Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:43 16 messages · 2 participants · 709 affichages | | | | 11 mai 2025 ŕ 11:43 Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 1 de 16 · 709 affichages · Partager Encore un voyage prévu durant le covid. Pour 2020 en fait j'avais 3 voyages prévus, billets achetés et tout et tout. Celui-ci en Ouzbékistan était prévu pour avril 2020. On l'a donc reporté en avril 2021. Lŕ encore cela a été annulé et nous n'avons pu prévoir pour avril 2022, nos amis venant avec nous étant pris. Du coup on a choisi l'été en sachant que la température risquait d'ętre trčs élevée.
Nous sommes donc partis ŕ 5, un couple avec qui on a l'habitude de partir et une amie ŕ eux, que je connaissais, qui est seule et qui ręvait de ce voyage, mais qui ne voulait pas partir seule.
Au niveau organisation, nous sommes passés par une agence pour qu'elle prenne les billets de train et pour notre périple en mer d'Aral. Ce n'est pas dans mes habitudes, mais dčs 2020, nous étions en contact avec eux, et ils avaient été trčs compréhensifs lors des deux annulations. Pas évident quand on sait la crise économique que le covid a engendré et notamment en Ouzbékistan.
Lŕ encore je vais écrire ce carnet de mémoire, car aucune note. (c'est bien de faire travailler son cerveau de temps en temps !)
Jour 1 : En avant pour Tashkent
Avion dans l'aprčs midi pour Istanbul, escale de 2h15 en Turquie et vol de nuit pour arriver tôt le matin ŕ Tashkent. PB (une nouvelle fois), l'avion juste avant de décoller de St Exupéry a un souci avec le train d'atterrissage. On attend deux heures, un coup de marteau et un coup de clé plus tard, nous décollons et bien sur arrivés ŕ Istanbul, c'est une course dans l'aéroport pour prendre la correspondance. Arrivée ŕ 7h30 ŕ Tashkent et bien entendu, sur les 5 valises de notre petit groupe, il ne manque 2 (une des nôtres et celle de la dame toute seule). Gros souci car nous partons vers 14h30 en train vers la mer d'Aral et donc on ne repassera pas avant 3 jours proche d'un aéroport. De plus, dans le petit aéroport de la capitale ouzbek, personne ne parle anglais (ni français, ni le patois ardéchois). Heureusement, nous avions réservé un guide pour une visite rapide le matin de la capitale. On avait 7h ŕ attendre et cela nous avait paru intelligent de faire ainsi (et oui des fois on réfléchit). Avec lui, parlant anglais et surtout ouzbekh, l'acheminement des valises a été organisé.
On part donc en visite de la capitale. C'est trčs soviétique comme conception, des grandes avenues, des immeubles affreux.
On visite le complexe historique de Khasti Imam (premier nom ŕ coucher dehors, il y en aura tout le long du voyage) Beaucoup de OH, Ah, Hi que c'est beau, mais au final, quand on sait ce que l'on voit ensuite, c'est vraiment de la roupie de sansonnet.
On fait un tour au bazar Chorsu, le grand marché couvert de la ville. Le guide est sympa et nous donne plein de conseils pour la suite. Il nous propose un resto, ce que nous acceptons, ainsi on va se familiariser avec les habitudes. Ce qu'il y a de bien, cela ne semble pas ętre le resto ŕ touristes.
On se dirige ensuite vers la gare car notre train est ŕ 14h30. Le guide nous laisse et lŕ nouveau souci. En passant un contrôle de sécurité, un des mecs nous fait comprendre que notre train est annulé et que notre billet doit ętre changé pour le train de 20h et quelques. Coup de chaud (il faut 38°). Notre souci est que l'on devait arriver ŕ Nukus (notre destination) ŕ 6h du matin et faire en minibus un aller-retour vers Moynaq et la mer d'Aral (4h de route ŕ l'aller). L'idée était de passer 2-3h lŕ bas et revenir, donc un timing de 10-11h. En partant ŕ 6h du mat c'était jouable, mais lŕ avec le départ du train ŕ 20h, on arrivait ŕ 12h ŕ Nukus, et donc souci pour la suite.
Je fulmine aprčs l'agence (je n'aime vraiment pas passer par une agence), je téléphone au correspondant qui trčs réactif me renvoie notre guide (car pour parler, faire modifier le billet et avoir des informations, c'est chaud).
Je demande au responsable de nous trouver des billets d'avion pour rattraper le retard, mais rien, nada, nothing n'est possible. On est coincés ! Mon pote et moi voulions ŕ tout prix aller ŕ Moynaq, les femmes étaient moins motivées.
De toute façon rien ŕ faire, on s'embarque dans le train pour un voyage de nuit. On a une cabine pour deux (et notre amie une cabine seule). Grosse frayeur au début, pas de clim, il fait 150°. On nous dit qu'elle marchera quand le train roulera, ce qui se fait effectivement. Un repas frugal dans le wagon restaurant (spaghettis ŕ la viande, seul plat proposé) et c'est une bonne nuit que nous passons.
Le + : Enfin on y est Le - : Beaucoup d'ennuis pour ce début de voyage | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:44 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 2 de 16 · 708 affichages · Partager Jour 2 : Arrivée ŕ Nukus et la suite
La nuit a été bonne, faut dire que la précédente était dans l'avion, donc autant dire 0 dodo. Malheureusement, rien pour se laver, si ce n'est ŕ la lingette (je rappelle juste qu'il faisait 38° la veille ŕ Tashkent et que la clim n'a pas fonctionné de suite!) Petit déjeuner au resto du train. On demande un café et c'est du ricoré qui nous est servi ! La matinée s'égrčne au fil des steppes. Le paysage n'est pas trčs varié ni trčs beau. J'ai au téléphone le responsable de l'agence qui est désolé de la situation. Il m'informe que le chauffeur accepte de nous emmener ŕ Moynaq ainsi que la guide que nous avions prévue. Cela va faire un journée trčs trčs chargée et trčs trčs fatigante, mais on le veut ! Effectivement arrivés ŕ Nukus, le chauffeur et une guide parlant français nous attendent. On saute le repas et on fonce (doux euphémisme) vers Moynaq. La route est difficile, beaucoup de trous, mais il y a aussi des portions correctes. Le chauffeur conduit trčs trčs bien. Au bout de 3h30, on arrive ŕ Moynaq et trčs vite on se rend compte du désastre écologique. Cette ville devait déborder d'activités lorsque la mer était présente. On voit encore les infrastructures de bord de mer, l'endroit du port et le grand trou maintenant laissé par l'absence de mer ! Elle est ŕ plus de 150 km ! On descend lŕ oů avant il y avait 30 m de profondeur pour aller ŕ un cimetičre de bateaux. Ils sont tous rouillés mais on devine la vie qu'il devait avoir avant avec ses chalutiers. L'ętre humain est capable de réaliser de trčs belles choses, mais il est aussi capable du pire. On a lŕ, vraiment, un désastre écologique ŕ notre échelle. Il y a 40 ans les gens se baignaient, c'était un port mais aussi un lieu de baignade (je ne dis pas une station balnéaire, faut pas pousser, c'était en plus l'époque soviétique) Nous restons moins longtemps que prévu, mais cet épisode du voyage nous marque beaucoup. Notre chauffeur s'est bien reposé et donc nous repartons vers Nukus pour 3h30 de route, sachant qu'il va lui falloir conduire de nuit et que c'est vraiment pas facile. En route, il propose de s'arręter car il a un peu faim (nous aussi), mais il est ennuyé car le seul resto qu'il trouve est un sorte de routier local, que lui connait, mais il a peur pour des touristes comme nous. Bien entendu, nous le rassurons et au final, si le resto a un côté routier, il propose des salons particuliers (ce que notre chauffeur ignorait) Du coup au lieu de manger dans un routier aux allures de cantine des années 60, on se retrouve dans un salon avec plein de serveurs pour un repas trčs correct. On reprend la route et enfin on arrive ŕ notre hôtel. Que la douche est bonne ! Une bonne nuit se prépare
HOTEL : Jipek Joli Inn - Pas grand choix sur Nukus - Correct
Le + : On a pu aller ŕ MoynaqLe - : On est fatigués dčs le début du voyage, mais cela ira mieux | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:46 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 3 de 16 · 707 affichages · Partager Jour 3 : Nukus et les forteresses du désert
On a bien dormi ! Petit déjeuner simple, mais bon ça ira. On retrouve notre guide et direction le musée Savitskly et son impressionnante collections de peintures. Le musée est tout neuf et trčs joli. Beaucoup de peintures avaient été cachées durant la période soviétique et sont de sortie maintenant. C'est plutôt de l'art naďf. Nukus ne présente gučre d'intéręt ŕ visiter. Il faut juste savoir que 3 semaines avant notre venue, de grandes manifestations ont eu lieu afin que la région dont dépend cette ville ait plus d'indépendance. En bonne petite dictature, les révoltes ont été calmées par les armes (et le sang). Nukus a rouvert ses portes aux touristes, il y a une semaine ! Mes intestins sont grouillants (on va dire). j'avais lu qu'il fallait s'adapter ŕ la cuisine ŕ l'huile de coton, je confirme ! Nous retrouvons notre super chauffeur et direction les forteresses du désert. Chylpyk Dakhma, Toprak Kala et Ayaz Kala sont donc au programme (je l'avais dit que les noms étaient difficiles) Ce sont donc des forteresses construites en terre, situées en haut d'un piton montagneux (pour mieux surveiller les envahisseurs évidemment) On y monte par des chemins escarpés, la vue y est jolie, mais par contre, malgré les explications de notre guide, il est difficile de voir, d'imaginer les constructions.
Comme il y a pas mal de vent, la chaleur est moins étouffante.
On fait un détour par l'aéroport d' Urgench, car notre correspondant nous a averti que nos valises s'y trouvaient. Aprčs bien des recherches auprčs des autorités locales, on retrouve avec joie nos bagages. Direction Khiva et notre hôtel. On dit au-revoir ŕ notre super chauffeur, et pas ŕ notre guide, car on lui demande si demain, comme elle est de Khiva, elle peut nous accompagner. Elle accepte et donc pour notre premičre ville oasis de la route de la soie, on va encore prendre plein d'infos.
HOTEL : Khiva Palace - TB, Chambres spacieuses, piscine et bonnes prestations
Le + : Tout semble se mettre sur des bons rails aprčs un début difficile Le - : L'huile de coton ! | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:49 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 4 de 16 · 704 affichages · Partager Jour 4 : Khiva
Aprčs une bonne nuit, nous allons prendre le petit déjeuner. Lŕ se trouvent une quarantaine de dames ouzkbeks qui attendent en écoutant une guide. Nous sommes tous les deux un peu en avance par rapport ŕ l'ouverture. Il est bien évident que 80 yeux se tournent vers nous. Nous apprendrons, plus tard, que ces dames viennent de campagnes reculées et que c'est l'état qui leur offre un voyage dans les 3 grandes oasis afin de mieux connaitre la richesse culturelle de leur pays. Un des serveurs s'approche de nous et nous indique d'aller nous servir. Un peu gęnés, étant arrivés aprčs ces dames, nous nous exécutons et sommes ravis du contenu de notre assiette. Une fois que nous sommes servis, d'un geste le męme serveur indique ŕ la guide que ces dames peuvent y aller. Parallčlement arrivent nos amis, qui vont directement au buffet. Quelle erreur !
Mon pote fait 1,90 m, 100 kg et est trčs baraqué. Il s'est fait bousculer comme c'est pas possible. D'aprčs lui, on aurait dit des piranhas. Impossible pour eux de pouvoir prendre quelque chose dans le buffet pourtant bien garni et assez grand. Voyant cela le serveur leur a indiqué de nous rejoindre et les a servi ŕ table en allant chercher des victuailles en cuisine en s'excusant 1000 fois.
Mon pote parle encore des piranhas de Khiva  . Ce moment incroyable passé, notre guide nous retrouve et nous allons tranquillement ŕ pieds vers la vieille ville, l'hôtel étant idéalement placé.
Les remparts sont curieux de par leur forme, mais la premičre porte franchie on tombe des nues devant le spectacle proposé. Minarets, médersas, mosquées. Tout est beau, des bâtiments plus fins les uns des autres. Dans le désordre nous voyons : La Médersa Mohammed Amin Khan, le minaret Kalta Minor (une splendeur), la Médersa Mohammed Rakhim Khan, le Mausolée Pakhlavan Mahmou, la Médersa et minaret Islam Khodja, la Mosquée Jumaoů nous assistons au tournage d'une pub avec des comédiens en costumes de l'époque de Gengis Khan, Koukhna Ark que nous revisiterons le soir, le Palais Tach Khaouli oů nousarrivons ŕ prendre en photo nos premičres dents en or. Explication : des collčgues de travail de mon pote étant allés déjŕ en Ouzbékistan, lui ont donné un défi double, ŕ savoir photographier des dames en train de sourire avec leur dentition toute dorée (une mode incroyable dans le pays- Cela se fait pour paraître belle, mais ensuite elles ne montrent que trčs peu souvent les dents!!) et deuxičme défi, photographier une dame avec un monosourcil, sourcil qui couvre tout le dessus des yeux, base du nez comprise. Bien sur tout ceci avec l'accord des personnes bien entendu. On rit bien avec les dames alors que l'on ne se comprend pas et qu'en fait on est au Harem du palais !!! Retour ŕ l'hôtel pour un bain bien mérité et un apéro. Je teste le vin ouzbek ! Du rouge ! Dur dur ! Ensuite nous avons réservé dans l'aprčs midi un resto situé sur les remparts avec une vue splendide sur Khiva. Nous y allons, avec d'abord un arręt ŕ Kouchna Ark pour admirer le coucher de soleil. Ensuite le repas est magique car déjŕ c'est le meilleur que l'on fait depuis notre arrivée, mais en plus le cadre est exceptionnel. Un moment trčs fort du voyage. retour ŕ l'hôtel + dodo
Le + : La soirée sur les remparts le - : Les piranhas de Khiva (męme si cela fait partie des souvenirs qui nous font rire maintenant) | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:51 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 5 de 16 · 703 affichages · Partager Jour 5 : Khiva - Boukhara
Aprčs une bonne nuit pleine de beaux ręves, un petit déjeuner vite avalé (sans les piranhas) direction la gare, ŕ pieds pour prendre notre train. L'hôtel est vraiment ŕ deux pas de la gare.
Le train doit démarrer ŕ 8h10 et il démarre ŕ.... 8h10. Il est vraiment trčs confortable, les sičges sont spacieux, faut dire que nous sommes en 1čre classe (12€ le trajet). On en a pour 6h30 environ. Le paysage n'est pas top, steppes, steppes et steppes.
Arrivés ŕ Boukhara, c'est une nuée de personnes qui nous accueille, afin que nous prenions un taxi. Je m'amuse ŕ marchander, car cela fait partie du truc et trouve un chauffeur qui nous emmčne ŕ notre hôtel. Un resto en face fera l'affaire pour assouvir notre faim et soif. Il fait trčs chaud, mais comme c'est un climat sec, c'est tenable. On a choisi de commencer doucement sur la visite de la ville, ainsi nous n'irons que demain dans le saint des saints.
Dans l'ordre, la Mosquée Magok i Attari (fermée mais assez fine)- Liab-i-Khaouz un complexe déjŕ imposant (quand je dis complexe, c'est mosquée +médersa TTC)- Médersa Koukeldach (trčs impressionnante) - Tchor Minor, une mosquée assez bizarre, avec 4 minarets disposés de telle sorte, qu'on a l'impression que l'ensemble ressemble ŕ une chaise renversée, avec ses 4 pieds en l'air. Nous nous promenons ensuite dans les rues marchandes de Boukhara, faut pas oublier que le commerce a tenu et tient toujours une place importante dans ses villes. Ce n'est pas ce qu'on appelle le bazar de Boukhara, c'est plutôt un bazar, qui est ŕ Boukhara, mais qui n'est pas Le bazar de Boukhara. (t'as pas compris ? Relis une nouvelle fois!)
A la différence de Khiva, cette ville est beaucoup plus grande et c'est donc pour cela que nous avons consacré notre AM ŕ coin lŕ en plus l'hôtel est ŕ côté (On dirait que cela a été organisé) Une chose marquante (que nous avions un tout petit peu remarqué ŕ Khiva), c'est les innombrables conduites de gaz, aériennes dans les rues. Cela fait un réseau impressionnant. Chaque habitation est pourvue d'un compteur. A mon avis, certaines fois, des camions un peu hauts, doivent toucher, voire plus, les conduites. En France, un tel systčme ne serait pas toléré. C'est pire que lorsque certaines fois on a des fils électriques en l'air un peu partout.
Retour ŕ l'hôtel, piscine puis un trčs bon resto dans le secteur du bazar de Boukhara qui n'est pas le bazar de Boukhara.
HOTEL : Asia Boukara Hotel - TB, d'un certain standing. Petit bémol (au début) : Au début autour de la piscine, l'employé en charge du lieu voulait faire ambiance Club Med avec musique ŕ fond. On lui a vite fait taire son biniou car l'ambiance club de vacances peut s'entendre quand il y a pas mal de clients, mais lŕ, on était seuls !
Le + : Tout Le - : Rien | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:53 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 6 de 16 · 702 affichages · Partager Jour 6 : Boukhara
Lŕ aujourd'hui c'est la visite de la ville. On y va bien sur ŕ pieds (męme pas peur). En fait c'est tout proche. On passe sous les coupoles du bazar de Boukhara (le vrai !), mais on ne s'arręte pas cela sera au retour. Nous arrivons trčs vite au complexe Pol-I-Kalon. Pfffff, c'est grand ! Le minaret est immense (parait que Gengis Khan n'a pas voulu le détruire quand il est venu mettre ŕ feu et ŕ sang la ville !) Tout est bien propre, bien entretenu, notamment la place entre la médersa et la mosquée. On est monté d'un cran par rapport ŕ Khiva au niveau grandiosité.
Une fois les visites achevées on continue vers le régistan (nom connu pour qui s'intéresse un tant soit peu ŕ l' Ouzbékistan), mais celui-ci n'est pas si impressionnant que celui que l'on verra ensuite ŕ Samarcande. Par contre les remparts qui ceinturent la forteresse de l'Ark sont impressionnants. La forme arrondie avait déjŕ été aperçue ŕ Khiva, mais lŕ c'est le gigantisme qui prime. Ils défendent donc une forteresse appelée Ark, mais nous on a pu y entrer sans combattre (suffit de sortir quelques soums et c'est bon !) L'intérieur est sympa, mais je trouve qu'il y a trop de boutiques ŕ touristes. Le seul "truc" marquant, pour moi, est la salle du trône, qui est une salle extérieure. Doit faire souvent beau !
Une fois sortis, on mange un bout dans un bouiboui, aucun souci. Ensuite nous allons vers la mosquée Bolo Khaouz, d'une finesse extręme et aussi trčs bien restaurée. Nous continuons vers le mausolée Tchama Ayoub, transformé malgré la tombe du défunt en musée de l'eau. Des panneaux, en anglais, nous permettent d'approfondir nos connaissances sur l'eau (un comble pour nous des épicuriens ayant déjŕ pas mal de connaissances sur le vin !) et notamment sur l'eau au niveau de la mer d'Aral et ce qu'il s'est passé.
Ensuite direction le mausolée des Samanides, vraiment original et trčs trčs fin. Un tour ŕ la recherche des remparts de Boukhara (ceux qui défendaient la ville). Il en reste trčs peu. Un tour au marché couvert de Boukhara assez semblable dans le contenu (et non l'architecture) ŕ celui de Tashkent.
Dans notre programme du jour, nous reste ŕ visiter le Zindan et comme celui-ci est proche de l'Ark, du régistan on en profite pour s'en remettre plein les yeux.
Petite anecdote au Zindan (Aaaaah !) : Je vais pour payer l'entrée. N'ayant pas assez de monnaie, je propose de payer en CB. Le mec fait la gueule, mais accepte. je lui demande bien sur, avant de donner la carte magique, des tickets d'entrée. Lŕ il tire une grande gueule ! J'ai fait cela car en fait dans l'une de nos précédentes visites, (laquelle ? je ne m'en rappelle plus), j'ai payé en liquide et demandant un ticket, la fille m'a refilé des tickets vieux de 3 jours ! C'est un peu plus tard que je me suis aperçu du truc. La fille a récupéré tout notre pognon, l'a gardé pour elle et rien pour l'organisme (état, commune, je ne sais...) qui entre autres s'occupe de l'entretien des lieux que nous apprécions. Du coup revenons au pat-hibulaire du Zindan. Suite ŕ ma demande, il me fait comprendre que son bazar ne fonctionne pas. Je lui propose de payer au retour quand il aura réparé, ce qu'il accepte. On visite, pas un truc extraordinaire au passage, puis nous regagnons la sortie. Gueule d'amour m'attend et commence ŕ essayer de négocier avec moi que je lui donne ce que j'ai en liquide et que cela ira bien mais qu'il ne me donnera pas de tickets ! J'ai pas aimé, je lui ai dit, il n'a pas aimé, nous avons un peu discuté et du coup je suis parti sans payer car j'en avais ras le bol ! Oh la honte ! Il est resté comme un flan ! En discutant plus tard avec un guide, il a été surpris de ma maničre de faire, mais m'a dit qu'effectivement beaucoup d'employés faisaient ainsi et causaient du mal. Finalement j'avais eu raison mais que le mieux aurait été ensuite de le signaler aux autorités. j'avoue que lŕ, non pas envie (on parle de 5€ en tout !) Du coup maintenant je demande toujours un ticket d'entrée lorsque je paie.
Bon ensuite re-passage au complexe Po-I-Kalon, avec une lumičre différente du matin et re-passage au bazar de Boukhara (le toujours vrai). Les boutiques sont sous des espčces de coupoles qui donnent l'impression de se trouver ŕ Mos Espa. Comme la force est avec moi, j'arrive ŕ ne pas faire chauffer la carte bleue pour des babioles, qui une fois revenus en France, finiront dans un placard. En fait ces dames trouveront des chemisiers en soie, et nous feront plier.
Retour ŕ l'hôtel pour un moment détente piscine. J'en profite pour prendre rdv le lendemain avec deux chauffeurs de taxi pour que nous puissions, visiter des trucs ŕ l'extérieur de Boukhara. Encore un bon resto, dans le bazar de Boukhara qui n'est pas le bazar de Boukhara et dodo.
Le + : Tout est trčs beau, mais mention particuličre au complexe Po-I-Kalon Le - : On le savait, mais il fait vraiment chaud. | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:55 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 7 de 16 · 701 affichages · Partager Jour 7 : Les extérieurs de Boukhara
Nos deux taxis sont lŕ pour cette grosse demi-journée qui nous permettra de connaître trois sites ŕ l'extérieur de Boukhara.
Premier endroit visité, la nécropole de Tchor Bakr. Au niveau du nom, on a constaté que beaucoup de lieux visités avaient différentes écritures. Bien sur il y a le nom du site en ouzbek, mais j'avoue que męme sous la torture j'ai du mal ŕ le lire. Ensuite suivant le guide (livre) que l'on a, suivant le site que l'on a lu avant sur internet, suivant l'endroit oů est placé le panneau de signalisation, l'écriture change. Donc au futur visiteur qui choisirait de voir un lieu, pas certain que dans leurs recherches, ils trouvent exactement la męme écriture que moi.
Au niveau de la nécropole, voilŕ ce que j'avais lu " En visitant Tchor-Bakr, on ne peut s'empęcher de sentir le souffle du monde des morts oů dans le calme des ruelles, les pensées de la fragilité de la vie et de la fugacité de la vie humaine vous viennent involontairement ŕ l'esprit." Alors oui c'est calme, seules quelques autruches piaillent un peu !!! Non je ne parle pas de participantes ŕ une réunion Tupperware, ni de nos piranhas rencontrées ŕ Khiva, mais bel et bien des gracieux (Hum !) volatiles que l'on a l'habitude de voir dans les savanes africaines. Au niveau architecture, seul un petit minaret a une certaine originalité. Ensuite c'est une succession de tombes, sans décorations excepté, celle du descendant de Mahomet.
Nos chauffeurs nous attendant ŕ l'ombre ŕ l'extérieur, nous partons vers le palais d'été, le palais de la lune et des étoiles. Lŕ c'est un tout autre décor qui nous attend. C'était le palais des émirs de Boukhara, datant de la fin du XIXčme sičcle. C'est d'ailleurs le seul bâtiment que nous visiterons en Ouzbékistan, avec des intérieurs assez riches, des meubles, des faďences etc... C'est vrai que la grande majorité des bâtiments visités dans le pays sont des mosquées ou des médersas, donc par définition, des bâtiments oů la simplicité rčgne. Beaucoup de salles différentes, qui fait penser un peu aux palais européens, avec bien entendu une décoration d' Asie Centrale. A noter le harem et la piscine attenante dans les trčs beaux jardins. Dans le prix d'entrée est compris un ou une guide.
Ensuite on reprend nos taxis, direction le site sacré de Bakhaouddin Nakshbandi (tu parles d'un nom !). Surnommé la Mecque de l' Asie Centrale, c'est un lieu curieux oů beaucoup d'Ouzbek viennent se recueillir. Deux mosquées, une médersa, un mausolée, on a tout le lot, mais c'est plutôt l'ambiance ici qui est apaisante.
Si l'islam est la religion qui domine le pays, la maničre de pratiquer le culte n'est pas tout ŕ fait la męme que dans d'autres pays ŕ majorité musulmane. Par exemple, mais ce n'est pas le seul, il n'y a pas d'appel ŕ la pričre. Retour ŕ l'hôtel et rdv pris avec nos deux chauffeurs trčs sympathiques pour le lendemain et le trajet pour la gare.
Pause détente piscine (il fait toujours trčs chaud) puis retour vers le vrai bazar de Boukahra et les médersas jumelles de Ouloug Beg et Abdul Aziz Khan. Pas vraiment jumelles car l'une a été restaurée et l'autre pas.
Ce qui me fait ouvrir une parenthčse au niveau de la restauration (pas la bouffe, tu avais compris !). Les trčs nombreux bâtiments que nous visitons en Ouzbékistan et qui illumine nos yeux avec les magnifiques couleurs ont été restaurés. Par qui ? Comme ce sont des bâtiments presque tous ŕ connotation religieuse, lorsque que les bolchéviques sont arrivés, ils ont plutôt été abandonnés que restaurés. C'est seulement durant les années 50, que les soviétiques ont décidé de restaurer ces bâtiments mais bien entendu pas pour une utilisation religieuse. Beaucoup ont servi pour des réunions, des expositions. Actuellement certains sont devenus des lieux touristiques, d'autres ont repris leur fonction religieuse.
Du coup, si maintenant on peut visiter et vraiment se régaler, c'est grâce aux russes (pas trop ŕ la mode actuellement) Encore un bon resto (on aura globalement bien mangé sur Boukhara) et dodo
Le + : L'originalité du palais de la lune et des étoiles par rapport ŕ tous les autres sites visités Le - : La nécropole dont on aurait pu se dispenser | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:56 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 8 de 16 · 700 affichages · Partager Jour 8 : Boukhara (Fin) et route vers Samarcande
Notre train étant dans l'aprčs midi, nous avons le temps de visiter deux ou trois mosquées et médersas. Il n'en manque pas !
On commence par déambuler dans le quartier juif, qui en fait n'a rien de trčs particulier. On passe devant un mausolée (celui de Turki Zhandi), on s'y arręte. Rien de trčs particulier, si ce n'est que la famille qui s'occupe de l'entrée du site (ceux qui prennent les sous et donnent les tickets) semble vivre ici. Il y a un réchaud et des casseroles prčs de la tombe du défunt (assez curieux)
On arrive ŕ la mosquée Baland, vieille de 500 ans et située dans un quartier oů l'on trouve de belles maisons. C'est la quartier le plus huppé de la ville. Déco relativement simple, mais les piliers en bois donnent du charme.
On continue vers Koch Medersas, ce qui signifie comme tout le monde le sait, double médersas. En fait ce sont deux médersas face ŕ face séparées par une place qui sont presque jumelles. L'une se visite, l'autre pas. Ce ne sont pas les plus belles de la ville mais l'ensemble est sympa.
On retourne vers l'hôtel en faisant un petit détour pour repasser devant le complexe Po-I-Kalon qui est vraiment magnifique et profitons du wi-fi de l'hôtel pour donner des nouvelles en attendant nos deux chauffeurs.
Cette fois-ci c'est un TGV que nous prenons. En plus de la vitesse, on a droit ŕ un rafraîchissement, des hôtesses, des stewards comme en avion. Le prix lui aussi est dérisoire (souvenir de 11 € par personne). Bien sur, arrivée ŕ l'heure ŕ Samarcande.
A la sortie de la gare, bien entendu une nuée de chauffeurs de taxi nous interpelle. Bien décidé ŕ faire comme ŕ Boukhara, je m'appręte ŕ commencer ŕ négocier le prix, lorsque j'entends mon prénom. Certes nous sommes les seuls non-ouzbek, certes on nous reconnaît de loin (en tant que touristes) mais quand męme ! En fait, comme nous avions retenu une chambre d'hôtes qui avait la particularité d'avoir 3 chambres (impec pour nous), une piscine, un propriétaire qui se proposait sur un des jours passés ŕ Samarcande de nous servir gratuitement de guide, j'avais du lui donner lors de nos échanges l'heure d'arrivée du train. Du coup, lui n'était pas lŕ, mais il avait envoyé son pčre, sa mčre et sa soeur (la seule ŕ baragouiner un peu l'anglais) pour venir nous chercher. Et du coup, le pčre (j'en parlerai plus tard) n'avait que mon prénom ŕ savoir, et donc en nous voyant il avait deviné qui on était ! Bien sur, ces gens étaient venus ŕ deux voitures, une conduite par la fille et l'autre par le papa. Ah, la voiture ! Une ZIS des années 50, soit une grande limousine fabriquée par les soviétiques afin de concurrencer les cadillacs américaines. Un vrai tank, que seul le papa pouvait conduire. Il en était assez fier !
Installation dans la chambre d'hôtes, puis le papa nous emmčne dans sa belle voiture ŕ un resto trčs simple oů il donne ses ordres au cuistot, et nous laisse aprčs nous avoir expliqué comment rentrer ŕ pieds. Ce que nous ferons...
Le + : Notre rythme de voyage Le - : Rien ! | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 11:58 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 9 de 16 · 699 affichages · Partager Jour 9 : Samarcande
Aprčs une bonne nuit, nous sommes pręts ŕ vivre une journée qui devrait rester dans les mémoires car toutes les personnes ayant visité l' Ouzbékistan, nous avaient dit que le sens de notre parcours, faisait qu'on allait découvrir de façon crescendo les villes.
Une chambre d'hôtes, si on la prend, c'est souvent pour passer un moment avec nos logeurs. Mais lŕ, le fils qui parlait anglais, n'était pas lŕ, il allait arriver le lendemain, la fille était retournée chez elle, ne restaient que les parents. PB, pas un mot d'anglais, de français ! Alors deux ou trois fois, ils ont appelé leur fils, et c'est par téléphone que l'on a pu échanger. Nous parlions au fils en anglais, puis passions le téléphone aux parents, qui lui répondaient, puis ils nous repassaient le téléphone et le fils nous traduisaient ce que les parents disaient. Au final, le fils a demandé ŕ son pčre de nous conduire au Régistan, de nous écrire en ouzbek sur un papier l'adresse du gite (pour les taxis) et ce soir de nous amener ŕ un restaurant de poissons assez typique de Samarcande. Demain matin il sera lŕ et la communication sera plus facile.
On part donc au Régistan dans la limousine et lŕ, le choc. P... que c'est beau ! C'est grandiose. La place du Régistan est entourée de trois médersas (Ouloug Beg, Chir Dor et Tila Kari). Elles sont toutes les trois plus belles que....ben justement ! Les portails sont fabuleux. Avec le soleil, les couleurs sont éclatantes. Rien que pour ce lieu, le voyage vaut le coup. Il y a du monde, mais c'est tellement grand que l'on ne s'en aperçoit pas. C'est le lieu n°1 pour les photos de mariage, nous voyons donc plein de jeunes mariés. Pour certaines mariées, nous avons une drôle d'impression, car elles sont trčs jeunes par rapport ŕ leur mari et tirent une tronche de 6m de long. Est-ce vraiment un mariage d'amour ? Par contre d'autres sont radieuses. Au fait, toujours pas de mono-sourcils, mon pote commence ŕ se dire que son pari va ętre perdu.
Aprčs un trčs long moment ŕ passer dans ce site, nos estomacs crient famine, le bon petit déjeuner est loin. On s'arręte une nouvelle fois dans un bouiboui, évitant les restaurants ŕ touristes. Une nouvelle fois dur ŕ se faire comprendre, mais suivant une tactique assez classique, on va dans les cuisines et on choisit !
Direction le mausolée Rukhobod. Pas grand chose ŕ dire car si tout a été refait, c'est trčs aseptisé, et en plus de la restauration du lieu, toute une galerie de boutiques ŕ touristes a été construite.
Pas loin de lŕ, se trouve le Gour Emir, c'est ŕ dire le tombeau de Tamerland et d'Ouloug Beg, deux des plus grands personnages de l'histoire Ouzbek. L'entrée du lieu, déjŕ, donne le ton sur la richesse. pas de chance le dôme est en travaux, donc on ne peut le voir de l'extérieur. Par contre l'intérieur est splendide, avec, lŕ pour le coup il y en a, des décorations dorées splendides. On y reste un bon moment mais la chaleur commence ŕ avoir raison de nous et on décide de rentrer pour profiter de la piscine.
Mes amis sont assez fatigués par la chaleur, moi perso cela ne me dérange pas plus que cela. Du coup je propose ŕ ma moitié, sachant qu'elle aime bien, d'aller ŕ l'église de Samarcande. Il faut une demi-heure ŕ pieds. En fait il y en a deux, de confession orthodoxe. Le chemin pour y aller est sympa, męme si les églises sont assez classiques.
De retour au gite, nous partons assez vite avec le papa et la maman, tous dans la limousine au fameux restaurant. C'est rigolo, on est au bord d'une rivičre oů d'énormes poissons s'agitent. On a un petit box pour nous. Les cuistots prennent les poissons avec un filet avant de les faire cuire. Assez gouteux, mais avec pas mal d'arętes, on ne sait ce qu'ils sont !
Retour et dodo
le ++++ : Le Régistan Le - : pas pour moi, mais il fait chaud ! | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 12:01 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 10 de 16 · 696 affichages · Partager Jour 10 : Samarcande (Deuxičme !)
Le fils de la famille n'arrivant que dans l'aprčs midi, nous allons donc continuer la visite de la ville sans lui, gardant en fait pour le dernier jour des lieux moins connus, sur lesquels on a peu de renseignements sur les guides papier.
Direction l'observatoire d'Ouloug beg. Le quartier oů nous sommes n'est pas trčs passant, donc peu de taxis et le papa ne peut nous emmener. On décide donc de marcher et d'arręter un taxi en route. Pas facile, on marche pas mal, quand dans l'autre sens on voit une voiture qui ressemble ŕ la limousine du papa. Elle nous croise, et nous comme des badauds, on fait signe au conducteur, en lui signifiant que son véhicule est beau.
On continue de marcher et en passant devant un garage, on revoit la voiture, en train de se faire gonfler les pneus. Pas démonté je vais voir le conducteur. Par chance il parle anglais et je lui demande s'il fait taxi. Non mais nous trouvant sympa, il nous propose de nous amener ŕ l'observatoire d'Ouloug beg. Le pied ! Encore plus belle que celle du papa, le mec nous explique que cette voiture est sa passion et qu'il est fier de nous conduire. Durant tout le trajet, il nous parle de sa voiture et ŕ la différence des chauffeurs de taxi, il va doucement, n'a pas une conduite brusque. Arrivés sur les lieux, impossible de le payer au final. Une belle rencontre.
L'observatoire d'Ouloug Beg, l'émir astronome ne vaut que par la construction qui fut ŕ son époque magistrale et d'une sacrée prouesse technique au vu des connaissances astronomiques.
On descend ensuite ŕ pieds vers Sha-I-Zinda, la nécropole des rois. Lŕ une nouvelle fois, le choc. Allergiques au bleu, s'abstenir. Une rue bordées de chaque côté de mausolées immenses, avec des teintes de bleu extraordinaire. Alors oui c'est un cimetičre au final, mais bon sang, que c'est beau. (Pour moi c'est la plus belle chose que j'aurais vu durant le voyage). Bien sur quand je dis du bleu, ce sont des murs décorés de faďences bleues avec des motifs magnifiques. Le bleu du ciel donne une harmonie parfaite. Hier nous avons pris une sacrée gifle avec le Régistan, mais aujourd'hui, sans la tendre, c'est la deuxičme joue qui en prend une.
On continue ŕ descendre vers le centre de Samarcande (oui l'observatoire était en hauteur). On cherche un resto car il fait faim et on voudrait bien un peu de clim. On se trouve un truc pas trop mal pour une pause méritée.
Ensuite nous l'avions vu depuis la nécropole, c'est la mosquée Bibi Khanum (bébé cadum) qui nous attend. C'est simple, si ce n'est pas la plus décorée, męme si un dôme de couleur bleu vert est magnifique, c'est la mosquée la plus grande. Tout est gigantesque. L'histoire de sa construction est un vrai roman. Il y en a eu des morts ! Sur place se trouve un coran en format A je ne sais combien. A4 c'est connu, mais lŕ une page doit faire 150 cm par 230 cm environ.
De lŕ une trčs belle avenue conduit au Régistan, donc nous la prenons et bien entendu, on s'arręte devant le monument pour en profiter un max.
Lŕ séparation du groupe, un groupe magasinage et un groupe piscine. En arrivant au gite, on fait la connaissance du fils (enfin !) et on s'organise pour la fin de notre séjour ŕ Samarcande. Nous lu demandons de réserver une table ŕ un restaurant que nous avions vu qu'il était le meilleur de la ville (le 3* local) pour ce soir.
Le soir venu, le papa nous emmčne et effectivement c'est un trčs bon niveau, notamment pour le service. Je re-essaie du vin, blanc cette fois-ci. C'est mieux que le rouge, mais pas extraordinaire non plus. La note est la plus chčre que nous aurons payé, mais ŕ me souvenir on a du ętre ŕ 5 autour de 70 € !
Le papa : Et oui, il faut en parler, car aprčs avoir bien discuté avec le fils, on a bien compris dans quelle famille on était. Si notre guide ŕ Nukus, puis Khiva était plutôt du côté des séparatistes, et plutôt un peu opposée au pouvoir en place et surtout férocement farouche aux russes, lŕ c'est tout le contraire. Entre nous, nous avions surnommé le papa, le colonel. On avait imaginé qu'il avait du travailler pour le KGB, que c'était un nostalgique de l'URSS et qu'il n'aimait pas trop ce qui n'était pas de son pays. Et bien, BANCO ! Travailler pour le KGB, non, mais il avait été militaire (grade ?) et avait facilité le travail des russes dans son pays. Nostalgique de l'URSS, oui et sa voiture était sa façon de le montrer. Il trouvait le pouvoir en place un peu laxiste. Pour ceux qui connaissent un peu, l' Ouzbékistan est une bonne petite démocratie oů le président est élu avec plus de 90% de voix, et oů il n'y pas de parti d'opposition véritable. Patriote, oui (le fils aussi), voire plus. S'il n'y a pas d'étrangers c'est mieux. Il existe donc des nostalgiques de l'URSS !
Aprčs un trčs bon repas, on décide de marcher un peu vers le Régistan. Et lŕ bonne surprise, il y a un son et lumičre. Le pot ! Bien entendu on s'assoie et on regarde ébahis. Une fois terminé, un taxi et direction la chambre d'hôtes
Le GITE : Faride Guest House - Beaucoup de commentaires ont été dits
Le +++++++ : Sha-I-Zinda Le top pour moi ! Le - : La fin approche | | | Ŕ: Ellobo · 11 mai 2025 ŕ 12:03 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 11 de 16 · 695 affichages · Partager Jour 11 : Samarcande (ter)
Aujourd'hui donc nous visitons quelques trucs avec le fils. En fait, ce qui est bien pour nous est que l'on peut lui poser plein de questions sur la vie en Ouzbékistan. Malgré ses opinions politiques assez marqués, il répond sans ambiguďté et c'est vraiment intéressant. Donc expédition avec le papa et sa papamobile et le fils avec sa voiture.
Tout d'abord nous allons au mausolée St Daniel. C'est la tombe du prophčte Daniel qui se trouve lŕ. Elle a la particularité de mesurer plus de 18m, car la légende dit qu'ŕ sa mort, son corps allait continuer ŕ grandir, donc durant la construction, ils ont pris des précautions !!
En redescendant je fiche un coup de coude ŕ mon pote, et lŕ, miracle, une dame et sa fille en mono (non pas kini) mais avec un monosourcil. La femme de mon pote (pas le film !) du coup va essayer d'engager la conversation et arrive ŕ se faire prendre en photo avec ses gentilles dames. Pari gagné, mais ce fut au finish.
Nous allons ensuite au village de Koniguil, tout proche oů l'on propose dans un cadre bucolique, une visite oů l'on nous explique la fabrication du papier de soie. Du cocon, aux textes. Super intéressant, les étapes nous sont bien détaillées. Le cadre est joli car nous sommes dans un endroit hyper ombragé, avec une petite rivičre qui coule, ce qui nous fait supporter plus facilement la chaleur.
Direction ensuite un restaurant recommandé par le fils. Une vraie usine ce truc. Des plafonds immenses, une salle bruyante du style la Brasserie Georges ŕ Lyon pour ceux qui connaissent, oů justement s'il y a un anniversaire, au lieu d'un orgue de Barbarie, c'est tout un orchestre qui pousse la chansonnette. On nous installe dans un petit salon privé et c'est pas sans nous rappeler le petit salon privé que nous avions eu dans le routier en revenant de Moynaq. C'est plus luxueux, mais c'est un peu le męme style. Comme quoi, le routier !!!
Il est temps ensuite de retourner ŕ la chambre d'hôtes, récupérer nos bagages et direction la gare, pour prendre un TGV, pour la direction de Tashkent. Lŕ encore une précision dans les horaires ŕ faire pâlir.
Arrivés en gare de tashkent, une nouvelle fois la nuée de taxis. On en choisit deux, et voilŕ-t-y pas qu'ils décident de faire la course. Complčtement fous ! On arrive vivants ŕ notre hôtel. Douche + resto ŕ proximité + vérification de valises et voilŕ
HOTEL : City Line Boutique - RAS correct, plus dans nos standards
Le + : Discussion avec le fils Le - : C'est fini
Le retour :Lever tôt, taxi direction aéroport - Vol tranquille vers Istanbul- Cette fois-ci une escale normale dans le gigantesque aéroport. Vol vers Lyon, sauf que, ma chčre et moi, on nous propose un surclassement en 1čre. Le pot ! Ben c'est vraiment bien. On en profite alors que nos amis sont restés en économique. Pourquoi nous ? L'histoire ne le dit pas. On a une bonne bouille
Bilan :On a attendu deux ans et demi pour faire ce voyage et cela valait le coup d'attendre. Avion : pas grand chose ŕ dire avec Turkish Airlines, c'est une bonne compagnie Train : parfait, mais c'est vrai qu'il nous a fallu passer par une agence afin de finaliser notre parcours. Le site de la SNCF locale était en russe ou ouzbek et pas en anglais, donc difficile de réserver depuis la France. On n'a pas tenté le coup de réserver sur place au dernier moment. Guides : Ceux que nous avons eu étaient TB Parcours : Comme on voulait, et vraiment crescendo au niveau des visites. Il était trčs culturel. Au niveau paysage, nature ce n'était pas top, mais ce n'est pas ce que l'on cherchait. Hôtels : TB ŕ des prix hyper convenables Bouffe : Je ne parle pas de nourriture. C'est pas top, il faut s'habituer ŕ l'huile de coton. Climat : trčs chaud, mais c'est sec donc peut ętre plus facile ŕ supporter. Sécurité : RAS. Rencontres : Si nous n'avons eu aucun souci avec les gens, il était trčs difficile d'échanger du fait du peu de personnes parlant anglais.
Merci de m'avoir lu. N'hésitez pas pour des questions A+ | | | Ŕ: Ellobo · 4 aoűt 2025 ŕ 9:12 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 12 de 16 · 415 affichages · Partager Merci pour votre récit vraiment intéressant. Nous partons vers l’ Ouzbekistan le 30 aoűt pour 15 jours de découverte. Vous nous confortez dans notre choix de destination. | | | Bonjour Patricia, merci pour ta remarque. Quel est ton parcours ? A+ | | | Ŕ: Ellobo · 10 aoűt 2025 ŕ 20:56 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 14 de 16 · 339 affichages · Partager Bonjour, Je galčre un peu pour vous répondre, je recommence pour la 3eme fois... un clic maladroit et hop tout disparaît...alors que j’avais terminé la description du séjour. Programme concocté par Turquoise Travel pour 2 amies avides de culture et qui aiment s’imprégner de l’ambiance locale. Nous pouvons adapter ce programme au gré de nos envies. Nous aurons un chauffeur et des guides locaux mais aussi du temps libre pour flâner et peut-ętre avoir de belles surprises ŕ photographier. Bien sűr les points d’intéręt touristiques sont prévus. Nous avons réservé nos logements via Booking suite ŕ nos lectures de blogs. Arrivée et visite de Taschkent, fin aprčs-midi départ en train vers Samarcande pour 2 journées de visites. Le 4eme jour nous partons, via Chakhrisabz, vers Ayrikaya oů nous dormons 2 nuits chez l’habitant. Une randonnée ŕ pied dans les montagnes de Zarafshan ainsi qu’un pique-nique avec les bergers sont au programme. Retour vers Samarcande via Ourgoute et ses platanes millénaires. Temps libre ŕ Samarcande. Le lendemain départ vers le lac Aydarkul et son camp de yourtes pour 1 nuit. En route vers Boukhara via Nourata, également une visite de céramiste ŕ Guijdouvan est prévue. 3 journées pour découvrir Boukhara, j’espčre pouvoir me rendre dans un hammam. Poursuite du voyage vers Khiva pour 2 journées avant de rentrer ŕ Taschkent en avion depuis Ourgench. Aprčs-midi ŕ Taschkent pour derničre promenade. Retour trčs tôt vers Bruxelles via Istanbul, fin du voyage. Voilŕ vous savez presque tout, Je vous remercie encore pour vos récits inspirants Bonne soirée | | | Tu vas te régaler, c'est sur ! A+ | | | Ŕ: Ellobo · 11 aoűt 2025 ŕ 8:52 Re: Ouzbékistan - Enfin on a pu y aller - Été 2022 Message 16 de 16 · 328 affichages · Partager Merci, je vous ferai un petit commentaire au retour Bonne journée | Carnets similaires sur l'Ouzbékistan: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 649 visiteurs en ligne depuis une heure! |