises. Nous nous installons et passons rapidement sous la douche avant d’aller dîner.
Nous cherchons sur Tripadvisor et Google où nous restaurer. Nous finissons dans un Japonais Teppanyaki qui a de très bonnes notes. C’est tout ce qu’il nous faut : des protéines et du riz pour recharger les batteries. Et puis une bière Japonaise pour nous réhydrater ! Nous préférons nous asseoir à une table classique plutôt qu’à une table Teppanyaki. Besoin de calme après cette journée, même si le show est sympathique.
Le service était particulièrement aimable et il faut bien avouer que le plat de Vincent et mes sushis étaient délicieux. Je ne m’attendais pas à cela en arrivant dans cette grande salle sans âme. Le serveur avec qui nous discuterons un peu nous indiquera qu’un festival de la bière se tient à Bend le soir même. Certainement la Sapporo 66cl que nous avons chacun bu, lui a soufflé l’idée que nous étions de bons consommateurs de houblon. Nous le remercions vivement pour l’information. Mais ce soir-là, nous passons notre tour. D’autant plus que le lendemain, une autre belle journée de découvertes nous attend.
Pour toutes les photos >> www.nv-de-voyages.com/...berry-nvm/#more-7098 | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 8:55 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 30 de 60 · Page 2 de 3 · 819 affichages · Partager Jour 10 : Smith Rock State Park and more
Cette journée s’annonce une nouvelle fois pleine de promesses. Nous avons plusieurs lieux à découvrir aujourd’hui, notamment Smith Rock State Park , mais cette fois-ci nous ne sommes soumis à aucune contrainte de temps. Ca relaxe d’entrée de jeu !
Pour le petit déjeuné, nous nous contenterons de bagels beurre de cacahuète et d’un café. Il faut dire que le copieux repas de la veille a fait son petit effet et ce matin, nous ne souffrons pas d’une grande faim.
Avant de quitter le Holiday motel de Bend, je prépare d’autres bagels, salés cette fois, pour notre pique-nique du midi.
Nous ne traînons pas et chargeons la voiture . Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP . Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre. Je sais simplement que ce n’est pas bien grand et que la matinée devrait être de trop pour en faire le tour. Nous arrivons assez tôt sur place mais c’est le week end et il y a tout de même déjà pas mal de monde sur le parking. Nous nous garons le long de la route non loin de la yourte qui constitue le Welcome Center. Et oui, petit parc, petit Welcome Center ! Nous faisons un bref passage dans ce dernier pour demander conseil sur une rando pas trop difficile à faire. On se sent un peu fatigué de notre rythme d’hier à Newberry NVM. En lieu et place des traditionnels Rangers, nous avons à faire à des bénévoles d’un certain âge (souvent le cas en Oregon). Malgré notre demande, la bénévole nous oriente sur la randonnée la plus difficile du parc qui est aussi la plus populaire, puisqu’elle permet de se rendre devant la célèbre Monkey Face. Nous nous apercevrons plus tard qu’il n’est pas nécessaire de subir Misery trail (rien que le nom, ça annonce la couleur) pour observer la tête de singe sous son meilleur angle, bien au contraire. Il faut dans un premier temps descendre jusqu’à la Crooked River et passer le Misery Bridge. Niveau dénivelé, c’est déjà bien corsé et je garde dans un coin de ma tête le retour qui se fera à l’heure la plus chaude. Mais bon, nous sommes là, nous nous plions de bonne grâce à l’épreuve qui nous attend. Parce que oui, c’est tout de même une épreuve. Le dénivelé de Misery Trail est très important, en plein cagnard et il est pourtant assez tôt. L’inconvénient, c’est que la monté se fait en virage très serrés sur une courte distance. C’est épuisant. L’avantage, c’est que la monté se fait en virage très serrés sur une courte distance. Nous prenons donc de la hauteur rapidement, avec la vue époustouflante qui va avec ! Conclusion : ok, c’est épuisant mais comme on s’arrête tous les deux virages pour faire des photos de la vue époustouflante, on peut se reposer. C’est tout de même la libération lorsque l’on arrive enfin en haut de la falaise et que la suite de la randonnée se fait sur un plateau.
En haut, des jeunes filles me demande de faire une photo de leur petit groupe devant le panorama. Certainement des pom pom girls vu les poses qu’elles arrivent à prendre pour leur cliché. Elles me proposent en retour de prendre une photo de Vincent et de moi. Je ferais semblant de lever la jambe façon french cancan en clin d’œil à leur photo. Mais je me ravise rapidement, ce qui nous causera à tous un sacré fou rire.
Un autre couple me demandera de les prendre en photo. Ils ont été tellement reconnaissant du cliché que j’ai pris d’eux (il faut dire que je me suis appliquée et j’ai essayé de respecter au maximum les règles de cadrage) que le mari me demandera mon prénom, d’où je viens etc. Eux, ils étaient de New York et étaient très étonnés de rencontrer des Parisiens en Oregon. Et comme à chaque fois « oh I went in Paris 20 years ago ! » à quoi je réponds systématique « then, you should come-back ! ». Nous poursuivons la randonnée en direction de la Monkey Face. J’aime beaucoup ce chemin qui surplombe la campagne Orégonaise. C’est vraiment spectaculaire. Nous arrivons enfin devant le fameux rocher. Je lui trouve vaguement une allure de singe mais cela me semblait plus évident sur les photos. Un peu décevant. Nous quittons le trail principal pour nous isoler un peu et prendre des photos. Il y a un peu plus de monde sur cette partie de la randonnée. Je constate que des grimpeurs escaladent la fameuse tête de singe. D’autres s’équipent pour descendre la falaise. C’est vrai que Smith Rock est réputé pour cette activité. Il y a plusieurs options pour redescendre. Il n’y a pas un seul trail mais plusieurs tronçons dans Smith Rock SP . A chacun de piocher dedans pour composer son trail idéal (cf. la carte plus haut).
Nous prenons le parti de prendre le chemin sans nom qui nous mènera sur la river trail plutôt que le tronçon de Mesa Verde qui est plus direct.
Là encore, le dénivelé est très important et cette fois ci peu de switchback. Je trouve encore plus difficile de descendre que de monter. Le sable et les petits cailloux qui constituent le sentier rendent le chemin extrêmement glissant. Heureusement, je peux compter sur mes bâtons de marche. Vince lui, descendra quasiment tout du long en courant façon « petite maison dans la prairie ». C’est finalement plus aisé de descendre ainsi qu’en marchant. Les maisons paumées dans la campagne avec vue sur Smith Rock SP me laissent bouche bée. Nous passons devant une autre formation rocheuse identifiable « first kiss ». Et c’est vrai qu’on dirait 2 visages de profil se faisant un bisou. Durant la descente nous croiserons plusieurs grimpeurs. Je suis très impressionnée de les voir s’attaquer à ces hautes falaises. Nous sommes enfin sur du plat et ne tardons pas à rejoindre la Crooked River. Nous ne croiserons personne jusqu’à l’embranchement de Mesa Verde mis à part des oiseaux et des lézards. Et quand je parle d’oiseaux, nous ne nous sommes pas contentés d’observer des moineaux. Ce sont des rapaces, généralement des Ospreys et également un aigle que nous verrons tournoyer au-dessus de nos têtes. C’est depuis la rive de la Crooked que nous pouvons observer le meilleur profil de la Monkey Face ! Là, oui ! on voit vraiment une tête de singe ! Dire que nous étions tout là haut ! La balade le long de l’eau est très agréable et partiellement ombragée. Sur la fin du chemin, avant d’arriver au Misery Bridge, nous rencontrerons beaucoup plus de randonneurs. Mais nous avons profiter un bon moment du calme des lieux en choisissant de faire notre boucle. Une fois passé le pont, nous tombons sur un bénévole du parc, installé à l’ombre de l’arbre. Sur sa table pliante, il a installé 2 grands panneaux sur lesquels figurent toutes les espèces de serpents présentes en Oregon. Il tient lui-même dans sa main un petit gopher. Il tente ainsi de sensibiliser les visiteurs à ce reptile souvent objet de frayeurs. Il est permis de toucher l’animal mais pas de le porter. Nous prenons quelques minutes supplémentaires pour nous rafraîchir sous l’arrosage automatique installé sur la pelouse avant la montée menant à la rive où se trouve le Welcome Center et le parking.
Ah c’est donc pour ça, ce rond d’herbe verte ! J’avais du mal à comprendre comment cette parcelle avait échappé à la brûlure du soleil ! A l’heure où nous sommes descendus, le tuyau n’était pas encore en place.
Il n’est pas loin de 13h et le soleil commence sérieusement à taper. Certains attaquent la montée de Misery. Personnellement, je ne me lancerais pas à une heure si avancée.
En route, nous tomberons sur un gros serpent, qui semble également être un gopher, le long du chemin.
Nous arrivons totalement vannés de l’autre côté. Après un passage rapide aux toilettes, nous voulons retourner au Welcome Center pour faire quelques achats souvenirs. Malheureusement, il vient juste de fermer ses portes. C’est la limite du volontariat. Les horaires sont restreints. Tant pis !
Smith Rock State Park est certes petit par la taille mais grand en intérêt et découverte. Il est bien loin de l’image du parc secondaire que j’en avais eu en lisant les carnets d’autres voyageurs.
Nous regagnons notre voiture et constatons que même les abords de la route sont saturés de véhicules. Le parc doit être une destination prisée pour le week end.
Cove Palissades State Park
Nous reprenons la route, direction Cove Palissades State Park.
Jamais entendu parlé de cet endroit ? Vous vous demandez comment je suis tombée là-dessus ? Encore une fois, c’est tout bêtement en zoomant sur les espaces verts et les points d’eau sur Google Map.
Non loin de la petite ville de Culver, the « home of the bulldogs », le parc de Cove Palissades offre un large choix d’activités nautiques sur la Deschutes River et de campings sur les rim du canyon. Pour notre part, nous nous contenterons de prendre la Mountain View drive qui serpente au milieu de la pampa de l’ Oregon et de nous arrêter aux différents overlook afin d’admirer le panorama. Il n’y a pas foule et le vent souffle fort là-haut. Mais les lieux remplissent leur contrat. La vue est juste fabuleuse ! En contre bas nous pouvons observer les bateaux et jetski qui s’en donnent à cœur joie. Il n’y a pas foule non plus sur l’eau. Nous en profiterons pour pique-niquer dans la voiture en observant les Ospreys virevolter autour de nous.
Round Butte Overlook ParkNous poussons sur la Mountain View Drive vers le nord sans trop savoir où nous allons. Et c’est par hasard que nous arrivons à Round Butte.
Il s’agit en fait d’un barrage. Celui là même qui gonfle la Deschutes River à Cove Palissades SP. C’est un très bel endroit pour pique-niquer et il offre également un très beau point de vue sur le canyon de la Deschutes River. Depuis le petit bâtiment, on peut aussi y observer de nombreux oiseaux, panneau explicatif à l’appui et en apprendre davantage sur la production électrique liée au barrage et la protection des poissons.
Peter Skene Odgen State ParkC’est lorsque nous avons repris la route pour nous rendre à Steelhead Falls, notre dernière étape du jour, que nous sommes tombés sur Peter Skene Odgen SP. N’étant pas pressé par le temps, le petit panneau indiquant le parc sur l’US 97 nous a fait prendre la sortie y menant.
Le State Park se limite à une grande aire de pique-nique et 2 ponts enjambants la Crooked River (la même qu’à Smith Rock SP ). L’un des deux ponts est un ancien Railroad bridge. On se retrouve propulsé dans le passé. Depuis le dessous de ce pont, nous avons une très belle vue sur le canyon de la Crooked River, lui aussi peuplé de nombreux rapaces et vautours. Nous verrons même une pauvre chauve-souris agonisante sur le bitume.
L’autre pont, plus récent, accueille une plateforme de saut à l’élastique. Par chance, un jeune homme téméraire se lancera sous nos yeux, pour notre plus grand plaisir !
Steelhead FallsNous ne nous attardons pas trop Peter Skene Odgen SP. Il est temps pour nous de repartir vers notre dernière visite de la journée, encore une pépite dénichée sur Google Map !
Steelhead Falls n’est pas indiquée sur l’US97, il vous faudra utiliser votre GPS ou bien planifier votre itinéraire. Une fois bien avancé sur les routes de campagne, vous verrez le 1er panneau l’indiquant. Assez rapidement, la route bitumée laisse place à une piste. Vincent se demande encore une fois où je l’emmène ! Le parking est assez petit et étrangement, il semble y avoir pas mal de monde. Nous n’avons croisé aucun véhicule sur la route. Ne pouvant nous garer sur le parking nous poursuivons à faible allure notre chemin et nous garons sur le bas-côté, non loin d’une caravane installée là. Le propriétaire assis sur une chaise de camping est en grande discussion avec un jeune homme. L’ambiance est assez particulière. Encore une fois, nous sommes en immersion totale dans l’Amérique profonde. Nous voulions de l’authenticité, nous sommes servis !
Nous rejoignons le point de départ de la petite randonnée de 3.2km A/R menant aux chutes d’eau qui promettent d’être plutôt photogéniques. La randonnée n’est pas très compliquée mais se fait dans le sable avec un bon petit dénivelé dans le canyon de la Deschutes River. Nous longeons cette dernière tout du long. C’est très agréable et rafraîchissant. Assez rapidement, nous entendons gronder la rivière, signe que nous approchons des chutes. En nous approchant, nous constatons que les lieux sont assez fréquentés en cette fin d’après-midi. Et je n’y avais pas pensé, mais c’est un lieu où il est possible de se baigner. D’ailleurs, un bassin de la taille d’un grand jacuzzi est aménagé à cet effet. Comme je regrette de ne pas avoir mon maillot de bain ! Les plus courageux pourront, quant à eux, se baigner directement dans la rivière en sautant de la falaise. Le courant est très fort au niveau des chutes. Mais les adolescents du coin ne semblent pas s’en inquiéter. Nous restons un bon moment à observer les baigneurs et prendre des photos. Puis nous attaquons la remontée. Mais avant, nous profitons d’un endroit où la rive est plate et rocailleuse pour nous poser quelques instants et tremper nos pieds dans l’eau fraîche de la rivière, à défaut de pouvoir nous y baigner intégralement. Lors de notre remontée, nous croisons quelques personnes dont une, par son accoutrement, attirera notre attention. Il a la panoplie complète du rappeur des années 2000 : tenue de basket XXL, bijoux, casquette. Tenue pas hyper adaptée à la rando dans le sable et la poussière. Un peu plus loin, lors de la montée, en regardant le sol, j’aperçois une emprunte de pas. Alors je lance à Vincent « tiens, à ton avis, elle est à qui celle-là ? » et nous sommes partis en fou rire. Qui peut bien porter des Jordan pour crapahuter ? A défaut de reconnaître les empruntes d’ours ou de Cougars, nous devenons expert en fashionista ! Étonnamment, en remontant, nous croisons beaucoup de personnes s’engageant sur le trail. Arrivé enfin en haut, ce sont les 5 membres d’une famille Amish que nous croisons. La maman et les deux jeunes filles sont habillées façon Laura Ingalls en deuil, robe et tablier noir, petit bonnet blanc. Le père en pantalon noir et chemise blanche pousse devant lui un fauteuil roulant dans lequel est assis un garçon. Et Hop ! Toute cette joyeuse troupe s’élance sur le chemin escarpé et sablonneux. Vraiment, je me demande jusqu’où ils sont allés et comment le père a pu pousser/tirer le fauteuil sur ce trail absolument pas adapté.
C’est sur cette scène incongrue que s’achève notre périple du jour. Il est temps pour nous de rejoindre Prineville où nous passerons les 2 prochaines nuits.
Prineville
Le Rustler’s Inn se trouve à l’entrée de la petite ville. Il a tout d’un bâtiment Far West. La vieille dame qui gère le motel est une vraie Cowgirl et malgré un âge assez avancé elle n’a rien perdu de sa pétillance et de son humour. Chez elle, pas d’ordinateur, elle remplit ses petites fiches à la main et me demandera de ne pas me teindre les cheveux dans la salle de bain du motel , ça tache la baignoire et les serviettes de bain ! Nous sommes pourtant loin de ressembler à un couple en cavale ? Elle nous a bien fait rire ! Les chambres du motel sont spacieuses et équipées d’un grand frigo. J’adore la décoration un peu kitsch pleine d’ours et d’accessoires de trappeurs. Comme d’habitude, nous laissons quelques heures nos chaussures de randonnée devant notre porte afin de leur faire prendre l’air. Après ma douche, lorsque Vincent passe à son tour dans la salle de bain, j’entends du bruit devant notre chambre. J’entends que ça parle de nos chaussures. Je me dis qu’il serait quand même fort de café de nous reprocher de les avoir mises ici. Elles ne gênent personne et c’est en extérieur donc niveau hygiène, ce n’est pas gênant non plus.
Ca frappe à la porte de notre chambre. J’ouvre, prête à en découdre. En fait, je me retrouve nez à nez avec deux couples d’Américain d’un certain âge, ils sont hilares. L’un des hommes me montre sa clé et me dit que c’est sa chambre. Effectivement, il a lui aussi la clé de la chambre numéro 16. Notre Cowgirl senior s’est un peu mélangée dans ses fiches ! J’ouvre grand la porte et lui explique que nous sommes déjà installés et qu’il doit donc réclamer une autre chambre.
Ils ont parlé de nos chaussures, simplement parce que c’était ce qui indiquait que la chambre était déjà occupée et qui les a poussé à frapper à la porte au lieu d’entrer directement. Heureusement que nos chaussures trahissaient notre présence. La situation aurait pu être bien plus embarrassante s’ils étaient entrés directement !
Encore une fois, bonne crise de rire accentuée par la gentille moquerie d’une des femmes quand elle place son pied à côté d’une de mes chaussures taille 35 ! Oui, j’ai des pieds d’enfants ! Et alors ?!
Notre motel est cerné par les restaurants Mexicains. Ca tombe bien, j’adore cette cuisine. Nous décidons de dîner au Ranchero qui annonce une cuisine mexicaine familiale. On a faim, on a soif ! On se fait plaisir à coup de Margarita, quesadilla et de burritos énormes. C’est bon, gras, copieux. Parfait pour ce soir. La serveuse, un peu tendue au début se déridera après la commande de notre deuxième Margarita. Repus et légèrement éméchés (l’alcool et la fatigue ne font pas bon ménage), nous rejoignons notre chambre à seulement quelques dizaines de mètres du restaurant.
Nous ne tardons pas à nous écrouler dans le lit douillet du motel . Le lendemain, c’est encore une grosse journée pleine d’aventures qui nous attend. Mais l’avantage, c’est que nous n’aurons pas à refaire nos valises puisque nous passons 2 nuits dans la charmante petite ville de Prineville.
Pour résumer notre parcours du jour : peu de route et beaucoup de visites grâce à une forte concentration de points d’intérêts dans un petit périmètre.
Pour toutes les photos >> www.nv-de-voyages.com/...state-park-and-more/ | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 11:34 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 31 de 60 · Page 2 de 3 · 805 affichages · Partager Jour11 : John Day Fossil Beds – Painted Hills
Comme on est un peu zinzin, on a décidé de consacrer la journée entière à John Day Fossil Beds National Monument. Pourquoi zinzin ? Parce qu’on a décider de nous rendre dans les 3 units qui composent le site : Painted Hills, Sheep Rock et Clarno. Et il y a une chose qu’il faut savoir sur ce secteur, c’est que toutes les units sont éloignées les unes des autres. Bienvenue dans le No mans land de l’ Oregon ! Pour couronner le tout, nous constatons lorsque nous quittons notre chambre de motel que la fumée est de retour. Nous verrons bien ce que ça donnera dans le parc.
Pour commencer, un petit ravitaillement en essence et en cash.
Une chose m’a interpellé dans la station où nous nous sommes arrêtés ; gérer à 100% par des femmes. J’en ai fait la réflexion à Vincent. Dans la région, tu prends le boulot où il y en a et tu ne fais pas le/la difficile ou quand les contraintes liées à la géo économie favorisent l’égalité homme/femme.
Nous expérimenterons pour la première fois le distributeur automatique d’argent en drive. Ce pays est fabuleux ! Même plus besoin de sortir de sa voiture pour retirer du cash ! Et c’est parti pour environ 1h15 de route pour nous rendre aux Painted Hills, notre premier site visité à John Day Fossil Beds.
Nous traversons l’Ochoco Natinal Forest par US hwy 26. Nous longeons la Marks Creek River et passons tout près de Marks Lake. Nous n’avons pas le temps de nous arrêter mais nous repérons qu’il y a aussi beaucoup à faire dans cette forêt : randonnées, activités nautiques, camping . La route est donc hyper agréable.
Lorsque nous arrivons enfin aux Painted Hills, nos craintes concernant les fumées d’incendie se confirment. L’air est saturé et la visibilité en est grandement réduite. Nous nous garons sur le parking encore désert de l’Overlook trail et constatons que nous sommes loin de la vision carte postale ciel bleu contrastant avec les collines colorées. Une nouvelle fois, nous acceptons ce fait avec philosophie. Le plus dérangeant reste finalement cette odeur puissante de feu de cheminée. Ce matin, nous avons quitté le motel sans enfiler nos chaussures de randonnée. Nos pieds commencent à souffrir de les porter toute la journée depuis plusieurs jours donc nous avons préféré faire la route en basket pour Vincent et en Birk pour moi. Mais avant de nous élancer sur ce court trail, il faut bien rechausser nos souliers de torture. En ouvrant le coffre pour les récupérer, c’est le drame ! Ah la gourdasse ! J’ai bien pris mes chaussures mais j’ai oublié de prendre également une paire de chaussettes ! Et je porte des tongs ! Donc, j’ai les pieds nus ! Pas de soucis pour Vincent, puisqu’il porte des baskets avec des chaussettes bien sûr.
Je m’en veux, moi qui n’oublie jamais rien ! Impossible de porter des chaussures de rando sans chaussettes. Heureusement, les Birkenstock ne sont pas de simples tongs et maintiennent bien le pied. Mais, nous qui nous posions la question de faire Carroll Rim Trail, et bien c’est plié, on ne la fera pas. Pour le reste de Painted Hills Unit, les Birk suffiront. Il faudra simplement que je fasse attention où je mets les pieds.
Pour nous rendre ensuite à Sheep Rock Unit, nous passons devant l’unique ville indiquée par des panneaux de signalisation, Mitchell. Nous nous y arrêterons dans l’espoir d’y trouver une paire de chaussettes à acheter. Faute de quoi, les randonnées prévues risquent d’être compromises.
Painted Hills Unit : Painted Hills Overlook Trail
Nous voilà fasse aux célèbres Painted Hills. Ces collines tiennent leur couleur des variations climatique de la région au fil des milliers d’années. Chaque strate correspond à une période humide/sèche/ volcanique. L’environnement est désertique et totalement vierge de présence humaine. Malgré le brouillard dû à la fumée, nous profitons pleinement de ce panorama. Il est moins évident pour nos objectifs de capturer les contrastes et la beauté des lieux.
Painted Hills Unit : Painted Cove
Nous partons ensuite en direction de Painted Cove. Là encore, nous sommes les premiers sur place. Je suis assez étonnée de ne pas voir plus de monde sur le site. Nous entamons la Painted Cove Trail qui fait une boucle autour de la colline rouge. C’est l’oxydation du fer présent dans le sol qui donne cette couleur rouge à la terre. On se croirait sur Mars !
Afin de préserver la croute volcanique, c’est sur un ponton en bois aménagé que la petite randonnée commence. Il est possible de prendre de la hauteur pour avoir une vue globale de la butte rouge.
Painted Hills Unit : Leaf Hill
Nous quittons Painted Cove pour Leaf Hill Trail. Cette fois-ci nous sommes seuls et nous le resterons ! Cette petite randonnée, moins attractive que les 2 premières n’est pas vraiment mise en avant. Elle se trouve à l’extrême opposé de l’entrée du parc. Pourtant, la balade est sympathique et on peut y observer de nombreux fossiles de végétaux. De quoi nous rappelons que nous nous trouvons dans une zone volcanique.
Painted Hills Unit : Red Scar Knoll – Red Hill
Et enfin, pour finir notre visite de Painted Hills Unit, nous nous enfonçons encore un peu plus loin dans le secteur et nous rendons à Red Hill, tout nouveau secteur ouvert, il permet de découvrir une nouvelle butte rouge. Si la zone de Leaf Hill est relativement boisée, celle de Red Hill, nous replonge immédiatement dans un environnement désertique proche de Mars. Seule la présence d’arbres morts nous rappelle que nous sommes bien encore sur terre ! Avant de quitter le parc nous faisons un arrêt au Visitor Center qui se trouve à l’entrée pour un arrêt technique. De nombreuses information sur disponibles sur la création du site et la géologie. Il est très utile de s’y arrêter (pour plus qu’une pause technique !).
MitchellNous quittons cette Unité de John Day Fossil Beds totalement enchantés.
Triste retour à la réalité, il faut impérativement que je trouve des chaussettes ! La ville de Mitchell est indiquée par des panneaux de signalisation. C’est en effet la seule source de ravitaillement en essence au milieu de ce désert volcanique, pour les visiteurs qui n’auraient pas pris leur précaution. Quand nous arrivons enfin à Mitchell, c’est le choc ! Nous ne nous attendions pas à trouver une grande ville, mais ce que nous découvrons, c’est une ville composée uniquement d’une rue principale bordée de quelques bâtiments type western. Quant à la station-service d’un autre temps... Nous nous garons en face de ce qui semble être le General Store de la ville. Je dois avouer ne pas m’être sentie à l’aise. J’avais vraiment l’impression d’être une étrangère. En prenant des photos, j’avais l’impression de manquer de respect aux habitants de Mitchell. En même temps, j’avais envie d’immortaliser ce moment. Il ne s’agit pas d’une ville fantôme touristique. C’est une vraie ville avec de vrais habitants. Dans le General Store, on trouve de tout même si le magasin semble dépouillé, les étagères à moitiés vides. Un monsieur âgé s’affaire à ranger des produits tandis qu’un jeune homme tient la caisse. Il y a un peu de tout, mais je ne vois pas de chaussettes. J’attends donc à la caisse derrière une cliente qui achète une bouteille d’eau et qui discute avec le jeune caissier. Leur conversation s’éternise mais je n’ai pas trop envie de faire ma Parisienne et de leur demander d’abréger ! Quand notre tour arrive enfin, le jeune homme nous demande avec un accent trainant en mâchant du chewing-gum s’il peut nous aider.
Je lui demande s’ils vendent des chaussettes et me sens obligée de justifier ma demande « j’ai oublié les miennes à l’ hôtel blablabla ». Il me répond qu’ils n’en n’ont pas mais que je peux certainement en trouver à Judy’s Place. C’est une boutique de souvenirs à l’entrée de la ville, nous sommes passés devant en arrivant.
Je le remercie et lui dit que nous allons donc tenter notre chance chez Judy. Avant de quitter le magasin, nous sommes interpelés par le vieux monsieur, qui s’avère être le grand-père du jeune caissier. Ce monsieur me rappelle le « chercheur d’or » de Toys story 2 : barbe blanche, bretelles et chapeau de cowboy. Il me dit que si j’ai besoin de chaussettes, il peut me dépanner d’une paire, propre bien sûr ! Je décline l’offre en le remerciant chaleureusement.
Nous partons à pieds rejoindre la boutique de souvenirs de Judy à maximum 200m de là. Pendant que nous remontons la rue, nous entendons derrière nous le Grand Père chercheur d’or demander à la cantonade si quelqu’un a des chaussettes. Là, nous sommes carrément gênés. Nous avons la sensation d’être à l’origine d’un trouble à l’ordre public pour une simple paire de chaussettes.
Arrivés à Judy’s Place, nous constatons que le magasin est fermé. Mais avant d’avoir eu le temps de faire demi-tour pour retourner à la voiture , acceptant le fait que je devrais faire sans chaussette toute la journée, une voiture arrive et se gare devant la boutique. Une dame en sort avec un petit chien aboyant sous le bras. C’est Judy ! En fait, notre Grand Père chercheur d’or s’adressait à elle dans la rue !
Elle nous salue en fouillant ses poches et nous annonce qu’elle n’a pas ses clés sur elle. Elle nous explique qu’elle avait fermé sa boutique aujourd’hui pour donner un coup de mains à la préparation du déjeuner pour l’école. Elle repart vers sa voiture en nous disant qu’elle revient dans 5 min, elle retourne chercher ses clés chez elle à 200m de là. Oui, elle prend sa voiture pour circuler dans Mitchell !
Nous profitons de ses 5 minutes pour photographier la devanture de la boutique et des alentours. Comme convenu, elle revient au bout d’à peine 5 min. Elle nous ouvre sa boutique et nous dirige vers les chaussettes. Pourquoi a-t-elle des chaussettes dans sa boutique de souvenirs ? Je n’ai pas posé la question. Elle me propose des socquettes pas du tout adaptées à mes chaussures de randonnées hautes. Je lui explique que j’ai besoin de chaussettes montantes. Le choix est bariolé ! Je jette mon dévolu sur une paire noire à petits cœurs fluo. Magnifique !
Je crains le prix de ces petites merveilles mais elles ont vendu $2.5. Judy nous informe alors qu’elle n’a rien pour rendre la monnaie puisqu’elle n’a pas ouvert sa caisse. Je demande à Vincent en espérant qu’il ait des petites coupures et par chance, il a un billet de $5. On se met d’accord pour qu’elle garde la monnaie. $5 n’est pas cher payé pour le dérangement. Nous la remercions chaleureusement avec une sincérité non feinte. Elle aura sauvé notre journée de randonnée ! Nous retournons à la voiture et j’enfile mes chaussettes et mes chaussures. Le Grand Père chercheur d’or me lancera un « ah vous avez trouvé vos chaussettes ! Je n’en n’avais pas des comme ça ! ». En plus d’être serviable, il a de l’humour ! Je renouvelle mes remerciements au vieux monsieur.
Franchement, cette aventure restera un des meilleurs souvenirs de ce Roadtrip. Comment imaginer une telle gentillesse. Quand je pense au dérangement causé pour une simple paire de chaussettes à $2.5, ça me semble inimaginable d’être si serviable.
Nous quittons Mitchell après un peu plus de 30 min qui auraient pu paraitre une perte de temps dans notre planning de la journée mais qui au final se révélera une formidable aventure humaine.
Et l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...ted-hills/#more-7284 | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 11:46 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 32 de 60 · Page 2 de 3 · 802 affichages · Partager J11 : John Day Fossil Beds – Sheep Rock
Nous nous enfonçons un peu plus au cœur de John Day Fossil Beds pour poursuivre notre découverte du National Monument. Il nous faut près de 40 minutes pour rejoindre Sheep Rock Unit. J’avoue m’être peu renseignée sur ce parc et lorsque nous nous arrêtons au Visitor Centre « Thomas Condon Paleontology Center » pour faire quelques achats souvenirs, nous sommes très agréablement surpris. En effet, le bâtiment renferme en réalité un véritable museum d’histoire naturelle paléontologique. Nous y passerons beaucoup plus de temps que prévu. De passage dans le secteur, vous devez absolument vous y arrêter et y consacrer un peu de temps. Cela vous permettra de comprendre la géologie des différentes unités de John Day Fossil Beds. Bien sur, ce ne sont pas de vrais fossiles que vous pourrez observer dans ce petit musée. Mais les reproductions sont largement suffisantes afin de comprendre la création des ieux.
Sheep Rock Unit – Blue BassinNotre principale raison de notre venue à Sheep Rock Unit est la visite du secteur de Blue Bassin.
Sur le chemin, nous faisons une halte au bord de la route au niveau de Goose Rock. Si je n’arrive pas à comprendre clairement l’appellation du lieu, en revanche, je ne passe pas à côté de la carcasse à l’état de squelette sur le bas-côté. Ambiance... Arrivés à Blue Bassin, nous avons le choix entre deux randonnées. Nous décidons de marchons sur Island in time trail, randonnée plus courte que Blue Bassin Overlook. Il nous reste une sacrée route à faire aujourd’hui et les 3.25 miles de cette dernière nous prendraient trop de temps. Ce court trail de 2 km nous fait découvrir le Blue Bassin en suivant un petit canyon ponctué de reproductions de fossiles. Nous sommes très rapidement au cœur de Blue Bassin et effectivement, la couleur bleue/verte/grise de la roche est exceptionnelle ! Je l’appelle la couleur « hollywood chewing gum ».Nous n’avions jamais vu une telle couleur dans la nature auparavant. La roche, constituée de cendres volcaniques vieilles de plusieurs millions d’années, nous donne une idée du cataclysme que la région a connu. Les lieux ne sont pas très fréquentés, ce qui permet de nous sentir sur une autre planète.
Nous reprenons notre route en direction du nord et découvrons Cathédrale Rock. Malheureusement, le temps de réagir, il est trop tard pour s’arrêter et la route sur cette portion n’est pas suffisamment aménagée pour s’arrêter en toute sécurité. Nous faisons un stop dans l’autre sens mais l’angle de vue ne permet pas de distinguer clairement les deux colonnes qui ressemblent vraiment aux colonnes de Notre Dame ! Alors ouvrez bien les yeux et soyez attentif, préparez votre appareil photo !
Sheep Rock Unit – ForeeNous arrivons au deuxième secteur que nous allons visiter de Sheep Rock Unit, Foree.
Sur le parking, nous avons 2 possibilités de randonnées. Toutes les deux sont courtes.
Nous décidons de commencer par Flood of Fire trail qui se finit par une falaise (a dramatic cliff !). De là, nous avons une très belle vue du secteur. Le vent souffle fort et nous manquons plusieurs fois de perdre nos casquettes. Ensuite, nous parcourons la petite boucle de Story in Stone trail d’où nous pouvons observer une jolie butte couleur menthe à l’eau. Ainsi s’achève notre visite de Sheep Rock Unit. Nous reprenons la route, direction Clarno Unit.
Il est environ 14h30 lorsque nous quittons Sheep Rock. Impossible de me rappeler quand nous avons fait notre pause dej. On a forcément fait une pause dej compte-tenu de mon humeur lorsque j'ai faim ! Mais il faut croire que ce n'étais pas le pique-nique du siècle !
L'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...sil-beds-sheep-rock/ | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 11:56 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 33 de 60 · Page 2 de 3 · 801 affichages · Partager J11 : John Day Fossil Beds – Clarno Unit
Nous poursuivons notre journée à John Day Fossil Beds et prenons le chemin de Clarno Unit. La route est déjà suffisamment longue entre Sheep Rock et Clarno Unit. Ce n’était peut-être pas la peine d’y ajouter des travaux qui vont nous faire perdre encore une demi-heure !
Nous nous retrouvons coincé à un barrage routier entre 2 poids lourds. Impossible de savoir pourquoi exactement et pour combien de temps. Bon, nous ne jouons pas les excités, ce n’est pas le style des gens du coin. Nous attendons donc en écoutant de la musique et en grignotant des barres de chocolats (les essentiels en roadtrip).
Au bout de 20 min, une longue file de véhicules arrive en sens inverse. Elles suivent toutes à faible allure un pick-up équipé de gyrophares. Nous comprenons que la circulation est alternée et se fait sous escorte. D’un coup, nous comprenons pourquoi c’est si long.
Le pick-up gyrophares fait demi-tour et se place à l’avant de notre convoi. Ca y est, c’est à notre tour. Nous nous engageons en file indienne à vitesse très réduite sur la route en travaux, sans asphalte. Et ça dure ! Nous réalisons que nous avons éviter une bien plus longue attente compte tenue de la distance à parcourir. Je me demande depuis combien de temps le premier de la file était bloqué. Nous roulons pendant plusieurs dizaines de minutes au milieu de ce convoi exceptionnel à travers la poussière. Nous croisons sur plusieurs tronçons des camions et des travailleurs. Le chantier est incroyablement long.
Nous sommes bien heureux quand nous retrouvons enfin une route bitumée !
Si j’en crois l’itinéraire Google que je viens de faire, la route est toujours en travaux à l’heure où j’écris cette article !
Il est 16h30 lorsque nous arrivons à Clarno Unit. Heureusement, nous n’avons pas de check in à faire ce soir. Nous avons tout notre temps pour rentrer à l’ hôtel . La petite unité de Clarno se trouve en bordure de route. Cette dernière n’étant pas très fréquentée cela n’a rien de gênant. C’est vraiment désert dans le coin ; de la roche volcanique et quelques fermes éparpillées. Ils ne sont pas embêtés par les voisins au moins, les fossiles sont particulièrement silencieux ! Sur le parking nous remarquons 2 véhicules : un camping-car et un SUV. Seuls les occupants du SUV (des grands parents avec leurs 2 petits enfants) s’engageront sur Geologic Time Trail, bien après nous. Ils se contenteront de cette petite portion au moment où nous seront déjà sur Arch Trail. Autant vous dire, nous non plus, nous ne seront pas dérangé par la foule et les fossiles seront toujours aussi silencieux.
Il y a 2 parkings à Clarno. Je vous conseille de vous arrêter dans le premier, Palisades Picnic Area, à droite lorsque vous arrivez à Clarno depuis Sheep Rock. Le second se trouve à la jointure entre Arch Trail et Trail of Fossils.
Mais en stationnant à Palisades Picnic, vous pourrez prendre Geologic Time Trail avant de faire les petites randos suivantes. Ce sont encore une fois de très courtes distances. Tant qu’on est sur place, autant tout voir.
Nous nous engageons sur Geologic Time Trail le long duquel des petits panneaux nous donnent des explications chronologiques sur les différentes ères. Le demi mile de ce trail longe une véritable palissade de roche, d’où le nom. Le soleil déclinant de cette fin de journée joue à cache-cache avec nous.
Puis nous arrivons à la jonction de Arch Trail et Trail of Fossils. C’est ainsi que nous remarquons le deuxième parking. Il y a aussi une fontaine d’eau potable, bon à savoir.
Nous tombons sur nos premiers vrais fossiles ! Bien sûr, ici, pas de fossiles de dinosaures. Imaginez bien que le site serait pillé ; mais, de très beaux fossiles de végétaux d’une autre ère. C’est impressionnant d’en voir ailleurs que dans un musée !
Nous décidons de commencer par Arch Trail. Ca grimpe pas mal le long de la palissade. Nous voyons partout de gros rochers disséminés. Ce sont des pierres volcaniques crachées par le volcan durant d’anciennes éruptions ou bien des coulées de laves fossilisées. Les fossiles présents sur le site, nous indiquent qu’auparavant la zone était totalement boisée. Une énorme irruption volcanique a transformé les lieux en ce qu’ils sont actuellement. Le trail se finit sous une arche. On observe les vagues de lave formant des escaliers naturels dans le conduit étroit qui aboutit à l’arche. On pourrait presque grimper dedans. Des panneaux indiquent où observer les fossiles. Ici, c’est un tronc entier d’arbre qui s’est retrouvé prisonnier des flots de lave.
Nous sommes saisis par le silence qui nous entoure. Même pas le « crcrcr » d’un petit serpent à sonnette. A si, le silence est troublé quelques minutes par le grand père et ses deux petits enfants en contre bas sur Geologic Time Trail. Mais cela ne dure pas longtemps, ils font rapidement demi-tour.Nous profitons un maximum du calme qui règne dans ce parc. Ce n’est peut-être pas une unité majeure, rien de particulièrement exceptionnel, mais nous, nous adorons sortir des sentiers battus. Et nous avons l’impression ici, encore une fois, d’être seuls au monde. Et puis, nous sommes fascinés par la création de la terre et toutes les épreuves qu’elle a enduré avant d’arriver à notre ère. Donc chacune des preuves d’un passé tourmenté est un vrai régal. Après l’arche, nous partons à la chasse aux fossiles sur Trail of Fossils. Nous sommes aidés par des panneaux indiquant leurs présences. Pas toujours facile de discerner la roche du fossile ! La balade est vraiment ludique ! Des troncs, des branches, des feuilles !
Et il est finalement temps de rentrer. Il est aux environs de 18h et nous avons un peu de route pour rejoindre Prineville. Nous traversons la pampa Orégonaise et croisons de nombreuses fermes et élevages de vaches/bœufs.
Il est 19h largement passé lorsque nous arrivons en ville. Et nous sommes affamés ! Et quoi de mieux que Taco Bell quand on meurt de faim ? Rien ! Je vais peut-être me répéter mais Taco Bell est mon fast food préféré.
C’est tout crasseux de notre journée passée à John Day Fossil Beds que nous dévorons nos tacos. Nouveauté cette année, les Nachos Fries Supreme, comme les nachos supreme mais avec des frites pour encore plus de gras ! Et une boisson créée spécialement pour, soi-disant, s’accorder avec les saveurs Taco Bell. Vu la couleur du nectar, je passe mon tour.
Encore une bien belle journée qui s’achève. Décidément, ce roadtrip nous envoie dans un autre monde.
Toutes les photos >> www.nv-de-voyages.com/...il-beds-clarno-unit/ | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 13:42 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 34 de 60 · Page 2 de 3 · 785 affichages · Partager Jour 12 : White River Falls State Park
White River Falls Sate Park : « One of Oregon’s secret hideaways » d’après oregonstateparks.org
Nous quittons Prineville pour l’avant dernière étape de notre roadtrip Orégonais. Ce qui aurait dû être une simple journée de transition et de route jusqu’à Silver Falls State Park se révélera, une nouvelle fois, riche en découvertes. L’itinéraire le plus direct nous faisait traverser la Deschutes Forest mais nous en avons décidé autrement. Nous allons plutôt passer par la Mount Hood Forest, histoire d’aller taquiner le plus haut sommet d’ Oregon.
Nous avons de la chance, nous avons un grand soleil et un beau ciel bleu, simplement légèrement voilé aujourd’hui. Mon inquiétude c’est, bien entendu, que la fumée des incendies qui nous a accompagné une bonne partie du voyage soit encore de la partie.
Mais avant de nous approcher du géant, nous faisons une première halte dans un petit State Park à 50 km au sud de The Dalles...
White River Falls State Park
J’ai repéré les chutes de White River en préparant notre itinéraire, plusieurs mois avant notre roadtrip. Toujours en quête de lieux à découvrir, j’ai tout de suite su qu’un léger détour s’imposait.
Durant les 150 km de route qui nous conduisaient vers White River Falls SP, nous avons constaté à plusieurs reprises les dégâts provoqués par les incendies : des hectares entiers calcinés ; paysage de désolation. Puis Maupin, petite ville qui a eu chaud aux fesses et qui s’en tire à très bon compte visiblement. J’imagine l’angoisse des habitants quand les feux étaient aux portes de la ville. C’est une petite ville très charmante sur les rives de la Deschutes River. Nous croiserons des lycéens en route pour leur entrainement de Football. Après Maupin, nous arrivons rapidement à White River Falls State Falls State Park.
Nous nous garons sur le petit parking du site. Une énorme caravane est installée en face sur la pelouse. Ici, même pas une Ranger Station. Nous avons l’impression que ce sont des particuliers qui gèrent l’entretient du State Park en contrepartie de l’autorisation d’y séjourner durant la période d’ouverture de mars à octobre. D’ailleurs, un panneau indique qu’ils sont les hôtes de l’année.
White River Falls State Park est un ancien site de production d’électricité datant de 1910. Le site a cessé d’être exploité en 1960. On en voit les vestiges depuis l’overlook et même si c’est interdit, il est possible de pénétrer dans l’ancien bâtiment où ont été abandonnées les vieilles machines. Le contraste entre l’aspect sauvage du canyon et l’industrialisation du site est intéressant. On commence par emprunter un chemin bitumé puis un ponton en bois, qui cèdent ensuite la place à des escaliers artisanaux et irréguliers en bois. La première cascade de White River Falls est sacrément impressionnante, sur plusieurs niveaux et hyper photogénique. Nous sommes en août et le débit est largement inférieur à ce qu’il doit être au début du printemps. Mais elle reste conséquente et bruyante. Pour en obtenir la meilleure vue, il faut s’éloigner du sentier et se placer sur un énorme rocher. Une fois arrivée en bas, vous n’aurez plus de vue sur les chutes.
Dans le canyon, la White River suit son cours assez tranquillement. Il est possible d’y faire trempette. Mais l’aspect vaseux de la rive ne m’a franchement pas donné envie de retirer mes chaussures.
Bien sur, nous ne résistons pas à une exploration du bâtiment abandonné ! Incroyable que ces machines soient restées sur place !
C’est la curiosité de Vincent qui nous amènera à la 2ème chute d’eau du State Park. Le sentier de randonnée n’est pas évident et se remarque à peine au milieu de la végétation en friche. Dans mon souvenir, il faut contourner un petit enclos grillagé pour retrouver le chemin. C’est ici que nous observerons l’unique biche en milieu sauvage de notre séjour ! Elle avait l’air autant étonné que nous de croiser du monde ! Nous accédons aux deuxièmes chutes de la White River. Elles sont moins hautes mais ont un bon débit et le bassin dans lequel elles se jettent est très joli.
Nous poursuivons notre escapade encore un peu plus loin sur le sentier jusqu’à une vue fabuleuse qui porte jusqu’à l’horizon dans le canyon. Encore une fois, les lieux sont déserts à cette heure de la matinée. Mais j’imagine que les après midi le week end, il doit en être autrement. D’ailleurs, on remarque la présence de visiteurs téméraires les jours passés. Les inscriptions de l’autre côté de la rives nous démontrent qu’il est possible de traverser la rivière et de s’installer sur cette micro plage.
C’est à contre cœur que nous faisons demi tour et quittons ce paradis nous nous sommes sentis, durant cette petite heure, encore une fois seul au monde. Et ce n’est pas la biche qui nous contredira.
Toutes les photos >>[/g]www.nv-de-voyages.com/index.php/2018/10/30/jou... | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 13:43 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 35 de 60 · Page 2 de 3 · 783 affichages · Partager Bonjour Nell,
Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre.
Je suis étonnée par cette phrase. Pour ma part, tous les carnets que j'ai lus qui traitaient de Smith Rock SP mettaient le parc en avant et le définissaient comme un petit bijou. Je bave devant les photos depuis bien longtemps et je me fais une joie de le parcourir enfin l'été prochain ! 
Par contre, je ne connaissais pas les autres parcs que vous avez vus ce jour-là. Merci pour le retour... je m'en vais voir ça sur le blog ! | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 14:16 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 36 de 60 · Page 2 de 3 · 778 affichages · Partager J'adooore l'épisode des chaussettes !! Bon, j'arrête là ma lecture pour aujourd'hui. | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 14:23 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 37 de 60 · Page 2 de 3 · 775 affichages · Partager Jour 12 : suite
Impossible de faire un roadtrip en Oregon sans passer dire bonjour au Mount Hood.
Ce stratovolcan est le 4ème plus haut sommet de la chaîne des cascades. Il est visible depuis Portland quand la météo est clémente. Si vous avez suivi assidûment ce carnet de voyage, vous comprenez que nos conditions climatiques n’étaient pas optimums pour une telle observation depuis la capitale de l’Etat !
Nous manquions de temps pour profiter pleinement du géant. Le mieux est d’y faire étape et d’y randonner.
J’ai donc repéré et noté dans notre roadbook avant de partir, différents lacs où nous pourrions nous arrêter et avoir une belle vue du Mount Hood sur notre route.
La veille nous avons arrêté notre choix sur Trillium Lake. A priori, il promet une très belle vue ! Nous décidons de nous y rendre et de pique-niquer sur place avant de repartir vers Silverton non loin de Silverfalls State Park.
La route dans la Mount Hood Forest est très jolie mais également très fréquentée par les écureuils. On en vient à slalomer pour esquiver ceux qui traversent la route devant nous. Malheureusement, tous n’en réchapperont pas indemnes. (apparté - je ne voulais pas l'écrire sur le blog, mais l'écrabouillage d'un pauvre écureuil m'a vraiment mis mal. Il m'a fallu du temps pour m'en remettre. Pourtant, on a fait le max pour les éviter sur la route. On a du tomber sur le seul écureuil suicidaire de la foret) Et au détour d’un virage, le Mount Hood apparaît. Son sommet domine réellement le paysage. Très impressionnant. Même à travers un pare-brise (très) sale. Arrivés à Trillium Lake, pas facile de savoir où aller pour accéder au lac. En milieu de journée, les parkings sont pris d’assaut. Nous finissons par trouver une place et n’oublions pas de payer les 5 dollars requit. Et attention, ici, nous avons vu les Rangers circuler dans leur voiturette et contrôler les véhicules. Le lac tient ses promesses. Depuis le parking, il faut traverser une zone boisée où de nombreuses tables de pique-niques sont installées. Le lac se trouve juste derrière. Et il offre effectivement une magnifique vue sur le Mont Hood et ses neiges éternelles. Le léger voile de fumé est toujours présent. Malgré le ciel bleu et le grand soleil, les photos ne rendent pas justice au paysage. Les activités nautiques sont nombreuses : paddle, bateau, pêche et baignade au milieu des canards et autres oiseaux. Nous profitons de l’endroit pour manger nos bagels et pour nous promener un peu avant de reprendre la route.
Nous reprenons la route et constatons qu’en ce mois d’août, le Mont Hood est ultra fréquenté. Tous les parkings devant lesquels nous passons sont bondés et nous croisons de nombreux randonneurs sur le bord des routes.
SilvertonEn nous rendant à Silverton, je prends conscience que nous arrivons à la fin de notre périple. Nous passons au sud de Portland que nous avons quitté il y a presque deux semaines. Nous nous installons dans notre chambre du Silverton Inn & suites après un rapide check in. L’ hôtel est très mignon et les chambres, chaleureuses et confortables. Nous en profiterons à peine. Il est encore assez tôt, environ 16h, et je dois me mettre en quête du jersey de Stephen Curry pour le mini homme. Nous décidons de faire un saut à Salem, la ville la plus importante du coin. Force est de constater, après avoir fait 3 boutiques de sport, que le mois d’août n’est pas propice au basketball. Zero, nada, rien, nothing ! Pas un maillot de basket ! Bredouilles, nous retournons à l’ hôtel .
Nous nous posons quelques instants et consultons les restaurants dans le coin en prévision de notre dîner.
Nous trouvons notre bonheur : le Creekside Grill ! Il se trouve à quelques centaines de mètres de l’ hôtel . Parfait, nous pouvons donc nous y rendre à pieds.
Silverton est une petite ville très sympathique. Nous prenons plaisir à nous y balader à pieds. Absorbés par les vitrines des boutiques qui se succèdent et surtout affamés (l’appel du ventre.... L’appel le plus puissant !), nous ne remarquons même pas la longue fresque murale sur notre droite. Ni même la niche et le faux chien.
Le restaurant se trouve sur la berge d’une petite rivière. La salle était spacieuse et déserte. L’accueil et le service ont été, quant à eux, très chaleureux et agréables. Et nous n’avons pas été déçus des plats. Les viandes étaient très bonnes (les meilleurs Ribbs que j’ai mangé) et les accompagnements originaux et bons ! Ca change des frites ! En dessert, je n’ai pas pu résister à la Marionberries pie. J’en parlais en début de carnet de la Marionberry ! Je ne pouvais pas passer à côté ! Nous avons passé un très bon moment dans ce restaurant sans prétention. Et c’est bien repu que nous reprenons la route de l’ hôtel , toujours à pieds.
Cette fois-ci, nous ne passons pas à côté de la niche, du chien... D’ailleurs, de loin, avec la luminosité déclinante, je me suis demandée ce qu’il faisait là, ce chien. Bien sûr, c’était avant de m’apercevoir que c’était une reproduction de Collet. Intrigués, nous lisons le panneau derrière lui : Silverton Bob.... Ok, c’est bizarre cette plaque commémorative pour un chien. Mais plus grand-chose ne m’étonne en Oregon ! C’est en découvrant la fresque que nous prenons la mesure de la légende de Bobbie ! L’histoire est fabuleuse ! Bobbie est né en 1921 à Silverton OR. Il s’est perdu en s’enfuyant après s’être fait attaquer par des chiens dans l’ Indiana, lors d’une visite dans la famille de ses maîtres en 1923. Déjà, ça ressemble fort à un téléfilm M6 du dimanche après-midi pendant les vacances de Noël. Mais la suite est merveilleuse.
La petite famille retourne en Oregon, toute triste d’avoir perdu Bobbie.
Mais, en février 1924, après plus de 2500 miles parcourus, Bobbie est de retour à Silverton ! Certes, Bobbie a un peu morflé, pauvre petit père. Il a bravé, montagnes, rivières, déserts en suivant les traces de sa famille.
Cette histoire a fait grand bruit et les journaux de l’époque en ont parlé. La fresque murale de Silverton retrace le périple de Bob.
Comme les journaux le disaient à l’époque « Believe it or not ! » Moi, j’ai envie d’y croire ! Aujourd’hui, sa dépouille repose à Portland. La ville de Silverton réclame le retour du toutou pour l’inhumé dans sa ville natale et honorer sa mémoire. Quoi de mieux que cette belle histoire pleine de bons sentiments pour finir une journée ?
| | | À: Peggy16 · 19 février 2019 à 14:29 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 38 de 60 · Page 2 de 3 · 774 affichages · Partager Bonjour Nell,
Ce matin, nous filons direction Smith Rock SP. Ce petit State Park au nord de Bend n’a jamais été l’objet d’une grande convoitise dans les carnets ou les blogs que j’ai pu consulter. Je ne sais donc pas trop à quoi m’attendre.
Je suis étonnée par cette phrase. Pour ma part, tous les carnets que j'ai lus qui traitaient de Smith Rock SP mettaient le parc en avant et le définissaient comme un petit bijou. Je bave devant les photos depuis bien longtemps et je me fais une joie de le parcourir enfin l'été prochain ! 
Par contre, je ne connaissais pas les autres parcs que vous avez vus ce jour-là. Merci pour le retour... je m'en vais voir ça sur le blog !
Et bien je trouve aussi que c'est un super parc ! Et je le recommande ++++ Pourtant, sur d'autres forums, on m'avait dit que bon, c'était un parc "vite fait". Alors que non, on peut facilement y passer la journée sans s'y ennuyer. Du coup, super bonne surprise pour nous. Après c’est sur que si on ne randonne pas... C’est un petit parc et il ne bénéficie pas d'Overlook à faire en voiture ;) C’est hyper important de prendre les conseils de personnes qui voyagent comme soi. | | | À: Peggy16 · 19 février 2019 à 14:32 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 39 de 60 · Page 2 de 3 · 772 affichages · Partager J'adooore l'épisode des chaussettes !! Bon, j'arrête là ma lecture pour aujourd'hui.
Ahaha, dire que la journée a failli être gâchée pour une question de chaussettes. C'était surréaliste comme expérience. En tout cas hyper sympa les habitants de Mitchell. | | | À: TinkerNell · 19 février 2019 à 14:52 Re: Oregon: fog, smoke, sun & fun Message 40 de 60 · Page 2 de 3 · 768 affichages · Partager Jour 13 : Silver Falls SP – Ten Falls Trail
Aujourd’hui, nous allons faire la randonnée la plus plébiscitée de l’ Oregon. Elle se trouve dans le State Park de Silver Falls , à l’est de Salem. Nous allons parcourir la Ten falls trail !
Ten Falls Trail
C’est une randonnée que j’attendais avec impatience. Depuis des mois, je regardais les photos de ces cascades avec une seule idée en tête, les contempler de mes propres yeux. Le mois d’août, surtout dans sa deuxième quinzaine, n’est pas forcément la meilleure période pour faire ce trail d’un peu plus 11km. Le débit de la Silver Creek River n’est pas à son apogée et cela s’en ressent sur les cascades. Mais c’est au mois d’août que vous aurez les plus faibles précipitations en Oregon, donc à prendre en considération. A chacun ses priorités !
Ten Falls Trail c’est, comme son nom l’indique, une randonnée sur laquelle vous aurez la possibilité de voir 10 cascades différentes. C’est une boucle de 11 km dans la forêt. Le trail en lui-même est très agréable. Les cascades ne seront que la cerise sur le gâteau ! Et aussi, un élément de motivation ludique pour avancer si jamais la randonnée n’est pas votre passion ! La boucle peut se commencer à plusieurs endroits. Nous avons fait le choix de la commencer à North Falls. En effet, venant de Silverton, c’est le premier parking sur notre chemin. Il est tout petit. Mais nous sommes les premiers sur place, donc aucun problème pour nous garer. Une fois équipés, nous nous mettons en marche. Nous gardons Upper North Falls pour la fin de la boucle. Nous partons en direction de notre première cascade North Falls ! C’est assez difficile de se repérer et de retenir les noms de toutes ces chutes ! Upper, lower, north, south.... Pour ma part, je n’ai même pas cherché à comprendre, j’ai juste profité ! Nous empruntons, dans un premier temps, Canyon trail qui descend vers North Falls. Pour une première, elle est spectaculaire ! Et dire qu’elle est à son débit le plus faible ! Cette cascade de 136 ft (41m) de haut fait un bruit assourdissant en s’écrasant en contrebas. Le trail se poursuit derrière la cascade, dans une cave creusée dans la paroi. C’est vraiment une sensation extraordinaire. Le bruit de l’eau résonne encore plus. 1/10 et je suis déjà conquise !
Saison « sèche » oblige, Twin Falls ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Je peux même dire que je n’en ai aucun souvenir du tout ! Je pense qu’elle devait être a l’état d’un simple filet d’eau. Je ne retrouve aucune photo de cette cascade. Et je suis pourtant tu type mitraillette avec mon objectif.
Même cette cascade n’est pas la plus remarquable de Ten Falls Trail, la balade reste très agréable.
Nous poursuivons notre boucle jusqu’à notre prochaine cible Middle North Falls
Dans un premier temps, nous la contemplons du dessus. Et nous pouvons observer une cavité en face de la cascade, dans laquelle je me ferai un plaisir de crapahuter. Celle-ci est, pour le coup, assez spectaculaire. Encore une fois, nous passons derrière. En poussant au bout du chemin, nous arrivons à la fameuse cavité.
Je m’aperçois que Vincent ne me suit pas. Je l’entends m’appeler mais je n’arrive pas à le voir. Petit moment de panique, j’ai peur qu’il soit tombé quelques parts ! Mais non, il a juste pris la tangente à travers les broussailles et se retrouve sur un énorme rocher qui fait face à la cascade. Le chemin d’accès n’est pas facile, mais il faut avouer que la vue est parfaite !
Nous reprenons le chemin principal et parcourons quelques mètres avant d’arriver à Drake Falls. Nous pouvons la voir à travers les branches et feuilles mais il s’avère très compliqué de la prendre en photo. Elle se trouve dans un axe qui ne facilite pas la prise de vue. Et le faible débit ne la met pas en valeur. Cette la plus petite cascade de Ten Falls Trail.
Nous quittons une nouvelle fois le chemin principal et prenons un petit embranchement qui nous conduit à Double Falls. On peut se rendre directement à ses pieds. Elle doit être sacrément impressionnante au printemps ! Là, nous nous contenteront d’un ruissellement sur la paroi. Au moins, nous pouvons nous en approcher sans finir trempés !
La cascade de Lower North Falls n’est pas très haute. Mais en hiver et au printemps, sa largeur et son débit doivent être étourdissants.
Nous poursuivons sur Canyon trail durant un bon moment avant d’atteindre notre 7ème cascades.
Encore une fois, nous passons derrière la cascade de Lower South Falls ! Mais cette fois-ci, impossible de sortir des sentiers battus. Cette cascade de 93 ft (30 m) se poursuit par un escalier aménagé qui nous fait quitter les berges de la Silver Creek. A partir de là, nous commençons à rencontrer du monde. Nous croisons les visiteurs faisant la boucle (ou juste une petite partie du trail) au départ de South Falls et du Nature Store dans le sens inverse de notre parcours.
Nous arrivons enfin à la star de Silver Falls State Park , la diva de Ten Falls Trail ! Avec ses 177 ft (54m) de haut, South Falls est certainement la cascade la plus visitée du parc. Il faut dire qu’elle est facilement accessible depuis le parking principal et qu’à elle seule, elle résume l’intérêt du site.
La randonnée est ainsi faite que nous allons pouvoir la contempler sous toutes les coutures. Certains angles sont plus faciles à capturer que d’autres. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la meilleure heure pour les prises de vue. Le soleil, juste derrière m’expose la cascade en contre-jour. Pas la meilleure heure, pas la meilleure saison ! Bon, en même temps, c’est charmant cette lumière. De nouveau, nous passons derrière la cascade. Et pour une fois, ma petite taille sera un avantage ! Je passe pile poil sous la roche sans avoir besoin de me baisser, comme la plupart des randonneurs. Nous arrivons de l’autre côté de la rivière, ce qui nous donne un autre angle d’observation. La luminosité est plus à notre avantage. Nous poursuivons notre randonnée jusqu’au top de la cascade.
Nous faisons une halte au Natural Store (qui fait aussi office de Visitor Center) géré par des bénévoles. Nous achèterons quelques souvenirs et en profiterons pour passer aux toilettes avant de nous engager sur la Rim Trail.
Cette fois-ci, nous ne longerons plus de rivière. Nous allons marcher un long moment sans voir de cascades. D’ailleurs, de Winter Falls nous n’en verrons pas une goutte. Nous profitons donc simplement d’une belle balade en forêt.
Nous retournons à notre point de départ, près de North Falls et nous engageons sur le chemin menant à Upper North Falls. Notre dernière étape de la Ten Falls Trail.
Nous avons bien fait de garder Upper North Falls pour la fin. Nous avons le sentiment de terminer cette randonnée sur une très bonne note ! A notre retour au parking, nous nous apercevons qu’il est saturé. Notre départ fera un heureux.
Nous aurons mis près de 4h30 pour parcourir et profiter des 11km de cette randonnée incontournable de l’ Oregon.
Et pour toutes les photos >> www.nv-de-voyages.com/...lls-trail/#more-7641 | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 601 visiteurs en ligne depuis une heure! |