Mesrob · 17 février 2012 à 8:46 · 2 photos 122 messages · 16 participants · 19 597 affichages | | | | À: Taamaden · 19 février 2012 à 18:19 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 21 de 122 · Page 2 de 7 · 2 190 affichages · Partager Bonsoir,
Vous parlez de langue " coloniale", j'utiliserais plutôt le terme " économique" même si aujourd'hui notre voisin allemand est montré en exemple par toute la communauté financière du globe (est-ce vraiment flatteur ?) mais il faut toujours un premier de la classe pour pouvoir punir les mauvais élèves..... Le français a été reconnu comme langue officielle dans un certain nombre de pays africains pour leur permettre de surmonter l'écueil des multiples dialectes ou langues parlées dans un même pays, on est loin ici, d'une quelconque nostalgie parfois douloureuse du passé ! Et la langue du passé est devenue un atout supplémentaire pour ceux qui cherchent un emploi, s'il s'en trouve un !..... Vous tentez de développer l'argument bien rodé du bouc émissaire mais je vous signalerais qu'à cette même époque en France, il est interdit de parler breton ou basque dans les écoles françaises, l’iniquité était alors parfaite même si vous la déplorez visiblement que d'un seul côté ! | | | À: Taamaden · 19 février 2012 à 20:26 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 22 de 122 · Page 2 de 7 · 2 175 affichages · Partager à tous les africains -et surtout à ceux nés apres l'indépendance - la langue française n'a pas été donnée.il a fallu un choix, un grand effort, une longue assiduité et sans doute un amour pour l'approcher, l'étudier, l'assimiler et se l'approprier . ce choix immanquablement vous détache de la communauté ouolof ou sonhrai et vous fait devenir autre -que vous en conveniez ou pas ;Je comprends fort bien qu"apres vous ressentiez une gène, comme une trahison envers ceux qui sont restés ouolof ou sérère. Mais puisque c'était votre choix pourquoi le regretter | | | À: Mesrob · 19 février 2012 à 23:23 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 23 de 122 · Page 2 de 7 · 2 149 affichages · Partager Bonsoir,
Ce problème se pose de la même façon au Maroc...
Une arabisation des études ces 50 dernières années, a eu pour conséquence une diminution des heures d'enseignement du français à l'école, à tous les niveaux. Résultat : la plupart des jeunes maîtrisent mal la langue de Voltaire... Ils sont déjà pénalisés pour trouver des emplois car même dans les administrations, la langue officielle est le français Mais à l'université, les cours dans la majorité des disciplines se faisant aussi en français, beaucoup de jeunes Marocains sont en échec pour simplement des problèmes de compréhension. Sans parler de ceux qui veulent (ou peuvent financièrement) poursuivre leurs études supérieures en France et voient souvent leur dossier rejeté pour mauvaise maîtrise de la langue.
Je vis en immersion dans la médina. Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue. Et certains pas du tout... Et je n'ose même pas parler de la lecture... Mais y a t'il seulement de la lecture ? la télévision a maintenant envahi tous les foyers et les enfants dévorent toutes ces séries et films doublés en arabe...
www.mafhoum.com/press6/181C32.htm | | | À: Mesrob · 20 février 2012 à 1:18 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 24 de 122 · Page 2 de 7 · 2 132 affichages · Partager Bonsoir,
le fait que vous préférez "économique" auprès de "colonial" ne me surprend pas ; le bon effet secondaire est qu'on peut donner un coup de pied au tibia de cet Allemand qui vous contredit et qui trouve vos lamentations (" Le français est de moins en moins parlé à Madagascar") insupportables...
Ce qui me dérange est que vous ne comprenez ni voulez comprendre que vous vous "trouvez" au Madagascar et non en France. Vous parlez de "notre langue" et de la "langue de Molière" comme s'il était le plus normal au monde, quasiment donné de Dieu, qu'on parle français au Madagascar. Ce qui me dérange est que pour vous il est évidemment tout normal (et plus !) que le Madagascar est un terrain de la langue française - pardon, de la langue de Molière (ou Voltaire) ! - comme les départements Rhône, Savoie et Seine-et-Marne. Vous dites, tout lapidaire !, que " le français a été reconnu comme langue officielle", comme si le français était tombé du ciel...
Aussi au Mali, " le français a été reconnu comme langue officielle" mais, à part les très très lettrés, les Maliens ne savent pas écrire la langue la plus parlée au pays, le bambara. Environ 15% de la population totale "maîtrise" à peu près le français. Mais le français est la langue officielle et le bambara - parmi une dizaine de langues - une langue nationale (dont le statut est de valeur insignifiante). C'est grosso modo la réalité culturelle et linguistique au Mali, et vous parlez de " reconnu" et trouvez tout ça acceptable...
Monsieur, dans la perspective de beaucoup de traditions africaines (qui sont encore, en partie, vivantes de nos jours), les enfants et les adultes sont principalement considérés comme cultivés s'ils font preuve qu'ils connaissent et reconnaissent les normes et les valeurs culturelles de leur communauté. Ce sont eux qui jouissent l'estime de la communauté, en tant que êtres sociaux, humbles, attentifs et avec esprit ouvert. Comment effectuer ça avec une langue qui n'est pas la leur et qui transmet des valeurs qui ne sont pas les leur ?! Sans parler d'une pensée idéologique développée par le pouvoir colonial qui réprime les Africains dans une dépendance culturelle et économique jusqu'à aujourd'hui...
Dites-moi, Monsieur !
Herbert | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 2:46 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 25 de 122 · Page 2 de 7 · 2 124 affichages · Partager Si la colère est mauvaise conseillère, la condescendance et le mépris sont proprement insupportables ! A méditer ? | | | À: Lacalo · 20 février 2012 à 4:03 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 26 de 122 · Page 2 de 7 · 2 113 affichages · Partager (lacalo)
Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue.
Bonjour !
Que c'est terrible ! Juste une petite question : Et vous, vous parlez leur langue ?! Toutefois, vous vivez dans un pays arabo-berbère... et non en France.
Comme Mesrob et autres, vous aussi semblez mésestimer un facteur essentiel : le facteur culturel.
Dites-moi, pourquoi les pays d' Asie sud-est ( Indonésie, Singapour, Malaysie, Brunei...) ont-ils pris cet énorme boom économique ?! Une raison, une essentielle, était que ces pays se sont développés et se développent sur la base de leurs propres langues et cultures (et non sur Voltaire, Molière, Maupassant, Saint-Exupéry, Balzac, zut). Là, une active politique linguistique a joué un énorme rôle (p.ex. une lingua franca asiatique, une langue de formation commune, autant que je sache)...
Je crois dur comme fer que vouloir fonder un développement économique durabe sur une langue coloniale est une illusion !!!
Herbert
(jcamericasur)
Non, non, non, personne n'est condescendante ni en colère.
Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de " ces dialectes", cela en dit long !
Pour ne pas être compris de travers, je n'ai rien contre le français en tant que deuxième ou troisième langue au Mali, au Burkina Faso ou au Maroc. Croyez-moi, j'ai visité en masse des écoles de base, et si je vois les enfants de 9 ans apprendre en brousse le français, une langue qui leur est si étrange comme l'inuktitut pour un Chinois, j'ai la nausée... C'est vraiment drôle, juste les Français qui entrent en guerre contre le plus petit anglicisme, n'en ont aucun problème...
Herbert | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 5:08 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 27 de 122 · Page 2 de 7 · 2 108 affichages · Partager Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de "ces dialectes", cela en dit long !
Désolé, mais dans la différence entre langue et dialecte, même les spécialistes ont visiblement du mal à s'y retrouver. Mon erreur, si erreur il y a, n'a donc d'importance que celle que vous lui attribuez !
Une fois encore un coup de Wikipédia, je n'ai pas mes dictionnaires au Paraguay.
Différence entre langue et dialecte Certains linguistes estiment que la distinction entre dialecte et langue n'est pas pertinente d'un point de vue linguistique. Pour les autres, la différence peut être justifiée par des facteurs historiques variés : • Politique : une langue serait un dialecte ayant obtenu un statut officiel. • Social : une langue serait un dialecte ayant obtenu un prestige social et culture. Une langue peut en particulier se différencier d'un dialecte par son usage et l'existence d'une tradition littéraires ; on parle alors fréquemment de « langue de culture » ou de « langue littéraire ». • Démographique : une langue serait un dialecte parlé par un nombre étendu de personnes3. • Linguistique : la distinction entre langue et dialecte serait basée sur la possibilité d'une compréhension mutuelle. Les locuteurs de dialectes différents se comprenant mutuellement parleraient des dialectes de la même langue. Les locuteurs qui ne se comprennent pas parleraient des langues différentes ou des dialectes de langues différentes. Ce point de vue est critiqué, car il est relatif. La revendication pour un idiome du statut de langue ou, au contraire, son maintien au statut de dialecte a souvent une connotation politique.
Cela dit et si ça vous fait du bien de penser que le bambara soit une langue et pas un dialecte, sachez que ça ne me dérange nullement ! Je vous rappelle néanmoins qu'il y a 7 milliards d'êtres humains sur la planète et qu'avec ses 6 millions, le bambara représente 0,0008% de la population globale. Avec votre permission, je resterai donc sur ma position de "dialecte " | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 7:00 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 28 de 122 · Page 2 de 7 · 2 101 affichages · Partager Dans une vieille école datant de la colonisation, une amie guinéenne a appris un excellent français. VIvante aujourd'hui dans le sud de la France, ele est souvent invitée dans les petites classes pour raconter aux jeunes èlèves des légendes africaines qu'elle a gardés en mémoire.Elle a du talent et ses contes sont souvent bissés. Elle est pleine de reconnaissance envers ces humbles instituteurs de brousse qui lui ont si bien enseigné "la langue de molière ".Ce qu'elle regrette à chaque retour dans son village natal, ce n'est pas seulement la déperdition du français mais la déperdition de tout.A croire que l'un ne va pas sans l'autre . Elle se garde bien de jeter du "colonial " sur tout ce qui ne va plus chez elle
;Quand Mesrob nous indique que la langue française est passée du rang de " langue impériale " à celle de " langue économique " il relate une évidence.C'est en français qu'une grande partie de l'Afrique s'adresse au reste du monde.Et en anglais pour le reste du continent
Chinois, japonais coréens, c'est dans une langue qui leur était étrangère qu'ils sont venus apprendre dans nos universités tous les secrets de l'occident.
Non, pas les secrets, car l'occident ne cachait rien et livrait à tout preneur son savoir faire | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 9:33 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 29 de 122 · Page 2 de 7 · 2 090 affichages · Partager Bonjour,
Je crois que vous faites une fixation en développant l'idée que je suis un défenseur congénital de la langue française à Madagascar, c'est une fausse piste pour plusieurs raisons : 1. chaque pays est entièrement libre d'adopter ses propres règles, fussent-elles en " représailles" avec son passé pas aussi réducteur que vous aimez à le développer ! 2. chaque pays a un passé historique qu'il a souvent du mal à occulter et avec lequel il doit composer aujourd'hui, même en Europe..... 3. l’Afrique en général a construit son histoire sur des traditions essentiellement orales d'où cette difficulté pour le plus grand nombre à faire de la lecture, une activité quotidienne mettant de coté l'inaccessibilité de ce loisir cher et peu disponible aujourd'hui..... Je vous signale aussi que le tourisme de masse est en train de détruire beaucoup plus rapidement certaines traditions locales en perturbant la vie quotidienne en général....il mettra beaucoup moins de temps à effacer des rituels inscrits depuis des générations qu'une langue certes, imposée mais qui n'a jamais eu d'influence négative aussi rapide sur la vie de ces peuples dont vous faites l'éloge ! Vous semblez faire l'impasse sur le fait que notre planète vit aujourd'hui sous la régime autoritaire de la mondialisation où beaucoup de langues vernaculaires vont disparaître ou devenir confidentielles et où la langue des plus puissants économiquement deviendra la langue internationale, hier, l'anglais et sans doute demain, le mandarin ! A Madagascar, le français est de moins en moins parlé, c'est une réalité d'aujourd'hui qui, au-delà de ce constat sans parti-pris de ma part, dévoile bien d'autres choses révélatrices d'une société insulaire qui ne peuvent être développées ici..... | | | À: Lacalo · 20 février 2012 à 9:57 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 30 de 122 · Page 2 de 7 · 2 082 affichages · Partager Bonjour,
Le problème se pose dans tout le monde francophone d’Afrique avec des solutions qui demanderaient de couper le cordon ombilical avec le français.... Le Maroc est-il prêt à sauter le pas ? alors même que votre roi a fait ses études en France..... C'est un système qui a l'évidence favorise les classes sociales les plus aisées et c'est toujours les plus vulnérables qui trinquent.... La solution a un certain prix, encore faudrait-il qu'on y consent en haut lieu.....! | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 10:03 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 31 de 122 · Page 2 de 7 · 2 083 affichages · Partager Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !)
Bis repetita, imposé par qui ? Pas de réponse ? | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 10:18 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 32 de 122 · Page 2 de 7 · 2 077 affichages · Partager question subsidiaire
Le swahili est il une langue coloniale ou une langue économique ? à ma connaissance, le Swahili est né d'un commerce millénaire entre peuples de l' afrique de l'Est et trafiquants d"esclaves yéménites.le sinistre Tippo Tipp qui stockait à Zanzibar les esclaves pris par ses hommes pratiquait le swahili dans son commerce.Le swahili était essentiellement la langue de la traite.
et quant à la langue française, si elle fut un moment la langue de ceux qui pronaient la civilisation par une nécessaire colonisation, elle fut des les premiers jours et également la langue de ceux qui dénonçaient l''esclavage retrouvé en Afrique, la langue de ceux qui reconnaissaient la dignité de l'homme partout, la langue de ceux qui luttaient contre toutes les oppressions.
Elle reste la langue des "droits de l'homme ", la langue de "l 'abolition de l'esclavage ", la langue de "la déclaration des indépendances "
cela doit etre mis à son crédit et à son honneur | | | À: Taamaden · 20 février 2012 à 10:57 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 33 de 122 · Page 2 de 7 · 2 061 affichages · Partager Bonjour Taamaden,
Le terme de "ma langue" était peut être mal choisi, mais l'était par le simple hasard qui fait que ma langue est aussi la langue officielle du Maroc, de toutes les administrations et des études supérieures... Il va de soi que si je vivais dans un pays anglophone, je n'aurais pas dit " ma"...
Non malheureusement je ne parle pas la langue locale. Cela me gène bien sûr pour communiquer plus facilement avec mes voisins, mais pas tant que ça puisque la majorité des adultes se débrouille bien en français. Et puis je n'en ai pas besoin pour l'exercice de mon métier, qui vu mon âge est hélas plus derrière moi que devant...  Alors je vais un peu à la facilité, j'assume !
Ce qui est très différent pour ces enfants qui, eux, construisent leur avenir et ont besoin de maîtriser cette langue pour être compétitifs sur le marché du travail. En aucun cas il ne s'agit de renier ou d'abandonner sa langue natale, mais simplement acquérir une langue indispensable professionnellement. Comme va le devenir bientôt l'anglais : on voit d'ailleurs de plus en plus d'écoles supérieures dispenser un enseignement uniquement dans cette langue. C'est vrai que là, la sélection à l'entrée se fera en plus par l'argent, ce qui n'est pas le cas pour les facs de droit, de sciences ou de médecine. Quoi que...
Tout cela n'est pas facile pour ces pauvres Marocains, surtout pour ceux qui viennent des campagnes, car certains ont dû déjà apprendre l'arabe à l'école primaire, leur langue maternelle étant le berbère. Enfin l'arabe parlé ici dans la rue n'est pas non plus l'arabe classique, mais l'arabe dialectal (le darija)
Dans quelle langue sont dispensés les cours dans les facs à Bamako ? Car c'est sur ces bancs que la future élite malienne va se former, et il faudra bien que petit, cet enfant de 9 ans ait appris avant le français en brousse... Bien sûr s'il se destine à être agriculteur ça ne lui servira pas beaucoup, mais il faut lui donner sa chance de pouvoir faire autre chose, de pouvoir choisir. Et qu'il ne soit pas pénalisé plus tard, uniquement par un handicap linguistique !
Ce n'est nullement la défense nostalgique d'une langue coloniale, c'est simplement un principe de réalité... | | | À: Orsomani · 20 février 2012 à 11:26 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 34 de 122 · Page 2 de 7 · 2 049 affichages · Partager Effectivement le français, langue coloniale indubitable, avait suffisament de richesse pour pouvoir porter, par les intellectuels africains qui le maitrisait, la critique de la colonisation.
Mais je ne suis pas payé pour vendre de la francophonie, juste pour constater une évidence : si on en reste aux micro dialectes régionaux, les gens ne peuvent pas se comprendre dans un rayon supérieur à quelques villages. Kofi Yamgnane raconte que, tout môme, quand un père blanc qui le trouvait très évolué, l'a conduit au lycée de Lomé, lui, qui venait du nord de ce minuscule pays (le Togo), ne comprenait rien au dialecte que parlaient ses petits camarades du sud.
Ceci dit les dialectes peuvent se figer d'autoritaire façon afin d'acquérir un peu plus le statut de langue. Le cas du catalan ancien où, pareil, les catalans d'un bout de la province ne comprenait pas le catalan parlé à un autre bout. Mais, pour moi, c'est idiot. Autant garder en l'état ces petits dialectes qui gardent une richesse culturelle même s'ils ne sont pas propres à la communication à grande échelle et, puisque les catalans en question connaissent l'espagnol (castellano) qui est une langue latine internationale, précise et ne s'encombrant pas de complications inutiles comme le français, autant en profiter.
Autre point : les langues pauvres. On a évoqué la perte du français au Maroc à cause de l'arabisation forcée. Comme j'étais un court temps prof d'informatique dans le sud marocain (je les avais prévenu : "Vous pensez en berbère, je vois vous enseigner ça en français, mais il ne faudra pas perdre de vue que ça vient de l'américain"), je posais la question à mes collègues profeseurs "Mais qu'est-ce que je loupe à ne pas connaître l'arabe ?". La réponse fut quasi unanime : "A part la poésie qui est difficilement traduisible comme toute poésie, tu ne loupes rien, l'arabe est une langue trop pauvre". Du coup j'ai eu droit à un exposé de linguistique comparée de la part de Monsieur Abderalak, professeur de français et inspecteur d'académie, qui avait fait un rapport sur les méthodes d'enseignement qui seraient les meilleures pour les petites classes des villages du sud marocain. Rapport qu'il avait fait en français. Mais pour des raisons politiques, on lui a demandé de le rédiger en arabe. Et là il a souffert car il n'avait pas les mots. "Que devais-je faire ? une transcription plus ou moins juste du français à la sauce arabe sous forme de néologismes ? Donner à un mot arabe imprécis un sens plus précis mais qui risque de ne pas être compris ? Truffer mon rapport de mots français tels quels ?".
Encore un autre exemple : Aux Phillipines chaque île a son dialecte. Il fallait une langue nationale et les politiques décidèrent arbitrairement que cela serait celle de l'île principale (où se trouve Manille). Ce ne plut pas aux autres habitants qui ne voulait pas de l'hégémonie de Manille. "Et si on doit avoir une langue d'échange à grande portée", se dirent-ils, "autant prendre l'anglais". | | | À: Laurenclo · 20 février 2012 à 19:06 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 35 de 122 · Page 2 de 7 · 2 001 affichages · Partager Bonsoir à tous, finalement je n'étais pas sortie de cette discussion et avant de cliquer "ne plus suivre cette discussion" j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais, car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela, mais allant très vite à l'essentiel : a MADA un malgache qui maitrise le français aura beaucoup plus de chance de trouver du travail. Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases  Cordialement. Laurence | | | À: Laurenclo · 20 février 2012 à 19:50 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 36 de 122 · Page 2 de 7 · 1 992 affichages · Partager Clair, net, concis, pas mieux !!! | | | À: Laurenclo · 20 février 2012 à 19:57 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 37 de 122 · Page 2 de 7 · 1 986 affichages · Partager j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais, car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela.
Ne soyez pas complexée !!!!!
Ce sont sutout, je crois, des intellectuels du "clic droit, clic gauche" - "copier, coller" -. | | | À: Laurenclo · 20 février 2012 à 20:33 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 38 de 122 · Page 2 de 7 · 1 977 affichages · Partager Il semblerait laurence que l'essentiel de la discussion vous ait échappé.nous tous francophones regrettons justememt la déperdition du français sachant pertinemment que le français donne acces aux emplois les plus interessants.L'ignorer parceque elle fut une 'langue coloniale ' tient de la stupidité | | | À: Laurenclo · 20 février 2012 à 21:16 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 39 de 122 · Page 2 de 7 · 1 970 affichages · Partager Salut Laurence
j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais
Et c'est bien là ton tort, de toutes les discussions auxquelles j'ai participé, c'est probablement la plus intéressante. Tous les intervenants sont de qualité, bon sens à l'appui, même si les opinions divergent, mais quelle tristesse quand tout le monde est du même avis... Et pour une fois personne ne se tape dessus !
car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela
Tu n'as nullement besoin d'être une intellectuelle pour apprécier toute la richesse et la subtilité de ta langue. Pour ma part, je ne pense pas être un garçon supérieurement intelligent, encore moins un intellectuel. Je ne me sens pas vraiment nationaliste, mais je le suis démesurément pour tout ce qui touche à l'histoire, à la culture et à la langue française !
Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases
Je te promets de méditer sur cette phrase qui est un raccourci fulgurant... | | | À: Mesrob · 22 février 2012 à 0:53 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 40 de 122 · Page 2 de 7 · 1 905 affichages · Partager on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac (2007), St Saint-Exupéry (2005), Colette (2007), Kessel (2001), Sagan (2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !
ET MOI je suis amusé par votre médiocrité paternaliste nostalgique du bon temps des colonies.
Contrairement à vous je pense que les Malgaches ont RAISON de valoriser leur langue ainsi que le changement des noms (notamment avec le retour de l'ARIARY et la disparition du franc.) et n ' empeche nullement l'ouverture et l'apprentissage de langues étrangères ! il n'est point besoin d'avaler les lectures cités sis dessus et de continuer à jouer au nègre (ia bon banania), ces auteurs ne sont que du bourrage de crane inutile de votre culture ! comme vous l'écrivez si mal !
AIME CESAIRE et FRANTZ FANON sont mes références !  | Discussions similaires sur Madagascar: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 13 470 visiteurs en ligne depuis une heure! |