jean Marie je contredis ce que tu dis sur les fournitures scolaires, toutes les écoles n'ont pas tout ce qu'il faut.
Dans l'école où je vais, où je suis nourrie et logée quelques jours par an quand j'y vais, nous avions voulu faire de la peinture avec les enfants et honnêtement même avec la vingtaine de pinceaux achetés à
Alleppey et ceux qu'on m'avait donnés en
France il en manquait.
La dame qui a créée l'école est indienne et à chaque fois que je donne l'argent que je collecte ici elle me demande comment je veux que l'argent soit utilisé (achat de livres? entretien de l'école? etc etc) cette année ce sera pour repeindre les classes pendant les vacances.
Je ne crois pas encourager un business de corruption.
Il ne faut pas voir le mal où il y a du bien.
Oui çà me fait plaisir de les aider mais je ne fais pas cela que pour soulager ma conscience, je le fais parce que j'aime aider c'est tout.
Désolé si je t'ai vexée. Comme nous ne cessons de le répéter, il ne faut pas généraliser. Et j'ai généralisé. Mea Culpa.
Si, toi, tu contrôles ce qu'on fait de ton argent c'est une bonne chose. Tu es partie prenante dans cette école, c'est pas pareil. Moi je parlais de l'argent ou des fournitures scolaires données à tort et à travers, en passant visiter une école lors d'une balade par des touristes "au bon coeur". Tu repasses quelques temps après et tu te demandes où sont passées les fournitures et l'argent que tu as donné. En tous cas pas aux enfants... Désolé, tous les instits ne sont pas des saints... Et les curés et bonnes soeurs non plus... J'ai vraiment connu personnellement des religieuses qui volaient pour elles ce qu'on donnait pour des kermesses et autres oeuvres de bienfaisance.
Hélas il y a souvent du mal où il y a du bien. Particulièrement dans les oeuvres de bienfaisance et les soi-disant associations pour l'enfance, en
Inde. Tu es innocente. C'est pas un reproche. C'est beau l'innocence. Mais le mal et la corruption existe bel et bien en
Inde et même en
France. Il y a eu certains scandales que je n'évoquerais pas ici de sommes colossales données pour le bien et qui ont rempli les poches de certains.
Quand je participais dans des formations de personnels ou de bénévoles de services "d'Aide" aux malades graves, aux personnes âgées, aux mourants, je demandais aux participants de dire pourquoi ils (elles) voulaient aider. Le résultat était assez impressionnant. Et je commençais par les faire travailler là-dessus. Et il s'en trouvait toujours deux ou trois qui fichaient le camp finalement...